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ISBN : 1093606029
Éditeur : éditions de l'Ogre (06/03/2015)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :


Dans un futur proche, dans une région incertaine (mais évoquant fortement les Cévennes), un jeune journaliste – le Jeune Homme Blet – cherche à pénétrer une communauté fermée, une forteresse, pour y rencontrer le Saint, prétendu guide spirituel qui a su préserver ce lieu du monde extérieur. Chemin faisant, il rencontrera une foule de personnages qui joueront avec son esprit et ses nerfs, sans le rapprocher une seule fois de ce Saint qui semble terrib... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
cbvox
  06 mai 2015
Ce livre m'est tombé des mains à la moitié, et je ne suis pourtant pas de ceux qui abandonnent facilement. Quelle déception ! J'apprécie pourtour l'univers absurde et loufoque, mais j'aime bien comprendre ce que je lis quand même. Ici, rien pour se raccrocher, les dialogues n'ont pas de sens, les personnages complètement azimutés... les descriptions, trop nombreuses à mon goût, alourdissent la narration qui manque cruellement de fluidité bien souvent. Je déteste lire et me rendre compte à la fin d'une page que je suis incapable de résumer ce que je viens de lire tant rien n'a de sens. Je félicite pourtant l'imagination, l'aisance à créer cet univers hors du temps, les références littéraires mais au final c'est un peu indigeste tout ça...
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
gorjussgorjuss   14 avril 2018
Eussiez-vous le droit de parcourir nos galeries et nos chambres,
nos salles communes, nos cours et nos serres – ce qu'au Saint ne plaise ! –,
vous y trouveriez mille occasions de déplorer nos goûts baroques,
et l'appétit de changement qui nous dévore,
mais jamais la beauté sotte,
dont la Femme Hélique dit que c'est une invention de mâle sot.

Le Saint va plus loin :
antinomiques, affirme-t-il, sont et ont de tout temps été
les beautés telles qu'elles doivent être entendues,
et l'état prolongé de gourderie.

C'est condamner les neuf dixièmes des belles professionnelles,
nous le savons tous,
mais avec un minimum d'entraînement de ce type,
il devient très difficile de regarder plus de quelques secondes une prétendue belle
qui est une vraie sotte.

Dans l'Amour plus que nulle part ailleurs, l'andouille est un plat rédhibitoire.
Il n'y a pas d'intelligence du lit, il y a l'intelligence tout court.
Crains l'idiote comme le feu, et toi jeune fille
fuis en tout lieu l'idiot, si tu ne veux pas manquer le plaisir,
qui est la seule fête de la vie.
De même qu'un garçon-boucher sous drogue fera des rêves de garçon-boucher
(c'est une citation, le scribat mène aux livres),
de même l'éphèbe niais, la belle crétine – méfie-toi, ils sont légion –
feront de ta couche un cimetière des orgasmes,
un champ d'exploits mornes, au mieux une garenne triste.

Courtipliane, qui s'est imposée à nous un certain matin,
ayant balancé son mari flasque, le résume d'un mot :
"Je baise mieux quand je pense", dit-elle.
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gorjussgorjuss   14 avril 2018
Entends-tu au-dessus de ta tête, provenant des combles, sous les toits,
ce bruit minuscule, métallique et intermittent,
comme de quelqu'un qui remonterait sans se lasser le même ressort de la même montre ?
Ce sont des larves qui le produisent – les Latins disaient aussi Lémures –,
aveugles et invisibles,
dans l'épaisseur des poutres de chêne du Château,
qui un jour nous tomberont sur la tête d'un coup,
au milieu d'un flot de poussière brune,
et nous enseveliront.

Ces larves ne sont que la forme obscure d'insectes magnifiques
qui volent à la fin de l'été, au crépuscule,
toutes antennes déployées,
et que les anciens appelaient "boucs volants", et nous capricornes.

Mais les gens d'ici, amateurs d'exactes métaphores,
ont donné à ces larves un nom plus chargé de poésie et d'effroi :
HORLOGES DE LA MORT,
parce que ces spectres affamés qui grignotent sans trêve représentent,
pour ceux qui savent entendre ce qui passe et se passe
au revers des superficielles écailles de la vie,
l'omniprésente destruction qui s'avance.

Note bien cela, ma chérie,
l'un d'entre nous mourra bientôt.
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   14 avril 2018
- Une information de dernière minute et de derrière les fagots,
dit J'Hop sur un ton maussade,
transmise par le Gardien Ouest, que j'ai soudoyé :
une réunion secrète du Plan d'Occupation des Sols (POS) se déroulerait
en ce moment même, informelle,
à l'Hostal del Cazador Ciego, entre tu sais qui et quelques notables.

Le Château serait rattaché à la Zone à Saloper en Priorité de Saint-Démêloir des Immondes,
ce qui faciliterait d'autant la promotion.
On prévoit une ligne à très haute tension, un million de volts,
et au-dessous un Parc des Loisirs Électriques et de l'Inculture Vrombissante,
avec fontaines lumineuses, restaurant panoramique de mille couverts,
orchestre attractif de cinq cents décibels et quatre mille logements pour les employés du parc.
On appellera ça Zozorama.
Ils sont très fiers, poursuit J'Hop, parce que le projet, en s'étoffant,
est devenu plus autochtone et plus écologique, ce sont leurs propres termes.

Ah ! j'oubliais : il y aura un aérodrome international, un train, une autoroute,
trois stations-services et dix snacks.
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   14 avril 2018
La première histoire te concerne personnellement, elle est impressionnante :
en cet instant même, depuis des millions d'années, pour des millions d'années encore,
notre vieille terre,
et nous les microbes qui sommes dessus,
et le système solaire, ce mouchoir de poche,
et la Galaxie tout entière, avec ses milliards de systèmes, d'étoiles et de planètes,
et les millions de milliards de microbes qui se traînent à leur surface,
dans leur merde, sois-en sûre, tout comme ici, et dans l'infamie,
SE PRÉCIPITENT A CORPS PERDU,
à leur corps défendant peut-être, s'ils savaient,
dans l'ignorance en fait, comme autant de moutons,
VERS L'AMAS DE LA VIERGE,
et cette information, à elle seule, si elle est méditée et comprise,
si elle est éprouvée, comme il se doit, par chacune des fibres de ton être,
a plus d'importance que toutes les nouvelles lamentables qui nous parviennent,
que nous avons pris la sotte habitude d'appeler "la réalité".
+ Lire la suite
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gorjussgorjuss   14 avril 2018
Immensément calme, la nuit, à mi-course, leste le Château
et l'assure sur son ancre.
Dans la cheminée, la souche d'un châtaignier,
ravinée en tous sens par d'antiques pluies,
se consume.
Quelque chose dans l'air, d'obsédant et de concret,
s'installe et pèse.
Il est toujours exagéré de parler de bonheur.
Mieux vaut peut-être dire que la peine, provisoirement, est déconfite.
La nuisance, décomposée.
Pas pour longtemps.
Toujours, sous la surface des choses, polie, trop polie pour être honnête
(le scribat porte à la philosophie),
et tandis que tout semble s'être immobilisé pour le répit,
pour le repos,
les puissances indésirables veillent et les cellules invisibles du cancer s'assemblent,
à petit bruit se nourrissant de chair paisible,
discrètes d'abord, comme la guerre,
qui a tant besoin, pour se préparer à l'aise,
des longues accalmies de la paix.
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