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Catherine Fay (Traducteur)
ISBN : 2226215255
Éditeur : Albin Michel (03/11/2010)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Comme Métamorphoses d’un mariage, L’étrangère est l’histoire d’un adultère. Comme Le premier amour, c’est le récit implacable de la déchéance d’un homme. Par un jour d’été torride, Viktor Henrik Askenazi, un universitaire de 48 ans, arrive dans un hôtel d’une petite station balnéaire de la côte dalmate. Il cherche à guérir de sa dépression et fuit à la fois sa maîtresse Élise, une danseuse, qu’il vient de quitter, sa femme Anna, sa fille, ses amis, son travail. Il f... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  20 décembre 2013
Ce roman de Sandor Márai explore avec la finesse psychologique ,troublante ,,,,,,,,,aiguisée à l'extrême ,presque habituelle de cet auteur ,,en quatre jours, le parcours implacable et dramatique autant que cynique et douloureux d un homme.
Celui - ci se nomme Askenazii, il est professeur ,spécialiste des langues orientales, donne des conférences.
Par un jour d'été extrêmement chaud,il arrive dans un hôtel d'une station balnéaire . Il cherche à guérir d'une dépression.
il revient longuement et patiemment sur les questionnements qui le hantent;que cherche -t- on derrière le désir? Au delà de la passion amoureuse?
Quel manque aspire t-on à combler à travers chaque acte de sa vie????
Quelles étaient les circonstances banales de sa rencontre avec sa maitresse,Elise?
Celui- ci ne trouve pas les mots pour informer son épouse,Pourquoi l'at-il quittée
( mariés depuis 15 ans. Ils s'entendaient bien).
Pendant son parcours de 4 jours il stigmatise avec une ironie mordante les conventions sociales et les relations amicales figées dans des conventions désuètes.Nous sommes dans la première moitiè du 20°siècle.,
Cet homme ,par un geste soudain ,cruel,destructeur va faire basculer sa vie.......
La fin est surprenante,J'ai quand même été un peu déçue par la lenteur des étapes.,la longueur des descriptions de ses états d'âme ......
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LISERON43
  09 mai 2014
C'est un livre très curieux, qui décrit la longue descente d'un homme . l'histoire se passe au début du siècle dans l'empire austro-hongrois. L'auteur décrit les affres dans lesquelles se débat le personnage principal, sur fond de vacances dans une ville balnéaire de la côte croate, où il croise toute une galerie de portraits de bourgeois européens de l'est, allemands et autres, de l'époque.
Mais on peine à comprendre où il veut en venir, sinon à dépeindre les complexes tours et détours de la pensée (de l'inconscient) de cet homme. pour ma part, jepréfère dans la même veine le style de ZWeig.
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47library
  10 août 2014
pas le meilleur de roman de Marai mais une bonne façon de critiquer les convenances.
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vayhair
  25 novembre 2011
Excellent roman psychologique de ce grand auteur hongrois analysant les tourments du coeur amoureux..mais par moments l 'intensité dramatique fluctue quelque peu.
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Tymothy
  26 décembre 2010
Très beau roman. A lire d'un trait sinon on perd l'intensité de cette "dépression" progressive. Mais ce n'est pas le meilleur Sandor Marai...
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
KirsikkaKirsikka   22 novembre 2016
Il restait calme, obstiné, curieux ; il ne voulait vraiment rien, sinon la vérité. C'est presque avec la même "rigueur" que celle dont il usait au cours de ses recherches qu'il observait
Élise et leur relation. Il examinait et comparait chaque vétille car il savait que le moindre fragment de matériau était important, qu'il n'y en avait point d'accessoire et d'insignifiant. Il ne doutait pas que ce nouveau champ de recherche fût beaucoup plus risqué que l'ancien. Askenazi n'accordait pas grande valeur à "l'expérience" ; son éducation et sa vision des choses l'avaient toujours préservé de chercher la source de l'expérience ailleurs que dans la conscience. "L'expérience ne peut être un but en soi", pensait-il en sortant ses lunettes pour mieux observer Élise endormie, "d'autant moins qu'il n'y a pas de but. Ce qui est divin, ce qui est grandiose dans la création des idées, c'est justement cette absence de but. Mais cela ne vaut que pour le cosmos. Ici sur terre, je suis obligé de me contenter de la géométrie euclidienne et de ses liens logiques. Élise, par exemple." Il estimait peu vraisemblable que lui, Viktor Henrik Askenazi pût trouver, avec l'aide d'Élise, la réponse qu'il n'avait, en quarante-sept ans, découverte ni dans les livres, ni dans sa conscience, que sa mère ni Anna n'avaient pu lui donner, ni les femmes ni les hommes qu'il avait rencontrés jusqu'ici — qui souffraient eux-mêmes de façon inhumaine car eux aussi cherchaient la réponse, et souvent avec une telle passion qu'ils en mouraient.
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Annette55Annette55   20 décembre 2013
À un certain moment ,au delà des frontières de son petit monde,son(Cas) jouit
d'une telle popularité qu'il n'aurait pas été surpris d'en trouver une trace dans les
journaux du matin,il lui fallut du temps pour comprendre que ce vibrant intérêt
Général envers une affaire privée plus pénible et triste que tapageuse et libertine
.en l'occurrence une relation charnelle illégitime comme la sienne,ne concernait
pas tant les personnes incriminées qu'un principe universel au nom duquel la
société civilisée déployait toute sa rigueur disciplinaire.
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sophiesophie   23 mars 2011
Ce qu’il vivait était sans doute le ‘bonheur’ mais parfois il le trouvait étrangement inconfortable, compliqué et, dans le fond, même pas agréable. L’atmosphère du bonheur le gênait surtout- il y avait là quelque chose d’outrancier, de forcé, comme si chaque jour de la semaine, y compris le matin, il lui fallait revêtir un frac et un haut-de-forme
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rkhettaouirkhettaoui   06 avril 2018
Il demande un verre d’eau glacée à la serveuse et répète d’une voix tremblante le mot glacée, avec une insistance nerveuse, comme s’il s’agissait d’un médicament. Le pasteur, qui a surpris cette demande en partant, se tourne aimablement vers l’étranger et, toujours avec la même bonne volonté missionnaire, lui donne un conseil : « C’est la pire des choses que vous puissiez faire maintenant, boire de l’eau froide. » Il le dit en allemand, avec une familiarité amicale. Mais comme il ne reçoit aucune réponse, même pas un hochement de tête, il hausse les épaules, vexé, et s’éloigne. Puis c’est l’entrée en scène du marchand qui attire l’attention générale ; il s’est agenouillé devant la dame anglaise, et c’est dans cette position qu’il lui sourit, comme sur les sculptures les petits génies veillent sur les grands hommes ; d’une main, il étale ses tissages multicolores comme s’il demandait à la dame élue de les fouler aux pieds et d’accepter en même temps le sacrifice de sa vie. Ce jeu muet de soumission fascine tout le monde.
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rkhettaouirkhettaoui   06 avril 2018
Deux jeunes femmes de chambre, brunes aux yeux de braise, que dans son humeur badine le fabricant de porcelaine s’obstine à appeler « les indigènes », servent le café sous la surveillance sourcilleuse de l’ancien steward. La famille grecque, en particulier les femmes, souffre terriblement de la canicule. Le chef de famille, un vétérinaire du Pyrée d’un embonpoint maladif, se demande, dans un allemand approximatif, quel avantage médical peuvent offrir le thé ou le café brûlant par une telle chaleur. Un monsieur hongrois, que ses compatriotes ne se risquent jamais à appeler autrement que « monsieur le Député », confirme l’opinion largement répandue concernant les vertus des bains très chauds. Pendant quelques instants, on dirait que la canicule leur fait à tous perdre la raison : un vacarme soudain brise la torpeur, un tumulte de gloussements idiots, de rires nerveux et de paroles volubiles en plusieurs langues.
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