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ISBN : 2757859714
Éditeur : Points (14/04/2016)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 101 notes)
Résumé :
Chalumeau en main, John LaLiberté, ironworker comme ses ancêtres, sectionne l'acier à la recherche de survivants. Les Twin Towers viennent de s'effondrer sous ses yeux. Depuis le premier rivet porté au rouge dans un brasero, jusqu'à la construction de la Liberty Tower, six générations de Mohawks ont bâti l'Amérique. La légende dit qu'ils n'ont pas le vertige. Peut-on apprendre à maîtriser sa peur ?

«Aussi loin que je me souvienne j'ai voulu marcher su... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
Kittiwake
  15 octobre 2016
Ciel d'acier

Excellent récit romancé, pour lequel je remercie Babelio et les éditions Points de m'avoir accordé leur confiance.
Pour résumer en deux mots, il est question des tours jumelles, celles qu'un fanatisme aveugle et inhumain a détruit et avec elles fait disparaître quelques trois mille personnes qui n'avaient rien demandé.
Mais c'est aussi l'histoire de ces sacrés petits gars qui les ont construites, elles et tous les autres monuments de verre et d'acier qui sont de nos jours l'apanage de tous les centres villes des mégalopoles. Pas n'importe lesquels : on sait que nombre d'Irlandais ont participé à ces chantiers du début du vingtième siècle : ici ce sont les indiens mohawks, qui descendaient du Canada pour assurer des revenus confortables à leurs familles, restées au pays.
John Laliberté assiste en direct à la catastrophe. S'il s'inscrit d'emblée sur la liste des volontaires pour le déblaiement, ce n'est pas seulement parce qu'il fait partie de cette corporation pour qui les buildings sont leurs oeuvres, c'est aussi pour tenter de retrouver l'outil de son père , mort sur le chantier et que ses collègues avaient caché.
Pour ces ouvriers, c' était une joie, un honneur d'être embauché sur le chantier des ces tours construites comme on ne l'avait jamais fait.C'est avec amusement qu'ils laissent se perpétuer la légende qu'on se garde de contredire mais qui se transmet comme une bonne blague : eh oui, les indiens ressentent aussi le vertige, c'est la volonté puis l'habitude qui les rend aussi téméraires sur les poutres de métal. Au risque d'y laisser la vie (le focus sur les conditions de travail des ouvriers est assez édifiant).
Si la construction des tours constitue une part non négligeable du récit, le drame qui les a détruites est tout aussi importante. Bien sûr, on a tous vu ce nuage de poussière s'élevant devant nos yeux incrédules, diffusé en direct sur tous les écrans du monde. Mais au delà des chiffres qui chaque jour évaluaient le nombre de victimes à la hausse et que l'espoir de retrouver des survivants s'amenuisait (et l'on sait maintenant à quel point il était vain), qu'a-t-on su de l'enfer de ceux qui ont déblayé les décombres : neufs mois d'horreur, d'exposition à de multiples dangers, des inhalations de toxiques au risque d'effondrement, avec en filigrane la découverte permanente de restes humains.
Ce premier roman a de nombreuses qualités : une écriture simple et claire, une alternance des époques qui le rend vivant (au risque cependant de parfois créer la confusion pour identifier les générations), un intérêt pédagogique certain et une charge émotionnelle que les vingt-cinq ans passés n'ont pas estompée.
Challenge pavés 2016-2017



Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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joedi
  11 août 2017
Un livre coup de poing, un livre magistral ! Dans le premier chapitre titré : New York City, le 12 septembre 2001, John LaLiberté découpe, au chalumeau, les poutres d'acier pour dégager des passages pour les pompiers et les policiers à la recherche des victimes. Tout de suite plongée dans la terrible réalité de l'attentat du 11 septembre des Twin Towers, je ne peux retenir mes larmes. Michel Moutot raconte comment la légende qui prétend que les ironworkers n'éprouvent pas le vertige est née en juin 1886 lors de la construction d'un pont métallique qui enjambe le Saint-Laurent. Dans Ciel d'acier, Michel Moutot m'a baladée d'une époque à l'autre, les titres des chapitres révèlent le lieu et le mois pendant lesquels se déroulent les actions, plus précisément l'on passe de 2001 à 1886 ensuite 1968, 2001, 1886, 1970, 2001, 1885, 1970, 2001, 1907, 2001, 1907, 2011, 2001, 1908, 2011, 2001, 2001, 2002, 2002, 2003, 2005 et pour terminer le 1er septembre 2012. Ciel d'acier c'est autant une saga familiale, la famille LaLiberté, que l'histoire de la tribu des Mohawks, indiens canadiens, dont les ironworkes sont les plus réputés. Le fait de passer d'une époque à l'autre m'a permis de gérer mes émotions. John LaLiberté est présent dès le premier jour de l'attentat jusqu'à la construction du One World Trade Center, la Liberty Tower ; son père, Jack dit Tool, le seul ironworker décédé pendant la construction du World Trade Center, au sommet duquel il a été frappé par la foudre avait, un jour, emmené John, adolescent, au sommet des Tours jumelles.
Michel Moutot a reçu le prix Louis-Hachette pour sa couverture des attentats du 11 septembre ; ce roman rend hommage aux victimes et à tous ceux qui ont travaillé sans relâche à la recherche de celles-ci. Belle écriture.
Challenge Atout prix 2017 – Prix Gironde, nouvelles écritures 2015
Grand Prix 2016 – Meilleur Roman des lecteurs de Points
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tynn
  17 novembre 2015
"Déjeuner au sommet d'un gratte ciel" (Lunch atop a skyscraper) de Charles C. Ebbets
...une des photos les plus vendues au monde.
Je vous invite à la chercher sur internet, si besoin, car elle met le lecteur immédiatement en orbite, dans cet excellent livre de docu-fiction . Elle fait partie d'une série de clichés prise pendant la construction du Rockefeller Center en 1932, pour un reportage de presse rendant hommage au travail des ironworkers, tout en stigmatisant les conditions de sécurité.
Michel Moutot est journaliste et a couvert les évènements du 11septembre au plus près du terrain. Dans ce premier roman fort réussi, il choisit de raconter le parcours des indiens canadiens de la tribu mohawks dans leurs talents de constructeurs dans les nuages et sur poutrelles d'acier, avec le décor de la skyline de New York.

Des ponts sur le Saint Laurent au début du 20ème siècle à la construction des Twin Towers, de l'abominable déblaiement du WoldTradeCenter jusqu'à l'inauguration de la One World Trade Center, nouvelle vigie de Manhattan, c'est un voyage dans les airs pour qui ne craint pas le vertige.
Par la fiction et des personnages charismatiques, l'auteur nous fait passer intelligemment par tous les stades de la construction et de la déconstrution de ponts ou de gratte-ciels.
C'est une épopée, passionnante de bout en bout, suffisamment romanesque pour ne pas perdre le lecteur en route, très documentée historiquement et architecturalement et qui griffe au passage les travers américains en terme d'héroïsme.
Vertigineux!
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Fleitour
  11 mai 2017
Aux bruits de la ferraille qui montent au ciel répond le bruit assourdissant des tours qui s'effondrent ce 11 septembre 2001, les uns porteurs d'espoirs, de dépassements vertigineux pour construire, l'autre devient le symbole d'une Amérique qui doute et qui parfois perd tout espoir au point d'élire un frappadingue.
Et à qui convier les clés de ses symboles vivants, à deux pas de la statue de la liberté, de ses dieux de prestige pour défier l'univers, l'Amérique les pose entre le mains de ceux qu'ils ont chassés, les indiens.
Quel paradoxe ! Et quelle revanche pour John Laliberté , " Il paraît que nous sommes des dizaines de Mohawks des Six Nations à Ground Zéro. Et des centaines se préparent à descendre. Ces tours, nos pères les ont bâties; elles sont à nous. Nous devons être là, aux premiers rangs, pour leurs funérailles." p129
Ce livre porte le deuil, et en même temps soulève le destin d'un peuple qui reconquiert sa liberté, c'est ce que j'ai très tôt ressenti à cette lecture du Ciel d'Acier de Michel Moutot, l'Alpha et l'Oméga de toute chose.
Ce qui me semble le plus passionnant c'est l'émergence de ces enfants des réserves indiennes, retrouvant leur dignité, plus encore leur âme.
la grande histoire commence sur les rives du St Laurent à Kahnawake en juin 1886, l'auteur perd en 1907 la trace ces pionniers. les premiers indiens vont s'illustrer pendant la construction d'un pont au-dessus du fleuve Saint Laurent.Leur intrépidité et leur absence de vertige vont créer la légende des ironworkers.

Cette absence de peur d'appréhension est pour chacun un défi, ce n'est pas inné, cette capacité de s'extraire du vide se cultive, et peut aussi se perdre. Apprivoiser le vide c'est un terme de varappeur pas de physicien. "ses oncles disaient, respecter sa peur, dialoguer avec elle , peu à peu l'amadouer apprendre à la connaître pour l'apprivoiser."p115
La construction des tours jumelles est spectaculaire, sans doute un poil trop technique à mon goût, l'intéressant ce sont les hommes et tous les incidents qui se produisent, comme ces oiseaux qui s'écrasent de nuit, une hécatombe.
Après avoir renoué avec le drame du 11 septembre où ces mêmes indiens vont d'initiatives folles aux exploits qui vous donnent le vrai vertige, c'est une image qui s'efface, celle d'indiens désoeuvrés, et qui dément bien des clichés.
Ayant lu trop de commentaires, romans, textes, sur ce 11 septembre je pense qu'une dernière synthèse entre le passé et le futur, et la symbolique qui se fait jour, pouvait clore bien plus clairement le propos.
Pour ceux qui sont comme moi dans l'overdose du 11 septembre on peut le shunter sans perdre toute la saveur de très beau récit. C'est ma seule réserve.

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Mimeko
  10 septembre 2016
Avec Ciel d'acier, Michel Moutot nous invite dans l'univers des indiens mowacks révélant leur rôle déterminant dans la construction des grands ouvrages métalliques, ponts et structures de tours, les twin towers en étant l'image la plus emblématique.
Ce roman sur trois époques principales, 1907, 2001 et 2011 permet de suivre la spécialisation progressive dans la construction en hauteur des ironmakers, des mowaks supposés à tort ne pas souffrir de vertige, croyance qu'ils finissent par s'approprier, se positionnant grâce à elle comme incontournables sur tous les chantiers en hauteur. On suit les destins de trois mowaks d'une même famille qui vont être confrontés à deux catastrophes : 1907 l'effondrement d'un pont sur le St Laurent, 2001, l'attentat sur les Twin Towers et surtout les travaux titanesques de dégagement qui s'en suivent, et en contrepoint, le chantier de construction des deux tours. C'est donc un panorama complet de la profession d'ironmakers qui nous est offert....
Ce roman avait donc tout pour me plaire, un roman à plusieurs voix, un roman historique et une communauté qui m'intéresse toujours les amérindiens.....malheureusement ma lecture a été assez pénible, pour chaque période une pléthore de descriptions techniques en tout genre, il faut aimer les poutres, les rivets et les détails à n'en plus finir sur les métaux et autres ciments, je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, là aussi trop de détails qui ralentissent l'action, je me suis perdue quelquefois entre les différents personnages sur les 3 époques et j'ai lu en diagonale les 150 dernières pages, trop long, trop ennuyeux......J'ai du mal à comprendre que ce roman ait obtenu le Grand Prix du Meilleur Roman des Lecteurs Points - 2016.
Ce roman trouvera son public évidement, mais il lui manque le lyrisme que les écrivains anglo-saxons savent si bien insuffler à leurs personnages, transformant des êtres ordinaires en héros et cette dimension absente, m'a bien sûr manquée...
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Les critiques presse (1)
Telerama   11 février 2015
Entre information et fiction, rigueur et romanesque, Michel Moutot trouve l'équilibre et signe un livre par moments vertigineux. Ce qui est bien la moindre des choses...
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
hcdahlemhcdahlem   22 juin 2015
La sueur me brûle les yeux. Je ne supporte plus ces lunettes de soudeur, ce masque, j’étouffe. Mais si je les enlève Dieu sait ce que je vais avaler. Cette poussière, ces fumées sont toxiques. Elles étaient farcies d’amiante et de saloperies ces tours. Mon oncle disait que les structures d’acier étaient recouvertes de flocage et de peinture au plomb. Il y avait des cabinets de dentistes dans les étages, des stocks de produits chimiques dans les sous-sols du World Trade Center, le gaz fréon des climatiseurs géants, le kérosène des avions. On respire du poison.
Mais s’il y a des survivants dans ce magma, ce mikado d’enfer, c’est le seul moyen de les trouver. Découper l’acier, sectionner les poutres, ouvrir des passages, faire des voies, des tunnels pour avancer, explorer les cavités, peut-être des refuges. Encore cinq minutes. Cinq minutes et J aurai fini de brûler cette section de métal. Je pourrai accrocher le câble et la grue la soulèvera. Attention aux éboulements. Où est le crochet ?
Les fumées s’épaississent, l’odeur est atroce, je vois à peine mes mains. Les rampes d’éclairages lèvent un halo de poussière lumineuse. La poutre sur laquelle je suis en équilibre tremble, elle est chaude, je sens la chaleur à travers mes chaussures, les semelles fondent. Il faut bouger de là. Andy devrait être sur ma droite mais dans ce brouillard je ne le vois plus. Je l’entends. Le souffle du chalumeau, là derrière, les étincelles, ce doit être lui. Merde ! La flamme de ma torche à découper faiblit… Plus d’oxygène !… Bon, j’enlève le masque. Le ciel pâlit sur l’Hudson, c’est bientôt l’aube.
Hier matin, je suis arrivé tôt sur le chantier d’un hôtel à la pointe sud de Manhattan. Pour nous, les ironworkers – les Québécois disent monteurs d’acier -, qui connectons entre elles les structures des gratte-ciel, le travail était presque terminé. Quelques poutres à boulonner et souder, les dernières, tout en haut, et, dans une semaine, ce devait être la cérémonie d’achèvement du squelette de l’immeuble, le topping-out. Un autre gratte-ciel sur la ligne d’horizon à Manhattan.
Et sur celui-ci, comme sur tous les géants de la ville, nous sommes là. Indiens mohawks : Canadiens ou Américains, descendus de nos réserves près de Montréal ou sur la frontière avec les États-Unis. New York est monté à l’assaut du ciel grâce à la sueur et au sang de nos pères. Pas un chantier en hauteur, pas un pont métallique ou un grand building sans que ne résonnent, là-haut, ordres, consignes ou jurons dans notre langue. Pour leur bravoure, leur expérience, leur fiabilité, les charpentiers du fer mohawks sont réputés dans toute l’Amérique du Nord et au-delà.
À quarante-trois ans je suis la sixième génération de monteurs d’acier. Je m’appelle John LaLiberté, dit Cat. Mon vrai nom : O-ron-ia-ke-te, «Il porte le ciel. (Premières pages du livre)
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JeanPierreVJeanPierreV   29 décembre 2015
"Pour nous les monteurs d'acier indiens, ces gratte-ciel seront nos pyramides d'Égypte, notre Empire State Building, nos chefs d'œuvre. Nos pères, nos grands-pères, et leurs ancêtres avant eux ont bâti les ponts, les villes, les monuments de l'Homme blanc. Les passerelles, les montagnes de fer, les cités de l'Amérique. Avant l'invasion de nos terres, nous étions des charpentiers, des bâtisseurs de longues maisons. Quand les anciens ont compris qu'ils ne pourraient pas vaincre les envahisseurs venus de l'Est, ils ont gagné par leur travail, leur sueur, leur courage et leur sang leur place dans ce nouveau monde. Nous en sommes fiers. Nous n'avons que faire de leur sentiment de culpabilité qu'ils rachètent par des allocations, des détaxes sur les cigarettes ou des licences pour l'ouverture de casinos. Un ironworker ne vit pas de charité. Quand j'avance sur la poutre, au dessus de Manhattan, quand j'assemble a la main les pièces de leurs cathédrales d'acier, je ne suis pas dans leur univers mais dans le mien. Je marche où personne n'a marché avant moi. Dans le ciel. Avec les aigles" (P. 516)
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joedijoedi   08 août 2017
Pour les Mohawks, dont le sort est lié à la grande voie d'eau, descendre le fleuve et passer sous les arches de métal symbolisait le passage à une ère nouvelle. Ils l'observaient avec un mélange d'admiration et d'appréhension : le pont était la porte d'un monde inconnu, sa présence signifiait que le leur allait être bouleversé et qu'ils allaient à nouveau devoir s'adapter. Le pont Victoria annonçait la fin prochaine des bateaux de transport, la disparition des radeaux de rondins, la victoire de la roue sur la pagaie, l'unification du pays, le chemin de fer, le raccourcissement des distances, l'industrialisation, le triomphe à venir d'une société blanche, étrange et, vue de la berge à Kahnawake, toujours menaçante.
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joedijoedi   10 août 2017
... j'ai hâte de retourner à Ground Zero, Andy aussi. L'espoir, même ténu, subsiste. Pompiers, flics et sauveteurs ont besoin qu'on découpe pour avancer vers le cœur des décombres. Comme des combattants quittant le front après des semaines acharnées, je me rends compte que le retour à la vie ordinaire est déroutant, frustrant, décevant. Difficile de l'avouer, d'expliquer l'intensité des émotions, l'importance des enjeux, la force des sentiments. Je ne le sais pas encore, mais Ground Zero a commencé à agir sur certains d'entre nous comme une drogue.
«Dedans» c'est dur, épuisant, effrayant, dangereux, mais nous nous sentons plus qu'utiles : indispensables, admirés, investis d'une mission patriotique, sacrée, presque divine ! Difficile, presque douloureux de s'en éloigner. «Dehors», une fois passée la joie de retrouver les siens, la vie ordinaire semble fade, mièvre, médiocre, sans importance. «Ils ne savent pas, ne peuvent pas comprendre. Il faut avoir vu.»
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KittiwakeKittiwake   11 octobre 2016
Quand j'avance sur ma poutre, au-dessus de Manhattan, quand j'assemble à la main les pièces de leur cathédrale d'acier, je ne suis pas dans leur univers, mais dans le mien. Je marche là où personne n'a marché avant moi. Dans le ciel. Avec les aigles.
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Vidéo de Michel Moutot
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