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Béatrice Vierne (Traducteur)
ISBN : 2842300289
Éditeur : Hoëbeke (30/04/1997)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Engagé pour accompagner une transhumance vers la Yosemite Valley, aux États-Unis, en été 1849, John Muir note tout ce qu'il voit, vagabonde, s'enivre de la vie au grand air, de la liberté merveilleuse des campements. Plus la nature devient sauvage, plus il est envahi, submergé, bouleversé par la beauté du monde.
Un été dans la Sierra a un ton, un rythme proprement unique, le charme inimitable des premières fois: cette découverte, qu'il nous fait partager, d'u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
loreleirocks
  24 avril 2014
Voilà une bonne surprise! Un texte de référence pour bon nombre de naturalistes contemporains, datant de 1869, sans difficulté de langue (si on ne compte pas les noms d'espèces animales, végétales et minérales en latin) et d'un enthousiasme contagieux. On ne peut qu'apprécier l'émerveillement de Muir devant la créativité de la Nature, devant l'incroyable variété des paysages de la Sierra Nevada qu'il nomme joliment Range of Light, et sa capacité à conter les mésaventures de moutons et de leurs traversées de ruisseaux ou encore les frasques d'une sauterelle ou des taquineries d'un tamia (genre Tic & Tac de Disney) envers Carlo, le St Bernard prêté pour l'occasion de l'excursion.
Une randonnée passionnante, par moment hilarante et visualisable grâce à la prose de Muir mais aussi la technologie! Merci aux logiciels maps et earth d'un géant qu'on n'a pas besoin de nommer. Entre ruisseaux, canyons, cimes, clairières, cratères... oui, je me suis régalée et j'ai ralenti ma lecture avec grand plaisir pour essayer de deviner sur des cartes chaque étape de l'été de John Muir. Et c'est sans parler des descriptions des paysages du ciel qui sont fines et poétiques.
On peut également découvrir le témoignage de Muir face au tourisme qui se développe, plein de moquerie face à ces gens qui semblent bien peu dans leur élément, et qui sait bien rire de lui-même au milieu d'un troupeau de moutons, tout aussi déplacés dans la région sauvage.
Quelques anecdotes croustillantes, notamment une description de pantalon de berger, une rencontre avec un ours, et une famine de pain dramatique et dramatisée à souhait!
Et pour ce qui est de la petite parenthèse du début de ma critique, pas de problème avec les mots scientifiques: oui, il y en a des tonnes. Mais à moins qu'ils ne se répètent sans l'accompagnement de leur description initiale ou leur nom plus communément usité, pas vraiment besoin de chercher dans une encyclopédie... sauf si vous êtes aussi nerdy que moi et que ça vous permet de vous rendre compte que vous connaissez en fait pas mal de bestioles et plantes, et que vous en avez actuellement une ou deux en fleur dans le jardin en ce moment. Et puis je rallonge ma liste de mots techniques en anglais. de mots qui ne servent pas à grand chose en dehors du thème mais qui sont tout de même précieux.
Conclusion? Mr Muir m'a fait découvrir une région qui fait rêver et qui m'éloigne un peu de mes écrivains du nord ouest ou du midwest et du coup, quelques autres de ses récits se sont rajoutés à ma liste de lecture, notamment un sur l'Alaska.
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Folfaerie
  05 février 2010
Partir ? Il suffit de jeter un peu de pain et une poignée de thé dans un sac et d'enjamber la barrière" aimait à répéter l'auteur de ce fabuleux classique.
Voici la bible de tous les randonneurs, de ceux qui aiment une nature vierge et sauvage, et de ceux qui rêvent encore à la liberté. Ecrit par un Ecossais fou d'Amérique, un aimable vagabond pour qui la vie en société représentait un lourd fardeau, ce merveilleux récit est une ode à la nature, aux montagnes, aux bêtes, aux fleurs, et à tout ce qui vit et respire sur cette planète, loin des hommes. Sous la plume respectueuse, émerveillée et passionnée de Muir, nous partons, le 3 juin 1869, à la découverte de Yosemite et de ses sublimes paysages, qui deviendra grâce à lui le premier parc national américain. Loin d'être un récit d'exploration banal, c'est un véritable poème, un chant d'amour dédié à ces imenses espaces qu'on ne semble trouver qu'en Amérique, et une découverte de soi également. Muir, bien que né en Ecosse, affirmait volontiers que sa renaissance avait eu lieu dans la Yosemite Valley, où la beauté du monde lui fut révélée et lui inspira parmi les plus belles lignes jamais écrites par un écrivain. Autre miracle là encore, lorsqu'on sait que Muir débarqua à l'université de Wisconsin, à 22 ans, presque totalement inculte ! Et cependant, il devint un naturaliste fort célèbre, et prisé par la classe intellectuelle de son époque, possédant un savoir étendu en botanique, en entomologie, en zoologie...
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keisha
  12 mars 2011
Deuxième rencontre avec John Muir, dont j'ai présenté il y a peu ses Souvenirs d'enfance et de jeunesse, où pointaient déjà son amour de la nature.Je rappelle que c'est grâce à son action que des parcs nationaux existent, que les séquoias n'ont pas été débités et qu'il a eu raison contre les "spécialistes" quand à l'origine glaciaire de Yosemite.

Âgé d'une trentaine d'années, il est engagé l'été 1869 pour accompagner des moutons en transhumance vers la vallée de Yosemite, dans la région de la Sierra, "cordillère enneigée" qui devrait se nommer plutôt "cordillère lumineuse".

Pour lui, c'est le choc! Jamais il n'oubliera sa première découverte... Avec enthousiasme (et parfois une certaine exaltation) il décrit la nature qui l'entoure. C'est un naturaliste averti, ses présentations des arbres et plantes sont extrêmement détaillées, ses observations géologiques précises, mais que l'on ne craigne rien, son style est si entraînant qu'il nous convainc vite de continuer la route avec lui. Mais quelle énergie chez cet infatigable randonneur. Il es parfois imprudent, d'ailleurs. L'humour n'est pas absent, et il n'a guère de sympathie pour les pauvres moutons, à ses yeux une sorte de tas de laine pas toujours avisé.
Il prend des notes, esquisse des croquis, et j'ai un regret, celui de ne pas trouver dans ce récit des reproductions de ses notes sur le tas (mais peut-être ne sont-elles pas disponibles?) ou à tout le moins des photos des arbres ou sommets décrits au long des pages...

"Le sol est recouvert de cristaux, les cristaux de mousses et de lichens, d'herbes tapissantes et de fleurs, lesquelles sont dépassées par des plantes plus hautes, feuille sur feuille, dans un perpétuel changement de couleurs et de formes; les vastes rameaux des sapins s'étendent sur tout cela, avec au-dessus de leurs cimes le dôme azuré, comme une fleur en forme de cloche, et les étoiles qui montent à l'infini."
"Et maintenant, du pain et du thé, mon lit de sapin, un bonsoir à Carlo [son chien], un regard aux lys du ciel, et le trépas du sommeil, jusqu'à l'aube d'un nouveau lendemain dans la Sierra."

"Jamais de ma vie je n'avais contemplé un paysage aussi magnifique, un trésor aussi illimité des beautés suprêmes de la montagne.A qui n'a point vu de pareils paysages de ses propres yeux, la description la plus extravagante que je pourrais en faire ne saurait même pas donner un aperçu de leur grandeur et de l'éclat spirituel dont ils étaient baignés. J'ai hurlé et gesticulé, dans un brusque débordement d'extase, à la grande stupéfaction De Carlo, laissant percer dans son regard intelligent une perplexité inquiète des plus comiques qui m'a fait reprendre mes esprits."
Lien : http://en-lisant-en-voyagean..
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Floccus
  24 décembre 2017

"Dès mon lever, me voilà parti pour le lac Tenaya – encore une grandiose journée, qui me durera toute ma vie." (142)
Le bonhomme vaut la peine d'être connu. Michel le Bris nous en fait une présentation stimulante, marquant son importance dans l'histoire américaine en matière d'écologie et de conscience de l'environnement. Naturaliste à l'ancienne, s'émerveillant de tout à la manière d'un Jean-Henri Fabre, John Muir dans ses écrits est cependant assez fatigant à suivre. J'ai beaucoup survolé. Poussant le lyrisme jusque dans ses retranchements, accumulant les métaphores, il parsème abondamment ses observations d'adjectifs tous plus fougueux les uns que les autres. On trouve du "grandiose", du "merveilleux", de "l'enchanteur", du "céleste", ou du "paradisiaque" à toutes les pages. Et ne parlons pas du "divin". le Seigneur est loué avec extase dans une union sacrée avec la Nature qui abolit toutes les limites.
"On peut à peine dire qu'un mouton est un animal; il en faut tout un troupeau pour faire un seul individu imbécile." (108)
Il m'a beaucoup fait rire avec les moutons, qu'il ne considère même pas au niveau d'une sauterelle, pathétiques créations artificielles n'apportant que du désordre dans le bel ordonnancement des prairies montagnardes. le troupeau est affublé de divers appellation dont l'ironie égale la drôlerie : pauvres ballots de laine, gros nigauds de moutons, sauterelles en sabots… John Muir a facilement le sens de la formule, qu'il se moque des bergers ou qu'il se penche avec amour sur les fourmis sanguinaires. Contrairement à ce qu'on pourrait croire, les Indiens Diggers ne sont pas mieux lotis que les moutons. Il les trouve sales et les considère comme vivant très peu en harmonie avec la nature.
"Encore une de ces magnifiques journées de la Sierra, au cours desquelles on a l'impression de se dissoudre et d'être absorbé, puis envoyé tout palpitant on ne sait trop où." (45)
Au-delà d'un léger ennui botanique et littéraire, je ne peux m'empêcher d'envier cette spontanéité émerveillée, ce sens de la liberté et de la plénitude qui fait fi de toute considération autre que d'aller "respirer l'horizon et de contempler à jamais, comme les étoiles". John Muir semble avoir vécu une relation spirituelle forte et profonde avec le monde naturel qui l'entourait.
"Que j'aimerais, comme ces genévriers, pouvoir vivre de soleil et de neige, et me tenir à leurs côtés au bord du lac Tenaya pendant un millier d'années." (150)

Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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liratouva2
  14 février 2011
«Un été dans la Sierra » raconte l'expédition entreprise par l'auteur en 1869, vers la Yosemite Valley, en Californie centrale, pour accompagner un berger à l'occasion de la grande transhumance de son troupeau vers les sources fraîches et vertes des vallées de haute montagne. Il note tout ce qu'il voit et c'est ce journal qui nous est donné à lire ici.

C'est un émerveillement pour lui, bien sûr, mais aussi pour le lecteur tant il réussit à faire partager sa joie de découvrir pour la première fois des paysages aussi majestueux, beaux et encore intacts.

Lien : http://liratouva2.blogspot.c..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
cardabellecardabelle   20 avril 2016
Nous sommes dans la montagne,
et la montagne est en nous,
dans chacun de nos nerfs,
pénétrant par chacun de nos pores
et alors,
notre corps devient transparent comme du verre à la beauté qui l'environne,
comme s'il en était devenu une partie,
vibrant avec l'air et les arbres,
les courants et les rochers,
dans les vagues du soleil.
Une partie de la nature...
immortelle...
un autre moi.
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liratouva2liratouva2   14 février 2011
12 juin. Encore une de ces magnifiques journées de la Sierra, au cours desquelles on a l’impression de se dissoudre et d’être absorbé, puis envoyé tout palpitant on ne sait trop où. La vie ne semble ni longue ni courte, et nous ne songeons pas plus à gagner du temps ou à nous dépêcher que les arbres et les étoiles. Voilà la véritable liberté, voilà une excellente et pratique sorte d’immortalité.
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liratouva2liratouva2   14 février 2011
Aussi longtemps que je vivrai, j'entendrai les chutes d'eau, le chant des oiseaux et du vent, j'apprendrai le langage des roches, le grondement des orages et des avalanches et je resterai aussi près que possible du cœur du monde. Et qu'importe la faim, le froid, les travaux difficiles, la pauvreté!"
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WyomingWyoming   28 juillet 2018
Au fond, je n'ai jamais rencontré, au cours de mes vagabondages, personne plus libre que moi -- libre, à chaque instant, de m'asseoir pour observer des oiseaux et des écureuils, ou de m'absorber dans la contemplation d'une fleur, sans que jamais m'effleure le moindre sentiment de hâte.
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WyomingWyoming   30 juillet 2018
Aussi longtemps que je vivrai, j'entendrai les chutes d'eau, le chant des oiseaux et du vent, j'apprendrai le langage des roches, le grondement des orages et avalanches. Je me livrerai aux glaciers et aux fleuves sauvages et je resterai aussi près que possible du coeur du monde. Et qu'importe la faim, le froid, les travaux difficiles, la pauvreté, la solitude, les besoins d'argent, le souci d'être connu ou de se marier!
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