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ISBN : 2757866516
Éditeur : Points (01/06/2017)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 29 notes)
Résumé :

Katérina, la fille du commissaire Charitos, se marie civilement, pas devant le pope ! La cérémonie tourne court : personne ne se parle. Pour calmer sa femme, Charitos lui offre un voyage à Istanbul où ils prennent contact avec la petite communauté grecque des Roums. Mais le séjour est bientôt troublé. Maria, une nonagénaire, aurait empoisonné son frère en Grèce avant de filer à Istanbul... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Epictete
  08 août 2017
Petros Markaris ; encore un auteur de polar que je ne connaissais pas, et il a pourtant produit pas mal de bouquins, impliquant un héros récurrent : le commissaire Charirtos.
Dans ce roman, affublé de son épouse acariâtre et un brin pénible, alors que sa fille décide de se marier, il est en voyage organisé à Istanbul . (Constantinople comme disent encore les membres de la communauté Grecque de la ville). Il se voit contacté par sa hiérarchie pour collaborer à une enquête concernant des empoisonnements ayant eu lieu en Grèce et en Turquie.
L'enquête en soi a une trame relativement mince qui est prétexte à la fois à des descriptions d'Istanbul aujourd'hui et à l'exposition de nombreux éléments de compréhension de la situation de la communauté Grecque restée à Istanbul depuis 1964.
Pour ce qui est d'Istanbul d'aujourd'hui, tous ceux qui ont eu la chance d'y aller ces dernières années, reconnaîtront les lieux, les ambiances, les odeurs incontournables de cette ville.
En ce qui concerne la communauté Grecque, les Roums, descendants de l'empire Byzantin, ils ne sont plus que quelques milliers dans la ville, après que 45000 d'entre eux aient fui le pays, accusés d'être Grecs en Turquie et Turcs en Grèce.
C'est en cela que ce livre est intéressant car il met en valeur cette communauté déclinante et donne envie au lecteur de creuser un peu plus l'histoire commune de ces deux pays.
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letitbe
  19 juin 2012
Katerina, la fille du commissaire Charitos, a préféré passer devant monsieur le maire au lieu de monsieur le pope pour se marier. Ce qui cause bien des remous familiaux. Pour prendre de la distance et calmer son épouse, le commissaire décide de l'emmener en vacances à Istanbul. C'est sans compter une demande d'intervention d'un écrivain grec à la recherche de la nounou de son enfance. Une demande qui va pimenter les vacances de Kostas Charitos et va l'amener à collaborer avec la police turque.
L'intrigue tient davantage du jeu de piste que d'une véritable enquête. Elle a le mérite de nous faire connaître certains motifs de dissension entre la Grèce et la Turquie et de dévoiler un pan du passé de ces deux pays.
Petros Markaris a un véritable talent de conteur et l'on suit avec plaisir les différents personnages de ce roman.
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Jall
  14 juillet 2017
Alors que notre commissaire Charitos, héros récurrent des romans policiers de Petros Markaris, emmène son épouse Adriani pour un circuit organisé à Istanbul, que les grecs appellent encore Constantinople, son supérieur Guikas fait appel à lui pour retrouver une nonagénaire, qui, après avoir empoisonné son frère en Grèce, se serait sauvée à Istanbul où elle a vécu auparavant.
Cette enquête permet de découvrir Istanbul, et surtout la communauté roum, des grecs de Constantinople. Charitos va devoir collaborer avec un jeune policier turc, né en Allemagne. Cela permet d'en savoir plus sur les relations entre la Grèce et la Turquie, outre la crise Chypriote, et de dépasser les préjugés des grecs (des occidentaux) sur les turcs.
On retrouve toujours avec plaisir les enquêtes de ce commissaire, entremêlées de passages de sa vie (vacances, mariage de sa fille) et de politique. L'empoisonneuse d'Istanbul est une enquête intéressante, agréable à lire, sans scènes horribles ou terrifiantes.
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kfd
  24 août 2017
Charitos profite de ses vacances pour faire une visite guidée d'Istanbul avec sa femme, bouleversée par le refus de sa fille de se marier à l'église. Il cherche à la réconforter en vain, et on retrouve ses réflexions de père et d'époux, tracassé par le bonheur des siens. Heureusement pour lui, il est rattrapé par son métier : une série de meurtres culinaires. Ce roman met en scène les relations entre turcs et grecs, imprégnées par l'histoire, les luttes, les migrations, les différences religieuses. On découvre Istanbul, son patrimoine, ses quartiers pauvres, sa gastronomie à travers le regard du commissaire, gourmand, curieux ou triste, en empathie aussi avec la meurtrière qui se fait justice. Cette approche respectueuse de l'assassin rappelle la bienveillance de Colombo. le contexte historique est particulièrement intéressant, et les monologues intérieurs du héros contribuent à épaissir encore sa merveilleuse humanité.4/5
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pchion
  10 octobre 2017
Belle promenade dans les rues d'Istanbul pour traquer une empoisonneuse grecque nonagénaire. En plus notre bon commissaire Charitos est en vacances. le sens du devoir prend le pas sur les joies du voyage organisé. L'idée est originale ; la description des divers quartiers de la ville est très parlante ; le portrait de la minorité Roum (attention, je n'ai pas dit Rom !) est pittoresque... J'ai lu ce livre sans déplaisir mais sans être vraiment accroché non plus. J'ai préféré les trois ouvrages qui se déroulent dans les débuts de la crise grecque. Je les ai trouvés sans doute plus vivants... le personnage d'Adriani passe mieux dans ces volumes là. Dans "l'empoisonneuse d'Istanbul", la mère et la fille du vaillant commissaire sont présentées sous un jour vraiment caricatural.
En tout cas, j'apprécie cet auteur... et je vais continuer à découvrir la série.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   14 avril 2017
- Mais enfin, on dirait que ces Turcs sont en permanence affamés! s'étonne Adriani à l'intention de Mme Mouratoglou.
- Ne vous y trompez pas. Ils mangent peu. Ce sont nous, les Grecs, qui dévorés comme quatre! s'exclame dans notre dos la voix tonitruante de M. Sotiris, notre restaurateur, que Mme Mouratoglou nous a présenté un peu plus tôt.
- C'est impossible! proteste Adriani. Il n'y a pas une ruelle où nous soyons passé dont un magasin sur deux propose de la nourriture.
- Les Turcs ne sont pas esclaves de la faim mais des saveurs, Mandam, lui précise Sotiris. Le Turc bien né aime à avoir une dizaine d'assiettes autour de lui pour y picorer pendant des heures. [...]
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SachenkaSachenka   17 avril 2017
Alors que je suis à deux doigts de partir, je prends conscience que Constantinople tient une partie de sa beauté de son pouls, de cette fièvre qui monte petit à petit dès le matin et ne s'éteint que tard dans la nuit.
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SachenkaSachenka   03 avril 2017
- La Grèce est le berceau du monde occidental et de la civilisation. Ici, c'est l'Orient inculte. Si on excepte la foi orthodoxe, Byzance et son empire se rapprochent davantage des Turcs que de nous autres, les Grecs.
- Alors pourquoi désirez-vous tant que Constantinople nous soit restituée?
- Parce que, d'un point de vue stratégique, le territoire sur lequel la Grèce s'étend naturellement se trouve à l'est du pays. À l'ouest, il n'y a rien de viable pour nous. Le premier à l'avoir compris est Alexandre le Grand, m'explique le général à la retraite.
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pchionpchion   10 octobre 2017
C'est tout de même curieux : on dirait que Sainte-Sophie a été bâtie de telle manière que l'on soit toujours tenté de regarder vers le haut. Il est vain d'essayer de fixer les yeux au sol. L'œil glisse insensiblement vers les cimes, les colonnes, les galeries du gynécée, les dômes et les vitraux qui filtrent le jour dans le narthex en se jouant de l'ombre. Est-ce la raison pour laquelle le lieu inspire crainte et respect ? Ou bien est-ce que les seuls éléments remarquables se trouvent en hauteur, obligeant à lever les yeux pour admirer ce qui mérite de l'être ? Je cherche un touriste qui regarderait vers le bas ou autour de lui mais je n'en vois aucun.
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letitbeletitbe   09 juin 2012
En général, j'éprouve par déformation professionnelle une aversion pour tout ce qui est de l'ordre de l'expérimentation pour la bonne raison qu'à chaque nouveau ministre, nous sommes transformés en cobayes et nous souffrons le martyre.
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Videos de Pétros Márkaris (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pétros Márkaris
Pétros Márkaris - Liquidations à la grecque .À l'occasion du Festival International Quai du Polar, Pétros Márkaris vous présente "Liquidations à la grecque" aux éditions Seuil. Traduit du grec par Michel Volkovitch. Lauréat du prix le Point du Polar européen 2013. http://www.mollat.com/livres/petros-m%C3%A1rkaris-liquidations-grecque-9782021053517.html Notes de Musique : "Morning Emerges From Night" by Ergo Phizmiz (http://www.ergophizmiz.net)
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