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EAN : 9782919058044
96 pages
Barley (05/10/2012)
3.62/5   4 notes
Résumé :
Lever de rideau sur Edward Hopper
« II n'est pas difficile de peindre une scène ou un motif. Ce qui est difficile, c'est d'exprimer une pensée par la peinture. La pensée est fluide, mais ce que vous appliquez sur la toile est concret, et cette résistance tend à diriger la pensée. »
Edward Hopper, 1957.

« La biographie à la première personne de Karin Müller évoque un journal intime ou une longue interview posthume d'Edward Hopper. Il fall... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Mimimelie
  17 novembre 2021
On ne saurait mieux dire que ce qu'en dit Christophe Duvivier, Conservateur des musées de Pontoise, dans sa préface, pardon, son huis-clos, « La biographie à la première personne de Karin Müller évoque un journal intime ou une longue interview posthume d'Edward Hopper. Il fallait beaucoup de rigueur, de retrait et de sensibilité pour donner voix au grand silencieux de la peinture figurative américaine du XXe siècle, au peintre de l'incommunicabilité ! »
Pourtant, je l'espérais, mais je n'ai pas appris beaucoup plus sur ce taiseux, que je n'avais déjà découvert dans l'ouvrage de Catherine Guennec « Les heures suspendues selon Hopper », mise à part sa passion débordante pour notre vieille Europe et combien surtout il était nourri de culture française, et aussi l'évidence de la proximité de son oeuvre avec le théâtre, le cinéma et la photographie. Belle découverte en passant du photographe Eugène Atget que je ne connaissais pas du tout.
Ce fut tout de même une très agréable lecture qui d'ailleurs m'a paru trop courte. Mais surtout elle m'a donné à retrouver, ou poursuivre, un plaisir déjà rencontré à la lecture des délicieux ouvrages de Alain Yvars qui dans une approche un peu semblable, a pris le parti de faire parler les oeuvres et les artistes qui le passionnent, Vermeer, Van Gogh…et tant d'autres et leur donner chair, parler de peinture autrement en laissant les peintres et leurs oeuvres le faire eux-mêmes tout simplement.
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Wyoming
  01 mars 2019
Karin Müller a pris le parti risqué d'écrire une courte biographie d'Edward Hopper à la première personne, donc en lui laissant la parole. C'est une réussite totale car la brièveté nécessaire de ce texte concentre tellement de faits de la vie de ce grand peintre que l'impression laissée est celle d'une connaissance assez précise de Hopper à approfondir en admirant ses tableaux et en les redécouvrant à travers d'autres livres.
La famille du peintre tient une place importante, surtout dans son enfance et son adolescence. Puis, ce sont les séjours à Paris et les différentes oeuvres créées notamment en bords de Seine, la déception que ses peintures ne soient pas appréciées en Amérique lors de leur exposition. La suite du livre enchaîne sa rencontre avec Joséphine qu'il épouse et qui sera son modèle et sa compagne pendant plus de quarante ans. Karin Müller évoque également le caractère dépressif du peintre, très affecté par la mort de sa mère. Elle met superbement en lumière la recherche perpétuelle de celle-ci par Hopper et détaille certains tableaux qui illustrent ces contrastes que seuls les grands peintres parviennent à maîtriser.
On découvre aussi quelques préférences de Hopper en peinture, comme Degas plutôt que Cézanne, Rembrandt et Vermeer, son goût pour le théâtre et la poésie avec Verlaine, Rimbaud, Baudelaire, Mallarmé.
Un petit livre magnifique qui peut donner l'envie de découvrir un peintre figuratif dont la mise en scène des personnages laisse le spectateur imaginer leurs pensées et leurs possibles mouvements. A lire sans hésiter pour moment d'exception.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
WyomingWyoming   01 mars 2019
Je peins l'éclat du soleil sur le mur d'une pièce, une clarté franche qui accuse les contrastes, ce que j'ai toujours admiré chez Rembrandt ou Vermeer. Cette lumière qui enveloppe les objets mais semble émaner des personnages. Cette ambiguïté qui rend les choses bouleversantes.
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WyomingWyoming   01 mars 2019
Ce silence que tout le monde voit dans mes tableaux est dû en grande partie à l'absence d'objets ou d'actions qui suggèrent des sons, comme le cliquetis des couverts, des verres, le brouhaha des conversations, des rires dans une guinguette de Renoir, les cris de la foule des tableaux de Dufy ou le raclement des Raboteurs de parquet de Caillebotte, que j'admire particulièrement.
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JevousdisquecestmoiJevousdisquecestmoi   23 novembre 2012
Je m'amuse à faire une affiche humoristique que j'intitule Hopper, maison fondée en 1882, c'est l'année de ma naissance. J'écris: "Maison E.Hopper. Objets d'art et d'usage courant. Huiles, gravures, eaux-fortes, cours de peinture, de dessin et de littérature, réparation de lampes électriques et de fenêtres, déménagement et transport de malles, guides pour la campagne, menuiserie, blanchisserie, coiffure, lutte contre les incendies, transport d'arbres et de fleurs, salle de banquets et de noces, conférences, encyclopédie d'art et de science, mécanique, guérison rapide des maladies de l'esprit telles que l'inconstance, la frivolité et l'amour propre."
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MimimelieMimimelie   17 novembre 2021
Les critiques sont parfois perplexes, probablement déroutés non pas par le vide lui-même, mais par cette possibilité de le voir.
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WyomingWyoming   01 mars 2019
La lumière irradie, transfigure les tableaux. Chez les impressionnistes, elle sature l'espace pictural. Elle vibre. Elle est pour moi une force expressive essentielle, presque tyrannique.
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