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EAN : 9782714460684
Belfond (02/03/2017)
  Existe en édition audio
3.53/5   496 notes
Résumé :
« À ce que je sais, votre épouse était vraiment une femme merveilleuse […] vous devez vous sentir reconnaissant d'avoir vécu presque vingt ans auprès d'une femme comme elle. Je le crois profondément. Néanmoins, vous aurez beau penser que vous avez compris quelqu'un, que vous l'avez aimé, il n'en reste pas moins impossible de voir au plus profond de son cœur. Vous aurez pu vous y efforcer, mais vous n'aurez réussi qu'à vous faire du mal. Vous ne pouvez voir qu'au fon... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (89) Voir plus Ajouter une critique
3,53

sur 496 notes

le_Bison
  10 septembre 2021
Un air des Beatles s'échappe de la voiture, une vieille cassette qui crachote encore quelques mélopée pop d'un autre temps. Drive my Car fredonne Paul McCartney. Elle conduit cette vieille voiture, fume cigarette sur cigarette, fenêtre ouverte. Lui, assis sur la banquette arrière, relit son texte, la pièce de théâtre qu'il est en train de jouer. Ça pourrait faire un grand film, avec en arrière-fond l'histoire de sa femme décédée il y a quelques années. Des années, des jours, peu importe, la perte n'a plus de temps, la vie s'est arrêtée.
Assis au comptoir d'un bar presque désert, de vieux disques de jazz tournent en boucle sur la platine. D'Art Tatum à Coleman Hawkins. J'enchaîne dans le noir enfumé, quelques bières, quelques whiskys, quelques romans. J'aime lire dans ces endroits-là, lire des histoires de bars et de silence. Et le bar de Kino me propose ce temps de recueillement, sur le souvenir des femmes perdues, celles qui vous quittent, volontairement ou pas. Parce que l'on ne se remet jamais du départ de l'évidence, cette femme qui occupe votre esprit jour et nuit. Alors, dans ce bar, où le jazz tourne, la vie s'arrête.
Des histoires d'hommes et de femmes, sous le regard des hommes sans femmes, mais des histoires où la femme est omniprésente, dans les pensées, dans les souvenirs, dans les fantômes, de ces hommes perdus au coeur déchiré, à l'âme brisée. Des femmes à la fois absentes et présentes. Et dans ces cas-là, un sentiment de solitude enivre le lecteur, dans le bar de Kino ou la profondeur du Kansaï, spleen et jazz, les mots se mêlent à la musique, la balade des maux, une bière.
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joedi
  17 mars 2017
Sept nouvelles composent ce livre au thème commun d'un homme vivant sans femmes ; l'un après le décès de sa femme, actrice qui le trompait parfois avec ses partenaires, décide de vivre sans femmes mais, ayant une déchéance temporaire de son permis de conduire, engage une conductrice ; un autre a plusieurs maîtresses, dont une qui l'a particulièrement marquée, abusé et n'ayant plus le goût de vivre il se laisse mourir ... Mes préférées sont Drive my car, le bar de Kino et Samsa amoureux, c'est dans ces trois-là que j'ai le plus apprécié l'écriture magique de Haruki Murakami.
Extrait de la 4ème de couverture :
Neuf ans après Saules aveugles, femme endormie, le retour d'Haruki Murakami à la forme courte. Dans ce recueil comme un clin d'oeil à Hemingway, des hommes cherchent des femmes qui les abandonnent ou qui sont sur le point de le faire. Musique, solitude, rêve et mélancolie, le maître au sommet de son art.
C'est avec impatience que j'attends son prochain roman dont la parution, en français, par les éditions Belfond, est prévue en 2018.
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HordeDuContrevent
  22 janvier 2021
Ce livre de nouvelles n'est pas le meilleur livre de Murakami même si on y retrouve sa plume, si fluide et brillante, son univers subtilement onirique. Il n'est pas comparable au prodigieux et inoubliable Kafka sur le rivage, au délicat La Balade de l'impossible, et au surprenant 1Q84. Entre autres. C'est vrai. Mais qu'il fut plaisant de retrouver cet auteur via ces nouvelles qui se lisent avec facilité et quasiment d'une traite. Une fois n'est pas coutume, les hommes sont mis à l'honneur. Des hommes sans femmes.
Dans ces sept nouvelles, les hommes sans femmes sont des êtres fragiles, délicats, se posant tout plein de questions, se cherchant, en proie à de multiples contradictions car « c'est difficile de trouver quand on ne sait pas exactement ce qu'on cherche. ». Les femmes aimées, au contraire, sont très pragmatiques, réalistes, fortes, décidées, audacieuses (comme la Shéhérazade de la 4ème nouvelle, celle que je préfère), voire profiteuses. Des femmes qui partent, soit pour un autre, soit en mourant. Des femmes aimées désormais absentes, portées aux nues mais souvent des femmes infidèles et menteuses. La 3ème nouvelle s'intitule d'ailleurs « un organe indépendant » et, selon le Dr Tokai, tombé si passionnément amoureux qu'il était devenu incapable d'absorber la moindre parcelle de nourriture jusqu'à s'annihiler puis mourir, toutes les femmes naissent avec une sorte d'organe indépendant, un organe spécial affecté au mensonge. « elles n'avaient pas la moindre hésitation à mentir pour les choses les plus graves. Ce faisant, la plupart d'entre elles restaient imperturbables et leur voix demeurait inchangée. Car ce n'étaient pas les femmes elles-mêmes qui agissaient, mais l'organe indépendant dont elles étaient pourvues qui intervenait alors à sa guise. Par conséquent, mentir ne troublait en rien leur conscience et ne les empêchait en rien de dormir paisiblement – sauf peut-être de manière exceptionnelle ».
En tout cas, la solitude pour ces hommes est vécue comme une épreuve difficile, presque nécessaire pour devenir plus fort, « Comme les arbres qui doivent survivre à des hivers rigoureux pour devenir plus gros et plus puissants. Quand le climat est toujours doux et clément, ils ne peuvent pas développer d'anneaux de croissance. »
Shéhérazade, la 4ème nouvelle, est ma préférée. Comme dans les autres nouvelles on y voit la rencontre avec l'amante aimée, l'embrasement des corps, les adieux et ensuite cette perte immense qu'on éprouve mais la femme est ici une conteuse. On ne sait pas toujours ce qui imaginé ou réel. Cette femme sans nom, appelée par Habara son amant, Shéhérazade du fait précisément des histoires qu'elle lui raconte à chaque rencontre, a été dans une vie antérieure une lamproie. La lamproie est-elle l'image de la femme selon Murakami ? Ce qui est plutôt effrayant car les lamproies « restent là, cachées, dans l'attente. Dès qu'une truite passe au-dessus d'elles, elles s'élancent et s'accrochent à son ventre. Grâce à leurs ventouses. Et, comme les sangsues, elles la parasitent. À l'intérieur de leur bouche ventouse, il y a des dents cornées, qui effectuent des mouvements circulaires, qui râpent la peau de leur proie et creusent une cavité dans son corps. Puis, peu à peu, elles absorbent sa chair »…Glaçant, n'est-ce pas ? Ce qui est certain est que la femme, dans ce livre tout du moins, n'est plus soumise au bon vouloir de l'homme qui la fantasme et la soumet à sa volonté.
Notons que la musique est très présente, rythmant plusieurs récits, en particulier la 4ème nouvelle "Le bar de Kino" truffée de titres précis, des titres de jazz, que je me suis amusée à écouter, en relisant cette belle nouvelle après coup. Quelques références cinématographiques, notamment une de Truffaut, une de Woody Allen, apportent également une certaine atmosphère à ces multiples solitudes masculines. Solitudes bien ancrées car "dès que vous êtes un homme sans femmes, les couleurs de la solitude vous pénètrent le corps. Comme du vin rouge renversé sur un tapis aux teintes claires. Si compétent que vous soyez en travaux ménagers, vous aurez un mal fou à enlever cette tache. Elle finira peut-être par pâlir avec le temps, mais au bout du compte elle demeurera là pour toujours, jusqu'à votre dernier souffle."

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Ichirin-No-Hana
  10 mai 2017
Haruki MURAKAMI est un auteur qui a déjà prouvé son talent pour l'écriture en général et il le démontre notamment dans l'exercice très particulier des nouvelles. J'ai déjà eu l'occasion de le découvrir dans les deux très bons recueils de nouvelles, Saules aveugles, femme endormie et Après le tremblement de terre. C'est donc avec beaucoup d'attente que j'attendais la sortie de son dernier ouvrage Des hommes sans femmes.
Composé de sept nouvelles (cinquantaine de pages chacune), Haruki Murakami nous dresse le portrait de sept hommes japonais de tout âge et de tous les horizons. Leurs points communs ? Comme le titre le sous-entend très bien, ils ont été « abandonné » (voir le mot au sens large) par une femme. On retrouve diverses thématiques telles que le deuil, l'adultère, l'amour et bien plus profondément la solitude. Simple instant T dans la vie de ses personnages, Haruki Murakami nous prouve encore une fois son talent pour créer une ambiance particulière et pour décrire la nature profonde et le côté sombre de l'humain.
Des hommes sans femmes est un très bon recueil de nouvelle comme sait les faire Murakami. Bien que les nouvelles ne resteront certainement pas longtemps en mémoire, elles sont très agréables à lire. On retrouve tout ce qui fait Murakami et rien que cela, c'est un pur délice.
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PiertyM
  09 janvier 2019
Sept nouvelles qui nous présentent l'univers purement masculin. Un univers étonnant, que l'on soupçonne le moins, ce sont tous des hommes victimes de déception amoureuse, et ils préfèrent se cramponner dans la solitude. La tranche d'âge de nos héros varie d'une nouvelle à une autre, on se rend compte que l'amour peut briser un homme à n'importe quel moment de sa vie. On le voit avec le docteur Tokai, dans la nouvelle Un organe indépendant (la nouvelle que j'ai plus aimé), un célibataire endurci, un homme équilibré à qui le succès sourit dans tous les domaines. Mais tout va commencer à flancher en lui quand il tombera amoureux pour la première fois de sa vie, à l'âge de cinquante deux ans, jusqu'à l'entrainer dans une totale perdition. L'écriture de Haruki Murakami est directe, simple à lire, il nous livre cet univers apparemment inaccessible par de petites pensées qui font intervenir la part de la femme dans l'harmonie des choses quand bien même il présente la femme ici comme le bourreau de l'homme...
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critiques presse (7)
Chatelaine   14 avril 2017
Sept nouvelles ayant en commun la mélancolie d’instants à jamais enfuis. Des airs de jazz, une chanson des Beatles, un film de Woody Allen, une vieille Saab décapotable, une pluie d’été, un chat disparu.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LesEchos   11 avril 2017
Son nouveau livre ouvre peut-être la meilleure porte d'entrée à l'ensemble de son oeuvre.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LeMonde   23 mars 2017
Recueil de nouvelles puissantes et originales.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique   21 mars 2017
En sept nouvelles, Haruki Murakami évoque "Des hommes sans femmes", des solitudes peuplées d’histoires, de souvenirs, de désespoirs, d’ironie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro   03 mars 2017
L'écrivain japonais signe un recueil de nouvelles où des hommes, abandonnés par une femme, se confessent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro   02 mars 2017
L'écrivain japonais signe un recueil de nouvelles où des hommes, abandonnés par une femme, se confessent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama   01 mars 2017
Le patron d'une boîte de jazz, François Truffaut, Woody Allen et les Beatles hantent ces histoires courtes. Plongée dans l'intime et bizarreries garanties.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (120) Voir plus Ajouter une citation
ZakuroZakuro   22 avril 2017
Je fais souvent le même rêve, dit-elle enfin. Avec Aki-kun, je suis sur un bateau. C'est un long voyage sur un grand bateau. On est tous les deux seuls dans une petite cabine, il est tard dans la nuit, et à travers le hublot, on peut voir la pleine lune. Mais cette lune est faite de glace, pure et transparente. Et sa partie inférieure est plongée dans la mer. "On dirait que c'est la lune, m'explique Aki-kun, mais en fait c'est de la glace et son épaisseur n'est que de vingt centimètres environ. C'est pour ça qu'au matin, quand le soleil se lèvera, elle fondera. Profites-en pour la regarder maintenant, quand il est encore temps".
J'ai fait ce rêve je ne sais pas combien de fois. Un très beau rêve. Toujours la même lune. Une épaisseur de vingt centimètres. La moitié inférieure immergée. Je suis appuyée contre Aki-kun, la lune brille, c'est magnifique, on est seuls tous les deux, on entend le clapotis des vagues. Mais quand je me réveille, je me sens toujours extrêmement triste. Je ne vois plus la lune de glace.
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le_Bisonle_Bison   05 août 2021
Alors que j'étais assis, seul, dans le Shinkansen, en route pour Tokyo afin d'entamer mes études à l'université, je passai mentalement en revue mes dix-huit années écoulées et je pris conscience que la plus grande partie de ce qui m'était arrivé était réellement gênante, honteuse. Non, je n'exagère pas. J'aurais voulu ne plus m'en souvenir, tant tout cela était pitoyable. Plus je réfléchissais à ce qui avait été ma vie jusque là, plus je me détestais. Bien entendu, j'avais aussi de jolis souvenirs. J'avais eu quelques expériences heureuses. Je le reconnaissais. Mais, si je faisais le compte, ces dernières étaient de loin surpassées par toutes les autres, humiliantes et pénibles. En pensant à la façon dont j'avais vécu jusqu'à ce jour, je ne découvrais que banalité, insignifiance et médiocrité. Des rebuts de la classe moyenne, sans aucune imagination. J'aurais aimé faire un paquet de tous ces déchets et les enfermer dans un grand tiroir. Ou y mettre le feu et les regarder partir en fumée (même si je n'avais pas la moindre idée de la sorte de fumée qu'ils produiraient).
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le_Bisonle_Bison   13 septembre 2021
Lorsqu'il parlait avec la femme, son compagnon observait soigneusement son expression et son attitude, comme quelqu'un qui excelle à lire entre les lignes. Il y avait entre cet homme et cette femme une sorte de secret puissant qui les soudait l'un à l'autre, qu'eux seuls partageaient. Kino ne parvenait pas non à savoir s'ils venaient dans son bar avant ou après l'amour. Mais il était sûr que l'une ou l'autre hypothèse était juste. Ce qui était étonnant, cependant, c'est qu'aucun des deux ne fumait.
Un soir où il pleuvait légèrement, la femme reviendrait seule dans son bar. Quand son compagnon à barbiche serait "loin". Kino le savait. Cette lueur dans ses yeux le lui disait. La femme s’assiérait au comptoir, boirait en silence quelques brandys, attendrait que Kino ferme le bar. Puis ils monteraient à l'étage, elle ôterait sa robe, exposerait son corps à la lumière, lui montrerait de nouvelles brûlures de cigarette. Après quoi, ils s'accoupleraient violemment, comme des animaux. Tout au long de la nuit, sans avoir le temps d'y penser, jusqu'à l'aube.
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OsmantheOsmanthe   31 août 2021
Ils se serrèrent de nouveau la main lorsqu'ils se séparèrent. A l'extérieur tombait une pluie fine. Une fois que Takatsuki, vêtu d'un imperméable beige, sans parapluie, eut disparu à travers la pluie, Kafuku observa la paume de sa main droite, comme les autres fois. Et il songea : Sa main a caressé le corps nu de ma femme.
Pourtant, malgré cette pensée, il ne ressentit pas ce jour-là de sentiment d'oppression. Ce sont des choses qui arrivent, se dit-il seulement. Oui, sûrement, des choses qui arrivent. Et puis, pensa-t-il encore, ce n'était que son corps. Après tout, n'est-il pas devenu aujourd'hui cendres et os ? Il y a des choses bien plus importantes.
"Si point aveugle il y a vraiment, alors nous devons tous vivre avec."
Les mots de Takatsuki continuaient de résonner aux oreilles de Kafuku.

Extrait de la nouvelle "Drive my car"
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana   10 mai 2017
Un jour, soudain, vous êtes devenus des hommes sans femmes. Ce jour arrive sans qu'il y ait eu auparavant la moindre allusion ou le moindre avertissement, sans que vous ayez éprouvé de pressentiment ou de prémonition, sans toc-toc, sans petits toussotements. Vous avez tourné à un angle et vous savez déjà que c'est arrivé. Mais impossible de revenir en arrière. Dès ce tournant pris, voici le seul monde qui sera le vôtre désormais. Un monde que l'on appellera celui des "hommes sans femmes". Un pluriel froid et sans fin.
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Videos de Haruki Murakami (23) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Haruki Murakami
Pierre Földes a choisi d'adapter six nouvelles de l'écrivain Haruki Murakami dans son film d'animation "Saules aveugles, femme endormie". Pour conserver l'atmosphère de fantastique décalé et de mélancolie, Földes enchevêtre les histoires et suit le parcours de quatre personnages après le tremblement de terre et le tsunami qui ont touché le Japon en 2011.
#harukimurakami #littérature #animation
________ Prenez place à La Grande Table pour rencontrer d'autres personnalités qui font l'actualité de la culture https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDrpsBVAaqJ_sANguhpPukaiT ou sur le site https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie
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