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ISBN : 2330048629
Éditeur : Actes Sud (11/03/2015)

Note moyenne : 2.77/5 (sur 15 notes)
Résumé :

Au tango, les femmes ont les pieds nus, été comme hiver, toujours au bord de prendre un mauvais coup, et meurtris de bleu et de cru, mal guéris du coup précédent. Nous marchons dans les champ de mines. Nous aimons ce qui ne dure ras. Le ! bons moments qui finissent mal. Les lanières, la terre et le cuir dense des pieds d'homme qui s'incrustent à vif dans nos pieds.

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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Tandarica
  05 avril 2015
Une jeune romancière belge, qui a obtenu le prix Rossel mais peu remarquée de l'autre côté de la frontière.
Si je ne l'avais pas découverte dans "Le Soir", je la croirais sans doute française mais ce n'est pas le plus important. Pour moi, c'est un peu la quintessence de ce qu'Alexis Jenni appelle le style blanc (alors que lui affectionne le gras) et le style conditionne tout le reste. Les phrases sont souvent elliptiques : les mots et le sens, le signifié et le signifiant. On peut étendre ce principe aux personnages, qui sont dépouillés au maximum de leur substance : le tango et l'amour et les deux se confondent plus ou moins.
Comment exprimer le reste ? Moins il y a de gras, moins le corps est en mesure de supporter les chocs, moins les protections naturelles amortissent les blessures. Caroline de Mulder se retrouve donc du côté des marges, de ceux qui n'ont rien pour les protéger, s'écorchent au moindre contact.
On peut y voir une relecture de Shakespeare : "Frailty, thy name is woman". La réinterprétation de cet aphorisme est sans doute moins phallocrate que l'original : ces personnages féminins que l'auteur affectionne sont un peu comme des roseaux. Ils sont ballotés par le vent, meurtris par la pluie. Désenchantés ou inconscients, ils vivent tout de même mais sans avoir l'impression de vivre.
C'est l'inverse pour le lecteur, qui lit sans avoir l'impression de lire : il vit.
Je pense un peu au titre d'un album de Bashung : "Play blessures". C'est une chose de le dire, c'en est une autre que quelqu'un l'écrive pour vous.
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mariech
  05 juillet 2011
J'ai eu beaucoup de mal à entrer dans cette histoire , je pense qu'elle plaira surtout aux amateurs de Tango , bien sûr , mais aussi à tous les gens qui partagent une passion , qui se vit avec ses tripes , aux personnes qui aiment le monde de la nuit....
Enfin , j'ai été déçue par ce livre , car je n'ai pas aimé non plus le style.
Je suivrai néanmoins cette jeune écrivain dans ses prochaines publications pour ne pas me faire une opinion sur un seul livre.
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kikibaba
  01 octobre 2014
Un couple un peu paumé parcourt toute la ville pour danser le tango dans les boîtes spécialisées. Lorsqu'une danseuse disparaît, la jeune femme pense tout de suite que c'est son compagnon qui l'a tuée. Un livre où le tango est presque le décor de l'histoire et qui décrit la passion éprouvée par ce jeune couple pour cette danse. Un bon roman.
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nathavh
  03 décembre 2012
Caroline de Mulder est née à Gand, en 1976, elle enseigne à Namur et vit à Paris. Elle a gagné le prix Rossel en 2010. Elle vient de sortir un nouveau roman "Nous les bêtes traquées"
Une écriture qui surprend. Des phrases de 3 mots. Une ponctuation énergique, un style haché, des mots qui s'entrechoquent écho à la brutalité du tango. Cela déroute au départ, mais très vite ce style intrigue et attire à la fois et nous emmène petit à petit à la découverte du monde du tango.
Echo d'une passion pour la danse,la découverte du monde de la nuit, l'alcool, les drogues, l'amour , la rupture. Tout à coup, le livre prend l'allure d'un polar avec la disparition de Lou...
Ce livre nous permet de comprendre un peu plus la passion pour le tango, un univers très particulier à découvrir..

Lien : http://nathavh49.blogspot.be/
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etreneant
  27 juillet 2018
Tango et déchéance. Tango et violence. Tango et errance.
Un roman envoûtant comme le tango.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
TandaricaTandarica   05 avril 2015
Nous avons pour nous l’élégance outrée du riche né d’hier, qui en rajoute des tonnes, qui combine le chiffon mou et le dégriffé, nous avons pour nous le clinquant et les grands mots, l’or plaqué de nos boutons de manchettes, de nos broches fragiles et de nos mains. Nous avons plus de bagues que de doigts. Nous avons pour nous la beauté du grand geste.
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nathavhnathavh   03 décembre 2012
Lou et sa tante partagent leur oisiveté avec plusieurs habitués des milongas, qui passent leurs jours à se remettre de leurs nuits, leurs nuits à remonter le sens des aiguilles et à tuer le temps à coups de talon."
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nathavhnathavh   03 décembre 2012
Lou dit ça, qu'à l'époque, son père avait déjà passé l'arme, grand bien lui fasse, il avait bu la goutte de trop, celle qui a fait déborder le vase de son foie."
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nathavhnathavh   03 décembre 2012
Le tango était tout ce que je n'étais pas, en voulant l'apprendre je me faisais violence, il me plaisait donc d'avance.
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nathavhnathavh   03 décembre 2012
"Son absence mentale m'irrite presque plus que sa présence"
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Caroline De Mulder - Calcaire
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