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Marie-Thérèse Cuny (Collaborateur)Betty Mahmoody (Éditeur scientifique)
ISBN : 2266052438
Éditeur : Pocket (17/04/1993)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 259 notes)
Résumé :

En 1980, Nadia et Zana Muhsen, deux petites Anglaises de quatorze et quinze ans s'envolent au Yémen - pays de leur père - pour des vacances de rêve...

Là-bas, leur existence bascule dans le cauchemar. Prisonnières dans un village isolé, elles seront mariées de force. Leur père les a vendues ! 13 000 francs chacune. Coups, insultes, chantage...

Très vite, Nadia capitule. Mais Zana résiste. Elle écrit des centaines de lettres qu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
Yggdrasila
  16 juin 2013
Ce livre est un des récits autobiographiques qui m'a le plus marqué. Il est rare qu'un témoignage me bouleverse à ce point!
Après son livre "Jamais sans ma fille" Betty Mahmoody nous présente l'histoire de deux jeunes filles: Zana, 15 ans et Nadia, 14 ans, vivant en Angleterre avec une mère britannique et un père Yéménite. Ce dernier leur promet des vacances de rêve dans son pays. Arrivées au Yémen, elles se retrouvent dans un village perdu, mariées de force et brutalisées. Après huit années de souffrance, Zana parvient à fuir cet enfer alors que sa soeur et ses trois enfants sont toujours prisonniers dans ce cauchemar.
Tout au long de ma lecture j'ai été révoltée par cette histoire. de voir qu'un père puisse vendre ses filles pour 13 000 francs et les laisser vivre à un état d'esclavage au milieu de pensées archaïques, loin de leur pays natal est inimaginable...et pourtant!
Je souhaite profiter de ce commentaire pour féliciter ces filles pour leur courage et la détermination de Zana malgré son jeune âge, pour lutter contre ces hommes qui n'ont aucune estime pour la femme.
Ce récit est très bien raconté, très prenant et plein d'émotions. Je n'ai trouvé aucune longueur lors de ma lecture. C'est un livre très triste qui reflète la réalité, malheureusement.
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PiertyM
  02 juillet 2015
Un témoignage larmoyant! Deux jeunes anglaises, enthousiaste à découvrir le pays de leur père, le Yemen, se retrouvent coincées, séquestrées, emprisonnées dans une culture où la voix n'a pas voix au chapitre dans tous les domaines de la vie, elles subissent les décisions des hommes, ils font d'elles tout ce qui peut leur passer par la tête, mais quand vendre ses filles!!! Et à quel prix??? Il y a de quoi comparer une femme à un gibier que chacun viendrait couper sa partie préférée, de même que la femme chaque instance de la société vient puiser en elle tout ce qu'elle a besoin pour assouvir ses fantasmes jusqu'à la dépouiller entièrement!
C'est vraiment aberrant!
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Myrinna
  26 mai 2010
On ne peut être que doublement bouleversée en tant que femme par ce livre. Actuellement, en tant qu'européennes, nous avons de la chance d'avoir des droits. Jadis, la femme occidentale s'est battue pour obtenir l'égalité, et la liberté…Malheureusement, d'autres ne l'ont pas encore…Je pense qu'un tel témoignage, sert à conscientiser cette problématique sur les conditions des femmes musulmanes ou venant d'autres régions.
Ainsi, les mots peuvent être plus tranchants qu'une arme blanche…
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troumoulou
  31 janvier 2019
Ce livre qui retrace les années infernales vécu par ces deux soeurs, leur père Yéménite vivant avec sa famille en Angleterre les a vendues à ses amis.
Croyant partir en visite au pays de leur père, Elles se retrouvent " mariées" de force aux fils des amis. Elles ont 16 et 14 ans et les garçons respectivement 15 et 13 ans. Tous des enfants, mais là bas, on ne désobéit pas à son pére et les garçons vont donc consommer ces mariages. Forcées et violées, elles vont subir pendant huit longues années le sort des femmes Yéménites, une vie d'esclave dans des villages reculés au fin fond des montagnes.
Seule la pugnacité de Zana qui jamais n'abandonne ni ne perd l'espoir de revenir un jour chez ELLE en Angleterre, vont les aider à subir ce sort et à tenir. Et Zana réussira en abandonnant son fils à quitter ce cauchemar. Nadia et ses enfants sont restés captifs des traditions et des politiques yéménites.
Un livre poignant, une histoire vraie. C'est en 1988 que Betty Mahoomdy découvre l'histoire de Zana et Nadia, cependant le sort de ces femmes du moyen orient ne s'est pas arrangé depuis cette époque. Dans ce pays conservatuer ultra mulsulman la situation d'esclave des femmes perdure.
Les violences faites aux femmes y sont encore courantes : violences conjugales, mariages de petites filles ( 50% des femmes sont mariées avantt l'âge de 14 ans), crime d'honneur, excision, et autres mutilations féminines...
La grave crise humanitaire que traverse ce pays et que la presse et les médias occultent sont encore des facteurs aggravant ces situations.
Selon un article du 24 septembre 2012 ( le point ) de l'AFP :
"L'ONG Oxfam a averti que la situation des femmes yéménites est encore plus mauvaise qu'avant le soulèvement contre le président Ali Abdallah Saleh en raison de l'aggravation de la crise humanitaire.
"Quatre femmes sur cinq affirment que leur situation s'est détériorée au cours des 12 derniers mois", affirme l'organisation britannique dans un rapport, fruit de rencontres avec un éventail de femmes à travers le pays.
"Bien que la transition vers la démocratie est en cours, les espoirs des femmes d'une vie meilleure s'amenuisent", affirme le rapport, estimant que "la crise humanitaire et le conflit qui s'aggravent limitent le rôle des femmes dans l'élaboration de l'avenir du Yémen".
Selon le texte, "la crise humanitaire exacerbe les inégalités entre les sexes", et un quart des femmes yéménites âgées de 15 à 49 ans affirment que "l'accès à la nourriture, à l'emploi et la sécurité" figurent en tête de leurs priorités.".


Lien : http://troumoulou.over-blog...
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zazi5
  13 novembre 2014
Il devient de plus en plus rare qu'une histoire me captive autant mais comment ne pas être touchée par le récit de Zana, jeune anglaise, née d'une mère anglaise et d'un père yéménite. Elle et sa jeune soeur, Nadia seront envoyés dans le pays de leur père. En effet, elles ont été vendues contre quelques poignées de dollars. Nous vivrons avec elles le tournant qu'à pris leur vie, l'enfer qu'elles vivent jours après jours, mois après mois, années après années. Une histoire vraie, touchante, qui ne nous laisse pas indifférents.
A celle qui vient de lire mon histoire et qui va refermer ce livre, je dis : "Ne le referme pas sur l'oubli. Aide-moi. Laisse résonner dans ta mémoire ce cri qui est le mien et celui de tant d'autres femmes." Zana Muhsen
A lire!
"Le Yémen est, spécifiquement, l'un des cas les plus préoccupants en ce qui concerne les mariages forcés et les droits de la femme. Il est l'un des derniers pays à avoir refusé de signer la Convention pour l'Elimination de toutes formes de Discrimination à l'Egard des Femmes, et le pays néglige ouvertement et sans scrupule sa population féminine.
Âge minimum pour marier les filles : 15 ans (dans la réalité des faits, ce chiffre est abaissé à 12 ans), par la seule volonté du père de famille.
Voilà l'une des raisons principales du fort pourcentage d'illettrisme rencontré chez les jeunes filles à partir de 10 ans. Elles sont obligées de quitter le circuit scolaire pour "se rendre utiles aux travaux de la maison" en vue de faire une bonne épouse ! Ainsi, elles sont sous-représentées à tous les niveaux de la vie sociale et politique et ne constituent pas une force suffisante pour espérer faire changer les lois qui leur sont discriminatoires. Certaines de ces lois stipulent que la femme doit absolument obéir à son mari. Elle doit vivre avec lui à la place qui lui a été accordée dans le contrat de mariage, elle doit "consommer" le mariage et ne pas quitter la maison sans le consentement du mari. " ...
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
nikitanikita   11 novembre 2010
En 1980, Nadia et Zana Muhsen, deux petites Anglaises de quatorze et quinze ans s'envolent au Yémen - pays de leur père - pour des vacances de rêve... Là-bas, leur existence bascule dans le cauchemar. Prisonnières dans un village isolé, elles seront mariées de force. Leur père les a vendues ! 13 000 francs chacune. Coups, insultes, chantage... Très vite, Nadia capitule. Mais Zana résiste. Elle écrit des centaines de lettres qui n'arriveront jamais... Puis, un jour, un médecin yéménite accepte de poster un courrier adressé à sa mère. Elle lui demande d'alerter la presse, de crier leur histoire au monde entier ! L'Angleterre s'émeut. En 1988, le gouvernement yéménite autorise les deux jeunes filles à quitter le pays... sans leurs enfants. Nadia refuse. Zana décide de fuir l'enfer... D'Angleterre, Zana continue la lutte. Pour son fils, pour Nadia et ses enfants, pour les autres femmes. Pour qu'un jour certains hommes cessent d'être d'infâmes geôliers.
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YggdrasilaYggdrasila   10 août 2012
Pendant huit ans, je me suis accrochée. Huit ans durant lesquels, jour après jour, je me suis répété que j'allais sortir de ce village, qu'il n'y avait aucune raison pour que je reste prisonnière à jamais de ces sauvages. Huit ans.
Et je n'en étais qu'à mon troisième jour. Je n'avais pas encore seize ans, j'en avais vingt-quatre quand j'ai quitté le Yémen et ma prison. Mais j'ai survécu, avec deux idées fixes: l'espoir, et la haine, aussi puissantes l'une que l'autre. Elles m'ont aidée à ne pas mourir.
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YggdrasilaYggdrasila   12 août 2012
Je grelotte de fièvre, et je ne peux pas me nourrir seule. Il me vient l'idée que je vais mourir. C'est cela, je vais mourir. Je suis heureuse à l'idée de cette mort, je serai libérée, je m'envolerai du Yémen pour toujours. À quoi sert de vivre ici, ce n'est pas une vie, c'est une mort lente.
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LilinoueLilinoue   31 juillet 2011
Patience, au milieu de la montagne, patience en broyant le maïs, en décrottant les vaches maigres et les moutons, patience en trimant comme un âne. Je suis maigre, et sèche, et grillée de soleil. Parfois la malaria me fait greloter la nuit. Parfois, le visage enfouie dans la coussin, je sanglote à en mourir. Patience pour ne pas mourir ici.
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LilinoueLilinoue   31 juillet 2011
Elle n'a ni ma force physique, ni ma haine, cette haine qui me solidifie, jour après jour, et me fait tenir debout, devant cet homme borné. Un jour, il paiera. Je ne serai pas toujours une esclave.
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