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ISBN : 275787540X
Éditeur : Points (06/06/2019)

Note moyenne : 4.06/5 (sur 52 notes)
Résumé :
Milieu du XIXe siècle. Les frères Fleming, trois chasseurs de baleines, natifs de l'île de Nantucket, répondent à l'appel de l'or venu de la lointaine Californie, à l'autre bout des États-Unis d'Amérique. À bord du Freedom, le navire dont ils ont hérité à la mort de leur père, Mercator, Nicholas et Michael forment leur équipage et mettent les voiles. Au terme d'une odyssée de six mois, de New York à Valparaíso, en passant par le cap Horn, les voici en vue de la terr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
rosulien
  19 juillet 2019
Emballé tout simplement .
Quel plaisir à la lecture de ce vrai roman d'aventure.
500 pages lues d'une traite. Parfait si vous voulez vous faire plaisir pendant l' été
Petit plus: vous voyagerez autour de l'Amerique toute entière et vous compléterez vos connaissances historiques de façon particulièrement agréable.
Au début du livre, nous sommes vers 1840 sur un baleinier avec Mercator Fleming, jeune garçon qui apprend le dur métier comme tous ses ancêtres. Il faut s' accrocher un peu pour accepter les scènes de chasse, très bien décrites, mais cruelles.
C'est alors l' époque de la découverte de l'or en Californie. Avec un baleinier, Mercator décide de rejoindre San Francisco en contournant la Cap Horn.Cela nous vaut des pages magnifiques sur la navigation dans ces eaux redoutables et très peu connues à l' époque
Puis c' est la remontée du Pacifique vers l'Eldorado
San Francisco , vague bourgade,un vrai fouillis où chacun fait ce qu'il veut
Mercator comprend vite qu'il ne réussira pas en cherchant de l'or comme des milliers d'autres
Commence alors le récit de son aventure personnelle en parallèle avec le fulgurant développement de la ville
Le livre regorge de personnages extraordinaires
C'est très vivant, très rythmé.
Je n'en dis pas plus. Vous pouvez acheter ce livre les yeux fermés
Et vogue la galère, la baleinière, plutôt
Un très belle découverte que je conseille à tous les lecteurs passionnés de récits d'aventure et d'histoire
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Delphine-Olympe
  21 mai 2018
Lire un premier roman, c'est facile. On ne court que le risque de faire une très belle découverte. Un second roman, c'est une autre affaire. On attend en effet de connaître le même plaisir, les mêmes émotions, la même exaltation...
Si vous fréquentez ce blog depuis, disons... un petit moment, vous vous souvenez peut-être de l'enthousiasme qu'avait soulevé chez moi la lecture de Ciel d'acier, cette formidable fresque signée Michel Moutot, qui retraçait l'itinéraire d'une tribu d'Indiens bâtisseurs des gratte-ciel dont l'Amérique est si fière. Une lecture fantastique qui avait présidé à une belle rencontre avec l'auteur et à un entretien présenté sur ce site.
Evidemment, je me faisais une joie de découvrir son nouveau roman, dont il m'avait dit quelques mots lors de notre entrevue. Je savais qu'il y serait question de baleines et de chercheurs d'or... pas vraiment des thèmes vers lesquels je me tourne naturellement... Mais qu'importe, je comptais bien sur le talent de l'auteur pour m'entraîner dans une histoire que je n'aurais pas envie de lâcher.
Si j'avais pu avoir la moindre crainte, elle fut balayée sitôt les premières pages lues. Il faut dire que la scène inaugurale, qui vous emmène au large du Brésil dans les années 1830, est à couper le souffle. Si vous n'avez qu'une vague idée de ce que peut représenter une campagne de chasse à la baleine, vous êtes désormais au coeur de l'action ! Une dizaine de pages suffisent à vous immerger dans un maelström de cris, de fureur, d'odeurs et à vous faire vivre la montée d'adrénaline que ressentent les membres de l'équipage...
C'est par cette scène que l'on fait la connaissance du héros, Mercator Fleming, 12 ans tout juste, qui s'initie alors au métier de son père, auquel il devra un jour succéder.
Car, dans la famille Fleming, on est chasseur de baleines de père en fils, comme la plupart des habitants de l'île de Nantucket, située à quelques kilomètres de la côte est de l'Amérique. Mais, là comme ailleurs, la compétition est rude. Et lorsque l'heure sonne pour les trois fils Fleming de reprendre le bateau de leur père disparu, ils se trouvent vite en difficulté.
Qu'à cela ne tienne. On est en Amérique, terre de tous les possibles où la fortune n'attend que les audacieux ! Alors que le président des Etats-Unis, James Polk, prononce devant le Congrès un discours annonçant la cession de plusieurs états à l'Union par le Mexique, le pays s'enflamme. La Californie ne regorge-t-elle pas de mines de métaux précieux ?
A bord du Freedom, le navire que leur a légué leur père, les frères Fleming sont bien décidés à passer le fameux cap Horn pour atteindre cette terre providentielle. le roman prend alors un tout autre tour. La fièvre de l'or s'empare du pays... et du monde. Combien sont-ils, comme Mercator, à affluer de toutes les régions du globe vers le petit hameau de Yerba Buena, pour faire fortune ? La côte ouest du continent est encore sauvage et rien n'est prêt à accueillir ces aventuriers. Pourtant, en quelques mois, à l'aube des années 1850, des quelques cahutes de Yerba Buena naîtra ce qui est en passe de devenir la florissante San Francisco.
La fortune, plus d'un nouvel arrivant la trouvera. Mais pas forcément en s'éreintant dans l'eau glacée des rivières de Californie, qui ne délivrent finalement leurs précieuses pépites qu'au prix d'effroyables efforts. A cette loterie, il y aura certes des gagnants, mais peut-être pas ceux que l'on croit...
De même qu'il nous contait dans Ciel d'acier la manière dont New York fut édifiée par une tribu d'Indiens réputée insensible au vertige, Michel Moutot nous narre ici l'histoire d'une autre grande cité, dont l'essor contribua au développement économique de la côte ouest du pays.
Sur le motif de la ruée vers l'or, dont nous avons tous en tête des images héritées des livres de Jack London ou des films de Charlie Chaplin, Michel Moutot écrit une flamboyante épopée, fort bien documentée, que j'ai dévorée avec avidité.
Quant à savoir pourquoi cette histoire de chasseurs de baleines et de chercheurs d'or s'intitule Séquoias, il ne vous reste qu'à la lire !
Lien : https://delphine-olympe.blog..
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Tristale
  01 mai 2018
La ruée vers l'or, ça vous parle ? Et bien Michel Moutot vous fait vivre cette épopée au plus prés de ses personnages, avec principalement Mercator Fleming, issu d'une lignée de chasseur de baleine.
La nature tient aussi une grande place dans ce roman, les forêts étant alors immenses, quasiment vierges de coupes, d'où la beauté des Séquoias, pins, cyprès et autres essences sylvestres.
Cette fièvre là a touché le monde entier et les hommes, principalement, de toutes conditions ont tout quitté pour un rêve de fortune. Mais les illusions de beaucoup seront vite mises à mal, car dans ce nouveau monde en construction que sont les USA en 1848, tous n'accéderont pas au rêve américain.
J'ai vraiment aimé suivre les aventures du capitaine Mercator Fleming, qui lui fera sa fortune sans pioche ni batée; des passagers de son baleinier, dont une femme, qui emprunteront chacun des chemins bien différents.
Et voir la naissance de la ville de San Francisco, port au début insignifiant, est assez impressionnant .
Le seul reproche que je pourrais faire à l'auteur c'est que malgré les 500 pages du livre, je l'ai trouvé bien trop court. Il y a tellement de personnages passionnants, que beaucoup auraient mérité un plus grand développement.
Mais ce fut un excellent moment de lecture.
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Leraut
  20 mai 2018
Séquoias ! D'embruns, de vagues, d'aventures houleuses, les courants enferment les hommes alloués d'écumes et de courage. L'incipit « Allez me chercher le petit Fleming on va voir ce qu'il a dans le ventre. » pousse d'emblée le lecteur dans le dos. Ce dernier vient de franchir le cap d'une époque en l'occurrence celle du XIX e siècle qui est matière à forger un roman digne des plus grandes épopées maritimes. 492 pages qui vont faire du lecteur un marin des plus visionnaires. L'auteur Michel Moutot est habile. Il sait captiver le lecteur qui regarde l'horizon en cherchant des yeux la baleine mythique digne des plus belles pêches en devenir. Trois frères, trois tempéraments différents et bien sûr un fort, un faible et un juste. Qui est qui ? Mercator l'aîné est donc le fort, Mickael le juste et Nicholas le faible, l'enfant en demeure qui paiera le prix fort jusqu'à la déchirure de cette fratrie. Mercator Fleming est un chasseur de baleines qui au fur et à mesure de son apprentissage de la vie va devenir un héros à ses propres yeux. le lecteur n'approuve pas forcément cette forte tête, qui pourtant, prévisible, écarte les pans de ce siècle pour voir au travers tous les trésors à convoiter. Jusqu'à quel point peut-on ainsi faire abnégation de sa propre vie ? Mercator dans ce roman est l'inspiration d'une nouvelle Ere. A lui seul il représente ce siècle qui, par les colonisations, cette soif de l'or, ces chasses frénétiques pour anéantir le plus de baleines possibles à des fins mercantiles, ces tribus indiennes massacrées, ouvrent les voiles d'un nouveau monde en devenir. Mais la trame de l'histoire n'est pas ici. Elle se trouve dans le chant des baleines, le murmure des séquoias géants, dans cette ville naissante dont le port va s'enrichir et ce pour toujours. L'essence de « Séquoias » est une majesté d'écriture. le lecteur est l'ombre de Mercator. Plus rien d'autre ne compte que de vivre dans ses pas. Et c'est un pari réussi. Ce roman est l'emblème de ce monde en devenir, où les hommes ont, sans états d'âme aucun abattu des séquoias immortels. Où la nouveauté venait des richesses d'un monde encore inexploré, où les Dieux vénérés se lovaient en des totems de séquoias. La fortune n'est jamais la même pour personne. Ce roman est frénétique et fascinant. Cette histoire est une page de notre Histoire. le bruissement des séquoias n'est- il pas notre conscience ? C'est pour cela que ce roman est majeur. Michel Moutot est un auteur perfectionniste, un connaisseur de ce monde où la symbolique de la mer, des baleines et des séquoias peut construire une belle histoire, celle d'une humanité dans une aube nouvelle. C'est un très grand et très beau livre. Il laisse après le point final de la brume dans les yeux du lecteur. Publié par les Editions Seuil, en lice pour le Prix Relay des Voyageurs Lecteurs 2018, il a toute sa place et c'est tant mieux !!
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musemania
  02 décembre 2018
Et voilà un livre qui a su me faire voyager sur les océans et à travers les époques. Tout commence sur l'île de Nantucket en 1832 pour se terminer en 2018, en Alaska.
Il s'agit d'une véritable épopée à travers les membres de la famille Fleming, trois frères, fils de baleiniers au XIXème siècle. Je ne compte pas en résumer plus l'histoire car cela serait un travail vraiment trop compliqué pour moi tant il se passe des choses sur près de 500 pages.
L'auteur, Michel Moutot, parvient à vous donner l'impression que vous naviguez avec l'équipage sur les eaux déchaînées de l'Atlantique et ensuite, du Pacifique. le récit est vraiment très bien documenté et on y apprend plein de choses : sur la chasse à la baleine (mais quelle horreur !) telle qu'elle se déroulait à l'époque, le contexte de la ruée de l'or aux États-Unis,… Je pense que l'auteur en connaît beaucoup sur ces sujets ou alors il est vraiment parvenu à me le faire croire tout du moins. Tout m'a semblé cohérent, réaliste et sans anachronismes même si ce ne sont pas mes sujets de prédilection, je dois bien l'avouer ;)
Amoureuse des animaux, j'ai eu du mal avec la chasse aux baleines et cachalots et surtout les prises réussies. Bien entendu, je reste réaliste et continue à croire en la cruauté des êtres humains envers le monde animal. Je ne vis pas dans le monde des Bisounours et me doute bien que la chasse à la baleine doit être d'une cruauté sans nom. Malgré ces passages, j'ai lu ce livre comme un véritable récit d'aventures (un peu à la « Pirates des Caraïbes »). le côté technique des descriptions n'est pas rébutant pour autant.
Comme dit dans mon précédent article, les sagas familiales ne sont pas un thème que j'affectionne particulièrement mais quand c'est bien écrit et aussi divertissant qu'ici, j'en redemande. J'avoue avoir eu envie de progresser avec les personnages et savoir quelle allait être leur destinée. J'ai passé ainsi un très bon moment grâce à cette histoire qui m'a totalement déconnectée du quotidien. J'ai aimé découvrir l'Amérique de la sorte (Nantucket, les débuts de la cité qu'est devenue San Francisco, un peu plus sur l'histoire des Indiens,…). La partie concernant les français n'était pas utile selon moi mais il ne s'agit que de mon avis personnel.
Lien : https://musemaniasbooks.blog..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
EveduChambonEveduChambon   02 décembre 2018
Voilà San Francisco, la cité d'or dont rêve le monde entier : une dizaine de maisons de bois et une trentaine de bâtisses, la plupart inachevées, des voiles ou des branchages en guise de toits, jetés comme au hasard sur une grève marécageuse. Des centaines de navires enlisés jusqu'à mi-coque dans la boue, certains éventrés, d'autres démâtés, transformés en dortoirs ou en entrepôts. Des épaves désossées pour leurs planches, leurs mâts, leurs voiles. Les rues sont des chemins défoncés, des sentiers où les roues des brouettes s'enfoncent. Des collines sableuses parsemées de roseaux, de cabans, de tentes, d'abris de fortune faits de troncs mal équarris et de morceaux de navires, bidonville émergeant de la brume et de la fumée des feux de camp, sur lequel flotte un drapeau américain en charpie et ses trente étoiles. Odeurs de vase, de crasse, d'ordures et de viande grillée, cloaque du bout du monde où les rats trottent en file indienne. Des dormeurs hirsutes gisent aux côtés de chiens faméliques dans des tonneaux renversés, des barques tirées sur le sable, des lits de foin sous des lambeaux de focs taillés au couteau, des charrettes sans roues, des abris de branchages.
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rkhettaouirkhettaoui   21 avril 2018
Mais les tueurs de baleines cherchent aussi un trésor. Celui dont ils rêvent est étrange, enfoui dans les entrailles de certains cachalots : l’ambre gris. Cette substance est contenue dans l’intestin de certains mammifères, très rares, peut-être malades. Elle est revendue à prix d’or aux pharmaciens et à des intermédiaires sur la côte, qui en font on ne sait quoi. Certains baleiniers sont rentrés à Nantucket avec dans leurs cales des tonnes d’huile et quelques dizaines de kilos d’ambre gris, dont la valeur dépassait celle de la cargaison.
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rkhettaouirkhettaoui   21 avril 2018
C’était un garçon joyeux, il ne rit plus jamais. Il me regarde comme un ennemi, en plissant les yeux, sans les baisser avant que je ne l’ordonne. Je ne suis pas du genre à prendre mes fils dans mes bras, mais quand même. Il ne parle que si je l’interroge, passe ses soirées enfermé dans sa chambre, n’a aucun ami. La vie d’un mousse à bord d’un baleinier de Nantucket n’est pas facile tous les jours. Après leur première campagne, ils reviennent tous différents de l’enfant qui est parti, mais je voudrais bien savoir…
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rkhettaouirkhettaoui   21 avril 2018
Pas la peine de s’épuiser à tirer ce poisson. Nous allons l’arrimer au navire et le ramener à Nantucket. Il n’y a pas de requins par ici, en cette saison, pour nous le bouffer en route. Je la vendrai à Coffin, nous avons autre chose à faire que de la cuire, et les fours ne sont pas prêts. Michael, passe sur le canot de ton frère. Je ne supporte plus de t’entendre chialer comme une gamine. Mercator, récupère ce moussaillon, tout juste capable de casser son aviron. Je voulais voir ce que vous valiez, j’ai vu.
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rkhettaouirkhettaoui   21 avril 2018
La chasse aux monstres des profondeurs n’est pas affaire de pleurnichards. Tu pars enfant, tu reviendras homme dans un an ou deux, Mercator. Tu vas voir le monde, te mesurer à l’océan, aux cachalots, apprendre les secrets de la grande chasse, gagner le respect de l’équipage. Serre les dents, et ne me fais pas honte.
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