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ISBN : 9782844208835
Éditeur : Thierry Magnier (05/01/2011)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 27 notes)
Résumé :
Dans ce pays-là, chacun connaît son voisin. La vie s'écoule, paisible.
Un jour, des invités s'installent dans les maisons.
Courtois et charmants, c'est un vrai plaisir de les recevoir.
Petit à petit, le ton change, les invités se font exigeants, ils imposent leurs coutumes, s'approprient les récoltes...
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
orbe
  05 mai 2017
Ce livre est intéressant et bien écrit. Mais il m'a mise mal à l'aise.
Des hommes débarquent soudainement dans village paisible en nombre et s'invitent chez les habitants. On ne sait presque rien d'eux. Un seul parle leur langue.
Petit à petit ils transforment les résidents en esclaves.
Si le thème, celui de la manipulation, est bien mené. Il est angoissant.
J'ai été cependant fortement gênée par les échos avec l'actualité. Beaucoup de lecteurs penseront à la masse des migrants qui arrivent aujourd'hui et ils risquent de faire une mauvaise interprétation de l'histoire... et de la manipuler !
C'est cependant l'occasion d'ouvrir le débat sur l'importance des migrations pour toutes les civilisations.
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c.brijs
  21 juin 2012
Voici un petit texte pour le moins interpellant! En 45 pages d'un livre format 10x15, l'auteure nous dresse la chronique d'une rencontre qui tourne mal: celle d'étrangers qui s'invitent d'eux-mêmes; qui profitent de l'hospitalité des autochtones pour s'installer durablement; qui loin de s'adapter aux us et coutumes de ces contrées qu'ils envahissent, imposent petit à petit, sans en avoir l'air, leur langue, leurs coutumes, leurs produits et qui finissent, au bout du processus, par asservir les populations qui les ont accueillis à bras ouverts...
Mais qui sont ces "invités"? Jamais l'auteure ne les nomme explicitement. Tout au plus, avons-nous une petite clé de lecture avec cette note en avant-propos du livre:
"De l'école, Charlotte Moundlic se souvient avoir appris ceci:
"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits.
Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir envers les autres dans un esprit de fraternité."
Elle a toujours trouvé ça bien comme article, c'est normal que ce soit le premier."
Et vous? Avez-vous une idée?
Oui! Dans ce tout petit livre, Charlotte Moundlic évoque la problématique intemporelle de l'exploitation de l'homme par l'homme dont la finalité est toujours la même: l'intérêt de l'exploitant! Cette histoire ne fait à aucun moment référence à des situations passées ou présentes mais en filigrane, l'adulte y verra le spectre du colonialisme voire de l'esclavagisme.
En peu de mots, avec des phrases simples, courtes, presque coupantes... elle nous dresse le portrait de ces colons venus en amis, qui une fois installés montrent leur vrai visage: celui de l'oppresseur! Et, petit à petit, on est envahi par l'horreur. Ce qui semblait anodin devient monstrueux. Au bout du chemin, les hôtes n'ont plus qu'un seul recours face à l'oppression et la tyrannie: la révolte!
"Et un matin, en nous levant, nous avons trouvé devant nos portes des sortes de bottines en cuir comme celles que portaient nos invités. (...)
Mon père a expliqué aux invités que nous les remercions beaucoup mais que nous ne pouvions pas porter ces chaussures.
Nos pieds étaient habitués aux sandales qui laissaient couler le sable chaud entre les orteils et grâce auxquelles nous nous déplacions sans aucun souci.
Ils nous ont regardés avec un regard dur en nous expliquant que c'était beaucoup mieux pour nous et qu'il n'était plus question de nous laisser marcher avec des sandales.
On a pensé qu'ils blaguaient et nous avons essayé d'emprunter le chemin des champs.
Ils se sont postés face à nous, faisant barrière de leurs corps pour nous empêcher d'avancer.
Mon père a tenté de forcer le passage en douceur. Ils l'ont frappé."
La référence à l'article premier de la Déclaration universelle des droits de l'homme est claire. Mais ce qui semble évident (et encore) pour un adulte le sera-t-il pour un jeune lecteur? Pourquoi l'auteure n'a-t-elle pas explicité ces propos en postface de son histoire, comme l'a par exemple fait Janne Teller dans son Guerre - Et si ça nous arrivait? Cela aurait permis de lever toute ambiguité! En effet, il ne faudrait pas que ce titre soit mal interprété et qu'au lieu d'atteindre son objectif premier qui est de prôner le respect de l'autre, le lecteur y voit un motif d'avoir peur de l'Etranger!
En conclusion, lisez-le avec vos jeunes et surtout discutez-en...
Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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BookShellFairy
  12 mai 2016
Un texte fort et très court. le titre est bien choisi : Des personnages se sont invités chez les parents du narrateur (ou de la narratrice, on n'en saura pas plus). Comme le sens de l'hospitalité est très développé chez ces habitants, ils les acceptent avec joie. Cependant, les invités vont devenir de plus en plus pesants, de plus en plus sans gêne...
Un roman à destiner aux pré-ados. On n'estime sa liberté qu'une fois perdue. Sans rentrer dans le pathos ou dans l'affliction. Un texte juste qui frappe où il faut !
A découvrir, même si le petit format et la couverture peuvent rebuter.
Bonne lecture :)
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lire_pour_le_plaisir
  29 août 2011
C'est un pays où la vie s'écoule paisiblement. Un pays où on aime recevoir. C'est pour cela que quand ils ont frappé à la porte ce matin-là, les étrangers ont été accueillis chaleureusement. Quand ils ont voulu rester pour dormir, on s'est serré pour leur faire de la place. Quand leur séjour s'est prolongé et qu'ils ont proposé d'enseigner leur langue pour faciliter la communication, personne n'a trouvé cela choquant. Quand ils ont amené leurs graines et ont demandé au villageois de s'occuper des champs, ils ont promis que les récoltes seraient exceptionnelles. Alors tout le monde s'est mis au travail, sauf eux. C'est quand les stocks de céréales ont disparu que la situation a dégénéré. Les villageois qui ont osé demander des explications ont été frappés. Alors, après celui de l'hospitalité, est venu le temps de la révolte…

Charlotte Moundlic offre une lumineuse parabole dénonçant les ravages de la colonisation. En mettant à nu le basculement progressif de l'attitude des « invités », elle souligne avec beaucoup de finesse la subtilité de l'intrusion qui, sous couvert de paix, d'amitié et d'échange, n'a d'autres buts que l'exploitation du peuple « accueillant ».
Quarante-cinq pages pour un gros quart d'heure de lecture. La concision du propos n'a d'égale que sa limpidité. Un texte à lire et à faire lire qui ne peut que susciter débat et réflexion. Indispensable !

Lien : http://crdp.ac-amiens.fr/cdd..
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lilimarylene
  29 octobre 2011
Encore un livre de la collection Petite poche de chez Thierry Magnier, et encore un coup de poing ! Sans avoir l'air d'y toucher, l'auteur nous raconte très simplement l'histoire des colonisations. le ton saccadé décortique froidement le processus effrayant qui consiste à vampiriser une civilisation en l'écrasant avec une autre. Ça fait froid dans le dos, et ça montre les choses sans fioritures, bien plus efficacement qu'une leçon d'histoire...
Lien : http://surlestracesduchat.bl..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
lilimarylenelilimarylene   28 octobre 2011
Ils sont entrés.
On a dû se pousser pour leur faire de la place.
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