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Geneviève Doze (Traducteur)
ISBN : 2743615931
Éditeur : Payot et Rivages (05/10/2006)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Une méchante farce d’adolescentes permet à une gouvernante sans charme de vivre son conte de fées. Une cancéreuse reprend goût à la vie parmi les joncs et les nénuphars qu’un jeune homme, une nuit, lui fait découvrir. Un écrivain vampirise sa famille d’Américains moyens au profit de son œuvre. Un professeur de biologie est acculé au suicide par des fanatiques religieux….

Souvent drôles, parfois tragiques, toujours poétiques, ces neuf nouvelles ont cha... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Marple
  12 octobre 2014
'Un peu, beaucoup... pas du tout' ? Pour moi, ça serait plutôt passionnément ou à la folie. Alors même que j'apprécie d'habitude assez peu les nouvelles, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce recueil tout en finesse et en émotions contenues.
Il y est question de femmes et d'amour, et aussi un peu des hommes et des enfants qu'elles aiment... Ce qui m'a touchée dans ces histoires, c'est qu'elles ressemblent à la vie, ni toutes blanches, ni toutes noires, plutôt dans la palette des gris, avec parfois des sentiments doux-amers, des bonheurs tristes ou des incompréhensions apaisées... Certes, il y a des instants tragiques dans ce recueil, la mort, la maladie,Lea souffrance y rôdent, mais il y a aussi des instants magiques, remplis de compassion, de sérénité ou de complicité.
Des neuf histoires, j'ai particulièrement apprécié le quiproquo amoureux avec Johanna, le coup de foudre bizarre de la maison de retraite et l'escapade sensuelle de Meriel. L'une ou l'autre m'ont parfois semblé obscures ou un peu absurdes, mais aucune ne m'a lassée ou ennuyée, aucune ne m'a paru être une redite de la précédente, toutes m'ont semblé justes et beaucoup m'ont donné envie de mieux connaître leurs héroïnes et de m'en faire des amies. Je pense d'ailleurs que ces nouvelles ne s'epuisent pas à la première lecture et que j'y reviendrai.
Livre lu dans le cadre du challenge Nobel de Gwen21.
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igaluck
  03 décembre 2015
Je n'ai pas tout à fait retrouvé l'Alice Munro qui m'est familière. L'écriture dense, travaillée, incisive. Il faut dire, et je crois que c'est la première fois que je note cet argument dans une critique, ce n'est pas une habitude de ma part pour excuser les auteurs, que la traduction semble quelque peu négligée. Il suffit de lire :
"Il avait refusé, sans donner d'explication, mais elle l'avait compris qu'il pensait que le temps manquait pour s'en servir." (66)
"Paul Gibbings ne s'était pas attendu que Nina lui fît des ennuis." (159)
"Ce que Mike se rappelait était différent de ce que je me rappelais." (185)
pour se dire que la précision de la langue n'a pas été une priorité. Plus brouillon, plus fouillis que d'habitude. Une construction confuse par endroits. Des mots qui ne sonnent pas juste. Mais aussi, et là il s'agit bien des choix de l'auteur, des histoires plus complexes et des conclusions optimistes, tendres, auxquelles je n'étais pas habituées. L'atmosphère est douce-amère, apaisée.
"Il y avait un danger chaque fois que je me trouvais à la maison. C'était le danger de voir ma vie par d'autres yeux que les miens." (123)
Alice Munro semble n'avoir peur d'aucun sujet. Elle sait tirer toute la substance d'une situation psychologique donnée. Audacieuse, elle tisse des histoires fortes et originales. Les limites à ne pas franchir dans les conversations de famille, sous peine de voir tomber "la gêne, ce drap mortuaire tendu au-dessus de la table". Les manipulations conscientes de nos fantasmes, de la perduration des émotions au-delà des faits. Un angle atypique sur la maladie d’Alzheimer où la moralité est dépassée par la réalité humaine.
Le fait curieux dans mes relations avec ces nouvelles (et celles des autres recueils), c'est que j'en oublie très vite les tenants et les aboutissants une fois le livre refermé. Seul perdure cet esprit lucide qui incite à être plus présent et attentif au déroulement des interactions humaines...

Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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LecturesdeVoyage
  29 mai 2017
J'ai une attirance particulière pour les hydravions. Est-ce un souvenir de mes lectures de Tintin ? Est-ce parce que je n'en ai pas vu souvent ? Ou bien le sentiment de liberté que donne cet avion qui, pour peu que l'environnement soit suffisamment aquatique, semble pouvoir décoller et se poser à peu près partout ?
Lors de ma visite à Vancouver, une semaine pluvieuse de novembre, les hydravions étaient omniprésents. Malgré la pluie toujours menaçante, je fis plusieurs promenades, notamment vers Stanley Park et ses vues sur la mer, la ville et les montagnes. A plusieurs reprises, je levai la tête pour suivre un hydravion qui décollait ou descendait. Comme une ouverture vers les montagnes et les îles de la côte du Nord-Ouest de la Côte Pacifique.
Le docteur Asher est un des personnages de la nouvelle « Ce dont on se souvient (What is Remembered) d'Alice Munro, publiée dans le recueil « Un peu, beaucoup …pas du tout (Hateship, friendship, courtship, loveship, marriage) ». C'est un médecin de campagne qui se déplace en avion. On ne dit pas s'il s'agit d'un hydravion.
Ce récit est un superbe exemple de l'art de la nouvelle tel qu'il est pratiqué par Alice Munro. Lorsqu'elle fut consacrée par le Prix Nobel en 2013, l'octogénaire canadienne fut comparée à Tchekhov et célébrée comme la « reine de la nouvelle ». La plupart de ses histoires se déroulent dans les villes provinciales de son Ontario natal, mais dans les années 50, elle vécut avec son premier mari à Vancouver. C'était une époque de sa vie, écrit-elle dans « Ce dont on se souvient », où les maris entamaient leurs vies sérieuses et résolues (travail, prêt hypothécaire), tandis que leurs femmes pouvaient retomber dans une sorte de seconde adolescence.

Lien : http://www.lecturesdevoyage...
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Jacotte_Fenwick
  08 mars 2014
Pas lu les 9 nouvelles de ce recueil, acheté à l'annonce du prix Noble de Mme Munro. Rebutée par la sécheresse du ton, par la distance de l'auteur à ses personnages, choisis à un moment-clé de leur existence. Peut-être pas le moment-clé pour moi ?
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liliba
  24 novembre 2009
Ce sont des histoires de femmes. Des femmes comme vous et moi, avec leur vie, parfois simple, parfois gaie, parfois compliquée. Des femmes avec des maris et des enfants. Quelques femmes seules aussi. Ce sont des histoires simples, des tranches de vie, des histoires d'amour ou de trahison. Mais dans lesquelles la maladie tient une place prépondérante, dans lesquelles la mort rode...
Alors on est un peu mal à l'aise, en lisant ce livre, que j'ai pourtant bien aimé. le style d'Alice Munro est très agréable et se lit facilement, mais le destin pèse si lourd sur les épaules de tous ses personnages que cela pèse un peu sur nous aussi.
Suite sur Les lectures de Lili
Lien : http://liliba.canalblog.com
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Citations & extraits (2) Ajouter une citation
line70line70   24 mars 2011
Ce serait toujours pareil, si jamais nous nous rencontrions de nouveau. Ou non. Un amour qui ne pouvait pas servir, qui connaissait sa place. (Certains diraient pas véritable, car il ne courrait jamais le risque de se faire tordre le cou, de devenir une mauvaise plaisanterie, ou de s'user tristement.) Ne courant aucun risque mais restant vivant comme un doux ruissellement, une ressource souterraine.
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NoushaNousha   27 février 2017
N'avez vous pas remarqué que chaque fois que les gens prétendent être désolés de dire quelque chose, en fait ils sont ravis de le dire?
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Videos de Alice Munro (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alice Munro
"Julieta", film espagnol réalisé par Pedro Almodóvar d'après trois nouvelles: : Hasard, Bientôt et Silence d'Alice Munro, sorti en 2016. Bande annonce VF.
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