AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
Citations sur Le jardin de Badalpour (20)

Cath36
Cath36   10 février 2014
Elle comprendra plus tard que, pour les orientaux, un mariage d'amour est une incongruité, voire une contradiction dans les termes. Réalistes, ils constatent que deux choses relèvent de domaines totalement différents : le mariage est un contrat légal établi entre deux familles, deux fortunes, deux positions, et qui forme la base de la strucutre sociale, laquelle ne saurait dépendre d'une émotion qussi volatile et incontrôlable que l'amour. De son côté, l'amour est un sentiment beaucoup trop beau et romanesque pour être dépendant de liens matériels ; il n'existe que libre de toute obligation, il est le principe même de la vie, un perpétuel renouveau. Le mariage d'amour, invention récente de l'Occident, signifierait en réalité cette chose absurde : un contrat d'amour ! Ce serait vouloir à la fois l'amour et la sécurité : exigence contradictoire, l'un étant perpétuelle innovation, l'autre étant basée sur la répétition. Peut-on imaginer un contrat fixant la quantité et la qualité d'amour que chacun devra donner à l'autre ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
Cath36
Cath36   10 février 2014
Une idée n'est ni juste ni fausse ; elle est simplement en accord ou non avec les attentes d'un certain nombre de gens à une époque donnée. C'est son effricacité seule qui la fait qualifier de "juste", ce qui signifie en réalité qu'elle "s'ajuste" aux besoins du moment.
Commenter  J’apprécie          90
Cath36
Cath36   09 février 2014
J'aurais tout donné, moi, pour ne pas être le vilain canard boiteux parmi les jeunes cygnes qui glissaient dans la vie entourés de leur papa et de leur maman. Etait-ce ma faute si ma maman était morte, si mon papa m'avait oubliée ? Etait-ce ma faute si les autres me prenaient quelque temps, mais sans jamais me garder ?
Evidemment que c'est ta faute, me murmurait une petite voix intérieure. Si personne ne veut de toi, c'est que tu ne vaux rien !
Constatation dont, plus tard, j'allais tirer la conséquence logique : puisque tu ne vaux rien, ceux qui veulent de toi sont des imbéciles, et ceux qui ne veulent pas de toi sont des gens bien.
Commenter  J’apprécie          90
Danieljean
Danieljean   26 juin 2019
Celui qui dit que l’habit ne fait pas le moine ne comprend rien aux femmes. Non seulement Zahr paraît autre, mais elle se sent une autre. En endossant la robe de son pays, la robe portée depuis des siècles par ses aïeules, elle a soudain l’impression de se retrouver, la sensation que l’image que lui renvoie le miroir correspond à une image intérieure d’elle-même, qu’elle reflète sa vraie personnalité, et que jusqu’à présent, elle avait habité des vêtements étrangers. Elle qui n’a jamais beaucoup aimé son apparence, qui ne s’est jamais trouvée tout à fait à l’aise dans sa peau, pour la première fois se sent naturelle, en harmonie avec elle-même. Sa démarche, tous ses gestes se sont faits à la fois plus gracieux, moins brusqués, déliés. L’ampleur des vêtements permet une liberté du corps et des attitudes, une noblesse que n’autorisaient pas les robes ni les pantalons serrés à l’occidentale. Elle se reconnaît et elle se plaît.
Commenter  J’apprécie          70
Cath36
Cath36   12 février 2014
Les hommes ne comprennent pas qu'en enfermant les femmes, c'est à eux-mêmes qu'ils font le plus grand tort. Comment une mère ignorante du monde peut-elle former son fils à affronter la réalité ? Comment une épouse soumise peut-elle être l'interlocutrice, le miroir dont tout homme a besoin ?
Commenter  J’apprécie          70
soleil23
soleil23   18 mai 2014
Elle en gardait un sentiment de profonde injustice. Pourquoi fallait-il qu’elle passe sa vie à tenter de recouvrer ce que chacun possède naturellement dés le berceau : un père, un pays, un nom, un prénom ?
Commenter  J’apprécie          40
garanemsa
garanemsa   21 mai 2016
En parlant des femmes : Les hommes orientaux en auraient-ils si peur qu’ils doivent leur interdire toute vie publique ? Soupçonneraient-ils qu’elles soient au fond plus fortes qu’eux ?

Que voulez-vous, les chefs d’états n’aiment pas s’entourer d’hommes à la fois capables et honnêtes : ces deux traits conjugués les rendent impossible à manipuler
Commenter  J’apprécie          30
Cath36
Cath36   10 février 2014
La vie lui a appris que les complications sont à la portée de tous, mais qu'en revanche, il n'est rien de plus difficile à atteindre que la simplicité.
Commenter  J’apprécie          30
Danieljean
Danieljean   21 janvier 2017
La beauté est en Inde confondue avec la blancheur de la peau – préjugés lié au fait que conquérants venus de l’Ouest, des Aryens aux Britanniques, furent toujours des Blancs, et que la blancheur en vint par conséquent à être assimilée à l’élite, à ce qui est rare et donc admirable. D’où une autodépréciation de l’immense majorité, foncée de peau – une sorte d’autoracisme.
Commenter  J’apprécie          20
melinap
melinap   20 janvier 2016
Zahr comprend peu à peu que son identité ne tient (...) ni à sa famille, elle en a tant eu et tant perdu qu'elle sait combien, réelle ou adoptives, elles sont toutes à la fois merveilleuses et terribles.
Commenter  J’apprécie          10




    Acheter ce livre sur

    FnacAmazonRakutenCulturaMomox





    Quiz Voir plus

    Quelle guerre ?

    Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

    la guerre hispano américaine
    la guerre d'indépendance américaine
    la guerre de sécession
    la guerre des pâtissiers

    12 questions
    1745 lecteurs ont répondu
    Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre