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Caroline Nicolas (Traducteur)
ISBN : 275781866X
Éditeur : Points (02/09/2010)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Rien ne va plus pour le commissaire Charitos. Sa fille est prise en otage sur un bateau par de mystérieux terroristes. Un fou furieux lancé dans une croisade contre le monde de la publicité exécute ses vedettes une à une. La Grèce tremble, l’enquête piétine, le gouvernement s’agite. Charitos ne peut plus se fier qu’à son intuition : prise d’otages et meurtres en série seraient-ils liés ?
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  09 septembre 2013
Pour le commissaire Charitos, l'avenir s'annonçait radieux. Après des années à se serrer la ceinture pour payer les études de sa fille, il assiste, fier et heureux, à sa soutenance de thèse. Mais tandis que, son diplôme de droit en poche, Katérina vogue vers la Crète avec son petit ami pour des vacances bien méritées, le bateau est détourné par des terroristes. Aussitôt, Charitos s'envole vers La Canée mais il est écarté de l'enquête et doit très vite retourner à Athènes où un mystérieux tueur s'en prend à des vedettes de spots publicitaires. D'abord enclin à croire à des meurtres homophobes, le commissaire va très vite découvrir que le mobile est tout autre. Il s'agit de détruire le monde de la publicité. le coeur et la tête en Crète, Charitos cherche des liens entre les deux affaires.

On avait quitté la famille Charitos à la veille des Jeux olympiques de 2004, les revoilà après le grand évènement sportif. le moment de grâce est passé, Athènes a retrouvé ses embouteillages légendaires et les infrastructures des jeux se dégradent tranquillement au soleil.
Si c'est toujours un plaisir de retrouver le commissaire, ses collègues, sa famille, l'enquête dans ce deuxième opus est un peu poussive et alambiquée. On a bien du mal à comprendre les élucubrations du tueur et les méandres du système audio-visuel grec. le propos est donc difficile à suivre mais heureusement, le mal trouve ses racines dans le passé et l'auteur en profite pour évoquer l'histoire récente du pays. On apprend donc quelques éléments concernant la position grecque durant la deuxième guerre mondiale, la guerre civile (1946/1949) qui en découla et la dictature des colonels (1949/1967) qui la suivit. A travers son héros, MARKARIS touche aussi du doigt le dilemme du policier, fonctionnaire au service d'un Etat dont il n'approuve pas forcément les méthodes, problème particulièrement vif dans le cas d'une dictature. Charitos a servi durant la junte et se retrouve devant sa fille qui lui demande des comptes. Comment expliquer la violence ? La torture ? Comment se justifier pour ne pas perdre son amour ? Autant de sujets délicats habilement amenés et qui font tout l'intérêt de ce récit instructif et dépaysant. Et tant pis pour l'enquête proprement dite!
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bilodoh
  31 juillet 2014
Que fera un commissaire de police quand sa propre fille est en danger aux mains de terroristes ? … et le comble c'est que cette jeune femme vient de passer son doctorat en droit avec le terrorisme comme sujet !

Avec aussi des meurtres dans les ruines modernes des installations olympiques, des tractations politiques et des démêlés avec les médias et les publicitaires, le commissaire Charitos en a plein les bras dans ce petit polar dans l'ambiance d'Athènes et de la Crête.

Un petit bémol : les états d'âme face à sa voiture sont un peu lassants lorsqu'on a lu les autres romans de la série et on se demande s'il est nécessaire de toujours préciser par quelle rue passe le commissaire, comme si le lecteur avait envie de le suivre sur une carte.

Un bon polar pourtant, je me demande pourquoi il n'a pas plus de lecteurs sur Babelio. La Grèce me semble pourtant une destination voyage appréciable…
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Livrespourvous
  09 mars 2010
Les livres grecs sont rares en France. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas beaucoup de public interessé (alors qu'il y a beaucoup de touristes français qui visitent Grèce). Parce que les traductions coûtent cher, il faut bien le dire. Parce qu'enfin et surtout, l'Etat grec et à sa suite les politiques grecs qui mettent volontiers la main sur leur coeur lorsqu'on parle des frises du Parthénon qu'emporta à Londres, Elgin en 1802-1804, se « foutent » royalement de leur culture moderne et a fiortori de leur littérature.

Et pourtant, je vous le garantis la littérature grecque est souvent excellente et mérite d'être reconnue. Mais depuis Z de mon cher ami, Vassilis Vassilikos, elle est relativement atone en France. Pourtant, c'est une femme française, Catherine Velissaris, qui est à la tête du Centre National du Livre grec. Allez comprendre !

Bon, on s'en souvient, nous avions quitté le commissaire Charitos et son Che en 2006. Et depuis plus de nouvelles De Grèce.
Actionnaire principal marque le retour pour notre plus grand bonheur de Charitos, sa femme Adriani, sa fille Katérina et l'ami de cette dernière, Phanis.
Tout commence à Thessalonique où Katérina passe l'oral de son doctorat en droit. Charitos, Adriani et Phanis assistent au couronnement des 8 ans d'études de Katérina.
Puis pour fêter cette réussite, Phanis et Katérina embarquent pour la Crète, à bord du El Greco. Manque de chance, le bateau approchant des côtes crétoises, est détourné par des pirates et les passagers, pris en otages.
Charitos, malgré les ordres de son chef Guikas, déboule à La Canée (Crète) avec sa femme, afin d'aider les policiers. Mais les autorités ne savent que faire, elles ignorent la nature des revendications des terroristes et surtout leur identité. Les américains s'en mêlent, suivis des russes.
Charitos est peu après renvoyé à Athènes. En effet, une jeune star de la publicité, Stélios Yphandidis vient d'être assassiné. La mort dans l'âme, il laisse en Crète sa femme et bien sûr, sa fille et Phanis toujours retenus sur le El Greco.
L'enquête du meurtre l'oriente bien vite vers le milieu homosexuel, car un deuxième meurtre survient, encore un meurtre d'une star homosexuelle de la publicité. Pourtant Charitos est persuadé que ces meurtres qui s'enchaînent, cachent une autre raison, bien plus terrifiante…

Petros Markaris signe là un très bon roman policier. L'intrigue n'est pas alambiquée et les deux affaires, la prise d'otages et les meurtres, s'entremêlent très efficacement.
Avec Actionnaire principal, Markaris fait découvrir à son lecteur, l'histoire si riche de la Grèce moderne. le décor est la Seconde Guerre mondiale, la guerre civile qui en découla et la junte des colonels (1967-1974). Tout ceci avec des rappels de la dictature de Metaxas. C'est vraiment passionnant !
Petros Markaris profite de ses romans policiers pour raconter sa Grèce moderne avec ses défauts, sa société figée, son sexisme, son machisme et l'omniprésence des femmes à la maison.
La réalité de la société grecque apparaît dans toute sa splendeur et bien sûr, sa tragédie.
Puis, Markaris en profite pour sillonner la Grèce, de Thessalonique à Volos. Mais surtout il décrit très bien Athènes du Pirée à l'aéroport, de Kifissia à Omonia, etc… Avec précision et émotion, il relate chaque parcours de Charitos à travers la capitale grecque et c'est un vrai bonheur de découvrir ces quartiers, ces rues. Et comme tout bon Athénien qui se respecte, il se plaint par l'entremise de Charitos, des embouteillages de la ville et de sa pollution étouffante.

Deux petits bémols pourtant qui concernent la traduction : la narration au présent n'est pas la meilleure solution et surtout, la traductrice, cette chère Caroline Nicolas, n'a pas tout précisément relu car des noms de quartiers, de rues et de places athéniens ont plusieurs orthographes et ce, dans la même page. Mais bon, je suis peut-être un tantinet pointilleux.

Néanmoins, Actionnaire principal est un très bon roman policier que je vous encourage à lire. Cela vous fera découvrir (ou redécouvrir) la Grèce et Athènes. Apprendre en se divertissant, ce n'est déjà pas si mal !
Et la Grèce est si belle, si secrète et comme le disait si bien Jacques Lacarrière, "le pays où on apprend à ne rien faire".
Lien : http://livrespourvous.center..
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rigas
  16 septembre 2013
J'ai lu ce roman (Actionnaire principal) à sa sortie en grec (ben oui, quoi,je lis et parle grec ....) et je l'ai trouvé le plus "tiré par les cheveux" des romans de Markaris. Cette histoire de kidnaping de sa fille sur le bateau au large de la Crète m'a moins convaincu que d'autres excellents romans comme l'empoisoneuse d'Istanbul ou son avant dernier récit qui se situe dnas la Grèce dans la crise majeure que traverse actuellement le pays. Douloureuses expériences que l'écrivain rend avec grâce maintenant qu'il s'est débarassé des fantômes du passé -- comme le signale justement la critique de sandrine57. Publicité meurtirère pointe du doigt un des plus importants non-dit de la société grecque, la prise du pouvoir par la génération des opposants pendant la dictature. Tous ces livres sont un régal et l'inspecteur Charitos, grand lecteur de dictionnaires et fin gourmet (comme Pepe Carvalho et Montalbano mais en plus casanier), change d'un roman à l'autre, en gagnant en sagesse (faut dire qu'en dehors de l'âge les joies de la paternité lui ont donné une fille assez exceptionnelle).
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Polars_urbains
  03 mars 2018
Un fouineur anonyme croisé dans une de mes librairies me vante Offshore, le dernier ouvrage de Petros Markaris (chronique à venir). Je lui recommande donc vivement la trilogie de la crise (Liquidations à la grecque, le justicier d'Athènes, Pain éducation et liberté) devenu tétralogie avec Epilogue meurtrier. Surprise, mon interlocuteur se dit plus intéressé par la description de la vie quotidienne et familiale du commissaire Charitos que par le contexte social et politique qui est le fond de ses enquêtes. Il évoque Dona Leon et Brunetti…
Revenons à Actionnaire principal, une double histoire de détournement d'un bateau assurant la liaison entre la Grèce et la Crète et d'un tueur ayant décidé de mettre fin par des moyens radicaux à la publicité dans les médias. C'est à mon avis un peu poussif (surtout la première partie avec la prise d'otages sur le navire), même si Kostas Charitos se montre très impliqué et que diverses considérations politiques plutôt amères parsèment et égayent le récit. Et toujours Charitos dans la circulation d'Athènes avec sa fidèle Fiat (131) Miriafiori…
Une bonne introduction à l'oeuvre de Petros Markaris, brillant scénariste avant d'être le plus connu des auteurs grecs de polars. Indispensable pour mieux comprendre ce que connaît la Grèce depuis ces dernières années.
http://www.polarsurbains.com/2016/01/athenes-kostas-charitos.html
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
bilodohbilodoh   01 août 2014
Je ne comprends plus rien à la vie […] Je ne comprends pas la sauvagerie, je ne comprends pas l’avidité, je ne comprends pas pourquoi les vaches deviennent folles ou comment les volailles attrapent la grippe. Je ne comprends plus rien du tout! (p. 185)
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bilodohbilodoh   30 juillet 2014
Mais moi, je me suis résigné à l’idée que je fais partie du petit peuple dont la vie est semée de petites joies et de petites vengeances (p.381)
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SachenkaSachenka   12 décembre 2015
Les octogénaires ont pour habitude de somnoler devant la télévision ou de sortir leurs petits-enfants en promenade, ou encore d'aller au café pour récrire l'histoire avec des accents romantiques.
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Polars_urbainsPolars_urbains   03 mars 2018
Bon, me dis-je. Jusqu’à présent, j’avais entendu parler d’obsédés qui tuaient des prostituées, des homosexuels, des pucelles, des blondes, des brunes… Mais les obsédés qui tuent des publicitaires, c’est bien la première fois. Toute petite qu’elle soit, la Grèce innove.
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meknes56meknes56   07 septembre 2019
Je ne comprends pas pourquoi les vaches deviennent folles ou comment les volailles attrapent la grippe. Je ne comprends plus rien du tout!

Actionnaire principal
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Videos de Pétros Márkaris (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pétros Márkaris
Pétros Márkaris - Liquidations à la grecque .À l'occasion du Festival International Quai du Polar, Pétros Márkaris vous présente "Liquidations à la grecque" aux éditions Seuil. Traduit du grec par Michel Volkovitch. Lauréat du prix le Point du Polar européen 2013. http://www.mollat.com/livres/petros-m%C3%A1rkaris-liquidations-grecque-9782021053517.html Notes de Musique : "Morning Emerges From Night" by Ergo Phizmiz (http://www.ergophizmiz.net)
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