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Philippe Bataillon (Traducteur)
ISBN : 2020380838
Éditeur : Seuil (10/02/2003)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 85 notes)
Résumé :
"Halluciné par le manque de sommeil, il sentait qu'il serait capable, s'il fermait les yeux et se mettait dans un état de tension intellectuelle maximum, de voir le visage, de voir devant lui dans le noir non pas les phosphènes des paupières serrées mais les traits qui avaient vu la fillette(...)."

L'inspecteur nourrit la soif de son obsession - démasquer un meurtrier - de cette certitude : les yeux sont le miroir de l'âme et un homme ne peut cacher ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Marple
  03 juillet 2013
J'ai décidé de me faire une petite série de lectures espagnoles variées en vue de mes vacances imminentes à Barcelone. Premier de la liste : Pleine lune. Pour l'ambiance 'légèreté, vacances, joie de vivre', on repassera : c'est un roman très noir autour du meurtre d'une fillette. Un roman que j'ai trouvé vraiment pas mal, mais...
'Vraiment pas mal' pour sa construction originale donnant tour à tour la parole à tous les protagonistes, l'inspecteur, le tueur, la victime, l'institutrice, le prêtre... Pour les personnages eux-mêmes, surtout l'inspecteur sans nom et Susana, pleins de paradoxes et de richesses, vraiment bien rendus. Pour certaines vérités énoncées l'air de rien mais qui tombent en plein dans le mille (par exemple la brutalité qu'on peut aussi appeler franchise). Pour l'histoire aussi, simplement, qui nous tient en haleine avec sa lenteur délibérée.
Mais... je ne suis pas sûre que je garderai un souvenir quelconque de ce livre... Pour être honnête, je me demande même si je ne l'avais pas déjà lu (et déjà oublié) parce que certains passages me disaient vaguement quelque chose. Plus dérangeant encore, je suis restée complètement en dehors de l'histoire, observatrice détachée ne ressentant rien, ou presque. Ça m'arrive régulièrement en ce moment, alors c'est peut-être moi qui déraille... Mais quand même je trouve dommage que le style et la construction prennent le pas sur l'émotion !
Un bilan en demi-teinte donc... mais je ne prendrai plus l'ascenseur avec un inconnu les soirs de pleine lune !
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patrick75
  16 mai 2012
Un roman policier espagnol, structuré de manière insolite, avec peu de dialogues. le récit est lent, l'auteur s'emploie surtout à nous faire découvrir le passé des différents protagonistes,leurs psychismes.
Certaines descriptions sont assez crues.
La lenteur du récit est certainement un atout, elle permet de se familiariser avec les personnages et installe une ambiance plus réaliste.
Finalement, plutôt un "bon" polar.
Commenter  J’apprécie          180
VALENTYNE
  18 mai 2015
.
L'intrigue est assez classique : Dans une petite ville du Sud de l'Andalousie, une fillette de neuf ans, Fatima, a été enlevée puis retrouvée morte le lendemain. L'inspecteur (dont on ne connaîtra pas le nom) mène l'enquête.
L'auteur met tour à tour en avant chaque personnage dans une analyse fouillée de leurs sentiments présents et passés.
Tout d'abord, Antonio Munoz Molina nous livre les pensées de l'inspecteur . Celui ci vient d'être muté dans le sud de l'Espagne, il travaillait avant dans la lutte anti terroriste à Bilbao. Il rend visite à sa femme à la clinique psychiatrique, son épouse souffrant d'une grave dépression due justement à la peur du terrorisme omniprésent dans leur vie.
Plus tard, on apprend qu'enfant, il a habité dans cette petite ville (Le père Orduna raconte les années d'orphelinat de l'inspecteur).
L'institutrice, Susanna, nous parle des enfants de sa classe, de Fatima en particulier et de son désir d'apprendre dans une famille pauvre, elle évoque également son fils qui devient adolescent, son envie de vivre enfin pour elle, sa demande de mutation à Madrid….
Ferreras, le médecin légiste, est secrètement amoureux de la belle institutrice et nous apprend ce qu'a enduré Fatima avec des mots parfois très pudiques et parfois crus.
L'assassin nous est également présenté avec ses « motivations », dans toute son horreur.
Paula, la deuxième victime (survivante) nous fait part de sa peur suite à sa rencontre avec l'assassin de Fatima.
Peu de rebondissements dans cette enquête qui sert de toile de fonds à la peinture d'une société espagnole en proie au désarroi, au terrorisme, à la pauvreté ordinaire et au chômage.
Le seul point qui m'a gênée est que l'on ne connait pas le nom de l'inspecteur. C'est le cas aussi de l'assassin mais cela ne m'a pas gênée.
Une écriture très belle au plus proche des pensées des différents protagonistes. Des réflexions sur la vie, les tournants qu'elle peut prendre ou pas…..
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Pirouette0001
  28 juin 2015
Un tout grand Muñoz Molina ! Quelle écriture ! J'ai retrouvé le style de 'Dans la grande nuit des temps' que j'avais adoré.
L'intrigue, car il ne s'agit pas ici d'un simple roman mais d'un roman noir avec meurtre et enquête à l'appui, est soutenue et le lecteur est maintenu en haleine jusqu'à la dernière ligne.
Mais avant tout c'est cette écriture, ce rythme dans les phrases qui me séduisent chez cet auteur, un peu comme chez Javer Marìas. de superbes écrivains espagnols !
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Loutre_des_Rivieres
  25 novembre 2012
Une petite fille est retrouvée morte et nue dans une petite ville andalouse. La ville vit maintenant au rythme de la peur et de l'effroi. Des personnages s'y débattent, l'inspecteur, muté depuis peu dans cette petite ville inconnue, l'institutrice de la fillette, l'assassin, mais aussi un prêtre et un médecin légiste, tous voulant rétablir la justice et trouver le coupable à cet affreux meurtre.
Entre amour et horreur, l'auteur parvient à accrocher son lecteur grâce à la profondeur de chacun des personnages.
Roman plutôt incompatible avec les amoureux des enquêtes à rebondissements et des thriller à suspens.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
patrick75patrick75   11 mai 2012
Elle perçut la banalité écrasante que même elle n'avait pas toujours été capable de remarquer avec autant de précision, les affreuses images de clowns ou de bouquets de fleurs, peintes bien des années auparavant par ses élèves de ce qu'on appelait aujourd'hui " expression plastique" et jamais décrochés, la photographie sous verre et décolorée du couple royal qui était déjà là quand elle était arrivée, les calendriers publicitaires d'une papeterie, les rayonnages garnis de vieux livres de textes et de liasses de compositions ou de dossiers, la machine à écrire qui n'avait pas encore été reléguée par l'apparition récente d'un ordinateur tout comme la photocopieuse n'avait pas réussi à supplanter totalement le papier carbone.
Des cendriers de plastique jaune avec les marques Ricard ou Cinzano, d'anciennes affiches de semaine sainte: chaque chose comme une offense personnelle , une preuve de traîtrise de l'écoulement de temps, comme les douleurs de dos, les lignes des rides aux coins des yeux, la graisse sous la peau des hanches et des cuisses, une dégradation et au fond une défaillance de la volonté, une reddition à la fatalité de l'ennui et du vieillissement.
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patrick75patrick75   11 mai 2012
L'école, déjà évacué par les enfants mais pourtant encore occupée d'une certaine façon par des vestiges d'agitation, de cris, de pas, de cavalcades dans les escaliers, par un reste d'odeurs enfantines et adolescentes répandues dans l'air. Un air qui, quand elle le respirait, lui semblait usé ou fatigué, aussi usé que le mobilier ou les livres ou les installations sanitaires, aussi fatigué que tous, les instituteurs, si épuisés à la fin de la journée en comparaison de l'incontrôlable énergie physique des élèves.
Tous les après-midi à cette heure là, quand elle se disposait à quitter l'école en longeant les couloirs plongés dans la pénombre, en descendant les escaliers déserts, elle remarquait en elle-même une fatigue montante qui était pas exactement physique pas non plus complètement mentale un mélange d'épuisement ancien et de découragement intime qui durait d'habitude jusqu'à qu'elle rentre chez elle.
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patrick75patrick75   15 mai 2012
Dans quels labyrinthes vont s'égarer les sentiments des hommes et des femmes, en vertu de quelle loi se convertissent-ils alternativement en anges et en exécuteurs, en bourreaux et en victimes les uns des autres, régulièrement, sans apprentissage ni repos, sans que leur serve de rien l'expérience de la douleur ni que les décourage jamais complètement la répétition de l'échec.
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patrick75patrick75   09 mai 2012
Elle faisait ses devoirs comme chaque soir sur la table de la salle à manger dont elle avait soigneusement retiré la décoration de fleurs artificielles pour dégager l'espace qu'il fallait pour ses cahiers à double lignage, ses livres qu'elle avait elle même couverts de plastique adhésif, la trousse à fermeture éclair ou elle rangeait les crayons, le taille-crayon, la gomme, chaque chose à sa place et toutes singulièrement attrayantes pour elle, si douces à toucher, à regarder, à sentir.
Elle aimait beaucoup l'odeur des crayons et celle des cahiers, la volupté modeste de l'odeur de la gomme, du bois, de l'encre acide des crayons feutre, elle s'absorbait à écrire avec un crayon bien taillé, sans dépasser la double ligne bleue du cahier, ou à colorier un dessin qu'elle venait de finir, tout entière occupée, avec une délicate gravité d'enfant.
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Pirouette0001Pirouette0001   27 juin 2015
Elle voulait que sa fille étudie (...). Les garçons lui importaient moins, parce que les hommes sont toujours avantagés même s'ils sont plus rustres, mais la fillette devait se préparer sans perdre une année, même une journée, sans échouer à un examen, elle avait besoin de tout le savoir et de toute l'intelligence que les hommes brandissent et dilapident sans bénéfice, et aussi de toute la force de volonté, de persévérance et d'astuce des femmes, pour devenir forte, pour vivre une fois adulte une vie dans laquelle elle ne serait pas à la merci d'un homme, de sa gentillesse ou de sa cruauté, piégée par ses enfants et son mari et les tâches ménagères monotones qui vous exténuent jusqu'à l'anéantissement sans rien vous laisser, ni résultats ni remerciements.
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