AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Corinne Atlan (Traducteur)
ISBN : 2264033797
Éditeur : 10-18 (07/02/2002)

Note moyenne : 3.52/5 (sur 547 notes)
Résumé :
Un mois après le tremblement de terre de Kobe en 1995, les secousses continuent dans le coeur des Japonais ... Les séismes intérieurs déplacent les solitudes ordinaires, réveille les consciences endormies ou ravive le feu de la vie. A travers six variations, Murakami effleure, avec une infinie délicatesse, la faille intérieure présente en tout être.

"Tranches de vie mystérieuses, troublantes et poétiques, ces nouvelles magistrales nous disent que la v... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (78) Voir plus Ajouter une critique
cicou45
  28 décembre 2012
Comme à chaque fois avec les livres de Haruki Murakami, le ne suis jamais déçue. J'avais un peu peur que cet ouvrage tombe dans le mélodrame mais il n'en est rien. Même s'il a pour point de départ un fait véridique, et qui n'en est pas moins tragique, à savoir le tremblement de terre de Kobe en 1995, ces nouvelles nous narrent la vie de personnages qui ont certes été bouleversés pas cet évènement mais pas de la manière que l'on pourrait croire. Même s'ils n'en sont pas les victimes directes, ils ont tous été affectés d'une manière ou d'une autre par ce tragique évènement, comme tout japonais d'ailleurs.
Je crois que la nouvelle qui m'a le plus marquée est la dernière du recueil, intitulée "Galettes au miel" car je me suis beaucoup retrouvée dans la petite Sara, une petite fille qui fait d'horribles cauchemars après avoir vu des images du désastre à la télévision. Cela me rappelle ma propre enfance où, durant la Guerre du Golfe, ma mère m'avait interdit de regarder les informations au J.T.
Un recueil qui nous touche car tout un chacun a un jour été marqué par des évènements de la sorte. Ecrit dans un style simple qui lui est propre, Murakami nous bouleverse une fois de plus et si je n'ai pas accordé la note maximum à cet ouvrage, c'est tout simplement parce que j'ai eu du mal à accrocher avec une nouvelle en particulier, "Crapaudin sauve Tokyo". A découvrir !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          440
ninamarijo
  04 janvier 2016

Dans ces six nouvelles, Murakami avec une extrême délicatesse nous peint des portraits d'homme et de femmes dévastés par de terribles évènements dans leurs vies. Ces secousses internes sont, dans leur coeur, telles le tremblement de terre dévastateur de Kobe.
Choc, rupture avec la vie d'avant, prise de conscience, désinhibition, rêves, fantasmes, chaque nouvelle ouvre une porte vers un autre possible, vers une découverte et une réalisation de soi.
« Un ovni a atterri à Kushiro » : dans ce récit cinq jours après le tremblement de terre une femme décide de quitter son mari car dit-elle « vivre avec toi c'est comme vivre avec une bulle d'air … tu es vide ».
« Dans paysage de fer » Miyake est fasciné par les feux de camp. Sur la plage, il invite ses amis dont Junko à venir assister à ce spectacle précédé d'un rituel méticuleux d'installation du bois. Mais, allumer des feux est bien plus qu'un jeu, autour du feu on se sent calme, libre, on parle et « on dit la vérité, car les yeux des gens qui regardent le feu sont plutôt sincères ». On se libère de ses craintes, de ses peurs et de ses fantômes… et beaucoup plus. Cette nouvelle est magnifique baignée de poésie, d'espoirs et de magie.
En « Thaïlande » une femme médecin dont la vie bascule, reçoit une révélation faite par une très vielle femme qui l'incite à se libérer de ses craintes, pour atteindre la sérénité. Elle lui prédit un rêve dans lequel elle devra étrangler un serpent et enfin trouver la paix. Son enseignement est sublime : « Vivre et mourir ont une importance égale ».
le fantastique et la symbolique tiennent toujours une place privilégiée dans les récits de Murakami pour notre plus grand plaisir. J'ai beaucoup aimé « Crapaudin sauve Tokyo » ce récit est surréaliste, drôle et pourtant plein de leçons de vie profondes. Ainsi, « Ce que nous voyons avec nos yeux n'est pas forcément la réalité » et là bien sûr on pense à la phrase magnifique de Saint Exupéry : « L'essentiel est invisible pour les yeux, on ne voit bien qu'avec le coeur. »
Un bon moment de lecture !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          410
nadiouchka
  28 avril 2018
Six nouvelles : Un ovni a atterri à Kushiro – Paysage avec fer – Tous les enfants de Dieu savent danser – Thaïlande – Crapaudin sauve Tokyo – Galette au miel.
Six nouvelles qui ont toutes un rapport avec le terrible tremblement de terre survenu à Kobe, au Japon, en 1995. Elles font partie d'un livre de MURAKAMI Haruki (村上 春樹 : « Après le tremblement de terre ».
Évidemment, en choisissant une lecture de cet écrivain, j'étais persuadée que ce serait intéressant (une forme de parti pris chez moi).
Ce séisme est évoqué rapidement dans chacune des nouvelles et de façons très différentes, mais reliant chacun des personnages et décrivant ce qui leur est arrivé après le chaos.
Je ne vais pas détailler chaque nouvelle, juste dire qu'après cette catastrophe qui a fait plus de six mille victimes, les Japonais en ont été traumatisés (il y a de quoi bien sûr) et c'est le fil conducteur du texte. L'onde de choc est restée terriblement présente dans les esprits (après avoir frappé les corps).
On passe de personnages tels que Komura à Miyake – ensuite à Yoshiya et Satsuki – un petit bémol avec « Crapaudin » : il y a bien du fantastique, certes, mais c'est la nouvelle que j'ai le moins appréciée (pour une seule sur six ce n'est pas bien grave) – quant à la dernière, c'est celle que j'ai préférée.
Tout ce petit recueil est assez étonnant et intriguant car les nouvelles s'arrêtent alors que l'on aimerait qu'elles continuent. Il faut donc laisser la place à l'imagination et Haruki Murakami sait bien jouer avec le lecteur en le laissant ainsi dans le flou et la frustration.
C'est donc encore un ouvrage de ce talentueux écrivain que l'on peut lire et relire en imaginant des suites possibles. le style est toujours très simple, les personnages font partie de toutes les classes sociales, de tous les âges mais ils ont tous le même point commun avec le séisme.
C'est d'ailleurs après celui-ci que l'auteur, alors aux États-Unis, est revenu dans son pays, lui qui n'avait eu que des échos par les médias. Se sentant impuissant et fortement touché, il a ainsi rendu hommage aux victimes avec ces nouvelles dans lesquelles la mélancolie est présente, mais il y règne aussi une forme d'optimisme en démontrant que l'être humain peut se sortir des pires situations, relever la tête et se battre pour se reconstruire.
J'avais bien dit au début que je ne serais pas déçue et je le confirme à la fin de cet ouvrage (sauf pour « Crapaudin », je me répète). Mais je n'ai peut-être pas su apprécier cette vision fantastique au milieu du reste et il est possible que ce soit un autre trait de génie de l'auteur ?
Je pense qu'il faudra que je relise tout cela et regarder les choses sous un autre angle.
N'ayant jamais rien trouvé de négatif pour Haruki Murakami, ce serait invraisemblable que je reste sur cette position.
Alors, je rembobine les pages et : « action ! »
Si je ne mets que quatre étoiles c'est la faute à Crapaudin...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          362
bilodoh
  05 août 2019
Parfois la terre tremble et on ne peut rien contre le mouvement des plaques tectoniques.
Parfois, il se produit un séisme dans la vie de quelqu'un… et le roc le plus dur cache parfois un vide intérieur.
Six petites nouvelles d'Haruki Murakami, qui ne s'attardent pas les tragédies des victimes du tremblement de terre de Kobe en 95, mais sur des vies qui sont secouées par des bouleversements inattendus.
Une variété de protagonistes, une qualité d'imagination et d'écriture, un mélange de réalisme et de métaphores qui plaisent et qui intriguent.

Des petits textes, bien courts, on voudrait ajouter : « Et après ? »
Commenter  J’apprécie          400
patatipatata
  31 août 2012
Le recueil de nouvelles «après le tremblement de terre» est construit comme une succession de solos autour d'un même thème, comme le morceau de Jazz cité dans la nouvelle «La Thaïlande», où Lester Young, Howard Mc Ghee, Charlie Parker, Willie Smith et al Killian improvisent 5 variations autour de «I can't get started».
C'est un des aspects que j'aime beaucoup chez Murakami, cette façon de semer des petits cailloux qui nous incite à sortir du cadre du récit pour nous conduire sur des chemins de traverse qui enrichissent le texte d'une nouvelle tonalité.
Dans «Le sud de la frontière» dont l‘ambiance est proche du très beau film de Wong Kar-Wai «In the mood for love», c'est la voix de Nat king Cole «South of a Border» que l'on entend.
Kafka sur le rivage : la Sonate en Fa Mineur de Schubert et le thème mythique du film Casablanca «As time goes by» .... play it again, Sam ;-)
1Q84: la sinfonietta de Janacek etc..
Il y a bien sûr d'autres cailloux comme toutes les références littéraires et cinématographiques qui émaillent généreusement ses textes, comme des clés à saisir pour s'ouvrir à des univers parallèles. Dans ce livre ce sera pour moi Nuits Blanches de Dostoïevski qui me semble être en écho avec la dernière nouvelle, "Galette au miel".
Enfin, Murakami a cette délicatesse de toujours laisser la porte entrebâillée à la fin de ses livres, pour laisser au lecteur la liberté du choix de ses propres conclusions.
Moi, j'appelle ça de l'élégance.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
salsifisalsifi   18 novembre 2012
- Eh bien, Jack London, il a été persuadé pendant longtemps qu'il finirait noyé. Il était convaincu, mais alors convaincu qu'il tomberait un jour à la mer par erreur et qu'il se noierait sans que personne se rende compte de sa disparition.
- Et il est vraiment mort noyé?
Miyake secoua la tête.
- Non. Il se serait tué en absorbant un somnifère à base de morphine.
- Son intuition n'était pas fondée, alors. Ou peut-être qu'il a décidé de contrarier le sort et a fait ce qu'il fallait pour ne pas être noyé.
- En apparence, oui, dit Miyake.
Puis il fit une pause.
- Mais en un sens, il ne s'était pas trompé. Jack London est bien mort noyé dans une nuit de solitude. Il était devenu alcoolique, il avait atteint le fond du désespoir, et il est mort là-dedans. L'intuition, parfois, c'est une sorte d'image de substitution. Parfois, cette image est beaucoup plus vivante et dépasse la réalité en horreur. C'est ce qu'il y a de plus effrayant dans le phénomène qu'on appelle prémonition.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
joedijoedi   25 mars 2012
Heureusement, disait-il, je me suis habitué, la vue d'un mort ne me fait plus rien. J'en ai vu de toutes les sortes : des cadavres écrabouillés par des trains, des cadavres calcinés par les flammes, de vieux cadavres putréfiés et verdâtres, des cadavres enflés de noyés, des cadavres à la cervelle éclatée d'hommes tués par balle, des cadavres en morceaux, aux membres et à la tête séparés du corps. Tant qu'on est vivant, on est tous différents, mais une fois mort, tout le monde se ressemble. Juste une coquille vide devenue inutile.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
ninamarijoninamarijo   03 janvier 2016
C'est alors, à la vue des flammes dans la nuit, que Junko ressentit soudain quelque chose. Quelque chose de profond. Une sorte de bloc d'émotion, aurait-on pu dire, car c'était trop vivant, cela avait un poids trop réel pour être simplement appelé une idée. Cela disparut aussitôt, laissant une sensation étrange qui lui serrait le cœur, comme un souvenir nostalgique, après avoir parcouru tout son corps. Cela lui donna la chair de poule sur les bras, pendant un bon moment. (dans Paysage de fer)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
chroniquesassidueschroniquesassidues   31 juillet 2014
Je crois que c'est parce qu'elle a trop regardé les informations. Les images du tremblement de terre de Kobe sont sans doute trop impressionnantes pour une petite fille de quatre ans. C'est depuis le tremblement de terre qu'elle se réveille toutes les nuits. Elle dit que c'est un vilain monsieur qu'elle ne connaît pas qui vient la réveiller. Elle l'appelle "le Bonhomme Tremblement de terre". Il la réveille pour la faire rentrer de force dans une petite boîte. Une boîte qui n'est pas du tout de taille à contenir un être humain. Elle se débat pour ne pas y entrer, mais il la tire par la main et la plie en quatre en faisant craquer ses articulations pour la mettre de force dedans. C'est à ce moment-là qu'elle se réveille en hurlant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
nadiouchkanadiouchka   28 avril 2018
Naturellement, nous avons tous des existences limitées, et nous finissons toujours par être vaincus. Mais comme l’a découvert Ernest Hemingway, ce qui décide de la valeur ultime de nos vies, ce n’est pas la façon dont nous remportons la victoire, mais la façon sont nous sommes vaincus.
P.119
Commenter  J’apprécie          160
Videos de Haruki Murakami (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Haruki Murakami
En quête de bons livres à lire ? Découvrez l'actualité de Babelio et les livres du moment en vidéo.
Ce mois-ci, on s'est intéressés aux couvertures de livres, et surtout, à ce qui fait qu'un livre peut d'abord nous attirer à travers sa couverture. En début de vidéo, Pierre et Nicolas reviennent sur une étude Babelio sur le livre en tant qu'objet, et vous proposent quelques exemples de livres dont ils ont particulièrement apprécié les couvertures dernièrement. le reportage suit cette idée, avec le témoignage d'un libraire et de trois lectrices, qui nous expliquent leur rapport aux couvertures des livres qu'elles lisent et achètent.
Retrouvez aussi une présentation des différents défis de lecture 2020 sur Babelio, ainsi que nos interviews récentes…
0:01 Présentation du sujet par Pierre et Nicolas Notre étude sur l'aspect physique des livres : https://babelio.wordpress.com/2018/10/15/couvertures-quatriemes-de-couvertures-bandeaux-quen-pensent-les-lecteurs/ Notre liste (très subjective) des 25 plus belles couvertures de livres de 2019 : https://babelio.wordpress.com/2019/12/30/les-plus-belles-couvertures-de-livres-de-2019/ Les livres présentés : Ben Marcus, ‘L'Alphabet de flammes' : https://www.babelio.com/livres/Marcus-Lalphabet-de-flammes/575718 Jean-Marie Blas de Roblès, ‘Dans l'épaisseur de la chair' : https://www.babelio.com/livres/Blas-de-Robles-Dans-lepaisseur-de-la-chair/953393 Capucine et Simon Johannin, ‘Nino dans la nuit' : https://www.babelio.com/livres/Johannin-Nino-dans-la-nuit/1109603 Jamey Bradbury, ‘Sauvage' : https://www.babelio.com/livres/Bradbury-Sauvage/1111399 Patrice Gain, ‘Le Sourire du scorpion' : https://www.babelio.com/livres/Gain-Le-Sourire-du-scorpion/1191031
8:46 Reportage à la librairie la Manoeuvre, Paris 11e Les livres présentés : Neely Tucker, ‘Seules les proies s'enfuient' : https://www.babelio.com/livres/Tucker-Seules-les-proies-senfuient/1158845 Kim Un-Su, ‘Sang chaud' : https://www.babelio.com/livres/Kim-Sang-chaud/1182330 D.B. John, ‘L'Etoile du Nord' : https://www.babelio.com/livres/John-Letoile-du-nord/1098431 James Carlos Blake, ‘Crépuscule sanglant' : https://www.babelio.com/livres/Blake-Crepuscule-sanglant/55986 Erik Orsenna, ‘L'Exposition coloniale' : https://www.babelio.com/livres/Orsenna-Lexposition-coloniale/12746 Trevanian, ‘Shibumi' : https://www.babelio.com/livres/Trevanian-Shibumi/91361 Gérard Mordillat, ‘Quartiers de noblesse' : https://www.babelio.com/livres/Mordillat-Quartiers-de-noblesse/1199025 Roxane Gay, ‘Hunger' : https://www.babelio.com/livres/Gay-Hunger/1204139 Valérie Manteau, ‘Le Sillon' : https://www.babelio.com/livres/Manteau-Le-sillon/1048733 Manu Larcenet, ‘Thérapie de groupe' : https://www.babelio.com/livres/Larcenet-Therapie-de-groupe-tome-1--Letoile-qui-danse/1192698 Toni Morrison, ‘Beloved' : https://www.b
+ Lire la suite
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox