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ISBN : 2246252342
Éditeur : Grasset (21/01/2004)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 104 notes)
Résumé :
Bien des années après la paix des braves, le vieux colonel attend au village, par le courrier hebdomadaire, des nouvelles d'ancien combattant dont la promesse s'est perdue dans les labyrinthes administratifs de la vie civile. Il crève de faim auprès de sa compagne asthmatique, nourrissant sa vaine attente de nostalgies d'action clandestine et des victoires à venir de son coq de combat, dépositaire de ses ultimes espérances. Faudra-t-il, en désespoir de cause, manger... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  24 février 2016
Un livre sur l'attente, une attente si longue qu'elle en devient absurde, ce n'est pas si original. Dans ce cas, tout est dans le ton, l'art de raconter.
Gabriel Garcia Marquez, jeune journaliste à Paris se retrouvant soudain sans rien suite à la dictature colombienne, aurait été inspiré par sa situation financière préoccupante. le voilà donc à écrire sur un vieux colonel et sa femme asthmatique, dont le fils a été assassiné quelques mois plus tôt. Celui-ci leur a laissé comme seul héritage un magnifique coq de combat qui mange le peu d'argent qu'il leur reste en grains de maïs. C'est que dans quelques mois, quand les combats de coq reprendront, ce coq vaudra son pesant d'or, et cette somme permettra au vieux couple de survivre en attendant que cette fameuse lettre, accompagnée d'une pension d'ancien combattant, finisse par arriver avec le courrier du vendredi matin. Seulement voilà, ça fait vingt-cinq ans que le colonel, tous les vendredis, attend l'arrivée du bateau qui apporte le courrier, vingt-cinq ans qu'"il n'y a rien pour la colonel" et sa femme, qui ne sait plus comment accommoder les plats avec les restes - même les grains de maïs du coq y passent - sa femme donc ne supporte plus ce coq qui pourrait leur apporter de l'argent tout de suite.
Ce petit roman est l'un des premiers publiés par Garcia Marquez mais la plume est sûre, juste et sarcastique juste comme il faut. le couple est très attachant, amoureux, faible et plein de ressources.
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raton-liseur
  11 février 2015
Après la lecture du recueil de nouvelles Les Funérailles de la Grande Mémé, j'ai voulu continuer sur ma lancée et lire ce livre, que j'avais acheté en même temps. Je ne suis pas l'ordre chronologique puisque ce court roman est publié en 1961 et précède donc la célèbre nouvelle d'une petite année.
Ce roman avec son titre énigmatique, comme souvent chez Garcia Marquez me semble-t-il, ne fait pas partie de ses plus connus, et je n'en avais jamais entendu parler avant de le trouver sur les étagères de la bouquinerie en cette fin d'année scolaire.
Pourtant, j'ai beaucoup aimé cette lecture, son ironie mordante, son ton désabusé, sa chaleur écrasante. J'ai même plus aimé que Les Funérailles de la Grande Mémé, même si je dois avouer que la fin m'a parue un peu décevante, un peu en queue de poisson comme si l'auteur n'avait pas trop su comment mettre un point à cette histoire.
Il est bien pathétique ce colonel dont on ne saura pas le nom, qui a servi vaillamment son pays pendant les heures sombres de la Guerre des Mille jours entre 1899 et 1902, guerre qui aboutira à la sécession du Panama, et qui depuis attend que le gouvernement se souvienne de lui. Voilà quinze ans que tous les vendredis, qu'il pleuve ou qu'il vente, il se rend invariablement au bureau de poste pour savoir si le gouvernement a enfin accédé à sa demande pour le versement de sa pension. Quinze ans qu'il vivote dans son petit bourg, quinze ans qui ont vu partir beaucoup de meubles chez les riches du village pour pouvoir se nourrir, qui ont vu l'asthme de sa femme s'aggraver, qui ont vu son fils mourir dans des circonstances troubles. Quinze ans ramassées dans les quelques jours que dure ce roman, car toutes les semaines ont été celles de la même misère et de la même attente.
Tristesse et ironie mêlées, un livre beaucoup plus réaliste que le style qui fera quelques années plus tard la renommée de Gabriel Garcia Marquez. Un style plus classique, voire conventionnel donc, mais qui m'a beaucoup plu. Un roman accessible, qui montre une facette moins connue de cette grande figure colombienne, et il me semble que c'est là la marque d'un grand écrivain, quand ses écrits mineurs ou moins connus sont comme de petites pépites qui brillent de mille feux ou comme de petits bonbons acidulés qu'on ne peut s'empêcher de grignoter avec gourmandise.
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Meps
  24 février 2018
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu de Gabriel Garcia Marquez alors que je suis plutôt un adepte de cet auteur. Ma dernière lecture était pour l'Amour aux temps du choléra, un de ses classiques, en 2013, donc il y a déjà 5 ans.
J'ai décidé de me plonger dans celui-ci, plus méconnu, car il m'avait été recommandé comme particulièrement réussi. J'ai d'abord été troublé, car je n'y ai pas trouvé de suite le souffle du "réalisme magique" cher à l'auteur. L'intrigue est simple, voire simpliste et on la voit d'abord se dérouler sans trop de plaisirs. Et puis le charme opère, on entre dans la vie des personnages et on partage leur attente, les douleurs du passé qui n'étaient qu'effleurées se concrétisent et on est encore emporté par le génie colombien. La narration en cycles répétitifs donne une musique lancinante qui accompagne bien après la lecture. du coup, les 127 pages se terminent bien vite... et nous donnent envie de ne plus attendre 5 ans pour se replonger dans la prose de ce Prix Nobel non usurpé.
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gv14011
  11 octobre 2015
Je savais le nom Garcia Marquez, mais j'ai jamais lu un des ses livres. Après avoir lu ce roman, je suis sûr que je vais lire plus de ses oeuvres.
le vieux colonel qui vit avec sa femme dans la complète pauvreté, attend sa pension. Cet homme avec ses caractéristiques psychologiques n'arrêtait pas me surpris. Sa incroyable confiance à une vie meilleure vous fait penser à votre propre pouvoir dans la croyance si forte. Malgré le fait qu'il croit en brillant avenir, il est incertain dans les choses quotidien. de vendre ou ne pas vendre le coq? Dans ce livres tord les pensées de différentes façons.
Je recommande ce livre pour ceux qui aime les livres facile à lire car l'histoire est court est la langue pas fatiguant.
Si vous vous sentez comme si vous n'êtes pas prêt à lire ce livre maintenant, il est normal si vous prenez votre temps, parce que, comme a dit le colonel: ''Qui a attendu longtemps, peut attendre un moment.''
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Guilherme
  15 mars 2019
Un des tous premiers titres de GG Marquez. Très court, l'argument y est simple: la patrie qui laisse un de ses colonels à l'abandon. Un homme tout à fait commun, ayant servi son pays lors d'une guerre civile déjà lointaine d'un demi siècle, et pour laquelle il ne touche pas encore sa pension.
Très digne, il attend chaque semaine de savoir si son numéro de pension est sélectionné. Son sort, injuste, lui est infligé par la patrie (ou bien, en partie en tout cas, par sa fierté?).
Alors qu'il crève la faim, ses espoirs reposent sur un coq de combat (divertissement apprécié sur la côte caribéenne).
Mais plus que cette histoire, qui est finalement simple et qui se dégage du lot grâce au style déjà limpide et déjà puissant de Gabo, ce qui marque, en terme de processus créatif, c'est d'être le témoin des visions qui travaillent l'auteur.
Déjà il est question de Macondo, et d'un certain Aureliano Buendia. On sent que GG Marquez vit déjà avec ce lieu, avec ce personnage, qui ne seront réellement consacrés que 6 ans plus tard.
C'est tout simplement merveilleux de disposer de ce bref accès à l'imaginaire d'un auteur en action, travaillé par une obsession qu'il transformera en chef d'oeuvre.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Myriam3Myriam3   24 février 2016
Il se souvint de Macondo. Le colonel y avait attendu dix ans que se réalisent les promesses de Neerlandia. Dans la torpeur de la sieste, il avait vu arriver un train jaune et poussiéreux où étaient entassés, jusque sur le toit des wagons, une foule d'hommes, de femmes et d'animaux asphyxiés de chaleur. C'était la fièvre de la banane. En vingt-quatre heures, ils avaient transformé le village. "Je pars, avait alors dit le colonel. L'odeur de la banane me met les intestins en purée. " Il avait quitté Macondo au retour du train, le mercredi 27 juin 1906 à deux heures dix-huit de l'après-midi.
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MepsMeps   24 février 2018
Depuis qu'il y a la censure, les journaux ne parlent plus que de l'Europe, dit-il. Le mieux, ce serait que les Européens s'en viennent par ici et que nous, nous partions pour l'Europe. Comme ça, tout le monde saurait ce qui se passe dans son propre pays.
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bohemesvidabohemesvida   25 juin 2014
La mujer se desesperó.
" Y mientras tanto qué comemos", preguntó y agarró al coronel por el cuello de la franela. Lo sacudió con energía.
- Dime, qué comemos.
El coronel necesitó setenta y cinco años - los setenta y cinco años de su vida, minuto a minuto. Se sintió puro, explícito, invencible, en el momento de responder:
-Mierda.
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Immortale_peruvianaImmortale_peruviana   16 mars 2016
L'ingratitude humaine n'a pas de limite.
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Videos de Gabriel Garcia Márquez (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gabriel Garcia Márquez
En 2005 a paru Dictionnaire égoïste de la littérature française , immense succès immédiat critique et public. Chroniqué par tous les médias en France et beaucoup même à l'étranger, ce livre qui n?avait pas d?équivalent a reçu cinq prix littéraires. Il est aujourd?hui devenu un classique.  Le Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale est consacré aux littératures des autres pays du monde. Et non pas « étrangers ». Un article l?explique, l?auteur ne croit pas à la notion d?étranger, surtout en matière de littérature. Nous ne sommes pas seuls au monde, et aucun lecteur français n?a été constitué par l?unique lecture de livres français. de même, aucun lecteur n?est constitué par l?unique lecture des livres de son temps. Un lecteur est de tous les temps et de tous les pays. Et c?est ainsi que ce livre comprend aussi bien Eschyle (le plus ancien) que Gabriel García Márquez (le plus récent). Pour « égoïste », cela signifie que l?auteur ne parle que de choses qui, en bien ou en mal, l?intéressent, le passionnent, l?éveillent, et non à partir d?on ne sait quels canons de la littérature.  Le « DELM » comprend, comme son frère aîné, quatre types d?articles : sur des auteurs (Karen Blixen, Jorge Luis Borges, F.S. Fitzgerald, Yukio Mishima, Elsa Morante, Platon, Gertrude Stein?), des ?uvres ( Amant de Lady Chatterley (L?) , Guépard (Le) , Petit Livre rouge (Le)? ), des personnages (Ali-Baba, Lady Bracknell, Mademoiselle Else, le prince André, Arturo Ui?), des notions (« Bonheur », « Enterrements d?écrivains célèbres », « Imagination », « Verbes réfléchis »?). Il a, en plus, des « express » (« Esthétique Express », « Machiavel Express »?). On y retrouvera tous les grands noms célèbres, et on y découvrira des méconnus délicieux. On y trouvera un esthétique, et des anecdotes qui sont peut-être un peu plus que des anecdotes, comme Joyce en train de dicter Finnegans Wake à Beckett qui répond « entrez » à un visiteur, Beckett écrivant le mot par mégarde et Joyce lui disant : « Laissez. » Allègre, partial, drôle, sérieux, brillant, inattendu. Un livre qui donne envie d?en parler avec l?auteur. Venez converser avec Charles Dantzig...
En savoir plus sur le "Dictionnaire égoïste de la littérature mondiale" : https://www.hachette.fr/livre/dictionnaire-egoiste-de-la-litterature-mondiale-9782246820741
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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