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Annie Morvan (Traducteur)
ISBN : 2253137472
Éditeur : Le Livre de Poche (17/05/1995)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 205 notes)
Résumé :
Une femme prise en auto-stop par l'autobus d'un asile d'aliénés se retrouve internée.
Un Colombien fait le siège du Vatican avec le cadavre imputrescible de sa fille, qu'il voudrait faire béatifier. Dix-sept Anglais sont empoisonnés à Naples par une soupe aux huîtres...
Le romancier de L'Amour aux temps du choléra, prix Nobel de littérature, se révèle aussi doué pour la nouvelle que pour l'épopée.
Chacun des récits de ce livre nous entraîne en q... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  15 juillet 2017
« En Espagne, à Madrid, une ville ancestrale aux étés torrides et aux vents glacials, sans mer ni fleuve, et dont les aborigènes terriens n'avaient jamais maîtrisé l'art de naviguer dans la lumière. »
Un recueil de Douze contes vagabonds. Des contes qui sont différents de ce que j'ai l'habitude de lire. Des contes magnifiques, qui demandent du temps pour en apprécier les subtilités. L'écriture est drôle, poétique, fleurie. En revanche le fond est lourd, sombre, politique aussi, et pour autant, il y a de la magie qui fait qu'on ressort de la lecture avec malgré tout, une touche d'espoir. L'espoir de ne pas commettre deux fois la même erreur, l'espoir de rencontrer une voiture blanche ou de faire un doux rêve, mais certes, pas de trouver un téléphone. C'est agréable de faire un petit tour d'Europe, de découvrir la vie de ces voyageurs, voyageurs du temps pour certains agrippés au charme d'une autre époque, de temps révolus et des voyageurs de l'espace, passant d'un continent à l'autre, d'un monde à un autre. J'avoue avoir beaucoup apprécié « La lumière est comme l'eau ». Comme toujours j'aime quand un auteur renvoie à ses compères, « Un métier de rêve ». Donnant la parole à P. Neruda sortant de sa sieste :
 ''J'ai rêvé de cette femme qui rêve'', dit-il. (...) ''J'ai rêvé qu'elle rêvait de moi, dit-il. - Ça, c'est du Borges'', répliquai-je. Il me regarda, déçu : ''C'est déjà écrit ? - Si ça ne l'est pas, il l'écrira un jour. Ce sera un de ses labyrinthes.'' 
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joedi
  14 juin 2014
Douze contes tous aussi différents les uns des autres dans le style incontestable de Gabriel Garcia Marquez. Il faut trouver la réponse à l'écriture et au choix des contes dans le prologue qu'a écrit l'auteur. Je cite : "Lorsque j'ai commencé "Chronique d'une mort annoncée", en 1979, j'ai constaté qu'entre un livre et un autre je perdais l'habitude d'écrire et qu'il m'était de plus en plus difficile de me remettre au travail. Alors, entre octobre 1980 et mars 1984, je me suis imposé la discipline d'écrire chaque semaine un récit pour des journaux de différents pays, afin de garder la main...
... les douze contes de ce livre. Au mois de septembre 1991 et après deux autres années de travail discontinu, ils étaient prêts à être publiés... Comme j'avais décrit les différentes villes d'Europe où ils se déroulent en faisant appel à ma mémoire et de loin, j'ai voulu mettre à l'épreuve la fidélité de souvenirs vieux de presque vingt ans, et j'ai fait un rapide voyage de reconnaissance à Barcelone, Genève, Rome et Paris.
Ni les unes ni les autres n'avaient plus rien à voir avec le souvenir que j'en avais... Et pourtant, je tenais la solution. J'avais enfin trouvé ce qui me manquait pour terminer mon livre et que le seul cours des ans pouvait me donner : la perspective du temps.
À mon retour, après ce voyage heureux, j'ai récrit tous les contes du début à la fin en huit mois fébriles au long desquels je n'ai eu nul besoin de me demander où finit la vie et où commence l'imagination ...
Prologue écrit à Cartagena de Indias, avril 1992.
— de préférence à une analyse des contes qui sont très courts, j'ai choisi d'évoquer les motivations qui ont amené Gabriel Garcia Marquez à les écrire.
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Gwen21
  09 avril 2014
Recueil de douze nouvelles comme son titre l'indique. Douze nouvelles de longueur et d'intérêt très inégaux, rien de bien transcendant en ce qui me concerne.
Je ne suis pas une adepte du genre "nouvelle" donc ma déception tient sans doute en grande partie à ça. J'ai l'impression qu'il y a un peu de tout (et n'importe quoi) : politique, fantastique, romantisme, absurde... l'auteur aurait sa propre définition du vagabondage, vraisemblablement associée à l'éclectisme.
J'avoue que je suis même passée complètement à côté de certains récits, simplement parce que je ne les ai pas compris ! Seul réel bon point de cette courte lecture, la découverte, grâce au challenge NOBEL, d'une plume sud-américaine dont j'ignorais tout et qui, pour ne pas être désagréable à lire, ne m'a pas aimantée pour autant.

Challenge NOBEL 2013 - 2014
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manu_deh
  02 mai 2015
Un recueil de 12 nouvelles, ou contes, qui n'ont en commun que le style assez fleuri de l'auteur, ainsi qu'un certain côté surréaliste.
Je ne suis vraiment entré dans le livre que pour 3 ou 4 des contes, les plus longs: "Je ne voulais que téléphoner, Dix-sept Anglais empoisonnés, ou La trace de ton sang dans la neige". Certains sont trop courts et/ou étranges pour que je puisse les apprécier.
Cette lecture m'a permis de découvrir la plume et l'imaginaire d'un auteur, dont je relirai volontiers un autre ouvrage, même si celui-ci ne m'aura pas laissé une empreinte indélébile.
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Herve-Lionel
  27 février 2014

N°269 – Février 2007
DOUZE CONTES VAGABONDSGABRIEL GARCIA MARQUEZ – GRASSET.
De ces douze contes vagabonds, je ne dirai rien, sinon qu'ils sont à l'image des textes que Marquez écrits avec un talent et un humour qui ne se démentent pas et qui tiennent en haleine le lecteur dont la curiosité demeure en éveil, de la première à la dernière ligne. Son écriture jubilatoire m'a toujours enchanté. Depuis sa création, cette chronique s'est d'ailleurs fait l'écho de l'oeuvre du Prix Nobel, et ce n'est pas maintenant que je vais changer d'avis! Je noterai quand même que beaucoup de ses contes se terminent par la mort ou l'évoquent, mais celle-ci n'est pas triste, n'inspire pas la crainte et n'est pas tabou comme en occident. Au Mexique où vit l'auteur, la mort est joyeuse, elle est une fête lorsque les disparus reviennent visiter les vivants qui leur font fête et célèbrent ainsi leur mémoire. Ils accompagnent les hommes au quotidien...
On lit rarement les prologues. Celui-ci est intéressant. L'auteur y évoque le processus de l'écriture, au vrai, une véritable alchimie avec ses biffures, ses ratures, ses épluchures de gomme, ses hésitations, ses archivages minutieux, ses incertitudes d'avenir... Il parle aussi du plaisir d'écrire, car c'en est un, malgré l'impérieuse nécessité de la correction, l'implacable dictature de l'inspiration, la disponibilité obligatoire de l'auteur devenu son esclave volontaire, la nécessité du travail toujours recommencé“[au]plaisir d'écrire, le plus intime et le plus solitaire qui soit, et si l'on ne passe pas le restant de ses jours à corriger le livre c'est parce qu'il faut s'imposer, pour le terminer, la même implacable rigueur que pour le commencer”. Il rappelle lui-même, comme une sorte de consolation “qu'on apprécie un bon écrivain à ce qu'il déchire plus qu'à ce qu'il publie”. Et lui de parler de l'incessant vagabondage de ces contes “entre [son] bureau et sa corbeille”, soulignant ses doutes, ses renoncements, son travail toujours recommencé. Son recueil tire de là son titre, sans doute?
Dans ce contexte du temps qui passe, de la mémoire qu'un écrit conserve des lieux et des personnages évoqués alors que l'auteur lui-même en est oublieux, Marquez note “Les souvenirs réels me paraissaient des fantômes de la mémoire tandis que les faux souvenirs étaient si convaincants qu'ils avaient supplanté la réalité. Si bien qu'il m'était impossible de discerner la frontière entre la désillusion et la nostalgie”. Remettre sur le métier un texte en se disant qu'il sera meilleur plus tard, cela joue des tours et il note non sans humour “ Je n'ai jamais relu aucun de mes livres par crainte de me repentir de les avoir écrits”. C'est que, il l'avoue lui-même, les douze contes qui composent ce recueil ont été écrits au long de dix huit années. Certains ont connu des fortune diverses, mais Marquez insiste, ne serait-ce, dit-il, qu'à l'usage des enfants qui veulent devenir écrivains,”Qu'ils sachent...combien le vice de l'écriture est insatiable et abrasif”. Dont acte, car il sait de quoi il parle!
Les idées viennent au créateur par des voies détournées et souvent inattendues, à travers le voyage ou l'immobilité, l'éveil ou le songe, mais ce qu'il sait en revanche, et il est le seul à le savoir, c'est qu'il ne doit pas les laisser s'évanouir dans l'oubli, il doit obligatoirement les travailler, les exploiter, les faire grandir... Et ce d'autant plus qu'elles lui ont été offertes gracieusement, mais en même temps avec la conviction intime qu'il est en quelque sorte le débiteur de cette voix mystérieuse que d'aucuns habillent de divinité, mais à la disposition de laquelle il doit se mettre sans même discuter, sous peine de n'en être plus jamais le sujet... Abandonner une bonne idée peut être un signe d'humilité, mais la prudence oblige parfois à l'archivage. On ne sait jamais! C'est vrai que l'écrivain, si célèbre soit-il, se doit d'être humble devant le phénomène même de l'écriture. Il n'ignore pas, en effet, qu'il reste totalement dépendant de cette vibration extraordinaire dont il a fait son métier, et ce malgré toute sa culture, tout son travail, toute son expérience et toute sa sensibilité... Même pour l' écrivain, l'écriture reste un mystère! L'état d' écrivain a ses grandeurs, mais aussi ses servitudes!
L'auteur est aussi un témoin, non seulement de sa propre personnalité, de son propre talent, mais aussi, et peut-être surtout, de son temps, du peuple dont il fait partie, de la culture qu'il incarne, de la condition humaine.
Ces contes procurent un moment unique de lecture, mais j'apprécie aussi la préface, elle rappelle des vérités sur le matériau même du livre, l'écriture!

© Hervé GAUTIER - Février 2007
Lien : http://hervegautier.e-monsit..
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   14 juillet 2017
C'était incroyable : au printemps précédent, j'avais lu un magnifique roman de Yasunari Kawabata sur les vieillards de la bourgeoisie de Kyoto qui payaient des sommes énormes pour passer la nuit à contempler les jeunes filles les plus belles de la ville, nues et droguées, tandis qu'ils agonisaient d'amour dans le même lit. Ils ne devaient ni les éveiller, ni les toucher, ni même songer à le faire, car l'essence même de leur plaisir était de les regarder dormir. Cette nuit-là, en veillant sur le sommeil de ma belle, je fis mieux que comprendre ce raffinement sénile : je le vécus dans sa plénitude.
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AmbagesAmbages   15 juillet 2017
Elle arrivait de Naples et avait fait le voyage par le même bateau que les Neruda mais ils ne s'étaient pas vus à bord. Nous l'invitâmes à prendre le café à notre table et je la priai de parler de ses rêves afin d'étonner le poète. Mais celui-ci dédaigna de l'entendre et déclara tout à trac qu'il ne croyait pas aux oracles des rêves.
« Seule la poésie est extralucide », dit-il.
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Gwen21Gwen21   06 avril 2014
En réponse, elle lui récita un vers de Vinicius de Moraes : "L'amour est éternel tant qu'il dure."
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joedijoedi   14 juin 2014
"On apprécie un bon écrivain à ce qu'il déchire plus qu'à ce qu'il publie." Il est vrai que je n'ai déchiré ni mes brouillons ni mes notes, mais j'ai fait pire : je les ai relégués dans l'oubli.
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kimberlitekimberlite   21 avril 2013
Toutes (les villes), de même que l'Europe aujourd'hui étaient rendues étranges par une surprenante inversion : les souvenirs réels me paraissaient des fantômes de la mémoire tandis que les faux souvenirs étaient si convainquants qu'ils avaient supplanté la réalité. Si bien qu'il m'était impossible de discerner la frontière entre les désillusions et nostalgie

J'avais enfin trouvé ce qui me manquait pour terminer mon livre et que seul le cours des ans pouvait me donner : la perspective du temps.

Ils étaient tous croyants et par là même enclins aux superstitions archaÏques.

Il (Pablo Neruda) passa avec nous toute une matinée à fouiner dans les librairies d'ancien, et chez Porter il acheta un vieux livre, dérelié et défraîchi, pour lequel il paya au moins l'équivalent de deux mois de son salaire au consulat de Rangoon. Il se déplaçait parmi les gens comme un éléphant invisible, manifestant un intérêt infantile pour le mécanisme interne de chaque chose, car le monde lui semblait un immense jouet mécanique qui servait à inventer la vie.

En Toscane, les jours d'été sont longs et languissants et l'horizon reste à sa place jusqu'à neuf heures du soir.
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Videos de Gabriel Garcia Márquez (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gabriel Garcia Márquez
Cuba, les années 1980. le grand Gabriel García Márquez dirige un atelier pour former une nouvelle génération d'auteurs de fiction. Ici, pas de cours magistral : la parole est libre, fluide, sans façon ? aucun snobisme ne prévaut entre les gens de métier et ceux qui aspirent à le devenir. On s'interpelle, on rit, on corrige, on s'interroge sur la meilleure façon d'élaborer des histoires originales qui accrochent et fonctionnent. Dans ce volume inédit, le lecteur français pourra découvrir la retranscription de deux sessions plénières de cette aventure collective, la première intitulée « Comment raconter une histoire » et la seconde « Mes rêves à louer ». Gabo offre les clefs de ce qu'il appelle l'esprit de création. En dialogue avec les participants, et face aux erreurs de jeunesse ou aux méthodes paralysantes, il offre les leçons qu'il a tirées de sa propre expérience ou synthétisées au cours des ateliers. Ce qui l'intéresse avant tout, c'est de saisir le processus à l'oeuvre lorsque l'on écrit, ce moment indéfinissable ou tout devient possible, ce mystérieux déclic qui toujours lui échappe. Au-delà de tous les « trucs » et conseils destinés à ceux qui ont le désir d'écrire, ce livre est une porte ouverte sur ce petit miracle dont chacun peut se révéler capable.
+ Lire la suite
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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