AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2757827952
Éditeur : Points (01/03/2012)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 33 notes)
Résumé :
La chaleur andalouse embaume ma chambre. On m'appelle, je ne réponds pas. Le travail aux champs attendra. Sur mon lit, ma vie est éparpillée : Voyage au centre de la terre, un magazine d'astronomie, des images de la Lune ... Ma passion pour la mission Apollo XI et le désir me consument. Ruisselant de sueur, je suis impatient. Le temps est comme suspendu : le compte à rebours s'achève dans un instant.


«Je ne vois pas d'étoile, seulement une obs... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  07 juillet 2016
Le vent de la lune est une sorte de roman d'apprentissage. Un jeune garçon de Malaga, dans le sud de l'Espagne, se retrouve dans cette situation critique : il n'est plus un enfant mais il n'est pas encore un homme. À l'aube de l'adolescence, il se pose bien des questions. Et les curés, en charge de l'éducation des jeunes du village, sont loin de satisfaire ses exigences élevées. La religion n'apporte pas les réponses escomptées ni le soutien espéré. Qu'a-t-elle à dire à propos de l'astronomie ? Des dérives du franquisme ? de la mort de l'oncle ?
Mais, en plus, il vit à la fin des années 1960. À cette époque, les Américains partent à la conquête de l'espace, s'apprêtent à mettre le pied sur la Lune. La mission Apollo XI a été lancée, la fusée fonce sur l'astre de la nuit ! Forcément, ça a un impact sur l'imagination d'un adolescent à l'esprit déjà fantasque. Il faut dire que le narrateur lit du Jules Verne et beaucoup d'autres romans d'aventure. Quand ce ne sont pas des ouvrages d'astronomie, scientifiques. Décidément, il ne suivra jamais le chemin tracé par son père, qui s'occupe avec soin de son verger et qui souhaiterait que son fils prenne la relève un jour.
L'auteur Antonio Munoz Molina nous dresse un portrait de ce qu'a pu être la sortie de l'enfance d'un jeune Espagnol à cette époque. Je me suis surpris à ressentir un brin de nostalgie. Pourtant, je ne l'ai même vécue cette époque, je ne pourrai jamais dire : « Quand Armstrong a posé son pied sur la Lune, j'étais en train de faire… » Mais, au-delà de la conquête de l'espace, il y a les films américains. Et les filles. Et toutes les autres préoccupations d'un adolescent. Assez universel, non ? Je crois que n'importe qui peut se mettre à la place du narrateur et ressentir avec lui ce moment charnière.
En plus, tout est raconté bellement. Je suis vraiment tombé sous le charme de la plume d'Antonio Munoz Molina. Tellement que j'avais l'impression d'y être. La chaleur andalouse, le vent qui transporte les graines des champs de blé dorés et l'odeur parfumée des épices et des fines herbes, les figues et les grenades à la chaire juteuse, etc. le tout dans un décor pas encore ravagé par la modernité (le réfrigirateur est une innovation inqiétante !). J'adore cette atmosphère précieuse. Je lirai assurément d'autres de ses romans et j'espère la retrouver.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          450
Pirouette0001
  17 mai 2015
Bien belle excursion dans laquelle nous entraîne Muñoz Molina, dans un petit village reculé d'Espagne, où un jeune adolescent de milieu rural découvre les émois de son âge à l'époque où les Américains débarquent sur la lune. Il est pris en flagrant délit de déloyauté par rapport aux espoirs que son père forgeait en lui de perpétuer son métier de maraîcher et par rapport à ceux du père salésien qui espère de faire de ce boursier un curé, alors que le jeune homme n'aime que les livres d'aventures et d'astronomie ainsi que sa sensualité toute neuve.
J'ai beaucoup aimé ce livre, qui est, tout de même, un large cran en-dessous, à mon estime, que "Dans la grande nuit des temps" du même auteur, que j'avais adoré.
Ce livre-ci semble toutefois puiser largement dans la biographie de l'auteur.
Commenter  J’apprécie          200
sarahdu91
  14 avril 2017
Un bonne introspection pour un ado issu de la campagne Andalouse et qui est fasciné par la Lune à l'époque du premier pas sur cette dernière.
On assiste en parallèle aux découvertes industrielles telles que la télévision, la douche en installation dans les familles rurales.
Pour une découverte espagnole, je dirais que je suis un peu mitigée, je ne sais pas trop quoi en penser car j'aurais voulu ressentir le même fond qu'à la lecture de Ruiz Zafon mais c'est différent... donc j'essaierai, sur les conseils de pirouette001 son fameux "dans la grande nuit des temps".
Commenter  J’apprécie          160
amemad
  26 décembre 2015
Lundi 21 juillet 1969. Dans un petit village espagnol du nom de Magina, un adolescent se passionne pour le vol d'Aopllo XI vers la LUNE. Tout autour de lui le monde se transforme et avance rapidement vers des changements radicaux dans le mode de vie et des idées. Tout comme les astronautes dans l'espace, le jeune garçon vit des instants fragiles qui vont transformer sa vie. Avec son coeur d'enfant, il tente à la fois avec un peu de regret et beaucoup d'enthousiasme de se faufiler vers un monde d'adulte sans savoir ce qu'il cherche ni ce qu'il va découvrir. le vent de la lune souffle sur sa vie...il fait la découverte de la solitude et de ses premiers moments d'intimité qui le porteront vers un avenir qu'il espère meilleur. Beaucoup d'humour, écriture poétique. À travers ce roman on ressent tout comme l'auteur "la fragilité des instants qui peuvent transformer une vie".
Commenter  J’apprécie          70
ivredelivres
  10 février 2009
Nous sommes en juillet 1969 à Magina, petite cité andalouse où le progrès peine à faire son apparition. Dans une famille de maraîchers un jeune adolescent se passionne pour l'aventure spatiale.
Il collectionne tout ce qui a trait aux fusées, aux cosmonautes, il sait tout sur chacun des membre de l'équipe d'Apollo XI , Armstrong et Aldrich sont ses héros, il suit leur voyage dans l'espace de jour en jour, d'heure en heure.
Le narrateur est en pleine transformation physique, taraudé par les premiers émois sexuels, il est mal dans sa peau et trouve refuge dans le monde chimérique des livres, Il ne se sent pas à sa place dans sa famille où l'on met depuis peu des couverts individuels pour remplacer le plat collectif, contraint de participer aux travaux des champs qui le rebutent.
Avec le héros nous parcourons les rues de Magina, nous l'accompagnons à la bibliothèque, nous assistons aux séances de cinéma en plein air qui ne sont pas sans rappeler Cinéma Paradiso.
Il peut enfin regardé la télévision car poussée par la tante Lola qui symbolise la richesse et la modernité, la famille a fait l'acquisition d'un poste qui trône dans une maison sans eau courante.
Le héros lecteur de Jules Verne et de Wells un soir, à l'aide d'une pastèque, d'une pêche et d'une salière, s'efforce de faire comprendre à sa famille incrédule ou, ce qui est pire, indifférente la course des planètes tout comme les enjeux de la mission spatiale
Le travail de la terre le rebute mais les pages consacrées au labeur des maraîchers sont d'une sauvage poésie qui n'occulte pas la dureté du travail hymne chaleureux aux gens de la terre.

Lien : http://asautsetagambades.hau..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40

Les critiques presse (1)
Lexpress   21 mars 2012
D'un souvenir à l'autre, l'Espagnol raconte comment ses rêves d'ado allaient nourrir son oeuvre, et son récit déborde de tendresse nostalgique, dans les halos du temps retrouvé.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations & extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   26 juin 2016
Chaque livre est la dernière des chambres d'une série, la plus sûre et la plus profonde, à l'intérieur de mon refuge. Un livre est une tanière où se dissimuler, une île déserte où se retrouver à l'abri, et aussi un véhicule pour s'enfuir. Je lis des romans mais aussi des manuels d'astronomie, de zoologie et de botanique, que je retrouve à la bibliothèque municipale. Le voyage de Darwin à bord du Beagle, ou celui de Burton et de Speke à la recherche des sources du Nil sont parvenus à m'émouvoir plus que les aventures des héros de Jules Verne, avec beaucoup desquels je vis dans une fraternité fantasmatique plus excitante et consolatrice que mes relations avec les camarades du collège.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          201
lilibaliliba   11 septembre 2009
"Tu attends avec impatience et avec crainte une explosion qui aura quelque chose d'un cataclysme quand le compte à rebours arrivera au zéro et pourtant rien ne se produit. Tu attends couché sur le dos, raide, les genoux pliés à angle droit, le regard fixé devant toi, vers le haut, en direction du ciel, si tu pouvais le voir, à l'intérieur de la transparence courbe du casque qui t'a plongé dans un silence aussi définitif que celui du fond de la mer quand on a terminé de l'ajuster à la collerette rigide de la combinaison extérieure. Soudain la bouche de ceux qui étaient les plus proches bougeait sans produire de son et c'était comme se trouver déjà très loin sans que le voyage eût encore commencé. Les mains sur les cuisses, les pieds joints, à l'intérieur des grosses bottes blanches avec leurs rebords jaunes et leurs semelles très épaisses, maintenues pour le décollage par des attaches en titane, les yeux très ouverts.

Tu n'entends rien, pas même la rumeur du sang à l'intérieur des oreilles, ni les battements de ton cœur, que des capteurs fixés à ta poitrine enregistrent et transmettent, profonds, réguliers, avec une sonorité de tambour, mais beaucoup moins précis dans leur cadence que la pulsation des chronomètres. Le nombre de ses battements par minute sera enregistré, comme celui du cœur de tes compagnons, chacun d'eux aussi immobile et tendu que toi, chacun des trois cœurs battant à l'intérieur d'une poitrine sur un rythme différent, comme trois tambours non synchronisés. Tu fermeras les yeux, attendant. Les paupières sont presque la seule partie de ton corps que tu puisses bouger à ta guise et cela te rappelle ta nature physique précaire, ta nudité cachée à l'intérieur de trois combinaisons superposées, faites de nylon, de plastique, de coton, traitées avec des substances ignifuges. Chaque combinaison, en elle-même, est déjà un véhicule spatial. Il y a quelques années, pendant plus d'une heure, tu as flotté dans le vide à une distance de deux cents kilomètres
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
joedijoedi   10 mai 2015
Comment sera le monde en mille neuf cent quatre-vingt-quatre, en mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, en l'an deux mille ? Une série télévisée que je ne manque jamais s'appelle Espacio 1999 : la seule énonciation de cette date procure déjà un vertige de temps lointain, situé très au-delà de la réalité vraisemblable. Il y aura des stations spatiales permanentes, des vols réguliers vers la Lune et probablement vers Mars. Des vaisseaux robots auront traversé l'atmosphère dense et toxique de Vénus et établi des bases d'observation permanente sur une des lunes de Jupiter.

[nous sommes en juillet 1969, quelques jours avant l'alunissage d'Apollo XI]
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
SachenkaSachenka   28 juin 2016
Quand j'étais petit et que je voyais les images des planètes tournant sur leur orbite autour du Soleil, je m'imaginais que chacune d'elles était un fruit, à proportion de sa taille : Mercure une cerise, Vénus une prune, la Terre une pêche, Mars une tomate, Jupiter une pastèque, Saturne un melon jaune et rond, Uranus une pomme, Neptune un abricot, Pluton un lointain petit pois, tous évoluant harmonieusement dans le vide, tournant comme les nacelles volantes des attractions de la fête.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          210
SachenkaSachenka   19 juin 2016
Maintenant, à vingt-cinq mille pieds par seconde, le vaisseau Apollo navigue en orbite autour de la Terre, mais les astronautes ont une sensation d'immobilité et de silence quand ils regardent par les hublots : c'est la Terre qui bouge, qui tourne énorme et solennelle, leur montrant le dessin des continents et le bleu des océans, comme sur le globe terrestre qui se trouve dans ma salle de classe au collège salésien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
Videos de Antonio Muñoz Molina (93) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Antonio Muñoz Molina
Úbeda se reencuentra en San Lorenzo con Antonio Muñoz Molina
autres livres classés : littérature espagnoleVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

La vie ou la mort ?

Agatha Christie

La Vie dans les nuages
La Mort dans les nuages

12 questions
1 lecteurs ont répondu
Thèmes : romans policiers et polars , littératureCréer un quiz sur ce livre