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Guy Durand (Traducteur)Gérard-Henri Durand (Traducteur)Natacha Cauvin (Éditeur scientifique)Jean-Pierre Garnier (Préfacier, etc.)
ISBN : 2748901355
Éditeur : Agone (18/03/2011)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Qu'est-ce que la cité ? Comment a-t-elle commencé ? Quelles ont été les phases de son développement ? Est-elle destinée à disparaître, ou notre planète se transformera-t-elle en une immense ruche urbaine, ce qui serait, pour les villes individualisées, une autre façon de disparaître ? Les besoins qui conduisirent les hommes vers ce mode d'existence recevront-ils un jour les satisfactions qu'ont pu promettre autrefois Jérusalem, Athènes ou Florence ? Est-il encore po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
steka
  17 octobre 2012
A travers ce magistral ouvrage sur le rôle de la cité dans l'histoire et sur l'histoire des cités, Lewis Mumford fait apparaitre certain points cruciaux qui du fait de leur universalité restent plus que jamais d'actualité.
De la cité antique aux mégalopoles modernes, l'exigence première concernant une ville est d'être un lieu de rencontre et de dialogue. L'exclusion, la mise à l'écart d'une part toujours plus grande des populations, est l'expression même de l'échec d'une société qui perd ainsi sa raison d'être.
Aussi, face à ce délitement et s'appuyant sur les leçons de l'histoire, Mumford n'hésite pas à envisager un sombre dénouement : "Le grand silence descendu sur les cités mortes n'est il pas plus méritoire que les slogans verbeux de communautés qui ne connaissent ni l'impartialité, ni les oppositions dialectiques, ni l'ironie de la critique, ni les stimulantes dissemblances, ni les théories rivales, ni l'indomptable résolution morale."
le livre, divisé en chapitres cohérents, est d'une lecture aisée et ne présente aucune difficulté pour toute personne ayant pu acquérir un minimum de culture.
Mais il est vrai que la présente organisation totalitaire de la cité ne permet plus vraiment ce genre d'acquisition.
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houssemnedjai10
  28 octobre 2015
drvfg'rgrt
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
PifPafPoumPifPafPoum   23 août 2011
Notre univers technologique en expansion emmène notre existence quotidienne toujours plus loin de son noyau humain, pendant que l'extension de la cité disperse des constructions fragmentaires détachées du centre, laissant les individus plus dissociés sans doute et plus désespérément solitaires qu'ils ne le furent à aucune autre époque de l'histoire. La mobilité obligatoire laisse encore moins de chance à la coopération sociale que la stabilité obligatoire dans l'enceinte de la ville fortifiée (p. 709).
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PifPafPoumPifPafPoum   28 avril 2011
Une aptitude à représenter au moyen d'une imagerie concrète et durable toute une partie de la culture de l'humanité est l'une des caractéristiques essentielles de la cité; elle encourage ainsi, et jusque dans les régions rurales les plus éloignées, l'exercice et les réalisations de toutes les facultés humaines. Ainsi, mieux que les premiers bâtisseurs des cités, voyons-nous se dessiner l'immense portée de l'œuvre qu'ils avaient alors entreprise.
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stekasteka   26 février 2014
Dans la cité, l'accroissement global de la richesse et celui du chiffre de la population allaient être suivis d'une différentiation d'un autre type : la séparation entre les riches et les pauvres, conséquence d'une importante notion nouvelle, le droit de propriété. La propriété, au sens que l'on attribue actuellement à ce terme, n'existait pas dans les sociétés primitives : les peuples étaient attachés à une terre plus qu'ils n'en étaient possesseurs; et dans les frairies et les disettes, ils s'en partageaient les produits. L'état de disette artificielle qui lie l'ouvrier à sa tache, tandis qu'un patronat s'enrichit, est un pur produit de la civilisation.
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stekasteka   26 février 2014
Le droit de propriété était, dans la cité, considéré comme sacré; et il allait être d'autant mieux protégé que s'accentuait la séparation des classes. La vie humaine ne faisait pas l'objet d'autant de garanties qu'un titre de propriété (...). Mais là encore la distinction entre les riches et les pauvres ne manquait pas d'avoir des incidences : suivant la classe à laquelle appartenaient les délinquants, l'échelle des peines était différente. (...) Il s'agissait là, selon l'excellente expression de Giambattista Vico, de la "barbarie de la civilisation"
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stekasteka   29 novembre 2012
Visant avant tout à l’efficacité et ne connaissant d'autres principes que ceux d'une certaine esthétique, ces urbanistes ignoraient tout des structures sociales de la cité; en cherchant à accroitre la vitesse de circulation, ils ne se rendaient pas compte qu'ils compromettaient les possibilités de rencontre et la coopération sociale. Ainsi le baron Haussmann, en traçant le boulevard Saint-Michel, cette morne et bruyante artère, séparait en deux le Quartier Latin qui, depuis le Moyen Age, constituait une entité de personnalité bien distincte.
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Videos de Lewis Mumford (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Lewis Mumford
Hommage à Lewis Mumford par Thierry Paquot.
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