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Catherine Fay (Traducteur)
EAN : 9782253129691
352 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (13/10/2010)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 80 notes)
Résumé :
Journal intime d'un homme de 54 ans, professeur de latin dans une petite ville hongroise, en 1910. Il mène une vie monotone et routinière entre ses cours, ses repas et ses soirées au club. Lors d'une cure dans une station thermale de montagne, il trompe son ennui avec ce journal, qui devient le compte-rendu d'une crise imprévisible.
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
quiliravivra
  20 mai 2012
J'ai aimé ce livre car il m'a bouleversé.
L'écriture fouille, dissèque les états d'âme d'un professeur de latin qui , à la cinquantaine, se sent un homme vieux , n'ayant rien vécu et n'ayant plus plus rien à attendre de l'avenir.
C'est le retour sur des lieux de sa jeunesse qui va engendrer chez cet homme le besoin de faire un retour sur lui-même au travers de l'écriture d'un journal intime.
Ce livre fait réfléchir sur les limites de l'introspection.
Au fur et à mesure de la lecture j'ai pensé que l'occasion était donnée à cet homme de trouver un moyen de sortir de sa solitude, de son négativisme en en prenant justement conscience. Et de fait l'homme va peu à peu se métamorphoser physiquement (j'ai adoré ces passages là et je vous laisse les découvrir ).
C'est le côté positif et exaltant de l'introspection.
Mais il y a aussi un autre versant beaucoup plus sombre lié au fait qu'une réflexion excessive sur soi-même peut conduire à un comportement paranoïaque.
A lire pour le portrait psychologique extrêmement juste d'un homme qui à force de se chercher finit par se perdre.

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Sachenka
  15 août 2020
Avec un titre pareil, je m'attendais à l'histoire d'amour d'un jeune homme, sa première, à peine sorti de l'adolescence. Toutefois, le roman s'ouvre sur un homme d'âge mûr (et casanier) qui tient un journal. Alors, je me suis dit qu'un événement, les pages de son journal, le ramèneront en pensées à une histoire d'une autre époque, de sa jeunesse. Eh bien non. Deux fois non. Cet homme, le narrateur, passe quelque temps dans un hôtel puis retourne à son travail, dans une ville quelconque de Hongrie. Là, il est professeur au lycée. le temps s'écoule lentement. On découvre ses amitiés (si on peut qualifier ainsi le type de relation distante qu'il entretient avec les gens de son entourage, surtout des collègues) puis ses élèves. On découvre surtout un homme qui a toute l'apparence de la normalité et de la stabilité - du moins, c'est ce que laissent supposer ses observations dans son journal - mais qui cache au fond de lui un je-ne-sais-quoi de troublé.
J'ai ressenti une certaine lassitude vers le milieu du roman. Les choses semblaient s'étirer, sans trop savoir où elles s'en allaient. Les descriptions des faits et gestes des collègues et des élèves, bof. Ce n'était pas mal écrit, au contraire. Après tout, c'est du grand Sandor Marai qu'il s'agit! En effet, je sentais une sorte d'oppression, une aura lugubre qui flottait au-dessus d'eux. Une menace? C'était curieux parce que ça semblait inusité compte tenu du caractère et de l'occupation du narrateur. Je supposais qu'un drame allait suivre. Et, puisque l'écriture était bien, je continuais. Il faut dire que, depuis quelques années, j'ai développé une passion pour la Hongrie, surtout celle de l'Âge d'or de Budapest. En blaguant, je dis souvent que j'ai dû vivre là-bas dans une vie antérieure, si je croyais à ce genre de trucs.
Dans tous les cas, pour revenir au roman, tout se met en branle vers la fin. le narrateur, lors d'une de ses promenades solitaires en soirée, croise le chemin de deux de ses élèves, Madar (qui passe pour son préféré, bien qu'il ne l'apprécie pas beaucoup) et Margit. La relation entre ces deux-là provoquera une obsession chez le professeur : pourquoi cette fille-ci apprécie-t-elle ce garçon-là? Il ne comprend pas et ça devient une idée fixe chez lui. Ajouté aux remises en question d'un homme vieillissant et désillusionné par son entourage et la société, cela crée un roman plus complexe qu'il ne le semblait à première vue. Puis, le dénouement est tout à fait inattendu vient tout ramasser. C'est que l'introspection à laquelle il s'est prêté, au lieu de l'amener à sortir de sa solitude, l'amène plutôt à sombrer vers des comportements négatifs, presque inexplicables. Voire inexcusables. Cette fin compense amplement pour le rythme lent (et habituel) auquel Marai a recouru pour déployer son intrigue. Ce roman ne constitue pas un de mes préférés de l'auteur mais je l'ai bien apprécié.
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juliette2a
  08 août 2013
Son premier amour, on ne l'oublie jamais. C'est le titre de ce roman de Sandor Marai, écrivain hongrois du XXème siècle, que j'ai beaucoup aimé !
L'histoire est assez "basique" : un professeur de latin, âgé de cinquante-quatre ans, tient un journal dans lequel il délivre toutes ses pensées, se rappelle ses jours heureux ou malheureux, et nous embarque dans une sacrée aventure !
En effet, le professeur, en proie à une profonde mélancolie, mène une vie ennuyeuse, dans une petite province hongroise. Or, alors qu'il est le professeur principal d'une classe de terminale, il va petit à petit s'intéresser à deux élèves de sa classe, et connaître ainsi l'amour...
J'aime particulièrement le genre littéraire du journal, ce qui permet de s'attacher au personnage principal, et même de s'identifier à lui. C'est ce que j'ai ressenti en lisant cette brillante chronique de la vie mondaine au début du siècle ; finalement, le mode de vie de l'époque n'est pas si différent du nôtre, individualiste et quelquefois hypocrite.
Par ailleurs, la plume de l'auteur est véritablement passionnante, fluide, semblable à celle de Stefan Zweig ; ce n'est donc pas étonnant si j'ai aimé cette lecture...
Ainsi, le Premier Amour a été un très beau livre, simple, sans grande originalité, mais terriblement touchant, grâce à son personnage principal sympathique et humain...
A lire !!
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ASAI
  05 avril 2021
Etonnant, à plusieurs titres.
Etonnant dans le style. Dans les premières pages, jusqu'à la moitié environ, il me paraissait que le style était bâclé, facile, écrit un peu « à la va comme je te pousse » et cette impression m'a mise mal à l'aise, habituée que j'étais maintenant à d'autres créations de l'auteur, une écriture autrement ouvragée, léchée, réfléchie. Et puis, j'ai compris que ce style était voulu par son auteur. En effet, le roman débute sous la forme d'un journal quasi quotidien, donc, tenu par le « héros » ou personnage principal, ce professeur de latin, en vacances dans une petite station en fin de vie, tombée dans l'oubli et ayant oublié de se mettre au goût du jour, et ce personnage fade, fadasse, sans style, sans allure, jette sur les pages d'un cahier qu'il reprend vingt-huit ans après, des notes, des impressions. Ce personnage étant sans caractère, sans personnalité, sans style, les notes ainsi crayonnées sont à l'image de leur auteur.
Etonnant dans les personnages. le principal est d'une fadeur. Il faut oser ainsi faire porter son roman sur un personnage sans caractère, sans personnalité, sans saveur, dont la vie est vide. Un vide absolu, sans amour, sans foi. Plus vide que le néant.
Etonnant car autour de ce vide personnage, gravitent des figures que Sandor Marai décrit dans des détails physiques, sociaux, psychologiques, les plus raffinés. D'abord Timar, dans la première partie du livre, puis Meszaros, son collègue du lycée qui a une relation adultérine et qui se perd dans l'addiction au jeu, le concierge du lycée, et bien sûr ses élèves. Et d'autres encore, plus en retrait dans le livre. Ces portraits sont savoureux, tant l'observation est fine et leur récit réaliste, et atemporel.
Etonnant car l'auteur montre (une fois de plus, cf. Les Révoltés ou Les Braises) une maturité surprenante. Lorsqu'il écrit Premier Amour, il n'a pas vingt-huit ans. Or il narre avec une infinie précision, une justesse assez ironique et un cynisme implacable, le vieillissement d'un pauvre bougre de cinquante quatre ans.
Etonnante enfin la structure du roman. le roman est coupé en trois parties majeures (je ne parlerai donc pas des mineures). La première se déroule sur trois semaines en août (1911 ou 1912), lorsque le professeur est en vacances dans une station de villégiature tombée en ruines, plus ou moins. Il goûte à la solitude, plus ou moins, s'essaye à des relations sociales, plus ou moins, tente un recueillement religieux, plus ou moins, et rencontre un type apparemment encore plus mal en point que lui, et plus jeune, qui lui « dicte » : soit ta vie est le vide de la solitude, soit tu as deux remèdes, l'amour ou Dieu. Et il lui raconte qu'il a fui l'amour, absolument lâchement, honteusement, alors il ajoute, « surtout ne fuis jamais ». Or notre professeur de héros a déjà fui.
Puis, on comprend que l'on entre dans la seconde partie du roman. le professeur a terminé ses vacances, la rentrée scolaire se déroule, et Sandor Marai nous amène vers une sorte de « retour à la normale ». Les cours, les élèves, le directeur, les promenades, les collègues, etc… On s'ennuie presque, en tant que lecteur, on s'assoupit…
Sauf que Sandor Marai prépare la rupture, le basculement. Et le voilà soudain. Et là, à la fois la chute dans la tragédie et la cruauté a été préparée et à la fois elle est violente. Car, enfin, dernière partie du roman, son personnage principal, son héros, sociopathe, ça on l'avait compris, sombre dans la folie et la psychopathie. Cependant, l'auteur nous narre cet anéantissement avec un humour cynique qui allège le côté cruel et lamentable.
Dernier étonnement, Sandor Marai nous laisse sans réponse (que devient le professeur et que devient son élève ?)
Une lecture étonnante, je ne suis pas certaine que pour découvrir cet auteur magnifique, il faille débuter par ce Premier Amour. Ce dont je suis sûre c'est que lire Sandor Marai est une bien belle chose.
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Aaliz
  25 mai 2012
Se plonger dans le premier amour, c'est partir à la découverte d'un homme à travers son journal. On y côtoie toutes ses pensées des plus nobles aux plus immorales. La forme du journal intime est un procédé souvent utilisé en littérature mais là où Sándor Márai se démarque c'est qu'on a vraiment la sensation de lire un vrai journal intime et non pas une fiction. Les passages où le narrateur se répète, se contredit, sont tellement criants de vérité que ça n'a fait qu'accentuer mes émotions lors de ma lecture.
Il m'a troublée, m'a rendue perplexe, m'a émue, m'a fait de la peine, m'a choquée, m'a horrifiée. Je ne savais plus quoi penser de lui, je le sentais parfois à la limite de la folie et pourtant certains détails m'ont rappelé des évènements et des sensations vécus personnellement et ça n'en est que plus troublant encore.
Ce roman est celui de la solitude d'un homme, un homme qui va chercher et réfléchir à comment en finir avec cette solitude qui lui pèse. C'est aussi l'histoire d'un homme qui réalise peu à peu qu'il est passé à côté de sa vie. Mais il n'est peut-être pas trop tard ?
Je ne sais pas quoi dire de plus, je trouve que concernant l'histoire, la 4ème de couverture en dit assez sans en dire trop, je voudrais donc que ceux qui me lisent s'en contentent comme je m'en suis contentée et qu'ils puissent découvrir ce roman de la même façon que je l'ai découvert.
Je l'ai trouvé très actuel par les thèmes qu'il évoque, je me dis que finalement l'être humain a toujours été confronté aux mêmes questions existentielles quelle que soit l'époque.
J'ai beaucoup pensé au Loup des steppes de Herman Hesse. Mais si le thème principal reste sensiblement le même, le traitement et l'approche sont complètement différents. le loup des steppes est plus philosophique, Harry se met de lui-même à l'écart du monde parce qu'il n'en partage pas les valeurs, il le rejette délibérément. A l'inverse, dans le premier amour, j'ai eu plus l'impression d'une solitude subie. J'ai senti Gaspard parfois très imbu de sa personne et j'attribuais sa solitude à ce trait de caractère, il ne trouve personne assez bien pour lui. Mais dix lignes après, il fait montre d'une telle compassion envers autrui que mes théories en sont réduites à néant.
Bref cette lecture m'a désorientée et m'a beaucoup touchée en même temps. Je suis ravie d'avoir découvert ce grand auteur de talent et je poursuivrai sans aucun doute ma découverte.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
ASAIASAI   05 avril 2021
Cette année, il m'est tout de même arrivé quelque chose : quelqu'un m'a embrassé et deux personnes m'ont emprunté de l'argent.
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ASAIASAI   05 avril 2021
Il n'y a pas à dire : avec l'âge, on devient balourd.
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bookloveusebookloveuse   04 février 2015
C'est à travers"le premier amour" que" j'ai fait connaissance" avec Sandor Marai! Ce fut un véritable coup de foudre! J'ai succombé dès le premier instant où j'ai lu la première ligne... le premier paragraphe... la première page..Depuis, je suis devenue une accroc à Marai. Impossible d'être déçu par ce style simple, riche , exubérant, et d'une noblesse qui est à la hauteur de la qualité morale de ses écrits. Il faut de peu à celui ci pour faire de chacun de ses livres , un chef d'oeuvre, mieux, je dirais même un véritable monument.. Marai n'est pas seulement un écrivain..;c'est aussi un artiste...En faisant fi des repères , de la chronologie, des noms dont il ne fait mention qu'en cas de réel nécessité... Marai donne à son oeuvre ce caractère intemporel que on peut difficilement li contester. ...Quant à ce premier amour , pour faire bref...c'est l'histoire d'un homme approchant la cinquantaine qui enfin tombe amoureux..d'une de ses élèves à qui il ne trouvait rien qui dépasse l'ordinaire...cet amour survient en fin d'année scolaire... mais auparavant, les jeunes de la classe , de jeunes gens à la maturité naissante , des garçons dans leur très forte majorité et quelques jeunes filles ont eux, déjà pris une longueur d'avance sur leur professeur... l'amour bat son plein...Le professeur observe, s'interroge, examine chacun de ses élèves...mais tenant de la vieille école et nostalgique de certaines bonnes meours, il a également peur pour le devenir de ses élèves.. le directeur un rêche individu au caractère peu sympathique tient à la réputation de son établissement.. le professeur, ce vieux garçon, qui a beaucoup laissé passé de sa vie.. tient à jouer son rôle jusqu'au bout et préparer ses élèves à un avenir réussi... Mais voilà, à force d'observer ses élèves et se demander le pourquoi du comment, pourquoi ce jeune homme au visage disgracieux tombe amoureux de cette jeune fille brune aux cheveux longs, qui elle non plus n'a rien d'extraordinaire.;Contre son gré ou pas, le prof en vient à la trouver séduisante lui aussi. Il tombe littéralement amoureux. Il fait de son élève masculin un rival redoutable. L'intérêt du livre monte en crescendo..mais la fin est absolument savoureuse...
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NeigelineNeigeline   13 juin 2010
Maintenant en me forçant encore, je vais écrire le mot "tristesse" : ma tristesse semble s'atténuer. Je n'aime pas ce mot. Je le trouve très sentimental. Cependant si j'analyse ce qui m'arrive depuis mon retour, je ne trouve pas de meilleur terme. Je suis triste, simplement. C'est un état comme un autre. Sans cause particulière. Ce n'est même pas si désagréable. On mange, on boit, on digère et on dort avec. Et pourtant, pendant ce temps, pendant que la vie se déroule, il se passe autre chose en moi. Je suis triste. Pourquoi ? Pour qui ? Je suis incapable de le dire. C'est une tristesse tellement paisible, tellement calme. Il y a quelque chose en elle qui fait du bien. Elle envahit tout. Je dors tristement. Je mange tristement. C'est comique mais c'est ainsi. Que faire ? Je suis triste quand je suis au milieu des gens. Et triste quand je rentre chez moi. Pas "désespéré", pas "indifférent", pas "las de vivre". Non. Triste. Que m'arrive t-il ? (...) Cette tristesse est un sentiment étrange et paisible. Elle contient comme une attente sceptique. Ma journée tout entière en est remplie. Quand on me demande "comment allez-vous ?", impossible de répondre : "Je suis triste." Ce n'est pas une réponse. Mais c'est la vérité. C'est pourquoi je l'écris ici.
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quiliravivraquiliravivra   19 mai 2012
Debout devant la glace, j'ai regardé mon visage glabre et je n'ai vu aucune différence. Le changement spectaculaire auquel je m'attendais vaguement n'a pas eu lieu. J'ai plutôt ressenti une sorte de soulagement, comme lorsqu'on répare une faute. Mon visage ne m'a semblé ni nouveau ni étranger. Au contraire, il m'est apparu comme le seul véritable. Comme si l'autre visage, avec la barbe, n'avait été qu'un masque. Comme si j'avais avancé masqué pendant des années. J'ai enfin retrouvé ma vraie figure. Je suis redevenu moi-même.
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Videos de Sándor Márai (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sándor Márai
Le 29 mars 2014, l'émission “Une vie, une oeuvre” diffusée tous les samedis sur France Culture, était consacrée à l'évocation de l'écrivain hongrois Sándor Márai (1900-1989). Par Laetitia Le Guay. Réalisation : Ghislaine David. Sándor Márai s’est imposé comme l’auteur hongrois le plus lu en France, avec des romans construits comme des thrillers, autour de secrets de famille, d’événements mystérieux du passé (“Premier Amour”, “Les Braises”, “L’héritage d’Esther”, “Les Mouettes”, “La Sœur”). L’ascendant d’un être sur un autre, les limites du langage, l’étrangeté de soi à soi-même et au monde sont des thématiques récurrentes d’un univers romanesque aux récits implacables ; univers à la violence sourde dont la psychanalyse n’est jamais très loin. La vie de Sándor Márai fut itinérante : européenne et quasi-vagabonde dans la jeunesse, pour fuir la Terreur Blanche de 1919 ; hongroise pendant vingt ans ; américaine et italienne après le passage de la Hongrie dans la sphère soviétique et le choix par Márai de l’exil. Au-delà des circonstances politiques, le voyage est un mode d’être pour Sándor Márai, « une appréhension sensuelle du monde », écrit-il dans son “Journal”, « peut-etre la seule vraie passion de ma vie».». De plus en plus solitaire et difficile matériellement, mais fertile sur le plan littéraire, l’exil mènera Márai de New York à Salerne, en Italie, puis en Californie où il se donnera la mort à 89 ans, quelques mois avant la chute du mur de Berlin. Témoin de la disparition du monde du 19e siècle, observateur du destin d’une Europe malmenée par le fascisme puis le stalinisme, Márai médite de livre en livre (“Libération”, “Mémoire de Hongrie”, “Journal”), sur les totalitarismes et l’humain, dans une écriture limpide qui, au fil des années, se condense, pour devenir de plus en personnelle, fragmentaire, poétique. Il reste l’une des grandes voix de la Mitteleuropa, aux côtés de Stefan Zweig ou Thomas Mann qu’il admirait.
Avec la participation de :
Balázs Ablonczy, historien, directeur de l’Institut hongrois de Paris François Giraud, auteur du blog http://sandor-marai.blogspot.com Catherine Faye et Georges Kassai, traducteurs de Sándor Márai en français Gabrielle Napoli, collaboratrice à la Quinzaine littéraire András Kányádi, maître de conférences à l'Inalco, qui a publié sous sa direction “La Fortune littéraire de Sandor Marai” (collectif), Edition des Syrtes, 2012 Daniel Rondeau, écrivain, journaliste, diplomate Ibolya Virág, éditrice, traductrice, spécialiste de littérature hongroise Textes lus par Vincent Németh (ces textes de Sándor Márai sont tirés de) : “Les Confessions d'un bourgeois” “Les étrangers” “Journal” “Ciel et Terre”
Thèmes : Hongrie| 20e siècle| Littérature Etrangère| Presse Ecrite| Daniel Rondeau| András Kányádi| Sándor Márai
Source : France Culture
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