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Roger Munier (Traducteur)Yves Bonnefoy (Préfacier, etc.)
EAN : 9782020863872
240 pages
Seuil (09/03/2006)
3.87/5   31 notes
Résumé :

Le haïku, admirablement mis en lumière par Yves Bonnefoy dans sa préface, est un poème en trois vers dont l'origine est presque aussi ancienne que la poésie japonaise traditionnelle. Parmi les nombreux auteurs présents dans ces pages, quatre grands noms, qui ont ponctué l'histoire du haïku, se détachent : Bashô (1644-1694), Buson (1715-1783), Issa (1763-1827) et Shiki (1866-1902). A l'égal des autres ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Le haïku, poème bref, de quelques mots, touche à la surface des choses; cette forme poétique s'attache au rendu d'une émotion souvent liée à un instant éphémère de la vie quotidienne. Il saisit le poétique au coeur de l'ordinaire, il met en évidence un détail. le haïku c'est l'instantané du quotidien, c'est l'authenticité des choses montrées simplement, sans explication. C'est un ressenti partagé, la quintessence de la poésie.
Ce recueil a sélectionné plus d'une centaine de haïkus parmi les meilleurs de la poésie japonaise.
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J'ai vraiment adoré cette anthologie pour plusieurs raisons:

Ne lisant pas le japonais et n'étant pas sensible à la calligraphie, je n'ai que peu d'intérêt pour la présentation classique assez luxueuse avec calligraphie, écriture japonaise et traduction. Cette présentation, bien qu'esthétique, fait qu'il n'y a qu'un haïku par page et qu'à une vingtaine d'euros le livre, au final, il reste un bel objet, mais peu de lecture.
Ici on va pouvoir découvrir 3 haïkus par page (6 par double page) dans un petit format à 7.90 sur 230 pages. Si on veut que la littérature, les livres et la poésies soient accessibles, il faut aussi penser au coût et à l'accessibilité financière du livre.
De plus cette anthologie présente de nombreux auteurs et autrices, ce qui permet d'avoir un effet panorama, découverte, redécouverte et ensuite de faciliter la redirection vers nos auteurs et autrices préférées.
J'ai également apprécié que les noms soient avec le haïku et non en fin de livre.

Si je devais conseiller un seul livre pour la découverte des haïkus, pour emporter avec soi, ou à conserver ce serait celui-ci car il apporte beaucoup tout en étant très accessible.
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Portés par le fil ténu de la suggestion, il faut laisser se dire en soi le haïku. Lorsqu'il trouve à se bercer dans nos recets comme une pièce vient s'imbriquer dans un puzzle, c'est un moment d'harmonie joyeuse! Ainsi de cet instant où j'ai lu :

«  ….............................Rien d'autre aujourd'hui
…................que d'aller dans le printemps
….................................rien de plus » (Buson)

Dans sa simplicité infinitive et l'avènement d'un petit rien qui ordonne le grand tout du cycle des saisons, ce dérisoire et merveilleux haïku traduit mieux que nul autre l'état croissant qui met la nature en soi et me fait naître à la nature.
Une lumineuse préface d'Yves Bonnefoy en prime.
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Je ne vais pas décrire ici le genre du Haïku, l'éditeur présente déjà quelques éléments clés pour entrer dans le livre. Une approche thématique, pour cette anthologie, est toute naturelle dans la mesure où le Haïku, très codifié, aborde des thèmes récurrents telles que les différentes saisons de l'année ou les fêtes.

La longueur de ces poèmes devrait piquer la curiosité des lecteurs, même les moins adeptes de poésie. Quant aux amateurs, courrez, foncez !

Pourquoi ? Certes, la traduction en français ne permet pas de garder les mêmes jeux de sonorités et rimes, mais le rythme propre au haïku, est très bien retransmis. Et puis, son rythme particulier fait que le dernier vers sonne de façon inattendu, comme une exclamation!

Pas encore convaincu ? S'il n'y a qu'une chose à dire au sujet des haïkus, c'est que de ces trois petits vers émerge une puissance poétique forte, une image en vous va éclore, souvenir ou rêve, et vous ressentirez profondément le pouvoir poétique de ce genre à travers tous vos sens.
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"En un mot, j'ai voulu faire oeuvre libre, à partir de travaux éprouvés." (9)

Si le recueil fourmille de poèmes classiques au charme indéniable, je n'adhère cependant pas complètement à la démarche de Roger Munier qui fait ici plus oeuvre littéraire que travail de traduction authentique. La présentation éditoriale est trompeuse. Les haïkus ne sont pas retranscrits à partir du texte original japonais mais se basent sur des traductions en anglais. le travail de recherche qui a été fait par l'auteur déjoue certainement le contresens, il n'empêche que cela enlève de la saveur à la lecture.

"Car de quoi s'agit-il en fait dans le haïku, sinon de susciter par le truchement des mots un mouvement de l'esprit vers la chose comme elle est, dans l'instant de sa révélation soudaine et là ?" (9)

Cette fadeur est renforcée par la volonté orientée de l'auteur de mettre en avant sa conception personnelle du haïku. Il y a une espèce d'homogénéité dans les textes. Les différents auteurs se fondent dans une même intention. Ce biais de lecture incite à faire l'expérience de la "certitude de la conscience immédiate" et du "dépassement de notre essence limitée", ce qui peut étayer de futures excursions en terres japonaises, mais réduit, je pense, le champ de compréhension.

"L'arracheur de navets
montre le chemin
avec un navet"
Issa
(171)


Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
Le papillon bat des ailes
comme s'il désespérait
de ce monde

Issa

p.74
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La cueillir quel dommage !
la laisser quel dommage !
ah cette violette !
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Quand je me retournai
L'omme qui me croisait
s'était perdu dans le brouillard

Shiki
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La tourmente d'hiver
à la fin s'abolit
dans le bruit de la mer
(Gonsui)

-----

Ces mêmes montagnes
mon père les eut devant les yeux
dans l'isolement de l'hiver
(Issa)

-----

Dans ce soir obscur
la couverture du calendrier
qui touche à sa fin
(Buson)

(Section 'Hiver')
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Rien ne dit
Dans le chant de la cigale
qu'elle est près de sa fin

Bashô
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