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Annie Morvan (Traducteur)
ISBN : 2253137472
Éditeur : Le Livre de Poche (17/05/1995)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 227 notes)
Résumé :
Une femme prise en auto-stop par l'autobus d'un asile d'aliénés se retrouve internée.
Un Colombien fait le siège du Vatican avec le cadavre imputrescible de sa fille, qu'il voudrait faire béatifier. Dix-sept Anglais sont empoisonnés à Naples par une soupe aux huîtres...
Le romancier de L'Amour aux temps du choléra, prix Nobel de littérature, se révèle aussi doué pour la nouvelle que pour l'épopée.
Chacun des récits de ce livre nous entraîne en q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (27) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  15 juillet 2017
« En Espagne, à Madrid, une ville ancestrale aux étés torrides et aux vents glacials, sans mer ni fleuve, et dont les aborigènes terriens n'avaient jamais maîtrisé l'art de naviguer dans la lumière. »
Un recueil de Douze contes vagabonds. Des contes qui sont différents de ce que j'ai l'habitude de lire. Des contes magnifiques, qui demandent du temps pour en apprécier les subtilités. L'écriture est drôle, poétique, fleurie. En revanche le fond est lourd, sombre, politique aussi, et pour autant, il y a de la magie qui fait qu'on ressort de la lecture avec malgré tout, une touche d'espoir. L'espoir de ne pas commettre deux fois la même erreur, l'espoir de rencontrer une voiture blanche ou de faire un doux rêve, mais certes, pas de trouver un téléphone. C'est agréable de faire un petit tour d'Europe, de découvrir la vie de ces voyageurs, voyageurs du temps pour certains agrippés au charme d'une autre époque, de temps révolus et des voyageurs de l'espace, passant d'un continent à l'autre, d'un monde à un autre. J'avoue avoir beaucoup apprécié « La lumière est comme l'eau ». Comme toujours j'aime quand un auteur renvoie à ses compères, « Un métier de rêve ». Donnant la parole à P. Neruda sortant de sa sieste :
 ''J'ai rêvé de cette femme qui rêve'', dit-il. (...) ''J'ai rêvé qu'elle rêvait de moi, dit-il. - Ça, c'est du Borges'', répliquai-je. Il me regarda, déçu : ''C'est déjà écrit ? - Si ça ne l'est pas, il l'écrira un jour. Ce sera un de ses labyrinthes.'' 
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joedi
  14 juin 2014
Douze contes tous aussi différents les uns des autres dans le style incontestable de Gabriel Garcia Marquez. Il faut trouver la réponse à l'écriture et au choix des contes dans le prologue qu'a écrit l'auteur. Je cite : "Lorsque j'ai commencé "Chronique d'une mort annoncée", en 1979, j'ai constaté qu'entre un livre et un autre je perdais l'habitude d'écrire et qu'il m'était de plus en plus difficile de me remettre au travail. Alors, entre octobre 1980 et mars 1984, je me suis imposé la discipline d'écrire chaque semaine un récit pour des journaux de différents pays, afin de garder la main...
... les douze contes de ce livre. Au mois de septembre 1991 et après deux autres années de travail discontinu, ils étaient prêts à être publiés... Comme j'avais décrit les différentes villes d'Europe où ils se déroulent en faisant appel à ma mémoire et de loin, j'ai voulu mettre à l'épreuve la fidélité de souvenirs vieux de presque vingt ans, et j'ai fait un rapide voyage de reconnaissance à Barcelone, Genève, Rome et Paris.
Ni les unes ni les autres n'avaient plus rien à voir avec le souvenir que j'en avais... Et pourtant, je tenais la solution. J'avais enfin trouvé ce qui me manquait pour terminer mon livre et que le seul cours des ans pouvait me donner : la perspective du temps.
À mon retour, après ce voyage heureux, j'ai récrit tous les contes du début à la fin en huit mois fébriles au long desquels je n'ai eu nul besoin de me demander où finit la vie et où commence l'imagination ...
Prologue écrit à Cartagena de Indias, avril 1992.
— de préférence à une analyse des contes qui sont très courts, j'ai choisi d'évoquer les motivations qui ont amené Gabriel Garcia Marquez à les écrire.
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Gwen21
  09 avril 2014
Recueil de douze nouvelles comme son titre l'indique. Douze nouvelles de longueur et d'intérêt très inégaux, rien de bien transcendant en ce qui me concerne.
Je ne suis pas une adepte du genre "nouvelle" donc ma déception tient sans doute en grande partie à ça. J'ai l'impression qu'il y a un peu de tout (et n'importe quoi) : politique, fantastique, romantisme, absurde... l'auteur aurait sa propre définition du vagabondage, vraisemblablement associée à l'éclectisme.
J'avoue que je suis même passée complètement à côté de certains récits, simplement parce que je ne les ai pas compris ! Seul réel bon point de cette courte lecture, la découverte, grâce au challenge NOBEL, d'une plume sud-américaine dont j'ignorais tout et qui, pour ne pas être désagréable à lire, ne m'a pas aimantée pour autant.

Challenge NOBEL 2013 - 2014
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Musardise
  09 août 2018
Je remarque que parmi les personnes dont j'ai pu lire ici et là les critiques de Douze contes vagabonds, une partie d'entre elles connaissait déjà Garcìa Márquez, l'apprécie beaucoup, et n'aime pas ce recueil de nouvelles. Une autre partie ne le connaissait pas, l'a découvert avec ces nouvelles, et n'aime décidément pas le recueil. Et pour cause !
C'est une œuvre sans grand intérêt, où l'auteur a recyclé de vieilles idées, les développant assez peu. Et quand bien même il va, parfois, jusqu’au bout de son sujet, on ne peut pas dire que ça soit transcendant. Des histoires sur l'ironie de la vie, souvent, des histoires qui ne vont nulle part, encore plus souvent, un conte allégorique dont on comprend mal le but... Des nouvelles de ce genre, il en existe des milliers. Mais en mieux, la plupart du temps, même quand elles ne brillent pas pas leur excellence. Le pire se présentant sous le titre Épouvantes d'un mois d'août, histoire de château hanté et de fantôme, censé instiller un certain mystère, un du malaise, enfin, quelque chose, quoi ! La nouvelle doit faire quatre pages (allez instiller une atmosphère digne du sujet en quatre pages quand vous ne maîtrisez pas le genre), pas d'histoire, pas d’atmosphère, rien. La chute est désespérante de banalité et de médiocrité. Même Edith Wharton, qui ne brillait pas spécialement dans ses nouvelles d'épouvante, se débrouillait mieux. Même si un ou deux récits sortent légèrement du lot et avec peine, je ne vois donc pas en quoi Douze contes vagabonds mérite qu'on s'y arrête, à moins qu'on cherche à tout prix à s'ennuyer.
La prochaine fois, j'irai directement à Cent ans de solitude et autres perles dont on m'a tant vanté les mérites.
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manu_deh
  02 mai 2015
Un recueil de 12 nouvelles, ou contes, qui n'ont en commun que le style assez fleuri de l'auteur, ainsi qu'un certain côté surréaliste.
Je ne suis vraiment entré dans le livre que pour 3 ou 4 des contes, les plus longs: "Je ne voulais que téléphoner, Dix-sept Anglais empoisonnés, ou La trace de ton sang dans la neige". Certains sont trop courts et/ou étranges pour que je puisse les apprécier.
Cette lecture m'a permis de découvrir la plume et l'imaginaire d'un auteur, dont je relirai volontiers un autre ouvrage, même si celui-ci ne m'aura pas laissé une empreinte indélébile.
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   14 juillet 2017
C'était incroyable : au printemps précédent, j'avais lu un magnifique roman de Yasunari Kawabata sur les vieillards de la bourgeoisie de Kyoto qui payaient des sommes énormes pour passer la nuit à contempler les jeunes filles les plus belles de la ville, nues et droguées, tandis qu'ils agonisaient d'amour dans le même lit. Ils ne devaient ni les éveiller, ni les toucher, ni même songer à le faire, car l'essence même de leur plaisir était de les regarder dormir. Cette nuit-là, en veillant sur le sommeil de ma belle, je fis mieux que comprendre ce raffinement sénile : je le vécus dans sa plénitude.
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AmbagesAmbages   15 juillet 2017
Elle arrivait de Naples et avait fait le voyage par le même bateau que les Neruda mais ils ne s'étaient pas vus à bord. Nous l'invitâmes à prendre le café à notre table et je la priai de parler de ses rêves afin d'étonner le poète. Mais celui-ci dédaigna de l'entendre et déclara tout à trac qu'il ne croyait pas aux oracles des rêves.
« Seule la poésie est extralucide », dit-il.
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Gwen21Gwen21   06 avril 2014
En réponse, elle lui récita un vers de Vinicius de Moraes : "L'amour est éternel tant qu'il dure."
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DelphineMaDelphineMa   10 mai 2018
Mme Forbes était arrivée le dernier samedi de juillet par le bateau régulier de Palerme, et à l’instant même où nous la vîmes nous comprîmes que la fête était finie. Elle débarqua dans la chaleur méridionale chaussée de bottes de milicien, vêtue d’une robe à col tailleur, et les cheveux coupés comme ceux d’un homme, sous un chapeau de feutre. Elle sentait le pipi de singe. « Tous les Européens sentent comme ça, surtout en été, nous dit mon père. C’est l’odeur de la civilisation. »

L’été heureux de Mme Forbes
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joedijoedi   14 juin 2014
"On apprécie un bon écrivain à ce qu'il déchire plus qu'à ce qu'il publie." Il est vrai que je n'ai déchiré ni mes brouillons ni mes notes, mais j'ai fait pire : je les ai relégués dans l'oubli.
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Videos de Gabriel Garcia Márquez (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gabriel Garcia Márquez
Cuba, les années 1980. le grand Gabriel García Márquez dirige un atelier pour former une nouvelle génération d'auteurs de fiction. Ici, pas de cours magistral : la parole est libre, fluide, sans façon ? aucun snobisme ne prévaut entre les gens de métier et ceux qui aspirent à le devenir. On s'interpelle, on rit, on corrige, on s'interroge sur la meilleure façon d'élaborer des histoires originales qui accrochent et fonctionnent. Dans ce volume inédit, le lecteur français pourra découvrir la retranscription de deux sessions plénières de cette aventure collective, la première intitulée « Comment raconter une histoire » et la seconde « Mes rêves à louer ». Gabo offre les clefs de ce qu'il appelle l'esprit de création. En dialogue avec les participants, et face aux erreurs de jeunesse ou aux méthodes paralysantes, il offre les leçons qu'il a tirées de sa propre expérience ou synthétisées au cours des ateliers. Ce qui l'intéresse avant tout, c'est de saisir le processus à l'oeuvre lorsque l'on écrit, ce moment indéfinissable ou tout devient possible, ce mystérieux déclic qui toujours lui échappe. Au-delà de tous les « trucs » et conseils destinés à ceux qui ont le désir d'écrire, ce livre est une porte ouverte sur ce petit miracle dont chacun peut se révéler capable.
+ Lire la suite
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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