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EAN : 9782253151210
128 pages
Le Livre de Poche (10/10/2001)
3.47/5   19 notes
Résumé :
Ce sont deux amis. Juifs tous les deux. L'un Grec, et l'autre Roumain. Nés à un jour d'intervalle, la même année, en 1934.

"On est de son enfance comme on est d'un pays", disait Saint-Exupéry. Mais il y a enfance et enfance. Et la trace qu'elle laisse en chacun de nous est là pour toujours.

L'un, c'est Georges Moustaki, que tout le monde connaît : un enfant d'Alexandrie, une ville heureuse de la Méditerranée, ensoleillée, insouciante, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Je l'aime bien sa gueule de métèque, de pâtre grec par son père et de juif errant par sa maman. Ses cheveux aux quatre vents ne sont apparus que vers ses trente ans.

Dans ce récit riquiqui, il ne s'agit pas de sa biographie mais de l'histoire que lui a livré Siegfried Meir son ami qu'il transmet mot pour mot :
Il sera déporté de l'âge de 4 ans à 7 ans à Birkenau, il y perdra père et mère. Par l'avancée de l'armée rouge il sera transféré à Mauthausen où il sera protégé par des républicains espagnols, Saturino Navazo deviendra son père adoptif avec qui il vivra quelques années à Revel avant d'être musicien et de rencontrer Moustaki.

L'horreur vécue a détruit des pans entiers de la personnalité de Siegfried. « Je ne me sens pas totalement intégré dans la vie normale. Les camps de concentration m'ont rendu prématurément blasé, m'ont fait perdre tout sentiment violent de peur, d'amour ou de joie. Ça m'empêche d'être sociable, de déconner, de rigoler. »

Siegfried Meir ne s'y est pas trompé en relatant l'indicible à Georges. Ses racines, son enfance heureuse à Alexandrie dans un milieu brassé mais tolérant, son charisme avec cette chaleur sereine et sa nonchalance apparentes ont constitué le réceptacle parfait afin de recueillir ce qui est inaudible et incompréhensible pour beaucoup.

Je ne peux pas parler de bon ou de mauvais livre, je ne peux qu'écouter et recevoir en espérant que nous ferons de chaque jour toute une éternité d'amour que nous vivrons à en mourir.
Mais j'ai tout de même des doutes.

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Livre très intéressant comparant deux adolescences... Deux garçons naissent la même année à un jour de différence. Tous les deux sont juifs. L'un sera protégé car il vit à Alexandrie (George Moustaki), l'autre sera emporté par la tourmente et vivra l'enfer des camps... Adultes, ils se rencontreront et deviendront amis... Un beau texte, très pudique.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Georges Moustaki a bercé mon enfance. Il a embelli mon mariage religieux avec ses chants magnifiques.
Le temps de Vivre.
Ma solitude.
Le Facteur....
Et encore pleines de mélodie.
Ici, il parle en seulement 73 pages de sa rencontre avec son jumeau Jean.. Tous les deux juifs. Mais nous avons un soleil et une lune. Chacun va parler de son passé d'homme juif dans les années d'horreur.
C'est court simple et efficace.
Pas besoin de centaines de pages. Tout est dit et rien à redire.
C'était juste un peu trop court mais bon.....
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Avec sa gueule de métèque, de juif errant, de pâtre grec, Moustaki, l'homme de la tolérance, ayant rencontré Siegfried Meir, lors du début de sa carrière, livre son témoignage sur son frère juif qui a vécu l'horreur des camps à laquelle lui-même a échappé car il vivait dans ce pays où le bel été ne craint pas l'automne. Beau livre écrit par un homme de convictions, qui sait les faire partager.
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Cannibalisme aussi
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Je ne me sens toujours pas intégré dans la vie normale. Les camps de concentration m'ont rendu prématurément blasé, m'ont fait perdre tout sentiment violent de peur, d'amour ou de joie.
Ca m'empêche d'être sociable, de déconner, de rigoler. Je suis toujours sur mes gardes. Ca m'a filé des complexes et ça me dérange.
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Je me suis souvent demandé comment tout ça a été possible. Je n'arrivais pas à croire ce que j'avais vu et que c'était terminé. Pendant qu'on vit les choses, on ne pense à rien, on ne juge rien, on se contente d'essayer de ne pas être sur le chemin des SS ou des kapos.
Quand je suis devenu adulte, toutes les guerres, tous les massacres, au Vietnam et ailleurs, avaient une raison apparente de logique. C'étaient des antagonismes, condamnables mais plus ou moins expliquables.
Ce que je n'ai jamais compris et ne comprendrai jamais, c'est qu'au nom d'une guerre, on massacre toute une catégorie de gens. Aucune logique dans tout ça. La haine n'explique pas tout. On parle en France en ce moment des immigrés. Les gens pensent qu'ils sont envahis. Ils n'ont pas envie de changer leurs habitudes. Ils veulent les chasser.
En Allemagne, on ne chassait pas les gens? On les tuait.
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Ce que je n'ai pas compris et ne comprendrai jamais, c'est qu'au nom d'une guerre, on massacre toute une catégorie de gens. Aucune logique dans tout cela. La haine n'explique pas tout.
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Ce que je n'ai pas compris et ne comprendrai jamais, c'est qu'au nom d'une guerre, on massacre toute une catégorie de gens. Aucune logique dans tout cela. La haine n'explique pas tout.
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Pendant les séances d'épouillage, on cherchait les poux jusqu'à dans les coutures des vêtements. On faisait ça comme on écossait des petits pois, dans une ambiance conviviale.
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Videos de Georges Moustaki (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Georges Moustaki
Moustaki. Il y avait un jardin.
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