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ISBN : 2221095243
Éditeur : Robert Laffont (07/10/2010)

Note moyenne : 3.36/5 (sur 81 notes)
Résumé :

1856. La Compagnie anglaise des Indes orientales, qui règne sans partage sur la majeure partie du pays, décide d'annexer Awadh, l'Etat indépendant le plus riche du nord des Indes, et d'exiler son souverain. La population se soulève : Hazrat Mahal, quatrième épouse du roi, prend la tête de l'insurrection, épaulée par le rajah Jai Lal, et avec l'aide des cipayes, ces soldats indiens de l'armée britannique ra... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  30 mai 2012
Kenize Mourad aborde ici ce que l'on considère comme les prémisses du mouvement de libération des Indes, qui aboutira à l'indépendance en 1956, au terme de dizaines d'années de lutte et de combat. Nous sommes en 1856, cela fait presqu'un siècle que l'Angleterre exploite et contrôle le pays, contraignant un nombre de plus en plus grand d'états à la soumission, pour pouvoir en toute légalité auto-proclamée, faire main basse sur les richesses que recèlent les Indes : soieries, pierres précieuses, épices, fort appréciées par les sujets de la reine Victoria. le postulat de base étant l'infériorité des habitants indigènes, il.est alors facile de se justifier des nombreux méfaits commis au nom de la couronne. Mais il existe également en ces contrées lointaines un état où, à défaut d'être gaulois, les habitants sont irréductibles, et où la tentative d'annexion va mettre le feu aux poudres, au sens propre. Les cipayes, soldats indiens de l'armée anglaise vont se retourner contre leurs supérieurs et se battre désespérément pour obtenir justice. le roi d'Awadh est prisonnier loin de sa cour de Lucknow : c'est l'une de ses femmes qui va relever le défi de mener la lutte contre l'occupant, régente de son jeune fils âgé de 11 ans. Lourde tâche : les soldats s'ils sont très motivés sont mal équipés face à l'armement des ennemis, et il est bien entendu à l'époque, difficile de faire entendre ses raisons quand on est femme.
Cela n'effraie pas Hazrat Mahal et sa volonté viendra à bout des préjugés et critiques de son entourage.
Cette épisode de l'histoire indienne est très intéressante, tant sur le plan historique que sociologique, car les comportements universellement observés dans tous les contextes de colonisation sont ici bien relatés. L'on comprend aussi l'incompréhension mutuelle de ces deux civilisations extrêmement différentes. Et lors des faits d'armes la cruauté est amplifiée par l'incommunicabilité

Fort bien documentée, l'auteur de de la part de la princesse morte et du Jardin de Baldapour signe là à nouveau un bon roman historique.
J'ai eu un peu plus de mal avec l'écriture, car les dialogues , destinés à raconter de façon un peu plus vivante qu'un simple récit cet épisode martial, ont un rendu artificiel, et perdent en réalisme. A noter que Catherine Clément vient de consacrer un roman à la rani de Jhansi, la Reine des cipayes qui rapporte la vie extraordinaire de cette amazone qui prit la tête de son armée dans ce même soulèvement.

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Cath36
  24 mars 2014
Ce texte qui raconte la révolte des cipayes contre l'occupant anglais et le courage d'une femme déterminée à liberer le pays de ses occupants est très interessant sur le plan historique. de plus il ne tombe jamais dans la caricature et les rapports entre les anglais et les autochtones sont analysés avec finesse et intelligence, sans tomber dans le manichéisme. Rapports de force et rapports de ruse, violence anglaise à laquelle répond la violence indienne, tout est décrit avec une volonté de tirer l'essentiel des faits, sans esprit partisan, mais en démontrant comment une colonisation brutale ne peut engendre que révolte et malheur. le fait aussi que les aristocrates indiens préfèrent la domination anglaise (qui leur preservent leurs privilèges) à une révolte du peuple qui pourrait conduire à une révolution interne, et leur rôle dans l'échec de cette révolte est aussi finement analysé, et le tout se laisse lire avec facilité, bien qu'hésitant sans cesse entre le roman et la biographie. Hazrat Mahal fut une très grande bégum, tête politique face à un mari que préoccupaient surtout les arts et la poésie, et rien n'eut été possible sans elle. Malheureusement, issue d'une classe inférieure et femme de surcroît, elle ne trouva pas autour d'elle l'appui suffisant pour vaincre un ennemi supérieur en nombre, plus déterminé et mieux organisé. Un livre intéressant, qui rend hommage à une femme un peu oubliée par la grande histoire, qui décrit bien une période de la vie des Indes, mais sans analyse politique profonde. C'est une bonne approche de la révolte des cipayes et de la vie d'une femme hors du commun mais sans doute un peu idéalisée, à compléter par des ouvrages historiques plus concrets pour qui se passionne pour le sujet.
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aidoku
  05 novembre 2012
Dans la ville d'or et d'argent relate une partie méconnue de l'Histoire, celle du soulèvement d'un peuple contre l'occupant anglais à l'époque de la colonisation. C'est une histoire triste, celle d'une population en détruisant une autre, celle de l'accaparation des biens pour le profit au détriment de la culture, de l'éducation et de l'économie d'un pays. Mais surtout, c'est l'histoire des inégalités, de la discrimination, du racisme, introduits dans un pays pourtant en paix. Car c'est cela qui m'a le plus marqué : à Awadh, musulmans et hindous vivent en harmonie, les plus riches protègent les plus pauvres, le roi gouverne pour son peuple. Et les anglais vont détruire tout ça !
Au coeur de cette bataille, une femme va s'élever, un personnage au caractère fort qui va s'opposer à la tradition pour mener la révolte, avec le soutien du peuple. Savoir qu'une telle femme a réellement existé ne la rend que plus exceptionnel.
S'ajoute à cela une petite romance, genre dans lequel l'auteur ne semble pas très à l'aise, ce qui n'est pas forcément un mal car Kenizé Mourad nous offre du coup une histoire d'amour dépourvue de mièvrerie et pas trop envahissante, laissant toute la place à une roman historique captivant.
Malgré un style scolaire plutôt surprenant au premier abord, Kenizé Mourad nous fait voyager avec délice au coeur d'une Inde emplie de saveurs, de couleurs et de poésie.
Si le lecteur peut sembler perdu au milieu des nombreux personnages historiques et de leur titre, en fait on se fait rapidement à la situation, tant le récit est entraînant et nous fait rêver.
Lien : http://biblio-steph.over-blo..
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chroniquesassidues
  05 juillet 2012
En 1856, la Compagnie anglaise des Indes orientales décide d'annexer, en prétextant une raison quelconque, le riche royaume d'Awadh, alors que le roi Wajid Ali Shah est déjà soumis aux ordres de la couronne anglaise. Parce qu'il refuse l'annexion, le roi est emprisonné. S'ensuit alors toute une série de combats entre les soldats indiens (cipayes), aidés par la population qui se révolte, et les "Angrez" (prononciation locale du mot '"anglais"). le soulèvement contre les Britanniques va être coordonné, par la quatrième épouse du roi Wajid Ali Shah, la bégum Hazrat Mahal, qui devient rapidement l'âme de la révolte, et qui est aidée par le rajah Jai Lal.
Les événements historiques que Kenizé Mourad racontent sont réels, ainsi que les personnages héros du roman. C'est une période peu connue de l'histoire de l'Inde et pourtant il s'agit du début du combat pour l'indépendance de l'Inde qui ne trouvera son aboutissement que bien des années après Hazrat Mahal, en 1947, avec Gandhi et le mouvement de désobéissance civile.
En lisant le roman, on s'aperçoit rapidement qu'il est très documenté : chaque événement, combat ou réunion, est daté et raconté fidèlement et les citations signalés par une astérisque sont authentiques. J'ai eu un peu peur que la succession des combats et que la profusion de détails historiques finissent par me lasser, mais j'ai trouvé que Kenizé Mourad avait le don de rendre digeste et tout à fait agréable l'aspect historique de son roman.
Car, bien sûr, elle se permet quelques libertés ! En insérant par exemple une histoire d'amour passionné entre la bégum et le rajah Jai Lal, qui bien qu'annoncée en 4e de couverture, n'intervient que longtemps après le début du roman. Mais, quelle bouffée d'air frais cela apporte au roman entre les combats, les morts, les blessés, les traitrises... Si Hazrat Mahal et Jai Lal sont des personnages idéaux dont on ne peut que louer le courage et l'honneur, les autres font pâle figure : la plupart des britanniques sont des êtres cruels et manipulateurs, mais certains chefs indiens ne sont pas en reste et n'hésitent pas à trahir leurs alliés dès que la victoire penche du côté de leurs ennemis. Enfin, le roi lui-même apparaît comme un être faible, préférant la musique et les jeux, à la politique, et ses autres épouses ne sont attachées qu'à leurs privilèges et leurs possessions.
Ce roman dépaysant, véritable fresque historique, est une belle découverte qui m'a faite voyager en Inde et à une autre époque, auprès d'une reine combattante que l'on admire et avec qui on se révolte face aux colonisateurs profiteurs. Dans une moindre mesure, c'est aussi une femme qui se bat contre les hommes qui relèguent la femme à l'arrière-plan.
Lien : http://leschroniquesassidues..
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Heval
  26 avril 2015
C'est en Inde que je me retrouve de nouveau. A Lucknow, plus précisément, ville que l'on dit d'or et d'argent pour son côté éclatant. Resplendissante, paisible et scintillante avant la mainmise des Anglais, elle devient le chef lieu de la résistance après leur arrivée. L'éviction du Roi ne peut en effet être supportée et la résistance est appelée à s'exprimer. La révolte des Cipayes donne le La. La musique peut s'engager. Les Indiens( une petite partie) commencent à crier le désespoir qui longtemps les a privés de voix. le chant est violent. A coup de colère et de haine, ils ordonnent le retrait définitif des Anglais. Mais rien y fait. Ceux-là restent sourds aux volontés exprimées. Seulement, ils ne sont pas muets. Ils réagissent à leur tour avec violence et virulence. La révolte doit être écrasée.
Ce roman raconte donc la première insurrection indienne, celle qui aboutira, on le sait, près d'un siècle plus tard à l'indépendance du pays. Menée en 1856 par la bégum Hazrat Mahal - quatrième épouse du Roi - la révolte lancée par la ville d'or et d'argent va en effet nourrir un mouvement qui, plus tard, mènera les Anglais à leurs pertes. Et dans ce livre malheureusement léger, l'auteure essaye de nous expliquer les conditions d'apparition de cette première révolte, sa réalisation et sa mise en échec; les intérêts particuliers des chefs l'ayant, comme toujours, emportés sur l'intérêt général voire même national. Ouvrant les portes de l'Histoire, Kénizé Mourad ne se prive pas de la petite histoire, celle de deux amoureux qui, ensemble, veulent obtenir l'Indépendance du pays; Hazrat Mahal tombant sous le charme de Jai Lal, son chef militaire courageux et particulièrement déterminé.
Ce roman avait tout pour m'intéresser. L'Histoire de l'Inde continue effectivement de me passionner. Pourtant, je ne me suis pas vraiment régalée. L'auteure a fait, me semble-t-il, dans la simplicité. Je n'ai pas su plonger dans le tourbillon de l'Histoire. Je suis restée en surface. Aucune émotion, aucun intérêt. Lucknow s'est révoltée, les Indiens ont lutté. Ils se sont opposés et déchirés. Et après? Je n'ai vu aucune profondeur. Kénizé Mourad a comme une vue courte et simple. Elle écarte d'un revers de main la complexité et ses effets. Elle livre ses leçons sans aucune subtilité. La vision est même manichéenne. Ainsi, Lucknow était un paradis terrestre où la beauté s'alliait à la paix et la justice avant que les Anglais ne viennent la détruire et la déchirer. le doute est-il permis? Dire que la colonisation est une abomination - merci, je me réjouis de l'entendre - mais prétendre au paradis terrestre et à l'organisation sociale indienne parfaite avant l'arrivée des colons anglais, voilà que je me pince le nez. C'est, pour moi, loin de la crédibilité. Quant à l'histoire d'amour entre notre courageuse Begum et son magnifique militaire, il faut dire qu'elle ne m'a pas non plus attirée. Je suis, là encore, restée dans la superficialité et la légèreté. Je n'y ai trouvé aucun plaisir, aucun intérêt.
Alors, non, ce roman n'est pas ennuyant. Il se lit mais sans enthousiasme ni passion. Il se lit avec une certaine déception. Sa lecture ne sera donc pas ici encouragée.

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Citations & extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
PickItUpPickItUp   22 juillet 2017
La plaisanterie d'un de ses compagnons tire soudain le colonel de ses reflexions moroses :
"Avez-vous entendu la rumeur selon laquelle le superintendant de la Cour, l'eunuque Mammoo, serait l'amant de la régente, et sans doute le père du petit roi ?
- Un eunuque, comment serait-ce possible ?
- Il arrive, dit-on, que la castration ne soit pas complète, ou que le bourreau ait pitié. On a déjà vu de prétendus eunuques procréer. En tout cas cela expliquerait le singulier attachement de la bégum pour son serviteur et son incroyable élévation au poste de chef de la maison royale.
- Mais alors Birjis Qadar ne serait qu'un bâtard, sans aucun droit au trône ? S'exclame le colonel. Comprenez-vous, messieurs, ce que cela signifie ? "
Et, devant l'air perplexe de ses officiers :
"C'est une occasion inespérée de semer la division dans le camp ennemi. Déjà la cavalerie avait mal accepté l'intronisation d'un si jeune enfant. Si on accrédite le bruit qu'il n'est pas le fils de Wajid Ali Shah, lui et sa mère perdent toute légitimité. Les taluqdars, les rajahs et les cipayes vont s'entredéchirer sur le nom d'un nouveau candidat et, pendant ce temps-là, ils ne penseront pas à monter des opérations contre nous.
- Mais si c'était une calomnie ?
- Aucune importance ! Il faut en faire courir le bruit, déconsidérer la régente, faire douter de ce Birjis, fils de roi ou fils d'esclave ! Les fausses rumeurs ont toujours été l'une des plus puissantes armes de guerre, souvent plus efficaces que les canons. Envoyez immédiatement nos espions en ville et qu'ils s'emploient à insinuer le doute dans les esprits."
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RoggyRoggy   20 décembre 2013
Ces hommes ne meurent pas pour rien, ils meurent pour gagner leur liberté, leur dignité. En participant au combat ils ne sont plus de pauvres hères écrasés par le quotidien, pour la première fois ils trouvent un sens à leur existence misérable. Peu leur importe de perdre la vie, pour l'éternité ils seront des héros. Cette indifférence à la mort est la force mais aussi la faiblesse de notre armée, car les soldats négligent toute prudence. Contrairement aux Anglais, ils se battent moins pour gagner que pour se sublimer et accéder à la gloire.
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PickItUpPickItUp   21 juillet 2017
D'un geste sec, la Rajmata signifie à Sir James que l'entrevue est terminée.
Tandis que la garde turque entoure le Résident pour le raccompagner, la mince silhouette noire, assises près de la Rajmata, et qui n'est autre que'Hazrat Mahal, se penche vers elle.
Il est blanc de rage, Houzour, il va se venger.
Voyons, ma fille, ils nous volent notre pays, que peuvent-ils faire de plus ? Je n'ai été que trop patiente ; lorsque ce malotru m'a insultée, je me suis retenue d'ordonner à mes amazones de le fouetter ! Quand je pense qu'il y a cent ans la Rajmata d'Awadh, la bégum Sadr i Jahan, se promenait en palanquin porté par une douzaine de prisonniers britanniques ... Hélas ! Les temps ont bien changé...
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babeamoibabeamoi   23 mai 2013
- Ce n'est pas dans le saint Coran ! vous le savez très bien....
"Ecoutez les deux seuls passages de tout le Livre qui traite du voile :
"Dis aux croyants de baisser le regard, d'être pudiques, de ne montrer que l'extérieur de leurs atours, de rabattre leur voile (Khimar : fichu couvrant la tête) sur leur poitrine." - Sourate 24, verset 31.
"Dis à tes épouses et à tes filles, et aux femmes des croyants, de se revêtir de leur mante." - Sourate 33, verset 59.

Se retournant vers le maulvi :
"Au cours des siècles, les hommes ont perverti le sens de l'enseignement du Prophète. Comment celui-ci aurait-il pu conseiller de garder les femmes cloîtrées alors que sa première épouse, Khadidja, était une femme d'affaires avisées, et que sa plus jeune épouse, Aïcha, s'asseyait à dîner avec lui et ses amis et discutait de tout, notamment de politique ?
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anne-7anne-7   15 septembre 2015
De ce point de vue je trouve les animaux bien supérieurs, remarque un vieux taluqdar : ils tuent pour satisfaire leurs besoins vitaux mais ensuite laissent les autres vivres. Les hommes, eux, n'ont aucune limite à leur avidité, ils accumulent des richesses à ne plus savoir qu'en faire et tant pis pour ceux qu'ils jettent dans la misère!
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Vidéo de Kenizé Mourad
Kenizé Mourad - Dans la ville d'or et d'argentKenizé Mourad vous présente son ouvrage "Dans la ville d'or et d'argent" aux éditions Robert Laffont.http://www.mollat.com/livres/kenize-mourad-dans-ville-argent-9782221095249.html
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