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Annie Morvan (Traducteur)
ISBN : 2253146250
Éditeur : Le Livre de Poche (01/04/1999)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 83 notes)
Résumé :
Entre août 1990 et juin 1991, le "Cartel de Medellin" fait enlever et séquestrer huit journalistes colombiens. Son but : empêcher l'extradition de plusieurs narco-trafiquants vers les États-Unis. Le drame se dénouera avec la reddition du chef du Cartel, mais deux otages - deux femmes - auront été abattus. C'est cette histoire d'un affrontement décisif entre un gouvernement démocratique et la mafia la plus puissante de ce temps, véritable État dans l'État, qu'a chois... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Sylviegeo
  11 août 2018
Dans "Journal d'un enlèvement" Gabriel Garcia Marquez relate l'enlèvement, la réclusion et la libération de huit journalistes colombiens par les narco trafiquants. Les "extradables", comme ils se nomment, sont les criminiels de la drogue accompagnant Pablo Escobar. Ils demandent, pour la libération des otages, un assouplissement des lois contre eux en échange de leur reddition. C'est totalement fou en Colombie à cette époque et surréaliste (hum, vraiment?) de voir un gouvernement être presque paralysé par une organisation criminelle.
Ni un roman encore moins un journal, plutôt un récit sur des semaines des conditions de vie des otages, leur point de vue, puis celui des politiques qui négocient avec Escobar avec les raisons accompagnant leurs actions, puis celui de leur famille qui les attend.
C'est d'un pays ravagé à cette époque dont nous parle Marquez: la guérilla, la drogue, les traffics, la corruption, l'argent facile attirant, toute ces luttes...
On sent à la lecture que rien n'est simple à cette époque dans ce pays.
Le tour de force de Gabriel Garcia Marquez ? Ne pas juger. Ni les réactions des otages, ni leurs sentiments, ni la forme que prend parfois les négociations, ni les réponses gouvernementales. Il relate les faits, il explique. Une lecture documentée, instructive, édifiante .
Mais, même après cette lecture, je me demande si j'ai compris l'incompréhensible.
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domisylzen
  25 août 2016
Ce livre n'est pas un roman mais un récit de faits qui se sont déroulés en Colombie au début des années 1990.
Pour faire pression sur le gouvernement qui compte extrader vers les Etats-Unis les narcotrafiquants pris dans les mailles du filet, le cartel de Medellin par le biais de Pablo Escodar fait enlever des journalistes et des notables. Détenus dans des conditions précaires, à la limite du supportable, Escobar n'aura de cesse de négocier la libération des otages demandant sans arrêt de nouvelles revendications. Un jour il réclame l'amnistie pour tous, le lendemain il accepte qu'on lui construise une prison dorée ... en fait il passe son temps à mener tout le monde en bateau.
Nous suivons tour à tour toutes les parties de l'histoire : les otages bien sûr, les membres du gouvernement, les familles, les geôliers, les contacts, le contexte politique national et international… tous les faits sont décrits dans les moindres détails.
S'appuyant sur des témoignages, Gabriel Garcia Marquez se livre plus à un récit journalistique qu'a un réel travail d'écrivain. Pourtant on ne ressent aucune lassitude à la lecture, le seul bémol est le nombre d'intervenants, faut vraiment se concentrer pour se rentrer tous les noms dans la tête et se rappeler qui est qui.
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Myriam3
  28 juin 2017
Ce livre dénote dans la bibliographie du prolifique Garcia Marquez, et ça ne le rend que plus intéressant.
Journaliste tout autant qu'écrivain, l'auteur s'attache ici à retracer les 193 jours de captivité de la journaliste Maruja Pachon, otage du narco-trafiquant Pablo Escobar avec sept autres confrères et sa belle-soeur.
De cette prise d'otage résultera deux morts - sans parler de celles de tous ceux qui ont participé aux manoeuvres d'Escobar avant d'être assassinés car devenus trop dangereux - et la reddition du chef du cartel de Medellin.
A partir des témoignages des otages et de leurs familles, on suit le récit chronologique de l'enlèvement de Maruja et sa belle-soeur Beatriz à deux pas de chez elles, leur installation dans une cellule gardée 24 heures sur 24 par des ravisseurs tour-à-tour terrifiants et attachants (ce rapport de force qui se transforme petit-à-petit en liens affectifs est une des forces du récit), les démarches forcenées d'Alberto Villamizar pour sauver sa femme et celles des familles qui se relaient dans les programmes télé pour que les otages les voient et gardent espoir, les intérêts diplomatiques du président et d'Escobar qui veut que justice soit faite après le massacre de jeunes garçons par la police, l'attente interminable, les menaces, l'angoisse d'être exécuté, d'être le prochain sur la liste...
C'est un récit haletant qui permet aussi de voir de plus près tout ce qui se jour derrière du point de vue des négociations et des bavures. Marquez y met aussi beaucoup d'humanité en s'attachant aux croyances de chacun et à l'importance des signes religieux, prophétiques ou superstitieux et aux liens intimes entre époux ou mère-fille.
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tagos25
  06 janvier 2015
Garcia Marquez est à mon gout, un des meilleurs narrateurs de l'histoire de la Littérature (le lisant toujours en espagnol, ce qui permet d'apprécier son style sans intermédiaire). Outre ses oeuvres imprégnées de réalisme-magique, il est un remarquable journaliste de grand format (cf Récit d'un naufrage).
Son style puissant mais simple nous guide à travers le récit (réel) d'une série de kidnapping ayant eu lieu en 1994. Les journalistes furent une des cibles privilégiées d'Escobar, qui voulait faire plier le gouvernement concernant les lois d'extradition. A travers différents témoignagnes d'hommes politiques, des kidnappés et des familles des victimes; Garcia Marquez retrace avec brio ces évènements.
A lire absolument pour tous les passionnés d'Amérique Latine et pour ceux qui sont intéressés par l'histoire récente de la Colombie.
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Huckleberry
  22 mars 2010
Il est intéressant et terrifiant de lire en détail le quotidien de ces otages et le dessous des négociations pour les libérer. Mais après tout, il n'est pas étonnant de constater qu'il est très facile de prendre quelqu'un en otage pour essayer d'arriver à ces fins, tandis que la conciliation, les négociations demandent des efforts surhumains.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   26 septembre 2016
Il avait fait de la guerre contre les barons de la drogue une affaire personnelle, un bras de fer mortel contre Pablo Escobar. Ce dernier le lui rendait bien. En effet, Escobar avait utilisé deux mille six cent kilos de dynamite dans deux attentats successifs contre lui, la plus haute distinction dont il ait jamais gratifié un ennemi.
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SylviegeoSylviegeo   13 août 2018
En revanche, Pablo Escobar jouissait d'un crédit que les guerillas n'avaient jamais connu, même dans les meilleurs jours. Les gens en étaient arrivés à croire davantage aux mensonges des Extradables qu'aux vérités du gouvernement.
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domisylzendomisylzen   25 août 2016
Mais le pouvoir, comme l'amour, est à double tranchant : plus on l'exerce et plus on en souffre. Il conduit à un état de pure extase en même temps qu'à son contraire.
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SylviegeoSylviegeo   13 août 2018
Une drogue plus pernicieuse que l'héroïne, au nom bien mal choisi, s'introduit dans la culture nationale: l'argent facile. L'Idée prospérait que la loi est le plus grand obstacle au bonheur, que rien ne sert d'apprendre à lire ou à écrire, que l'on ne vit mieux et plus en sécurité en criminel qu'en homme de bien. Bref: l'état de corruption sociale caractéristique de toute guerre larvée.
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lessorciereslessorcieres   04 juillet 2014
Il n’y avait qu’une salle d’eau pour les trois prisonnières et les quatre geôliers. Elles n’avaient pas le droit de s’enfermer à clé et ne pouvaient demeurer plus de dix minutes sous la douche, même quand elle avait du linge à laver.
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Videos de Gabriel Garcia Márquez (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gabriel Garcia Márquez
En 2005 a paru Dictionnaire égoïste de la littérature française , immense succès immédiat critique et public. Chroniqué par tous les médias en France et beaucoup même à l'étranger, ce livre qui n?avait pas d?équivalent a reçu cinq prix littéraires. Il est aujourd?hui devenu un classique.  Le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale est consacré aux littératures des autres pays du monde. Et non pas « étrangers ». Un article l?explique, l?auteur ne croit pas à la notion d?étranger, surtout en matière de littérature. Nous ne sommes pas seuls au monde, et aucun lecteur français n?a été constitué par l?unique lecture de livres français. de même, aucun lecteur n?est constitué par l?unique lecture des livres de son temps. Un lecteur est de tous les temps et de tous les pays. Et c?est ainsi que ce livre comprend aussi bien Eschyle (le plus ancien) que Gabriel García Márquez (le plus récent). Pour « égoïste », cela signifie que l?auteur ne parle que de choses qui, en bien ou en mal, l?intéressent, le passionnent, l?éveillent, et non à partir d?on ne sait quels canons de la littérature.  Le « DELM » comprend, comme son frère aîné, quatre types d?articles : sur des auteurs (Karen Blixen, Jorge Luis Borges, F.S. Fitzgerald, Yukio Mishima, Elsa Morante, Platon, Gertrude Stein?), des ?uvres ( Amant de Lady Chatterley (L?) , Guépard (Le) , Petit Livre rouge (Le)? ), des personnages (Ali-Baba, Lady Bracknell, Mademoiselle Else, le prince André, Arturo Ui?), des notions (« Bonheur », « Enterrements d?écrivains célèbres », « Imagination », « Verbes réfléchis »?). Il a, en plus, des « express » (« Esthétique Express », « Machiavel Express »?). On y retrouvera tous les grands noms célèbres, et on y découvrira des méconnus délicieux. On y trouvera un esthétique, et des anecdotes qui sont peut-être un peu plus que des anecdotes, comme Joyce en train de dicter Finnegans Wake à Beckett qui répond « entrez » à un visiteur, Beckett écrivant le mot par mégarde et Joyce lui disant : « Laissez. » Allègre, partial, drôle, sérieux, brillant, inattendu. Un livre qui donne envie d?en parler avec l?auteur. Venez converser avec Charles Dantzig...
En savoir plus sur le "Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale" : https://www.hachette.fr/livre/dictionnaire-egoiste-de-la-litterature-mondiale-9782246820741
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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