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La Rivière à l'envers (Jean-Claude M... tome 0 sur 3
EAN : 9782266269940
384 pages
Pocket Jeunesse (17/11/2016)
  Existe en édition audio
4.39/5   215 notes
Résumé :
La Forêt de l'Oubli, le village des Parfumeurs, l'Île Inexistante... C'est un voyage fabuleux qui va entraîner Tomek et Hannah, deux jeunes orphelins, jusqu'au bout du monde. Trouveront-ils cette rivière qui coule à l'envers et dont l'eau empêche de mourir ? Ou bien autre chose qu'ils ne cherchaient pas ?
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Un jour, le voyage s'invite, sous les traits d'une jeune fille nommée Hannah, lorsque cette dernière ouvre la porte de l'épicerie de Tomek, jeune épicier du village.
Tomek en quête d'évasion, trouvera en elle la clé du départ.
Dans son épicerie, rien est introuvable, sauf l'eau de la rivière Qjar, une rivière qui coule à l'envers et promet l'immortalité. Une bonne raison pour Tomek de faire son sac et de s'en aller à l'aventure, à la poursuite d'un rêve d'amitié, d'amour et peut-être d'immortalité ? Mais cette dernière est-elle bien nécessaire quand on a tout le reste ?
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J'avais découvert cet auteur avec Terrienne et bien je continue dans mes coups de coeur avec cette intégrale.
La rivière à l'envers où l'histoire d'une quête insensée où l'on suit tour à tour les deux narrateurs principaux Tomek et Hannah dans cette aventure féerique.
De la forêt de l'oubli aux arcs-en-ciel magiques, des ours de douze mètres aux écureuils-fruits, des Silencieux aux petits Parfumeurs. On vibre, on ressent, on voyage à travers les yeux de ces deux adolescents.
Le style de cet auteur est vraiment incomparable de netteté, ces phrases sont comme autant de bonbons à picorer, ses personnages autant principaux que secondaires sont si complexes et vivent tant de choses qu'on a l'impression qu'ils traversent plusieurs vies.
Magique, prenant, vous serez transportés dans un ailleurs qui vous fera rêver quel que soit votre âge. Un bijou de littérature jeunesse.
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Les incroyables épopées de Tomek et Hannah sur les traces de l'eau de la rivière qui rend immortel sont réunies ici dans une intégrale pour une lecture fleuve dans une épopée fantastique.
Ce conte et voyage initiatique moderne est extrêmement bien écrit, entre fluidité, exigence et poésie. Accessible dès 9 ans, Tomek et Hannah sont deux héros bien campés qui permet l'identification rapide et un récit entre roman d'aventure et fantastique qui reste mémorable.
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Tomek est encore un jeune garçon, il est orphelin et l'épicier de son village. Tout se passe tranquillement dans son quotidien quand un soir, une jeune fille entre dans son épicerie. Celle-ci semble à part et Tomek est immédiatement pris d'affection pour elle... Hannah lui fait part de ses recherches. Elle veut trouver la rivière Qjar, celle qui coule à l'envers et qui si son eau est bue, rend immortel.

Hannah repart et Tomek est pris de regrets... La jeune fille s'engage seule dans une aventure risquée. Il va alors décidé de la suivre et faire de belles rencontres. Et traverser de curieux endroits : la forêt aux ours, le village des endormis, la rivière...

C'est un livre enchanteur et prenant. On aimerait parfois un peu plus d'approfondissement, le rythme est assez rapide. C'est un conte qui convient bien pour des jeunes comme des adultes.
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"La rivière à l'envers" et des souvenirs, soudain, en pagaille!
Un retour en arrière s'impose qui me donne vivement des envies de Pays Imaginaire, de Peter et de Wendy; qui -surtout- me rappelle que j'ai bien vieilli… C'st injuste, mais c'est ainsi. Peut-être est-ce d'ailleurs là la raison d'être des livres et des souvenirs: nous rappeler plus encore que le passage du temps les enfants que nous étions…
Nous entamons l'année scolaire qui s'étirera de 2001 à 2002 et je suis en classe de quatrième. Notre professeure de français nous distribue un jour d'automne un roman jeunesse (à ma grande déception… En ce temps-là, j'avais des velléités de "grande") nous expliquant du même coup que plus tard dans l'année nous ferons la rencontre de l'auteur.
Ce roman, c'est "La Rivière à l'envers" que je me souviens avoir dévoré avec frénésie. J'avais beaucoup aimé les péripéties de Tomek qui recherche Hannah aussi fort qu'il espère trouver la rivière Qjar pour en rapporter l'eau miraculeuse. Ce petit gout salé d'aventures et de grands chemins, les crêpes des Parfumeurs...
Il fallait lire bien sûr, mais cours de français oblige, il fallait aussi préparer la venue de Jean-Claude Mourlevat dans notre petit collège. A cette époque, la suite de "La Rivière à l'envers" n'étais pas encore publiée mais j'entends encore Madame B. nous expliquer que l'auteur avait écrit l'histoire du point de vue de Hannah, qu'elle n'était pas encore sortie et que ce serait un beau cadeau à faire à Jean-Claude Mourlevat que d'écrire nous aussi le récit des aventures de la jeune fille, par petits groupes, un chapitre chacun.
Nous nous étions lancés dans ce projet avec coeur, je crois, et le jour de la rencontre est l'un de mes beaux souvenirs de collégienne. Ce jour-là, je m'étais promis de lire le deuxième opus de "La Rivière à l'Envers". Je n'ai pas tenu ma promesse. Si en fait, mais avec vingt-deux ans de retard...
Les années ont passé et j'ai toujours gardé le souvenir tendre, aux contours de plus en plus flous de Tomek, de Hannah et des Parfumeurs. Et puis, il y a peu, j'ai appris que Jean-Claude Mourlevat serait présent à la fête du livre qu'organise ma ville. C'est ainsi que j'ai pris rendez-vous avec cet auteur qui mérite bien tout le bien qu'on dit de lui, ces personnages et la collégienne que j'étais et que je me suis offert l'intégral de "La Rivière à l'Envers".

Je l'ai dévoré en deux coups de cuillère à pot, avec autant de plaisir que j'en aurais eu à déguster un pot de confiture de fraises. C'est avec joie que j'ai retrouvé Tomek, son petit village, ses rêves d'aventures. Mes souvenirs n'étaient pas aussi précis que je ne le croyais de prime abord et j'ai redécouvert son histoire. Ainsi, si je me souvenais fort bien des Parfumeurs mangeurs de crêpes, j'avais oublié le personnage de Marie, si lumineux, si bienveillant et qui sans le vouloir ni en avoir l'air nous donne une très belle leçon sur la vie et la mort, le deuil surtout. J'avais oublié la passerine (alors que!), le voyage en mer et le panda, Hicham…
En revanche, je me souvenais bien du caractère de Tomek déchiré entre sa tranquillité et son rêve d'ailleurs qui m'a d'ailleurs fortement rappelé un certain Bilbo... Je me souvenais bien également de l'histoire d'amour lumineuse qui parcourt le livre et de l'évidence qui frôle Hannah et Tomek dans la petite épicerie aux mille tiroirs.
L'espace de quelques pages, je suis redevenue une enfant et chaque péripétie, chaque trouvaille, chaque invention m'a saisie et réjouie; je me suis laissée allée au plaisir simple de m'extraire de mon monde pour un pays imaginaire où tout est possible, surtout la fantaisie! Mention spéciale pour les "mots qui réveillent" et les arbres-écureuils.
Et puis, il y a ce que je n'avais pas perçu autrefois: la poésie incroyable qui découle de l'écriture de Mourlevat, sa sensibilité et sa fantaisie, la gravité des thèmes abordés et leur profondeur!
La seconde partie de la rivière, celle qui concerne Hannah fut une totale découverte et je l'ai lu avec d'autant plus de curiosité que la partie consacrée à Tomek joue sur le mystère qui entoure la jeune fille. Racontée à la première personne par le personnage, cette seconde partie est tout aussi belle, poétique et délectable que la première. Pour autant, je l'ai trouvé très différente: plus grave, plus sombre et le personnage de Hannah m'a semble plus complexe que celui de Tomek. Les aventures vécues par la jeune fille sont toutes nimbées de mélancolie, de son enfance auprès d'un père pris de folie douce à son séjour dans le désert auprès d'un futur qui s'évapore en passant par son improbable trajet jusqu'à Ban Baïtan en compagnie d'une sorte de Gavroche et d'un Don Quichotte qui voudrait mourir ou par son escale dans un royaume de conte de fées pleurant à chaude larmes sa princesse disparue et donnent une profondeur insoupçonnée ce voyage initiatique qui la place sur le chemin de Tomek, plus doux, plus naïf.
Et que dire du dernier paragraphe, de celui qui referme le livre, qui constitue sans doute une des plus belles déclarations au monde de la littérature en même temps que d'une ode au désert?
"La Rivière à l'envers" est un récit initiatique, un voyage envoutant qui, comme tous les contes, peut ravir le coeur des petits comme celui des grands, plus profond qu'on ne pourrait le croire. Fantaisiste, poétique, complexe aussi et souvent mélancolique, ses deux moitiés bien différentes se complètent pourtant et forment un même océan dans lequel il faut plonger sans hésiter.


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Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
« Quand je mourrai, Tomek, pleure un peu si tu ne peux pas faire autrement, mais pas trop longtemps, s’il te plaît. Tu viendras peut-être de temps en temps sur ma tombe, alors dis-toi bien que je ne serai plus là. Si tu veux me voir, il faudra te retourner. Tu regarderas les rangées d’arbres dans le vent, la flaque d’eau où le petit oiseau boit, le jeune chien qui joue, c’est là que je serai, Tomek. Voilà, ne l’oublie jamais. »
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Sixième jour
Hier soir après manger, pour lutter contre l'ennui, j'ai dessiné sur mon cahier celui qui a un nez tordu et lui ai montré le dessin. Aucune réaction. Les autres sont venus voir et ils ont ri, mais ri à un point ! Ils s'en étranglaient. Dans la nuit l'un d'eux s'est remis à rire. En y repensant sans doute. Ça a réveillé tous les autres qui s'y sont remis aussi. Ce soir, le plus vieux est venu me demander de le dessiner. Il lui manque une incisive. Je l'ai représenté souriant : nouvelle rigolade.

Septième jour
C'est étrange, je commence à aimer leur silence. A m'y sentir bien. Au fond, il y a moins de choses à dire que l'on croit. Et puis il m'est venu une idée toute bête : parler donne soif et nous avons peu d'eau... La salive est précieuse. Tout est précieux ici. (Hannah, p.275)
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Mais c’est à l’automne surtout, au moment où les oiseaux de passage traversaient le ciel, dans leur grand silence, que Tomek ressentait avec le plus de violence le désir de s’en aller. Les larmes lui en venaient aux yeux tandis qu’il regardait les oies sauvages disparaître à grands coups d’aile à l’horizon.
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"Un jour, une jeune fille nommée Alma a demandé à sa mère comment cela se passait autrefois, du temps de sa jeunesse, du temps où il y avait des garçons. Alors la mère a raconté... Elle a expliqué à sa fille comment on se séduisait, comment on se faisait la cour. "Tu sais, lui dit-elle, les garçons pensaient toujours qu'ils nous choisissaient. Mais en réalité, c'est nous qui choisissions celui qui allait nous choisir... Il en va ainsi depuis toujours." Et comme Alma voulait en savoir plus, sa mère lui expliqua qu'une fille peut ensorceler un garçon, simplement parce qu'elle le souhaite très fort. N'est-ce pas la vérité, mon cher Bastibal, vous l'avez sans doute expérimenté vous-même ?
- N... non, murmura Bastibalagom, je... je suis resté célibataire... (p.145)
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Est-ce qu'on peut vraiment souhaiter ne jamais mourir ?...
N'est-ce pas justement parce que la vie s'achève un jour qu'elle nous est si précieuse ?...
Est-ce que l'idée de vivre éternellement n'est pas plus effrayante encore que celle de mourir ?...
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Videos de Jean-Claude Mourlevat (40) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Claude Mourlevat
Chaque mois, un grand nom de la littérature française contemporaine est invité par la BnF, le Centre national du livre et France Culture à parler de sa pratique de l'écriture. L'auteur Jean-Claude Mourlevat est à l'honneur de cette nouvelle séance.
Cette vidéo ne sera accessible que durant la durée de la conférence.
Né en 1964, Emmanuel Guibert fréquente les Arts Déco de Paris. En 1994, il fait deux rencontres importantes ; celle d'Alan Ingram Cope, un ancien soldat de la Seconde Guerre mondiale, retraité sur l'île de Ré, et celle de David B, qui l'introduit dans un cercle de jeunes auteurs cherchant à renouveler les pratiques de la bande dessinée. Il rejoint un atelier collectif que fréquentent Joann Sfar, Christophe Blain, Emile Bravo, Marjane Satrapi et bien d'autres, où il travaille pendant cinq ans. Sa collaboration avec la maison d'édition l'Association marque une évolution vers un style épuré au service des récits vécus de son ami Alan Cope. Dans cette série biographique, toujours en cours, on trouve La guerre d'Alan (3 volumes), L'enfance d'Alan et Martha & Alan. Il poursuit dans cette veine avec le Photographe (chez Dupuis), d'après des entretiens avec Didier Lefèvre, reporter-photographe en Afghanistan dans les années 1980. Cette trilogie, traduite en 20 langues, vaut à ses auteurs (Guibert-Lefèvre-Lemercier) des récompenses dans le monde entier. Puis il crée plusieurs séries ou albums uniques, notamment Sardine de l'espace (14 volumes) et Les Olives noires (3 volumes). Avec Marc Boutavant, autre camarade rencontré à l'atelier, il lance la série Ariol, chez Bayard, qui totalise à ce jour 20 volumes traduits en de nombreuses langues. Il crée également des chansons en partenariat avec le guitariste Dominique Cravic. Son intérêt pour la musique de jazz lui fait élaborer, avec le graphiste et producteur Philippe Ghielmetti, toutes les pochettes du label Vision Fugitive. En 2007, il est lauréat de la Villa Kujoyama. de cette récompense naîtra l'album Japonais en 2008, recueils de peintures, dessins et nouvelles. Avec un collectif d'amis auteurs, il visite des grottes préhistoriques ornées en France. de cette expérience naissent le volume collectif Rupestres chez Futuropolis et la réalisation de fresques pariétales dans une grotte du Parc Régional des Causses du Quercy. En 2017, il est lauréat du prix René Goscinny pour l'ensemble de son oeuvre de scénariste au festival d'Angoulême. Il mène depuis quinze ans une activité discontinue mais fidèle de visiteur hospitalier et a rejoint Christine Géricot à l'association Sur un lit de couleurs, qu'il vice-préside. Cette association installe et supervise des ateliers d'arts plastiques animés par des enseignants dans les hôpitaux en France. Emmanuel Guibert a reçu le Grand Prix de la ville d'Angoulême lors du Festival international de la bande dessinée en 2020.
Animés par des producteurs et productrices de France Culture, les entretiens du cycle « En lisant, en écrivant » sont réalisés en public à la BnF, puis diffusés dans la grille d'été de France Culture et disponibles en podcast. Genèse des oeuvres, sources d'inspiration, aléas de la vie quotidienne d'un auteur ou d'une autrice, édition et réception des textes – autant de sujets que ces rencontres permettent d'aborder, au plus près de la création littéraire.
Rencontre animée par Arnaud Laporte, producteur chez France Culture
En savoir plus sur les Master classes : https://www.bnf.fr/fr/agenda/masterclasses-en-lisant-en-ecrivant
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