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EAN : 9782080206879
311 pages
Éditeur : Flammarion (10/02/2021)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 25 notes)
Résumé :
Quelle mouche a donc piqué Charly Picassiette ?
A peine majeur, il veut quitter sa mère poule, leur ferme des collines, leur village. Paris l'attend, paraît-il, et puis la gloire : le garçon s'apprête à publier un " roman " très autobiographique où tous ses proches pourront se reconnaître. Mais Madame Picassiette et ses voisins ne l'entendent pas de cette oreille : pas question de laisser le mioche gâcher sa vie et raconter la leur.
Au Chandoiseau (14... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
1967fleurs
  02 mars 2021
Il y a quelque temps l'auteur m'a adressé un message pour me faire part de la sortie de son dernier titre « Un fils à maman ». J'avais été conquise par « Où passe l'aiguille », alors je n'ai pas hésité une seconde à me le procurer en numérique.
Me voilà partie pour un pavé d'un peu plus de 600 pages…avec une première de couverture plutôt sympathique et attendrissante.
Je m'y suis attelée ce week-end et j'ai plongé dans ma lecture avec joie. J'ai aimé la plume de l'auteur, pleine de vie, de cocasseries, de rires…
Pas simple pour Madame Jo Picassiette de quitter son fils Charly qui a l'aube de l'adolescence veut s'affranchir du joug maternel. A la ferme, depuis tout petit, ce fils chérit pétrit au quotidien dans les tâches saisonnières et les corvées, remplit bien la vie de sa mère et lui rend de fiers services.
A Chandoiseau on ne s'ennuie pas, il y a de multiples voisins loufoques qui vivent dans le village…qui viennent s'associer au quotidien de cette mère de famille avec leurs caractères bien trempés eux aussi….
C'est surtout l'histoire de Jo Picassiette, surnomée la Bogue, une mère poule qui ne veut pas voir son fils partir pour Paris, car il a entrepris d'écrire un livre sur les gens du village…
C'est par étape que l'auteur fait s'émanciper Charly au regard du chagrin de sa mère, mais il va se passer de nombreux rebondissements, qui emmènent le lecteur jusqu'au bout de cette aventure.
J'ai trouvé ce roman, dépaysant, truculent, drôle, même si on s'essouffle un peu au fil des pages dans cet imbroglio de personnages et d'histoires qui se superposent, mais on retombe sur ses pieds car l'auteur sait où elle nous emmène…
J'ai passé un agréable moment de lecture même si je ne suis pas complètement fleurie…
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SophieLesBasBleus
  15 février 2021
Quel plaisir de retrouver l'écriture pétillante de Véronique Mougin !
Elle nous emmène, cette fois, au Chandoiseau, tout minuscule village menacé d'un côté par l'extension du supermarché voisin et de l'autre par les vapeurs méphitiques du lac. C'est dans "ce trou de verdure" que vivent la vieille Suzanne qui n'y voit plus guère, Saturnin Fabre, le maire muet, Ari Lemercier, "agent polyvalent d'exploitation", sa femme et ses cinq enfants, Mademoiselle Sophie, l'intransigeante bibliothécaire, Yvonne Zambard, la prof de lettres, Nelson, l'ado rescapé de l'évacuation d'un camp de réfugiés, Paul Le saule, Albert le noyer, La Perchée, la poule, Marguerite, la vache, Charly, le jeune écrivain dont tous les habitants voudraient qu'il reste en herbe, et enfin Jo Picassiette, la mère de ce dernier, l'insoumise, la grondeuse, aussi rugueuse que l'écorce des arbres qu'elle chérit. Dans cette histoire échevelée qui cavale comme la Muse dans ses débordements intempestifs, on croise aussi Géronimo, Vitalie Rimbaud, Caroline Baudelaire, Jeanne et Marcel Proust, des éditeurs, des journalistes, des écrivains, des lecteurices, ainsi que la chevelure incertaine d'un célèbre animateur d'émission littéraire.
C'est en définitive tout un monde que l'auteure bascule sens dessus-dessous, généreusement aidée en cela par Charly qui situe son premier roman au Chandoiseau. Et c'est là que le bât blesse car les Chandoisiens ont bien de la peine à se reconnaître dans un livre où le réel se superpose un peu trop à la fiction! Menaces, intimidations, intervention musclée lors d'une rencontre en librairie, lâcher de taureau dans un salon du livre... rien n'y fait ! Voilà Charly proclamé écrivain et ses compatriotes sommés de rester personnages bien rangés entre les pages de son roman.
Mais celle qui dit non alors qu'elle est toute broyée de l'intérieur par cette trahison, celle qui renâcle, s'exaspère, s'accroche à l'image d'un petit garçon en bottes jaunes, celle dont le corps, l'âme et l'existence se cabrent et se tordent d'un chagrin déguisé sous une colère rémanente, c'est Jo, la maman qui voit son fils se détacher de leur histoire commune. Par fines touches, l'auteure laisse affleurer un immense désarroi derrière les maladresses et les excès du personnage. Cependant ce point de vue sur les relations parents-enfants est enrichi, complété, au fil de l'intrigue si bien qu'il n'apparaît jamais restrictif. En effet les habitants du Chandoiseau ont tous peu ou prou maille à partir avec leur progéniture et réagissent de manière différente. Suzanne, par exemple, sacrifie ses habitudes et son confort pour suivre sa fille alors qu'à l'inverse Yvonne fuit la présence de ses enfants. Dans cette cavalcade tonique et réjouissante, la nature semble être le seul élément stable auquel se raccrocher... jusqu'à ce qu'elle menace de tout balayer !
Un enfant peut-il enserrer sa mère dans son oeuvre ? Peut-il donner ses proches, sa famille, leurs histoires, en pâture aux lecteurs ? Existe-t-il des mots, des phrases, des images, pour raconter sans dénaturer de quoi est fait l'amour d'une mère ? le roman de Véronique Mougin interroge toutes ces thématiques avec un humour frondeur dénué de toute méchanceté. La tendresse indulgente qui enveloppe chaque personnage semble déborder des pages et colorer la lecture. Dans une malicieuse mise en abymes, la fiction romanesque se révèle et sert de révélateur à tout ce qu'elle maintient généralement hors-champ et c'est absolument savoureux !
J'ai dévoré "Un fils à maman", entraînée par le rythme de la narration et par la subtilité de l'écriture qui sonne toujours juste, que ce soit dans la loufoquerie de certaines situations, dans l'évocation du rapport sensuel qu'entretient Jo avec la nature ou dans la langue fleurie des dialogues. Et, la dernière page tournée, mon enchantement perdure et contamine le réel. Puissance de la littérature !
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Lexx54000
  27 février 2021
L'histoire "Un fils à maman" est avant tout celle de Jo Picassiette, mère poule, paysanne dans l'âme et dans son parlé. Une Jo Picassiette qui voit sa vie chamboulée quand son petit Charly vient à vouloir monter à Paris pour publier son roman autobiographique et pourquoi pas remporter le Goncourt !
Un roman autobiographique certes, mais qui balance la vie du Chandoiseau, ce petit bourg entre lac bouillant et colline, qui se voit grignoter son espace vert par une grand surface. Dans le roman de Charly, tous les habitants en prennent pour leurs grades, et cela ne plaît pas aux habitants du Chandoiseau.
Ce roman est celui de Charly, c'est celui d'un village, d'une ferme, mais aussi d'une galerie de personnages tout aussi loufoques et tendres. Mais, c'est surtout le roman de Jo Picassiette. Une femme au caractère bien trempé, qui ne s'embarrasse pas des convenances. Elle est têtue, râleuse, piquante, excentrique, et extrêmement drôle. Une maman qui ne veut pas laisser quitter son petit chéri du nid.
Un roman qui se dévore grâce à son rythme, aux personnages tous aussi drôles et attachants, à la plume de l'auteure pleine d'humour, très fleurie et romanesque.
Véronique Mougin parle de littérature, de maternité, de nature, d'espoir, de regrets, de nid vide avec intelligence et drôlerie.
Bref, un roman drôle, poétique, savoureux, qui fait extrêmement du bien dans notre quotidien morose. Des personnages atypiques, des rencontres avec les plus grands : Rimbaud, Verlaine, Proust... Venez donc à la rencontre de la mère Picassiette, vous risquerez pas de l'oublier !
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magalibertrand
  24 février 2021
De mon expérience de cadette, j'ai tiré une leçon : être celui ou celle qui arrive en deuxième position, juste après un numéro un particulièrement réussi et irréprochable est une très mauvaise idée. de mon passage à l'Éducation Nationale, j'en ai tiré une autre : ne jamais (jamais, même quand la langue vous démange de balancer froidement « votre gosse est un chiard que je rêve d'étrangler vingt fois par jour », ja-mais !) perdre de vue que tout enfant est la prunelle des yeux de quelqu'un et que, à ce titre, la plus petite critique mérite un minimum d'égards. C'est donc avec le plus de délicatesse possible que je viens ici apporter une petite note discordante dans le concert d'éloges qui accompagne la venue au monde du « Fils à maman » de Véronique Mougin…Car dieu sait que je l'attendais ce deuxième roman, celui qui allait me faire replonger avec délectation entre les lignes de cette formidable raconteuse d'histoire au style subtile et élégant dont on sentait affleurer l'humour, malgré le contexte historique dramatique, de « Où passe l'aiguille ». J'ai donc eu toutes les peines du monde à accrocher avec la tonalité volontairement cynique et délibérément provocatrice adoptée par l'auteure d'un bout à l'autre de ce roman dont j'aurais apprécié qu'il reprenne son souffle entre deux boutades afin de me laisser savourer, sous les piquants de « la Bogue », cette douceur duveteuse qu'il m'a semblé apercevoir. J'aurais préféré, à l'humour vachard et monochrome si difficile à tenir sur la longue durée d'un roman, un nuancier d'émotions où j'aurais pu retrouver, entre deux fous rires, celles qui m'avaient broyé l'âme, à moi aussi. Il me semble que, cette fois, Véronique Mougin a pêché par excès de pudeur, dissimulant sous une couche peut-être un peu trop épaisse de désinvolture cette douleur venue d'on ne sait où qui désarçonne les mamans des enfants qui s'en vont, laissant derrière eux des bottes en caoutchouc jaune, taille 26, et les contours flous d'un petit bonhomme. Mais il me semble aussi que je joue les rabat-joie et que je suis la seule à le penser, alors, lisez…et on en reparle !
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AnitaMillot
  11 février 2021
Charles Picassiette (Charly) : voilà le nom de notre jeune héros. Dès lors, comment résister à l'envie d'en savoir plus sur le personnage ? Et il a une tellement bonne tête, le gamin, sur la réjouissante couverture des Éditions Flammarion : impossible de passer à côté sans s'y attarder !
Enfant, ado puis jeune adulte de dix-neuf ans – si chouette – que les voisins se demandent comment Jo Picassiette, particulièrement abrupte de nature (et surnommée « la bogue »…) avait bien pu engendrer une pareille « bonne pâte » … Seulement voilà, au Chandoiseau les évènements vont se bousculer : Charly n'a plus le temps de se consacrer à la ferme familiale, il va aller s'installer à Paris et devenir écrivain !
Ari Lemercier (le voisin detesté), la vieille Suzanne (et ses chats), Saturnin Fabre (l'autre voisin muet), Mademoiselle Sophie (la bibliothécaire), Nelson (le petit camerounais), Yvonne Zambard (la prof), Léa (« Émail Diamant » l'amoureuse de Charly) : des protagonistes haut en couleur, dont certains ne lésineront pas sur des moyens aussi improbables que loufoques, dans le but aléatoire de stopper la parution de son oeuvre – quitte à s'en prendre à l'éditeur en personne …
Ça parle de nature préservée, d'espoir et de regrets, d'amour et surtout de littérature (beaucoup de littérature !) L'ensemble dans un langage très fleuri. C'est drôle, poétique, nostalgique aussi. Jamais mièvre ni « facile », un récit ravissant, qui ne manque pour autant ni de réflexion, ni de pertinence … Même s'il reste – avant tout – léger et divertissant ! du plaisir, rien que du plaisir !
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
CetsakCetsak   09 avril 2021
Vingt fois pourtant elle avait pourtant refusé de vendre au propriétaire de l’hypermarché, l’an dernier encore le nouveau directeur avait surgi avec un bouquet de roses et les plans du parking qu’il rêvait d’agrandir.
Écoconçu, le parking. Avec une éolienne et des moutons pour brouter les mauvaises herbes.
- Des moutondeuses, quoi !
La plaisanterie avait fait un bide considérable, et pendant que Jo fixait le directeur hilare d’un œil de rapace, Charly s’était presque évanoui de honte.
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CetsakCetsak   08 avril 2021
(...) Jo détestait les bidouilleries électroniques. Le confort moderne nous esclavagisait, pensait-elle, à cause de lui on ne savait plus rien faire tout seul, et puis il tombait toujours en panne, surtout au moment où on avait le plus besoin de lui, le progrès était un traitre, en somme, qui ne méritait que le mépris.
(...) Jo pratiquait le bannissement ménager intempestif, on ne savait jamais quel objet allait être exilé.
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CetsakCetsak   07 avril 2021
Le noyer faisait celui qui n’entend pas. Il se contentait de regarder Jo de haut, les branches tombante et la cime fière, dans une sorte de fatalisme arboricole, à moins que ce ne soit une forme d’égocentrisme absolu - ce qui n’aurait étonné personne dans le coin, le noyer ayant toujours semblé imbu de lui-même, avec son tronc immense, ses feuilles glabres et ses récoltes indécentes.
Jo n’était vraiment pas d’humeur à supporter ce genre de comportement. Elle se redressa, saisit son panier et partit sans dire au revoir.
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CetsakCetsak   06 avril 2021
Et puis un soir, le nouveau (né) avait accroché ses yeux dans les siens, sans ciller, sans lâcher, jusqu’à ce que Jo le voit et elle l’avait vu, plus que vu même, senti, respiré tout entier, ses bras potelés et doux, son parfum de buis cuit à la cuillère, la merveilleuse rondeur de ses épaules sans oublier, celle de ses orteils qui, la nature étant généreuse, n’étaient pas moins de dix, et ses tâches de rousseur, chaque paillette d’or mat sur le nez minuscule, d’un coup toute cette perfection lui avait sauté aux yeux, alors était arrivé ce qui arrive souvent avec les bébés : elle était tombée à pieds joints dans l’amour de lui.
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CetsakCetsak   06 avril 2021
Jo n’aimait pas tailler, globalement. Une fois tondus, les arbres ressemblaient à ces jeunes garçons sortant de chez le coiffeur, nez saillant et oreilles décollées.
(...) Elle savait cela depuis toujours Jo : les arbres transformaient notre carbone en oxygène et notre routine en bonheur, pour peu qu’on suive certaines règles. Ne pas tailler était l’une d’elles.
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Videos de Véronique Mougin (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Véronique Mougin
A l'occasion de la 11ème édition du salon international du livre en format livre de poche Saint-Maur En Poche, le journaliste David Medioni (ernestmag.fr) recevait sur la scène des déblogueurs l'auteur Véronique Mougin...
Pour vous servir de Véronique Mougin aux éditions J'ai Lu https://www.lagriffenoire.com/38014-divers-litterature-pour-vous-servir.html
Où passe l'aiguille de Véronique Mougin aux éditions J'ai Lu https://www.lagriffenoire.com/136090-romans--ou-passe-l-aiguille---le-destin-extraordinaire-de-tomi.html
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#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
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