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Bertrand Fillaudeau (Auteur de la postface, du colophon, etc.)André Fayot (Traducteur)
EAN : 9782714308757
208 pages
Éditeur : José Corti (03/09/2004)

Note moyenne : 4.38/5 (sur 4 notes)
Résumé :
John Muir (1838-1914), Écossais d'origine, alors qu'il reste quasiment inconnu en France, est une des figures mythiques des États-Unis où il est considéré comme le père des Parcs Nationaux et l'un des premiers hommes à avoir perçu les dangers de l'exploitation de la nature - par essence sauvage. Ses Souvenirs d'enfance et de jeunesse sont à la fois passionnants et exaltants. John, dès son enfance, est confronté aux difficultés de la pauvreté et du travail tout en ét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ivredelivres
  10 février 2018
C'est le père des parcs nationaux, un trail mythique porte son nom mais il y a aussi la Muir Pass, le Lake Muir, le Mount Muir. Il fut l'ami des grands et commença sa vie en Ecosse en 1838 dans une famille très religieuse, pauvre oh combien dans laquelle le travail était élevé au rang de vertu.
Gamin déluré mais très respectueux d'un père très dur qui « avait la propension bien écossaise à transformer tout devoir en corvée »
Vers 7 ou 8 ans il commence vraiment des études et là aussi l'effort à fournir est rude
« pour tout ce qui n'atteignait pas la perfection, le martinet fut illico mis à contribution. Nous devions absorber trois leçons de latin par jour, trois de français et autant en anglais »
Mais avec un père comme le sien, il n'était pas quitte pour autant
« mon père de son côté me faisait apprendre un si grand nombre de versets de la Bible qu'à l'âge de onze ans je savais par coeur les trois-quart de l'Ancien Testament et la totalité du Nouveau - par coeur et au prix de combien de meurtrissures ! Je pouvais réciter le Nouveau Testament du début de Matthieu à la fin de l'Apocalypse sans m'arrêter »
La pauvreté pousse les Muir à émigrer au Wisconsin, comme tous les migrants de l'époque ils traversent l'océan sur un rafiot puis le pays en chariot avec leurs bagages pour finir par construire en une journée une cabane où se mettre à l'abri.
C'est pour John Muir la découverte de la nature
Les pages qui suivent l'arrivée au Wisconsin sont magnifiques, il faut bien de l'astuce et du courage à John Muir pour profiter de cette nature tant le travail est dur, quotidien, harassant jusqu'à l'épuisement.
Quand il veut mettre à profit son esprit ingénieux et ses capacités intellectuelles immenses il prend sur son temps de sommeil, levé à 1 heure du matin, il réfléchit, lit, créé des machines parfois utiles et d'autres farfelues mais son esprit n'est jamais en repos.
Ce sont ces inventions qui lui permettront un jour de sortir de vie rude de la terre et d'entreprendre enfin des études universitaires, de côtoyer les grands de la planète et de laisser sa trace dans l'histoire des USA
Ce livre est une façon très attachante d'entrer dans l'oeuvre de John Muir, ses souvenirs sont pleins de l'émerveillement qu'il a à jamais éprouvé devant le spectacle de la nature. Voir comment un petit gars écossais a pu devenir un des plus grands naturaliste américain est un spectacle qui fait chaud au coeur.

Lien : http://asautsetagambades.hau..
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keisha
  16 janvier 2011
Yosemite Park? Muir a défendu avec raison l'origine glaciaire de la vallée et oeuvré pour faire entrer la vallée de Yosemite dans les parcs nationaux américains(et elle le valait bien, voir photo ci-dessous). Les séquoias géants? Sans lui ils auraient probablement été abattus et vendus...
Cet homme mérite une statue!
Mais il a sa pièce de 25 cents
John Muir est né en Écosse en 1838, sa famille émigra aux États-Unis en 1849 et se fixa dans le Wisconsin. Il écrivit ces souvenirs en 1913, un an avant de mourir, après une vie bien remplie par des voyages dans le monde entier, s'intéressant à la géologie, la botanique, et à la défense de l'environnement. Un précurseur visionnaire.

Ses souvenirs offrent un tableau passionnant et vif de la vie en Ecosse puis dans les terres gagnées à la sueur de leur front par les émigrants. Il y a parfois un côté petite maison dans la prairie, mais John Muir sait partager les journées de dur labeur où tous doivent participer. Les rares moments d'étude et de lecture sont "volés" aux dures journées consacrées aux travaux de la ferme, sous la houlette d'une père sans douceur inutile. L'observation de la nature, des plantes, des oiseaux, est extrêmement présente.

Un témoignage précieux sur la vie des colons et celle des indiens (en arrière plan). Il évoque une fois les problèmes causés par l'installation sur leurs terres ancestrales.

Un style classique mais vivant sert magnifiquement le texte, le premier mais sûrement pas le dernier que je découvre de l'auteur!
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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luocine
  21 septembre 2017
La lecture de ce livre de mémoires me prouve que la blogosphère a permis à mes goûts littéraires d'évoluer. J'ai pris un grand plaisir à cette lecture que je dois à Dominique ( elle même remercie Keisha). Je voulais connaître cet homme qui est considéré comme le « père des parcs nationaux aux USA » . Mes enfants y font des balades extraordinaires chaque été et leurs photos donnent envie de s'y rendre. J'ai toujours cet étonnement face à ce paradoxe, le pays le plus pollueur de la planète est aussi celui qui semble adorer le plus la nature vierge. Plusieurs lectures récentes convergent pour me donner l'impression que l'homme agriculteur est devenu le plus grand prédateur des espèces végétales et animales. Faire pousser du blé ne peut se faire qu'aux prix de souffrances infinies pour l'homme et la nature.
John Muir, les souffrances, il connaît, élevé par un père d'une rigueur qui frise le tortionnaire, il a connu les pires brimades physiques dès son enfance : coups, engelures, travaux de forçat ; il a tout accepté au nom d'un respect filial qui lui vient, on se demande pourquoi ? et comment ?
Toute son enfance, surtout son émerveillement de la nature qui s'offre à lui quand il arrive dans le Wisconsin, est très agréable à lire et on suit avec attachement les péripéties de chaque découverte qu'offrent ces lieux souvent encore vierges. La fin est beaucoup moins passionnante, il est vrai qu'il ne s'agit plus de son enfance. Cet enfant à 10 ans est capable de comprendre la trigonométrie tout seul avec des livres, à 14 ans de construire des horloges sans plan préalable, il a vraiment une intelligence totalement hors norme. Il a appris à lire et à écrire seul ou presque à 4 ans. Il parle latin et allemand. J'aurais aimé qu'il raconte mieux son adaptation au monde des adultes quand il ne vit plus sous la férule de ce père que j'ai détesté tout au long du livre.
Lien : http://luocine.fr/?p=8498
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
cardabellecardabelle   19 mai 2016
Pour les premiers colons et pendant bien longtemps, la construction des routes consista avant tout à garnir les marais de fascines...
Les rassemblements en vue de cette corvée annuelle fournissaient l'occasion de parler des nouvelles , de la politique, de la religion, de la guerre, de l'état des récoltes, des avantages du nouveau pays sur l'ancien...
Je me souviens ainsi de conversations à perte de vue sur l'extraordinaire beauté du maïs ou sur ces fameux melons, tellement merveilleux pour se rafraîchir par temps chaud...
... du mépris unanime à l'endroit des tomates, si belles à regarder ...mais si décevantes pour le goût...
...de ces concombres lamentables, aussi insipides que des joncs, que mangeaient pourtant les yankees...
...du tempérament de ces mêmes yankees, et j'en passe...
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cardabellecardabelle   20 avril 2016
Au début de l'été,nous nous gobergions de fraises,qui poussaient en carrés fournis aussi bien en-dessous des herbes et des laîches de la prairie que dans les bois arides exposés au soleil .
Et,dans différents marais et tourbières...nous trouvions mûres et canneberges ainsi qu'une abondance d'airelles bleuets,prétextes à des tourtes d'un goût et d'une taille extraordinaires,dont le coeur avait la couleur de couchers de soleil.
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luocineluocine   21 septembre 2017
Je ne vois rien qui puisse me pousser aujourd’hui à concentrer plus fort mon attention que quand j’étais enfant, ce que réussissait le fouet -une gigantesque raclée le plus souvent. Les instituteurs écossais de la vieille école ne passaient pas leur temps à tenter de trouver des chemin raccourcis vers la connaissance, ni d’expérimenter les dernières trouvailles en matière de méthode psychologique, tellement en vogue de nos jours. Il n’était pas question de rendre nos bancs confortables, ni nos leçons faciles. On nous collait seulement de but en blanc devant nos livres, comme des soldats face à l’ennemi, en nous ordonnant d’un ton sans réplique : « Allez au travail ! Apprenez vos leçons ». Et à la moindre erreur, si minime fût-elle, c’était le fouet, car avait été fait cette extraordinaire découverte, aussi simple que définitive, et tellement écossaise, qu’il existait une relation directe entre la peau et la mémoire, et qu’irriter celle-là stimulait celle-ci au degré souhaité quel qu’il fût.
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luocineluocine   21 septembre 2017
Dans toute la maison, il n’y avait en fait de feu que le fourneau de la cuisine, avec son foyer de cinquante centimètres de long sur vingt cinq de large et autant de haut – à peine de quoi y mettre trois ou quatre petites bûches-, autour duquel, lorsqu’il faisait – 20 dehors, les dix personnes que nous étions dans la famille grelottaient, et sous lequel nous trouvions, le matin, nos chaussettes et nos grosses bottes imprégnées d’eau gelée en bloc. Et nous n’avions pas même le droit de ranimer ce misérable petit feu dans sa boîte noire pour les dégeler. Non, nous devions y comprimer nos pieds endoloris et tout palpitant d’engelures, au prix de douleurs pires qu’une rage de dent, et filer au travail.
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luocineluocine   21 septembre 2017
Comme à l’ensemble des petits écossais, on nous enseignait la plus stricte abnégation, à propos et hors de propos, à faire fi de la chair et à la mortifier, à veiller à garder nos corps soumis aux préceptes de la Bible et à nous punir sans merci pour toute faute commise ou simplement imaginée. Lorsque, en aidant sa sœur à ramener les vaches, un gamin usa un beau jour d’un terme défendu : « faudra que je l’dise à papa, fit la jeune fille horrifiée. J’le lui dirai, qu’t’as dit un vilain mot…
-J’ai pas pu l’empêcher d’me v’nir répondit l’enfant par manière d’excuse. C’est pas pire de le dire tout haut que de l’ penser tout bas ! »
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Videos de John Muir (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de John Muir
Pour lui, un homme sans contact avec la nature, n'est rien du tout. Tout au long de sa vie, le scientifique et aventurier John Muir s'attachera à préserver les parcs nationaux américains. Il réussira même à convaincre le président Theodore Roosevelt de le soutenir dans son engagement.
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