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ISBN : 2258136199
Éditeur : Les Presses De La Cite (19/01/2017)

Note moyenne : 3.15/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Dans les années 1950, un ancien GI hérite d'un vaste domaine en pleine campagne normande. Et bientôt d'un cadavre...
Pour les beaux yeux de deux jolies Rouennaises, Bayard mène l'enquête et décode, en parallèle, les moeurs des habitants de sa pittoresque terre élective.
Par un nouvel auteur aux Presses de la Cité.
Alice et Lana. Duo inséparable que la guerre et les privations ont lié depuis l'enfance. En ce début des années 1950, la présence des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  20 juin 2018
Aurai-je aimé ce bouquin si l'action ne s'était pas déroulée à une quinzaine de bornes de chez moi ? J'en suis pas certains.
Rouen, Bonsecours, Mesnil-Esnard, Mont-Saint-Aignan sont des lieux que j'ai parcouru en long en large et en travers, avec tous types de véhicules. La côte de Bonsecours et le virage en épingle de la dalle aux fusillés a vu ma première chute de bécane : du coup j'avais pas conclu avec la jeune fille convoyait derrière moi.
Tout ça pour dire que je connais le quartier.
A la sortie de la seconde guerre mondiale Lana et Alice sont deux copines qui bossent ensemble. Alice a ouvert le Snack Bar à Rouen et Lana attire les GI, c'est une jeune fille gracieuse et très débrouillarde côté bizness.
Le père Malandain, propriétaire terrien, est un jour arrêté par Bayard SaintMartin, alors dans la police militaire américaine. Contre son silence Malandain lui propose de le coucher sur son testament. Quelques années plus tard le voici à la tête d'une immense ferme sur le plateau de Bonsecours. Un cadavre sera retrouvé dans la mare voisine alors que Bayard est retrouvé fin saoul.
Le nom des personnages, Avenel, Malandain par exemple, les lieux tout n'est que souvenir. Cette période aussi ou la vie mène grand train à la sortie de la guerre n'est pas sans m'évoquer les souvenirs qu'évoquait les anciens alors que j'étais encore petit garçon. Leur phrase d'ailleurs commençait systématiquement par : Tu te souviens, dans le temps ...
Au début le livre est un peu brouillon ne sachant trop ou il veut nous embarquer, il convient de faire preuve de persévérance pour voir la trame émerger du brouillard, c'est vrai que c'est un peu la spécialité de la région en plus du canard. Heureusement la vivacité de l'écriture permet de ne jamais s'ennuyer.
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MarquePage
  08 février 2017
Merci à Babelio et aux éditions Presses de la cité pour cette découverte grâce à Masse Critique.
Le résumé était plus qu'alléchant. Déjà l'histoire se passe à Rouen, c'est toujours agréable pour une normande de voir sa région représentée dans un livre (surtout pour autre chose que la plage de Deauville). Dans un contexte peu utilisé de l'après-guerre, pendant l'occupation américaine, avec en prime deux amies normandes, un GI noir qui vient du bayou, une histoire de meurtre et d'amour.
Ca c'est le côté alléchant. Mais j'ai été très déçue. Et ça dès le début de ma lecture. Déjà je n'ai pas trop apprécié l'écriture que j'ai trouvé un peu fouillis. J'avais du mal à démêler les différents éléments. de plus le récit est raconté par le fils de Bayard, du coup on reste assez extérieur à l'action, il se pose beaucoup de questions sur comment se sentaient les différents protagonistes et comment ils ont réagis, ce qui ne m'a pas aidé à plonger dans l'histoire et s'attacher aux personnages. J'ai mis longtemps à comprendre que le centre de l'histoire était Bayard.
Il y a beaucoup d'informations dans ce récit que je trouve mal utilisé malgré que ça pourrait être très intéressant. On parle de la ségrégation aux Etats-Unis, de la Louisiane, de la présence des GI en France, la vie quotidienne en France en cette année 1950, comment elle était pendant l'occupation allemande, une histoire de meurtre de Franck... On est un peu perdu, il n'y a pas de ligne claire, rien ne sert vraiment à l'histoire. Et je n'ai absolument pas compris l'intérêt du meurtre et de l'histoire de Franck et de ces passages à la première personne.
Quant aux personnages, en plus de ne pas réussir à s'attacher à eux on n'arrive pas non plus à plonger dans leur histoire. J'avais envie de baffer Lana, de secouer Alice... Il y a parfois des passages répétitifs. On a bien compris que les américains étaient très propres et que les femmes blanches étaient le fantasme de Bayard.
La fin ne m'a pas aidé à comprendre où voulait en venir ce livre, pas de retournement de situation, pas de lien. On sait ce qui est arrivé à Franck mais dans une certaine indifférence de ma part. J'avais même hâte de finir les dernières pages.
Néanmoins le livre se lit bien et reste agréable même si je trouve qu'au final l'histoire manque d'intérêts malgré des sujets très intéressants.
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SuzyBess
  18 février 2017
Ce roman est un touche-à-tout traitant de plusieurs sujets. de par cette diversité, je referme ce livre en ne sachant qu'en penser...
Le notaire du village de Bonsecours, près de Rouen, contacte Bayard SaintMartin, GI américain ayant vécu quelques temps sur place durant la seconde Guerre Mondiale, pour l'informer d'un fait étonnant: Malandain, un homme solitaire que Bayard a furtivement rencontré à l'époque et à qui il avait raconté toute son histoire, est décédé et lui lègue sa ferme. Se rendant sur place avec la ferme intention d'y vivre paisiblement, Bayard va être confronté à plusieurs obstacles. le premier: un cadavre est retrouvé dans un étang boueux situé sur ses désormais terres. le second: les villageois sont emplis de préjugés envers l'homme noir qui vient leur "voler" leur patrimoine. le troisième: Alice et Lana, deux jeunes et jolies jeunes femmes que tout opposent mais liée d'une solide amitié lui font tourner la tête.
"Nuage Bleu sur Ciel de Craie" est un roman policier qui n'en a pas l'air. Se déroulant durant l'après-guerre, il évoque non-seulement les détails de la reconstruction post-Occupation - avec ces camps de GI's implantés dans les villes, comme celui de Lucky Strike, favorisant le marché noir et un certain relèvement de la population -, mais aussi la ségrégation raciale outre-Atlantique ou en France - Bayard étant un américain à la peau noire -, ou encore la corruption politique... Cet éclectisme m'a bien souvent fait me demander où l'auteure voulait emmener le lecteur.
La narration n'est pas conventionnelle, on découvre au fil des pages que le récit est écrit et relaté par l'un des fils de Bayard, et qu'il s'agit d'une sorte de témoignage romancé. Là où le narrateur n'a pas eu de réponses, il imagine par déduction certains faits. le rendu est assez singulier, en vérité, et je ne suis pas certaine d'avoir apprécié cette façon de faire. Mais c'est la première fois que je lis un récit raconté de cette manière, cela m'a donc forcément un peu troublée. Nous découvrons également le point de vue du personnage décédé, ce qui est intéressant: cela rend le récit plus intrigant et ajoute l'envie de connaître le fin mot de l'histoire, tout en nous en apprenant plus sur le passé de certains protagonistes. En parlant du mort, l'enquête le concernant n'est pas forcément le sujet principal du roman, même s'il celle-ci réunit tous les personnages, elle passe au second plan. Ce n'est pas dérangeant, ça s'intègre naturellement au reste.
Le ton global, lui, varie beaucoup: on a quelques moments joyeux, d'autres d'espoirs, mais aussi bien souvent une ambiance assez morne, pour ne pas dire pessimiste. le roman dénonce particulièrement la corruption des forces de police et des politiciens, plusieurs autres jugements viennent s'y ajouter, ce qui ôte de la gaieté et rend l'ambiance plutôt oppressante.
La psychologie des personnages est véritablement bien construite, ils sont nombreux et sont l'histoire que nous lisons, tout comme le pays normand d'ailleurs. C'est, à mes yeux, ce qui a le plus rendu ce roman captivant. L'auteure éveille notre curiosité par des sous-entendus ou des informations volontairement dissimulées: le docteur d'Harcourt et Jules m'ont particulièrement intriguée.
Un roman intéressant, donc. L'atmosphère et la narration peuvent être assez perturbantes, avec un spleen bien présent, mais la plume détaillée de Martine Marie Muller est d'une qualité indéniable et les héros principaux sont attachants.
A noter également que désormais, j'ai très envie de posséder un canapé Chesterfield bleu azur...
Lien : http://letoucherdespages.blo..
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Sami33
  02 mars 2017
Le résumé était plus que tentant et c'est avec en train que je me suis lancée dans cette lecture. Nous sommes en France, à Rouen, en période d'après-guerre, pendant l'occupation américaine, avec deux amies bien normandes et un GI "noir" qui vient du bayou. C'est une histoire d'amour mais il se cache aussi une histoire de meurtre...

Malheureusement, je n'ai pas été transporté en Normandie, dans la bulle que l'auteur a essayé de construire autour de son monde. L'écriture de l'histoire fait un peu brouillon on se perd vite dans les différents éléments.

Je n'ai pas compris l'intérêt que ce soit le fils de Bayard qui nous raconte l'histoire. du coup, c'était difficile de s'imprégner totalement dans l'histoire, de prendre part à l'action. Il est exclu de l'histoire et on se sent comme lui. Il se pose beaucoup de questions et du coup, nous aussi ! On ne comprends pas les divers émotions des personnages, leurs réactions... Bref, on a beaucoup de mal à pénétrer cette histoire, à s'attacher aux personnages. Je n'ai pas développé d'empathie, j'ai eu l'impression de lire un récit sans grand intérêt.

Il y a beaucoup d'informations dans ce récit que je trouve mal utilisé alors qu'il y avait matière à exploiter. L'auteur parle de la ségrégation raciale aux États-Unis, de la Louisiane, de la présence des GI en France, de la vie quotidienne en France, en 1950... Bref beaucoup d'informations qui perd le lecteur. Ce qui est déstabilisant également c'est le passage à la première personne en cours de route, ce qui peut grandement perturber à la lecture.

Quant aux personnages, en plus de ne pas réussir à s'attacher à eux on n'arrive pas non plus à plonger dans leur histoire. J'avais envie de baffer Lana, de secouer Alice... Il y a parfois des passages répétitifs. On a bien compris que les américains étaient très propres et que les femmes blanches étaient le fantasme de Bayard.

La fin ne m'a pas aidé à comprendre où voulait en venir ce livre, pas de retournement de situation, pas de lien. On sait ce qui est arrivé à Franck mais dans une certaine indifférence de ma part. J'avais même hâte de finir les dernières pages.

Néanmoins le livre se lit bien et reste agréable même si je trouve qu'au final l'histoire manque d'intérêts malgré des sujets très intéressants.
Lien : http://leslecturesdeladiablo..
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Miss9
  13 mars 2018
Plusieurs sujets sont traités dans ce roman: l'occupation, l'après-guerre et ses règlements de compte, les américains GI, le racisme....
Le résumé m'a tenté mais au final je suis déçue. Bizarrement je l'avais senti dès les premières pages. je n'ai pas réussi à m'y investir. J'avais l'impression de ne pas tout comprendre et percevoir.
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
domisylzendomisylzen   12 septembre 2018
N'importe quel homme se croit toujours supérieur à son voisin ou à son beau-frère quand il gagne vingt billets de plus que lui !
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MarquePageMarquePage   08 février 2017
A Bonsecours aujourd'hui, chacun prend sa voiture pour faire cinq cents mètres. Nos corps trop gras et trop nourris se lovent comme des poules couveuses dans un trou, au cœur d'une paresse émolliente et douillette que la modernité entretient. Nous sommes désormais incapables d'affronter les rigueurs du monde. Toute géographie est devenue un adversaire, toute déclivité une offense, trois centimètres de neige une Bérézina, une coupure de courant une déclaration de guerre.
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domisylzendomisylzen   19 juin 2018
La jeunesse est un petit capital qui fond comme neige au soleil.
Commenter  J’apprécie          222
MarquePageMarquePage   07 février 2017
- J'évite de porter des jugements. Chacun agit comme il peut, en fonction des circonstances et du hasard. Ou de sa nature.
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Loreline1706Loreline1706   13 août 2017
Oh, je sais que vous avez appelé corruption, collaboration, ces manières de faire... mais c'était l'époque qui voulait cela, l'époque des succès inespérés avec les femmes comme avec l'argent... C'est si simple, la morale, en temps de paix ! C'est si facile, trop facile de jouer les procureurs pour votre génération gâtée ! Que pouvez-vous comprendre de l'essence même de ce temps-là ? Le temps des affaires obscures, le temps de la tentation, de la grande revanche et des petits règlements de comptes... Une tentation trop grande, qu'on ne pouvait faire cesser qu'en y succombant ! C'est humain, ne trouvez-vous pas ?
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