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Claude Couffon (Traducteur)
EAN : 9782253030454
254 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/11/1982)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 289 notes)
Résumé :
De Gabriel Garcia Marquez, écrivain sud-américain, Prix Nobel de littérature en 1982, on connaît surtout Cent ans de solitude et Chronique d'une mort annoncée. Il faut se lancer dans la lecture de L'Automne du patriarche pour savourer l'écriture flamboyante et caustique de ce romancier hors du commun.

L'Automne du patriarche raconte la vie d'un dictateur sans âge - il aurait entre 107 et 232 ans, personne ne sait plus très bien - qui règne de façon t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
pdemweb1
  28 octobre 2014
Gabriel Garcia Marquez est un grand écrivain avec un style truculent.
L'automne du patriarche est une farce. Gabriel Garcia Marquez a du plus subir que moi les dictateurs. et donc c'est très fort de sa part de dénoncer les dictatures par une farce dans un style truculent. Malheureusement, je n'ai pas su m'élever à la hauteur du roman, je n'ai pas pris de plaisir à le lire et je n'ai rien appris sur les dictatures Latino Américaines. J'espère changer mon goût pour l'écriture de Gabriel Garcia Marquez, dans une prochaine lecture.
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jamiK
  14 février 2020
Wouaouh ! Quel bouquin !
Préparez vous à l'apnée littéraire, la jouissance du mot, la schizophrénie de l'écriture, attendez vous à suer, à vous essouffler, à souffrir, à supporter les pires odeurs, ce livre, c'est bien plus qu'un roman. Avez-vous déjà lu un roman où plusieurs personnes parlent à la première personne du singulier dans une même phrase, ne vous attendez pas à un récit linéaire, rigoureux, le temps n'a plus de forme, dans ce roman, le temps incalculable de l'éternité va se terminer car chaque phrase est une éternité. le roman est constitué de six chapitres, un seul paragraphe par chapitre, et parfois une seule phrase… Ouf ! Laissez-moi reprendre ma respiration...
Le récit raconte la vie de ce général improbable, d'un petit pays des Caraïbes, à partir du jour de sa mort (normal, c'est Gabriel Garcia Marquez qui raconte !), jusqu'au jour de sa mort, pratiquement toute l'histoire se passe dans sa résidence, le texte est une longue logorrhée constituée de bribes de témoignages accumulés, on s'embrouille parfois, on s'y perd, et les mots chantent, ont des couleurs, de la lumière, des sons… et tant d'autres vertus au delà de nos sens, les pires horreurs deviennent des merveilles et vice versa. L'écriture de Gabriel Garcia Marquez est unique, fantastique, bariolée, baroque et vulgaire à la fois, lire ce livre est une expérience unique qui va bien plus loin que celle de “Cent ans de solitude”. Il pousse les possibilités des mots au delà des limites, il triture la syntaxe pour en faire quelque chose d'inédit.
C'est une relecture, 35 ans après, il m'avait vraiment impressionné à l'époque, mais j'avais oublié à quel point, il reprend directement la première place sur mon île déserte. Il y a des livres fous, géniaux, il y en a d'autre qui font réfléchir, qui font rêver, qui nous réveillent, qui nous remuent, des livres ou l'écriture et époustouflante, celui-ci est tout cela et bien plus encore.
Quel putain de bouquin !
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blandine5674
  13 août 2020
Comment, en vacances au bord de l'eau, est-il possible de lire un roman d'un grand auteur, où une phrase se prolonge sur un nombre incalculable de pages ? J'abdique à la 122. Manque de concentration ? Je n'y comprends rien. Un dictateur qui vit entre 107 et 232 ans et meurt plusieurs fois. Quelques phrases crues qui font rire.
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totom
  01 avril 2010
Je suis essoufflé rien qu'en repensant à ce livre. c'est un torrent de mots qui vous saisit et vous suffoque. vous êtes réduits à l'impuissance et n'essayez même plus de surnager.
La particularité de cette traduction est la ponctuation: certaines phrases font jusqu'à 50 pages! impossible de le lâcher tant que la phrase n'est pas finie, et si comme moi vous avez la faiblesse de commencer la suivante, juste pour voir, vous vous retrouvez embarqué pour une nouvelle goulée sans fin.
Je reste hanté par l'image de cet homme hors-d'âge, errant sans fin dans les pièces lugubres de son palais dévasté, serrant son bandage herniaire...
Même si le thème est saisissant, je le recommande surtout pour l'expérience littéraire: comment se retrouver prisonnier d'un livre par le style, ce que je n'avais vécu à ce point que pour "Sur la route", de Kerouac: une trame obsédante et parfois agaçante entrecoupée de variations qui viennent enrichir progressivement le tout ; on est hypnotisé!


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UglyBetty
  14 février 2015
Le patriache est ici un dictateur dans la grande traditon de l'Amérique latine.C'est un vieux général qui a entre 107 et 232 ans.Tyran paranoïaque,méfiant et délirant.
Les structures minables de son pays le vouent à des aventures cauchemardesques que l'imagination non moins délirante de Gabriel Garcia Marquez transforme en folle équipée drôlatiques.
Cocasseries,jaillissement incessant de trouvailles,ruissellement de mots qui brillent comme d'insolites pierres précieuses...
C'est le ressenti de l'éditeur et le mien."Ben merde alors"!!!
Le narrateur/dictateur campe plusieurs personnages et nous entraine dans son délirium,découvrir les coulisses d'un pouvoir de manipulateurs et de manipulés cupides.
En mode burlesque,l'auteur nous révèle la réalité tragique des dictatures porrtées par la délation,l'assasinat,la bestialité, les abus sexuels et les exactions de tous ordres. L'automne du patriarche est le dernier roman de GGM,;on y retrouve toute la magie de cent ans de solitude.Une écriture jubilatoire, "Madre mia Bendicion Alvarado"!
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
jamiKjamiK   13 février 2020
... il avait aboli le supplice barbare de l’écartèlement et avait essayé de le remplacer par la chaise électrique offerte par le commandant des marines pour que nous aussi nous profitions d’un instrument d’exécution plus civilisé, il avait visité dans la forteresse du port le laboratoire des horreurs où l’on choisissait les prisonniers politiques les plus mal en point pour s’entraîner au maniement du trône de la mort dont les décharges absorbaient la totalité de l’électricité urbaine, nous connaissions l’heure exacte de l’expérience fatale car nous restions un instant dans les ténèbres le souffle coupé par la répulsion, nous observions une minute de silence dans les bordels du port et nous buvions un verre à l’âme du supplicié, non pas une fois mais souvent, car la plupart des victimes restaient accrochées aux sangles de la chaise le corps noirci comme du boudin la chair fumante comme un rôti mais haletantes de douleur jusqu’au moment où quelqu’un avait pitié d’elles et les achevait à coups de revolver après plusieurs tentatives manquées, tout cela pour te plaire, Laetitia...
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pdemweb1pdemweb1   28 octobre 2014
On le découvrit dans cette position à la veille de son automne, quand le caddavre était en réalité celui de Patricio Aragones, et on le redécouvrit dans la même position bien des années plus tard à une époque si pleine d'incertitudes que personne ne pouvait identifier comme vraiment sien ce corps sénile rongé par des charognards et couvert de parasites du fond de la mer.
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petchpetch   25 août 2013
Il vit le brasier allumé sur la Place d’Armes pour brûler les portraits officiels et les lithos de calendrier qu’on trouvait partout et à toute heure depuis le début de son régime, et il vit passer son propre corps qu’on tirait et qui laissait sur le pavé une traînée de décorations et d’épaulettes, de boutons de dolman, d’effilochures de brocard, une passementerie d’agrafes, de glands de sabre, de jeux de cartes, et les dix soleils tristes de roi de l’univers, maman, regarde dans quel état ils m’ont mis, disait-il, en sentant sur sa propre chair l’ignominie des crachats et des pots de chambre de malades qu’on lui vidait dessus au passage du haut des balcons, horrifié à l’idée qu’il pourrait être dépecé et digéré par les chiens et les charognards au milieu des hurlements délirants et du tonnerre de la pyrotechnie pour ce carnaval de ma mort.
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UglyBettyUglyBetty   16 février 2015
J'avais fait construire un mausolée pour un animal de la mer océane qui n'existait que dans mon imagination fiévreuse alors que j'avais vu de mes yeux miséricordieux vu les trois caravelles ancrées devant ma fenêtre,que j'avais dilapidé les fonds publics avec mon vice irresponsable d'acheter des instruments ingénieux et que j'avais même prétendu obtenir des astronomes qu'ils perturbent le système solaire pour être agréable à une reine de beauté qui n'avait existé que dans les visions de son délire,et que dans une crise de folie sénile j'avais donné l'ordre d'embarquer deux mille enfants sur une chaloupe chargée de ciment et qu'on avait ensuite dynamitée au large,maman,imaginez un peu,quels fils de putain...
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JuinJuin   23 avril 2013
Vous verrez, disait-il, tout sera récupéré par les curés, les ricains et les riches, et bien entendu, tintin pour les pauvres, ils seront toujours baisés et si un jour la merde a quelque valeur, vous verrez, ils naîtront sans cul !
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Videos de Gabriel Garcia Márquez (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gabriel Garcia Márquez
Les hanches de Marilyn Monroe, le décolleté de Jayne Mansfield, les lèvres de Pamela Anderson… Eh bien, non, Playboy, ce n’est pas que ça. Le magazine créé par Hugh Hefner à l’aube des années 1950 est bien plus qu’une simple revue de charme.
Fer de lance de la révolution sexuelle dans une Amérique traumatisée par le maccarthysme puritain, le magazine se fait le lieu d’expression d’une autre culture, au fil d’entretiens au long cours avec ceux qui ont marqué les décennies suivantes.
Politique, cinéma, littérature, musique, sport, faits divers : à travers un demi-siècle de rencontres "Playboy", c’est un panorama éclairé et décalé que nous vous proposons d’explorer. Avec, en filigrane, les remous des combats des droits civiques, le choc de la guerre du Vietnam, les relents de la guerre froide, l’évolution de la sexualité, la lutte pour l’émancipation des femmes – jusqu’à l’importance de la bière chez Paul Newman.
Bref, le magazine offre un autre regard, à l’avant-garde des changements sociaux. L’entretien de Donald Trump en 1990 en est l’illustration, et nous rappelle combien la réalité a parfois du retard sur la montre du lapin rose.
Pour en savoir plus : https://bit.ly/2B3l31c
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