AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Claude Couffon (Traducteur)
ISBN : 2253030457
Éditeur : Le Livre de Poche (01/11/1982)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 246 notes)
Résumé :
De Gabriel Garcia Marquez, écrivain sud-américain, Prix Nobel de littérature en 1982, on connaît surtout Cent ans de solitude et Chronique d'une mort annoncée. Il faut se lancer dans la lecture de L'Automne du patriarche pour savourer l'écriture flamboyante et caustique de ce romancier hors du commun.

L'Automne du patriarche raconte la vie d'un dictateur sans âge - il aurait entre 107 et 232 ans, personne ne sait plus très bien - qui règne de façon t... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox
Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  28 octobre 2014
Gabriel Garcia Marquez est un grand écrivain avec un style truculent.
L'automne du patriarche est une farce. Gabriel Garcia Marquez a du plus subir que moi les dictateurs. et donc c'est très fort de sa part de dénoncer les dictatures par une farce dans un style truculent. Malheureusement, je n'ai pas su m'élever à la hauteur du roman, je n'ai pas pris de plaisir à le lire et je n'ai rien appris sur les dictatures Latino Américaines. J'espère changer mon goût pour l'écriture de Gabriel Garcia Marquez, dans une prochaine lecture.
Commenter  J’apprécie          310
totom
  01 avril 2010
Je suis essoufflé rien qu'en repensant à ce livre. c'est un torrent de mots qui vous saisit et vous suffoque. vous êtes réduits à l'impuissance et n'essayez même plus de surnager.
La particularité de cette traduction est la ponctuation: certaines phrases font jusqu'à 50 pages! impossible de le lâcher tant que la phrase n'est pas finie, et si comme moi vous avez la faiblesse de commencer la suivante, juste pour voir, vous vous retrouvez embarqué pour une nouvelle goulée sans fin.
Je reste hanté par l'image de cet homme hors-d'âge, errant sans fin dans les pièces lugubres de son palais dévasté, serrant son bandage herniaire...
Même si le thème est saisissant, je le recommande surtout pour l'expérience littéraire: comment se retrouver prisonnier d'un livre par le style, ce que je n'avais vécu à ce point que pour "Sur la route", de Kerouac: une trame obsédante et parfois agaçante entrecoupée de variations qui viennent enrichir progressivement le tout ; on est hypnotisé!


Commenter  J’apprécie          181
valdemosa38
  29 janvier 2012
Un très beau livre qui tient plus de la prose que du roman. C'est un livre magique. Bcp d'images sont à se répéter.
Le style le rend parfois un peu hermétique. Il y a très peu de point, peu de phrase. le narrateur change sans qu'on soit prévenu comme si les personnages qui prenaient possession du livre. Les dialogues ne sont pas délimités. Tout déborde, c'est un flot de mots. Ponctué tout de même, parfois, de "ben merde alors" qui donnent une image à ce dictateur d'éternel enfant. D'ailleurs les pages qui décrivent la mort de sa mère sont superbes, incroyables. Paradoxalement, je pense que c'est ds l'excès de son verbe que GGM décrit le plus justement à quel point la douleur rend fou son personnage.
On retrouve qqs figures de 100 ans de solitude. Et justement ds ce livre, il y a, à un moment, la tante dévouée ( dont j'ai oublié le prénom vu que la aussi la confusion est entretenue) qui pète un cable et vide son sac sur plusieurs pages, une colère noire, rentrée, qui d'un coup emporte tout avec elle y compris la ponctuation. Et bien ds ce livre là, c'est un peu le même procédé.
On retrouve aussi, toujours , son image de la femme: sainte ou putain. Celle qu'on utilise ou celle qu'on sacralise ainsi que sa quête de l'amour éternel, de la vie éternel.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
UglyBetty
  14 février 2015
Le patriache est ici un dictateur dans la grande traditon de l'Amérique latine.C'est un vieux général qui a entre 107 et 232 ans.Tyran paranoïaque,méfiant et délirant.
Les structures minables de son pays le vouent à des aventures cauchemardesques que l'imagination non moins délirante de Gabriel Garcia Marquez transforme en folle équipée drôlatiques.
Cocasseries,jaillissement incessant de trouvailles,ruissellement de mots qui brillent comme d'insolites pierres précieuses...
C'est le ressenti de l'éditeur et le mien."Ben merde alors"!!!
Le narrateur/dictateur campe plusieurs personnages et nous entraine dans son délirium,découvrir les coulisses d'un pouvoir de manipulateurs et de manipulés cupides.
En mode burlesque,l'auteur nous révèle la réalité tragique des dictatures porrtées par la délation,l'assasinat,la bestialité, les abus sexuels et les exactions de tous ordres. L'automne du patriarche est le dernier roman de GGM,;on y retrouve toute la magie de cent ans de solitude.Une écriture jubilatoire, "Madre mia Bendicion Alvarado"!
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
HORUSFONCK
  11 janvier 2017
Un roman aussi envoûtant que puissant.
J'avais, à l'époque de sa lecture, été surpris puis entraîné dans cette prose au long cours où il est difficile de s'arrêter pour reprendre son souffle.
Le livre est à la démesure de ces dictatures aussi abominables que parfois grotesques, qui pesèrent sur les peuples d' Amérique du sud.
Commenter  J’apprécie          160
Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
petchpetch   25 août 2013
Il vit le brasier allumé sur la Place d’Armes pour brûler les portraits officiels et les lithos de calendrier qu’on trouvait partout et à toute heure depuis le début de son régime, et il vit passer son propre corps qu’on tirait et qui laissait sur le pavé une traînée de décorations et d’épaulettes, de boutons de dolman, d’effilochures de brocard, une passementerie d’agrafes, de glands de sabre, de jeux de cartes, et les dix soleils tristes de roi de l’univers, maman, regarde dans quel état ils m’ont mis, disait-il, en sentant sur sa propre chair l’ignominie des crachats et des pots de chambre de malades qu’on lui vidait dessus au passage du haut des balcons, horrifié à l’idée qu’il pourrait être dépecé et digéré par les chiens et les charognards au milieu des hurlements délirants et du tonnerre de la pyrotechnie pour ce carnaval de ma mort.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
pdemweb1pdemweb1   28 octobre 2014
On le découvrit dans cette position à la veille de son automne, quand le caddavre était en réalité celui de Patricio Aragones, et on le redécouvrit dans la même position bien des années plus tard à une époque si pleine d'incertitudes que personne ne pouvait identifier comme vraiment sien ce corps sénile rongé par des charognards et couvert de parasites du fond de la mer.
Commenter  J’apprécie          210
UglyBettyUglyBetty   16 février 2015
J'avais fait construire un mausolée pour un animal de la mer océane qui n'existait que dans mon imagination fiévreuse alors que j'avais vu de mes yeux miséricordieux vu les trois caravelles ancrées devant ma fenêtre,que j'avais dilapidé les fonds publics avec mon vice irresponsable d'acheter des instruments ingénieux et que j'avais même prétendu obtenir des astronomes qu'ils perturbent le système solaire pour être agréable à une reine de beauté qui n'avait existé que dans les visions de son délire,et que dans une crise de folie sénile j'avais donné l'ordre d'embarquer deux mille enfants sur une chaloupe chargée de ciment et qu'on avait ensuite dynamitée au large,maman,imaginez un peu,quels fils de putain...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
JuinJuin   23 avril 2013
Vous verrez, disait-il, tout sera récupéré par les curés, les ricains et les riches, et bien entendu, tintin pour les pauvres, ils seront toujours baisés et si un jour la merde a quelque valeur, vous verrez, ils naîtront sans cul !
Commenter  J’apprécie          150
samir_t7samir_t7   22 janvier 2018
J’(Manuela Sanchez)’ai scruté sans pitié ses lèvres de chauve-souris, ses yeux muets qui semblaient me lorgner du fond d’un étang, sa peau sans poils, une peau de motte de terre battue avec de l’huile de fiel qui devenait plus tendue et plus épaisse à la main droite celle qui épuisée sur son genou portait la bague avec le sceau présidentiel, son costume de lin étriqué comme s’il était vide, ses énormes souliers de cadavre, sa pensée invisible, son pouvoir secret, le vieillard le plus vieux du monde, le plus redoutable, le plus détesté et le moins plaint de la patrie qui s’éventait avec son chapeau de contremaître en me contemplant en silence de son autre rive, mon dieu quel homme lugubre, ai-je pensé effrayée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Videos de Gabriel Garcia Márquez (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gabriel Garcia Márquez
Cuba, les années 1980. le grand Gabriel García Márquez dirige un atelier pour former une nouvelle génération d'auteurs de fiction. Ici, pas de cours magistral : la parole est libre, fluide, sans façon ? aucun snobisme ne prévaut entre les gens de métier et ceux qui aspirent à le devenir. On s'interpelle, on rit, on corrige, on s'interroge sur la meilleure façon d'élaborer des histoires originales qui accrochent et fonctionnent. Dans ce volume inédit, le lecteur français pourra découvrir la retranscription de deux sessions plénières de cette aventure collective, la première intitulée « Comment raconter une histoire » et la seconde « Mes rêves à louer ». Gabo offre les clefs de ce qu'il appelle l'esprit de création. En dialogue avec les participants, et face aux erreurs de jeunesse ou aux méthodes paralysantes, il offre les leçons qu'il a tirées de sa propre expérience ou synthétisées au cours des ateliers. Ce qui l'intéresse avant tout, c'est de saisir le processus à l'oeuvre lorsque l'on écrit, ce moment indéfinissable ou tout devient possible, ce mystérieux déclic qui toujours lui échappe. Au-delà de tous les « trucs » et conseils destinés à ceux qui ont le désir d'écrire, ce livre est une porte ouverte sur ce petit miracle dont chacun peut se révéler capable.
+ Lire la suite
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
autres livres classés : littérature colombienneVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frMomox





Quiz Voir plus

Quiz sur Cent ans de solitude de Gabriel Garcia Marquez

Comment s´appelle la famille dont l´histoire est contée dans le roman

Buenos Dias
Buendia
Bomdia
Banania

8 questions
549 lecteurs ont répondu
Thème : Cent ans de Solitude de Gabriel Garcia MárquezCréer un quiz sur ce livre
. .