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Claude Couffon (Traducteur)Marie-Claude Dana (Éditeur scientifique)
ISBN : 2253047236
Éditeur : Le Livre de Poche (01/11/1988)

Note moyenne : 3.95/5 (sur 97 notes)
Résumé :
Bilingue
Série espagnole dirigée par Fernando Teruel

Les ouvrages de la collection bilingue vous proposent :
- des textes de grands auteurs étrangers ;
- une traduction fidèle et précise, sans être étroitement littérale ;
- une introduction critique permettant d'approfondir le sens des textes ;
- de nombreuses notes de caractère culturel, et des précisions linguistiques éclairant certains partis pris de traduction.>Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Under_the_Moon
  28 avril 2014
" Los Funerales de la Mama Grande " fut ma première rencontre avec la littérature latino-américaine. C'est grâce à ce grand écrivain colombien que j'ai pris goût à cet univers assez particulier, où il est nécessaire, je crois, avant la lecture de s'affranchir de certaines limites habituellement fixée (les figures de styles fétiches de l'auteur en témoigneront).
La nouvelle éponyme n'est pas la meilleure du recueil - à mon humble avis - mais elle est très représentative du style de l'auteur.
Pour commencer, l'histoire, assez improbable se présente comme une chronique d'un enterrement d'une vieille et énorme femme qui é régné comme un tyran sur sa hacienda. Mais bien sûr elle n'était que l'héritière d'un système qui durait depuis plusieurs générations. Ce qui distingue la Grande Mémé (pur produit d'une famille consanguine à l'extrême) , c'est le zèle avec lequel elle a joué son rôle de tyran du domaine, ce qui explique qu'on décrète un deuil national.
Ce qui m'a frappé dans le sylve de l'auteur ce sont d'abord toutes les anecdotes et personnages historiques qu'il fait intervenir dans son histoire, accentuant ainsi un peu plus l'aspect grandiloquent et hyperbolique de son récit (comme si ç'avait été nécessaire). L'humour de Gabriel Garcia Marquez a aussi une saveur très particulière, dont je n'ai (jusqu'à présent) pas trouvé d'équivalent chez d'autres auteurs latinos. Et puis il y a les personnages, très colorés et complètement délirants, les énumérations qui ont l'air de ne jamais s'arrêter, et quand l'auteur en fini une, c'est pour en commencer une autre.
La vie quotidienne au village faite de superstitions et de bigoteries catholiques qui jurent avec le côté insouciant des habitants et leur propension à profiter de la vie assis "sur un tabouret contre la porte de la rue et à raconter " des histoires.
Une ambiance colorée, bruyante et foisonnante à découvrir !
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rosulien
  26 août 2019
Un recueil de nouvelles pour tous les amoureux des livres de Garcia Marquez
Je parle à tous ceux qui lu tous les grands livres du romancier colombien.
Vous retrouverez dans ce livre cette ambiance particulière et cette écriture colorée qui culmineront dans Cent ans de solitude
La meilleure nouvelle est pour moi la dernière qui donne son titre à l'ouvrage:Les funérailles de la Grande Mémé, personnage charismatique et haut en couleur, comme les aime Garcia Marquez
Un «  petit » livre qui ravira les nostalgiques des grandes envolées du prix Nobel colombien et de son réalisme magique
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raton-liseur
  11 janvier 2013
Les funérailles de la grande Mémé est considéré comme un tournant dans l'évolution de l'écriture de García Márquez puisque le réalisme magique, qui est la patte de cet auteur, commence à y prendre forme, et il n'y a pas à bouder son plaisir !
La grande Mémé fut une maîtresse femme qui, telle une reine colombienne, a dirigé son domaine seule, vierge et célibataire, d'une main sûre tout au long des circonvolutions du XXème siècle. Dans les apparences se contentant de prélever la taxe foncière de son encomienda, elle est aussi et surtout la garante d'une société hiérarchisée et sclérosée où le civilisé se sait sûr de son bon droit, et fier de sa place. Tout cela est bien sûr bien mieux décrit par la plume de García Márquez, comme une somme de petites touches qui semblent insignifiantes mais sont en réalité d'une ironie mordante…
Lorsque ce grand personnage meurt, son envergure dépasse finalement les limites de ses terres et c'est finalement une métaphore du pouvoir oligarchique qui a rendu l'âme, et auquel le Président et le Pape lui-même veulent rendre hommage. Situation rocambolesque, ridicule, qui est tout à la fois une critique acerbe du contexte colombien de l'époque et une réflexion sur la mort, le temps qui passe et la vanité des vivants.
D'un réalisme encore bien peu magique, cette nouvelle me semble plus facile á aborder que le monument inexpugnable qu'est Cent ans de solitude, et donne une bonne idée de la plume de García Márquez. Une bonne lecture à conseiller à ceux qui aiment déjà le célèbre Prix Nobel colombien, ainsi qu'à ceux qui ont été rebuté ou qui sont intimidés par ses oeuvres plus connues, un peu comme une initiation ou une première marche vers la réalité toute particulière de García Márquez.
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Slava
  01 mars 2017
Si on me demande de citer une oeuvre du grand Gabriel Garcia Marquez, je dirais : Cent ans de solitude. C'est le livre qui a rendu célèbre l'auteur colombien. Pourtant, avant ce roman, l'univers de Macondo était déjà existant à travers des nouvelles des années 50 et 60, que le recueil dévoile. Sept nouvelles où Marquez construit le petit monde de Macondo, avec ses personnages et ses détails. Je n'ai pas encore lu le roman mais ce recueil me permet de me familiariser avec Macondo, ses habitants singuliers et surtout la chaleur omniprésente qui tourmente les habitations et le lecteur aussi.
La sieste de Mardi relate la visite d'une mère et sa fille dans le village, pour convoquer un prêtre. Motif ? Celui-ci a été tué lors d'une tentative de cambriolage et elles veulent le voir, or les choses ne se passent pas comme prévu... le deuil et le ressentiment hante les lignes, et on suit une petite famille qui vient se recueillir pour un mort. Bref, court, mais triste.
Un jour comme les autres où comment une visite chez un dentiste se transforme en jour de vengeance... une critique de la guerre civile et la politique militaire alors en cours au temps de Marquez, dans une ambiance tendue.
Il n'y pas de voleurs dans ce village, des boules de billards ont été volées et un noir est accusé du vol. Or, Damaso, le vrai voleur, commence d'éprouver de la culpabilité et décide de les rendre. Première nouvelle où on a une trace du fantastique (un chat étrange qui apparaît dans des événements précis), où les conséquences du vol ainsi que le racisme sont dénoncés tout comme le machisme de certains individus.
Le merveilleux après-midi de Balthazar, plus léger que les autres nouvelles, un menuisier construit une merveilleuse cage admirée de tous, et veut l'offrir à un enfant... où comment être plus généreux et altruiste.
La veuve Montiel, où on fait connaissance avec une femme récemment veuve et qui ne comprend pas pourquoi le village manifeste tant de haine à son époux. On finit par comprendre la raison (méritée hélas) de cette rancoeur et on voit avec tristesse la déchéance d'une honnête femme incapable de voir la violence et la culpabilité de son mari. Une nouvelle qui interroge sur la mort mais aussi sur l'amour porté à une personne dont on ignore les crimes, avec encore une fois le ressentiment d'un village.
Un jour après le samedi, plus longue que les autres, où des oiseaux meurent de manière inexplicable dans le village avec trois personnages liés par une curieuse histoire de temps. C'est dans cette nouvelle que l'univers de Macondo s'esquisse réellement, on retrouve le nom et le réalisme fantastique, et le temps et la solitude.
Les roses artificielles, une grand-mère aveugle devine le secret de sa petite-fille. Une nouvelle sur l'amour fini et le chagrin qu'on dissimule mal, sur les secrets, mais aussi sur le paradoxe de l'aveugle qui voit.
Les funérailles de la Grande-Mémé qui donne le titre du recueil et qui est la meilleure d'entre toutes. Grande-Mémé, une matriarche impitoyable et tyrannique qui forçait les membres de sa famille aux mariages consanguins et dirige d'une main de fer ses terres est morte. Très vite, le pays puis le monde est concerné par cette nouvelle, le pape va même s'y rendre pour les funérailles ! Une nouvelle amusante et féroce sur le pouvoir autoritaire des Etats et de l'Eglise avec un humour subtil mais corrosif en même temps. C'est également dans cette nouvelle que le village s'appelle Macondo et que les Buendia sont mentionnés...
Un recueil agréable et qui permet de me faire entrer dans Macondo, avec le style simple mais fluide et fantastique de l'auteur. de plus, je l'ai lu en version billingue, et c'est meilleur en version originale (en plus d'améliorer mon niveau d'espagnol). Des nouvelles intéressantes à lire.
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raton-liseur
  09 février 2015
Les funérailles de la Grande Mémé est probablement la nouvelle la plus connue de Gabriel Garcia Marquez. Publiée cinq ans avant son roman le plus célèbre, Cent ans de solitude, elle marque en effet l'invention d'un style que l'on appellera le réalisme magique et qui est vu comme la marque de fabrique des auteurs d'Amérique du Sud, comme l'arbre cachant la forêt.
Mais il serait dommage de résumer ce recueil à cette seule nouvelle qui le clôt. Les autres nouvelles sont certes de valeurs inégales (du moins je les ai appréciées à différents degrés), mais c'est une lecture plutôt agréable. J'ai eu l'impression de voir un écrivain en début de carrière s'essayant à différents styles et faisant ses gammes.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
raton-liseurraton-liseur   09 février 2015
Il avait une barbe de deux semaines, les cheveux courts, durs et raides comme les crins d’un mulet, et avec cela un air de garçon apeuré. Mais c’était une fausse apparence. Il avait fêté ses trente ans en février, vivait avec Ursula depuis quatre ans, librement et sans enfants, et la vie lui avait apporté bien des raisons d’être vigilant mais non d’avoir peur. Il ne savait même pas que pour certaines personnes la cage qu’il venait de construire était la plus belle du monde. Pour lui, habitué à en fabriquer depuis son enfance, il s’était simplement agi d’un travail un peu plus difficile que les autres.
(p. 67, “Le merveilleux après-midi de Balthazar”).
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rosulienrosulien   26 août 2019
Tout le monde croyait par habitude que la Grande Mémé était la maîtresse absolue des eaux courantes et dormantes, des pluies d’hier et de demain, des chemins vicinaux, des poteaux télégraphiques, des années bissextiles et de la chaleur, et qu’elle avait en outre un droit coutumier sur la vie et les haciendas
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SlavaSlava   01 mars 2017
Et voici maintenant, incrédules du monde entier, l'histoire véridique de la Grande-Mémé, souveraine absolue du royaume de Macondo, qui gouverna sur ses domaines durant quatre-vingt douze ans et mourut en odeur de sainteté un mardi du dernier mois de septembre et aux funérailles de laquelle le Saint-Père assista en personne.
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deriblekderiblek   03 avril 2012
Le train sortit du trépidant corridor de roches vermeilles, pénétra dans les plantations de bananiers, symétriques et interminables; l'air devint alors humide et on ne sentit plus la brise marine.
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rosulienrosulien   15 août 2019
Elle avait la sérénité scrupuleuse des gens habitués à la pauvreté
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Videos de Gabriel Garcia Márquez (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gabriel Garcia Márquez
En 2005 a paru Dictionnaire égoïste de la littérature française , immense succès immédiat critique et public. Chroniqué par tous les médias en France et beaucoup même à l'étranger, ce livre qui n?avait pas d?équivalent a reçu cinq prix littéraires. Il est aujourd?hui devenu un classique.  Le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale est consacré aux littératures des autres pays du monde. Et non pas « étrangers ». Un article l?explique, l?auteur ne croit pas à la notion d?étranger, surtout en matière de littérature. Nous ne sommes pas seuls au monde, et aucun lecteur français n?a été constitué par l?unique lecture de livres français. de même, aucun lecteur n?est constitué par l?unique lecture des livres de son temps. Un lecteur est de tous les temps et de tous les pays. Et c?est ainsi que ce livre comprend aussi bien Eschyle (le plus ancien) que Gabriel García Márquez (le plus récent). Pour « égoïste », cela signifie que l?auteur ne parle que de choses qui, en bien ou en mal, l?intéressent, le passionnent, l?éveillent, et non à partir d?on ne sait quels canons de la littérature.  Le « DELM » comprend, comme son frère aîné, quatre types d?articles : sur des auteurs (Karen Blixen, Jorge Luis Borges, F.S. Fitzgerald, Yukio Mishima, Elsa Morante, Platon, Gertrude Stein?), des ?uvres ( Amant de Lady Chatterley (L?) , Guépard (Le) , Petit Livre rouge (Le)? ), des personnages (Ali-Baba, Lady Bracknell, Mademoiselle Else, le prince André, Arturo Ui?), des notions (« Bonheur », « Enterrements d?écrivains célèbres », « Imagination », « Verbes réfléchis »?). Il a, en plus, des « express » (« Esthétique Express », « Machiavel Express »?). On y retrouvera tous les grands noms célèbres, et on y découvrira des méconnus délicieux. On y trouvera un esthétique, et des anecdotes qui sont peut-être un peu plus que des anecdotes, comme Joyce en train de dicter Finnegans Wake à Beckett qui répond « entrez » à un visiteur, Beckett écrivant le mot par mégarde et Joyce lui disant : « Laissez. » Allègre, partial, drôle, sérieux, brillant, inattendu. Un livre qui donne envie d?en parler avec l?auteur. Venez converser avec Charles Dantzig...
En savoir plus sur le "Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale" : https://www.hachette.fr/livre/dictionnaire-egoiste-de-la-litterature-mondiale-9782246820741
+ Lire la suite
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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