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Jean-Christian Bouvier (Traducteur)
ISBN : 2877307093
Éditeur : Editions Philippe Picquier (04/03/2004)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 111 notes)
Résumé :
L'auteur raconte, sous une forme romancée, ses souvenirs de lycéen provincial au Japon en cette belle année 1969, quand la jeunesse lisait Rimbaud en écoutant Iron Butterfly, en rêvant de révolution et de filles.
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
BaronKitajima
  15 septembre 2015
Voilà un livre étonnant pour ceux qui connaissent un peu Murakami Ryû. Un livre à la tonalité nostalgique, humoristique et joyeuse ! Quelle mouche a donc piqué l'auteur ? Passé la surprise, n'étant pas exclusivement amateur de noirceurs dans la littérature, j'ai apprécie ce roman singulier dans la carrière de Murakami.
Ce roman,c 'est le récit de la dernière année de lycée de l'auteur. Un récit équilibré entre autodérision avec des réflexions et scènes hilarantes, avec un auteur qui avoue son égoïsme et sa légère mythomanie ( une lucidité sur lui même que je serai incapable d'avoir). Il y aussi ( on ne se refait pas ) la peinture d'une jeunesse contestataire, influencée par mai 1968 et ses développements conséquents au Japon ( dont le blocage de Todai, une des meilleures universités d' Asie )
Ryû et sa bande se sentent prisonnier du lycée et des professeurs pitoyables qui brident leur imagination, a pour but de standardiser les futur travailleurs et de les trier pour le supérieur. Ryû se rebelle en faisant une barricade, organisant un festival mais l'ironie de l'auteur minore la dimension de cette lutte pour ce qu'elle est : des tentatives drôles de lycéens dont les motivations idéologiques laissent à désirer. On voit que les aspirations sont avant tout une envie de liberté et un refus du monde adulte angoissant.
Il y a beaucoup de tendresse par ailleurs dans ce livre, sur les premières amours, l'amitié et également une très bonne bande sonore ( si les jeunes écoutaient plus ce rock, je ne donnerais pas cher de la peau de groupes de "rock"pathétiques que notre horrible époque engendre).
Aussi le livre réussit à dépeindre le lycée pour ce qu'il est et doit être : un espace de travail sans doute mais aussi un espace de liberté et de créativité, un sas en douceur vers l'âge adulte. Il laisse aussi une douce nostalgie pour nos année lycées ( ça ne rajeunit pas certains lecteurs ... )
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Iansougourmer
  13 janvier 2013
1969 raconte le vécu personnel de Murakami Ryû sur l'année 1969 et le vent de révolte et de liberté engendré par mai 1968 qui souffla cette année là sur la jeunesse japonaise et en particulier sur lui même et son lycée. C est un Murakami étonnamment drôle et quelque peu nostalgique qui raconte sur un ton léger ses péripéties adolescentes, de l'organisation d'une révolte dans son lycée par l'érection d'une barricade à l'organisation d'un festival cinématographique et musical sur le modèle de Woodstock en passant par les discussions politiques et aux aventures amoureuses de l'auteur.
Le livre est bien écrit, sans temps morts et le style est léger, alternant des passages et des réflexions très drôles avec des moments plus calmes et émouvants. À travers 1969 on perçoit un portrait assez juste de l'esprit de la jeunesse japonaise à l'époque, déchirée politiquement entre nationalisme et socialisme mais qui par dessus tout aspire à secouer les contraintes de la société à travers les arts ; la musique avec le rock, le cinéma grâce à l'évocation de la Nouvelle vague et la poésie avec Rimbaud rythment le récit de Murakami.
Cette jeunesse est décrite non sans tendresse et ironie par l'auteur, qui fait preuve à cet égard d'un grand sens de l'autodérision puisque le personnage principal n'est autre que lui même, est, du fait d'un optimisme et d'une naïveté qui ne sont plus des caractères communs de nos jours, confiante en la capacité de l'homme à se tourner vers ce qu'il possède de meilleur. À ce titre elle se différencie des jeunes d'aujourd'hui, plus individualistes et moins enclins à oeuvrer pour de grandes causes politiques où morales.
Rétrospective légère et tendre sur la jeunesse post 1969, ce livre est aussi intéressant car il réussi à faire passer la mentalité d'une époque par bien des aspects différentes mais aussi semblable à la notre. Ceux qui ont vécu cette période peuvent le lire, cela leur rappellera leur jeunesse ! Pour les plus jeunes ce roman est un bon moyen d'avoir un aperçue de cette époque fascinante.
Un livre que l'on peut volontiers lire.
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LUKE59
  14 février 2012
Dans ce roman,d' inspiration largement autobiographique,Murakami Ryû ( à ne pas confondre avec Haruki du même nom), va s' attacher à nous dresser le portrait d' une jeunesse japonaise provinciale qui va exprimer sa révolte contre le système( parents-enseignants-police...) , en s' inspirant à la fois de la vague de contestation hippie américaine et du mouvement français de mai 68. J' ai apprécié cette lecture , pleine d' un humour désabusé, tout en autodérision traitant de souvenirs adolescents teintés d' une nostalgie douce-amère, avec en toile de fond la guerre du Vietnam et une bande-son très rock.
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Stockard
  22 décembre 2015
En étudiant la crise d'adolescence dans le Japon de la fin des années 60, qu'est-ce qu'on constate ? Qu'elle est intemporelle, internationale... bref universelle et que, qu'importe sur quel petit coin herbeux, sablonneux ou bétonné on pose ses petits orteils engoncés dans des docs ou des baskets, la révolution adolescente reste la même...
Le passage obligatoire de la joyeuse connerie, Ryû Murakami l'a vécu et décide de nous en faire profiter avec son 1969, rebelle, frais, parfois jouissif (le renvoi de l'école reste un grand moment), peu de chance qu'on ne se retrouve pas dans ses coups de gueule, ses coups de coeur, son envie de changer le monde et de profiter pleinement de chaque seconde.
C'était en 1969, c'était au Japon, ça pourrait être aujourd'hui à Gif-sur-Yvette...
Jeunesse lève-toi !
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Kabuto
  05 juillet 2011
Loin de la sombre histoire des bébés de la consigne automatique, 1969 est un roman autobiographique léger sur l'adolescence et les changements qu'elle entraine. Entre déboire amoureux, vantardise, révolte et peur de l'avenir, une bande de jeunes provinciaux japonais vie intensément ses dix-sept ans dans les années soixante sur fond de guerre du Viêt-Nam. Ce livre m'a un peu fait penser au péril jeune de Klapisch. C'est drôle, frais et assez éloigné de l'oeuvre de Murakami que je connaissais. Une lecture sympathique.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BaronKitajimaBaronKitajima   14 septembre 2015
A l'école primaire, quand je restais trois jours à la maison à cause d'une grippe, mes amis et la maîtresse commençaient à me manquer. Si, après cent dix-neuf jours d'exclusion, je n'éprouvais aucune joie à retrouver cette classe, c'était que le lycée nous traitait comme du bétail. Comme les chiens, les cochons et les veaux. Enfants, nous étions autorisés à nous amuser librement puis, au moment de l'adolescence, le dressage et la sélection commençaient. Etre lycéen était la première étape de la DOMESTICATION de l'homme.
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LUKE59LUKE59   09 février 2012
...je fus conduit dans la salle des profs. Le conseiller d' orientation me fit mettre à genoux tandis qu' une dizaine de profs formaient un cercle autour de moi. Ils me suspendirent au plafond par les pieds, me plongèrent la tête dans le lavabo, me cinglèrent le visage avec des lattes de bambou, m' appliquèrent des fers brûlants dans le dos et me brûlèrent la pointe des seins au bec Bunsen. Je sais, j' exagère encore, mais pour les coups de savate sur les mollets et les cris dans les oreilles, je fus largement servi !(p170)
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MadimadoMadimado   26 janvier 2012
Essayer, par exemple, de parler de La Peste de Camus en patois transformait immédiatement le débat en une farce grotesque. Cela donnait : “La peste, ben, c’est point seulement qu’une maladie des gens. Si que ça se trouve, que ça serait peut-être un symbole métaphorique du fascisme.”
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LUKE59LUKE59   09 février 2012
Ces salopards ne demandaient qu' une chose, LA STABILITE ! L' école, le boulot, le mariage...et ils appelaient ça la vie, l' accès au bonheur ! Et cela marchait auprès de nous, lycéens sans défense, qui étions à la fois inquiets pour notre avenir et en quête de notre identité.(p136)
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YourYour   21 juillet 2014
Aux tambours de la fête de mes trois ans ont succédé le jazz des années cinquante et le rock des années soixante, mais c'est toujours la même impulsion qui me pousse à parcourir le monde pour découvrir toutes sortes de carnavals.
Je n'ai pas renoncé au rêve d'UNE FÊTE QUI N'AURAIT PAS DE FAIM.
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Videos de Ryû Murakami (5) Voir plusAjouter une vidéo
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Payot - Marque Page - Ryù Murakami - Chansons populaires de l'ère Showa
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