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ISBN : 2714460682
Éditeur : Belfond (02/03/2017)

Note moyenne : 4.02/5 (sur 51 notes)
Résumé :
« À ce que je sais, votre épouse était vraiment une femme merveilleuse […] vous devez vous sentir reconnaissant d'avoir vécu presque vingt ans auprès d'une femme comme elle. Je le crois profondément. Néanmoins, vous aurez beau penser que vous avez compris quelqu'un, que vous l'avez aimé, il n'en reste pas moins impossible de voir au plus profond de son cœur. Vous aurez pu vous y efforcer, mais vous n'aurez réussi qu'à vous faire du mal. Vous ne pouvez voir qu'au fon... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
joedi
17 mars 2017
Sept nouvelles composent ce livre au thème commun d'un homme vivant sans femmes ; l'un après le décès de sa femme, actrice qui le trompait parfois avec ses partenaires, décide de vivre sans femmes mais, ayant une déchéance temporaire de son permis de conduire, engage une conductrice ; un autre a plusieurs maîtresses, dont une qui l'a particulièrement marquée, abusé et n'ayant plus le goût de vivre il se laisse mourir ... Mes préférées sont Drive my car, le bar de Kino et Samsa amoureux, c'est dans ces trois-là que j'ai le plus apprécié l'écriture magique de Haruki Murakami.
Extrait de la 4ème de couverture :
Neuf ans après Saules aveugles, femme endormie, le retour d'Haruki Murakami à la forme courte. Dans ce recueil comme un clin d'oeil à Hemingway, des hommes cherchent des femmes qui les abandonnent ou qui sont sur le point de le faire. Musique, solitude, rêve et mélancolie, le maître au sommet de son art.
C'est avec impatience que j'attends son prochain roman dont la parution, en français, par les éditions Belfond, est prévue en 2018.
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Ichirin-No-Hana
10 mai 2017
Haruki MURAKAMI est un auteur qui a déjà prouvé son talent pour l'écriture en général et il le démontre notamment dans l'exercice très particulier des nouvelles. J'ai déjà eu l'occasion de le découvrir dans les deux très bons recueils de nouvelles, Saules aveugles, femme endormie et Après le tremblement de terre. C'est donc avec beaucoup d'attente que j'attendais la sortie de son dernier ouvrage Des hommes sans femmes.
Composé de sept nouvelles (cinquantaine de pages chacune), Haruki Murakami nous dresse le portrait de sept hommes japonais de tout âge et de tous les horizons. Leurs points communs ? Comme le titre le sous-entend très bien, ils ont été « abandonné » (voir le mot au sens large) par une femme. On retrouve diverses thématiques telles que le deuil, l'adultère, l'amour et bien plus profondément la solitude. Simple instant T dans la vie de ses personnages, Haruki Murakami nous prouve encore une fois son talent pour créer une ambiance particulière et pour décrire la nature profonde et le côté sombre de l'humain.
Des hommes sans femmes est un très bon recueil de nouvelle comme sait les faire Murakami. Bien que les nouvelles ne resteront certainement pas longtemps en mémoire, elles sont très agréables à lire. On retrouve tout ce qui fait Murakami et rien que cela, c'est un pur délice.
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BrunoA
10 mars 2017
Ce recueil de nouvelles de Murakami nous permet de renouer avec les précédents que sont Saules aveugles femme endormie et L'éléphant s'évapore.
Ici, néanmoins, le sujet diffère quelque peu et se focalise sur les histoires d'hommes qui vivent ou qui ont vécu auprès de femmes dont ils se trouvent soudainement privés.
Ces chroniques d'hommes qui se sont trouvés esseulés de manière souvent brusque, voire violente nous mènent ainsi sur les traces d'un homme qui cherche à savoir pourquoi sa femme disparue l'a trompé, d'un médecin subitement tombé amoureux d'une de ses maîtresses, d'un patron de bar seul au fond d'une impasse, et de bien d'autres.
On retrouve dans certaines nouvelles l'atmosphère si particulière que sait entretenir cet auteur et qui ont fait son oeuvre si particulière.
Par ailleurs, les clins d'oeil littéraires ne manquent pas dans ce recueil. Ainsi du titre inspiré d'Hemingway, de Samsa amoureux qui n'est autre que La Métamorphose de Kafka inversée et de bien d'autres que le lecteur découvrira au fil de sa lecture.
A la lecture des Hommes sans femmes, on est impatient de connaître le prochain roman de Murakami.
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traversay
17 mars 2017
L'art de Murakami se déploie aussi bien dans des romans fleuves que dans de courts récits. Même si, à vrai dire, on le préfère dans le premier exercice ne serait-ce que pour le plaisir de se laisser envelopper petit à petit, et plus c'est long, plus c'est bon, par sa narration arachnéenne. Des hommes sans femmes est un recueil de 7 nouvelles qui par certains côtés ressemble à une compilation d'un certain nombre de thématiques chères à l'écrivain japonais. Celle des relations entre les hommes et les femmes, notamment, bien que le titre du livre ne doive pas induire en erreur : Les femmes sont très présentes même si elles sont parfois évoquées dans des souvenirs ou des fantasmes. Comme toujours chez Murakami, plusieurs tonalités se mélangent : réalisme, mélancolie, tragédie, absurde, fantastique. Chaque lecteur aura sans aucun doute son ou ses nouvelles préférées. Drive my Car et Shéhérazade sont celles que l'on peut mettre en avant pour leur originalité mais elles forment toutes un ensemble cohérent qui entretiendra le feu des plus anciens lecteurs de Murakami tout en séduisant de nouveaux adeptes.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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Jazzynewyork
29 avril 2017

» Un jour soudain, vous êtes devenus des hommes sans femmes. Ce jour arrive sans qu'il y ait eu auparavant la moindre allusion ou le moindre avertissement, sans que vous ayez éprouvé de pressentiment ou de prémonition, sans toc-toc, sans petits toussotements. Vous avez tourné à un angle et vous savez déjà que c'est arrivé. Mais impossible de revenir en arrière. Dés ce tournant pris, voici le seul monde qui sera le vôtre désormais. Un monde que l'on appellera celui des » hommes sans femmes » .
Un pluriel froid et sans fin. «
Murakami fascine à bien des égards. Sa plume nous emprisonne, nous captive, nous charme. Il nous emporte dans sons univers, alliant à merveille le réel et le fantastique.

Lire Murakami, c'est comme entrer dans un rêve merveilleux et ne plus vouloir le quitter, même si parfois il peut être très étrange. Il nous surprend et nous fait voyager dans un univers qui n'appartient qu'à lui.

Son oeuvre ne cessera de nous renverser, de nous donner le vertige.
Cette fois encore la magie opère à travers ces septs nouvelles. Il explore la place des femmes dans la vie des hommes. Qu'elle soit présente ou absente, la femme laisse toujours une trace, un souvenir, un manque. La solitude s'installe tout doucement dans ces coeurs d'hommes abandonnés. le doute s'immisce, les questions se bousculent.

» Son imagination, tel un instrument coupant acéré, le torturait sans pitié, longuement. Il lui arrivait aussi de songer qu'il aurait été beaucoup plus heureux s'il avait tout ignoré. Mais dans la vie, en toutes circonstances, il valait mieux savoir que de ne pas savoir. Il en était convaincu. Quelles que soient les souffrances terribles qui s'ensuivraient, il fallait qu'il sache. Seul le savoir permettait de devenir plus fort. »
Une douce mélancolie imprégne ces nouvelles, et une certaine musicalité résonne dans les souvenirs de chaque homme, des souvenirs tantôt heureux et tantôt malheureux.
» La musique a le pouvoir de revivifier les souvenirs, avec une intensité telle que l'on en est parfois blessé. «
L'isolement engendré par ces abandons rend les hommes fragiles et solitaires. Murakami explore leur part d'ombre et rend ces héros vulnérables et attendrissants.
» Des hommes sans femmes » ,est un magnifique recueil de nouvelles puissantes et originales. Entre confession et souvenir, les hommes se livrent et se délivrent en toute intimité sous la plume d'un virtuose écrivain.
Une fois de plus Haruki Murakami m'a comblé, son écriture m'a emporté dans un univers masculin plutôt secret à travers des portraits d'hommes attendrissants.
» – Mais peut-être que vivre ce genre d'expérience douloureuse-la solitude, par exemple-, c'est nécessaire quand on est jeune, non ? Ça aide à grandir…
-Tu crois ?
– Comme les arbres qui doivent survivre à des hivers rigoureux pour devenir plus gros et plus puissant. Quand le climat est toujours doux et clément, ils ne peuvent pas développer d'anneaux de croissance. »
Né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, Haruki Murakami rencontre le succès avec ses deux premiers livres, Écoute le chant du vent, qui lui vaut de remporter le prix Gunzo en 1979, et Flipper, 1973 (2016).
Suivront, notamment, Chroniques de l'oiseau à ressort (nouvelle édition Belfond, 2012), Au sud de la frontière, à l'ouest du soleil (2002), Après le tremblement de terre (10/18, 2002), Les Amants du Spoutnik (2003), Kafka sur le rivage (2006), le Passage de la nuit (2007), Saules aveugles, femme endormie (2008), L'éléphant s'évapore (2008), Autoportrait de l'auteur en coureur de fond (2009), Sommeil (2010), La Ballade de l'impossible (nouvelle édition, 2011), 1Q84 (Livres 1 & 2, 2011 ; Livre 3, 2012), Les Attaques de la boulangerie (2012), Underground (2013), L'Incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage (2014) et L'Étrange Bibliothèque (2015). La plupart de ses romans ont paru chez Belfond et sont repris chez 10/18.
Plusieurs fois favori pour le prix Nobel de littérature, Haruki Murakami a reçu le prestigieux Yomiuri Literary Prize, le prix Kafka 2006, le prix Jérusalem de la Liberté de l'individu dans la société en 2009, le grand prix de la Catalogne 2011 et le prix Hans Christian Andersen en 2016.
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Les critiques presse (7)
Chatelaine14 avril 2017
Sept nouvelles ayant en commun la mélancolie d’instants à jamais enfuis. Des airs de jazz, une chanson des Beatles, un film de Woody Allen, une vieille Saab décapotable, une pluie d’été, un chat disparu.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LesEchos11 avril 2017
Son nouveau livre ouvre peut-être la meilleure porte d'entrée à l'ensemble de son oeuvre.
Lire la critique sur le site : LesEchos
LeMonde23 mars 2017
Recueil de nouvelles puissantes et originales.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LaLibreBelgique21 mars 2017
En sept nouvelles, Haruki Murakami évoque "Des hommes sans femmes", des solitudes peuplées d’histoires, de souvenirs, de désespoirs, d’ironie.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeFigaro03 mars 2017
L'écrivain japonais signe un recueil de nouvelles où des hommes, abandonnés par une femme, se confessent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LeFigaro02 mars 2017
L'écrivain japonais signe un recueil de nouvelles où des hommes, abandonnés par une femme, se confessent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Telerama01 mars 2017
Le patron d'une boîte de jazz, François Truffaut, Woody Allen et les Beatles hantent ces histoires courtes. Plongée dans l'intime et bizarreries garanties.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations & extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
ZakuroZakuro22 avril 2017
Je fais souvent le même rêve, dit-elle enfin. Avec Aki-kun, je suis sur un bateau. C'est un long voyage sur un grand bateau. On est tous les deux seuls dans une petite cabine, il est tard dans la nuit, et à travers le hublot, on peut voir la pleine lune. Mais cette lune est faite de glace, pure et transparente. Et sa partie inférieure est plongée dans la mer. "On dirait que c'est la lune, m'explique Aki-kun, mais en fait c'est de la glace et son épaisseur n'est que de vingt centimètres environ. C'est pour ça qu'au matin, quand le soleil se lèvera, elle fondera. Profites-en pour la regarder maintenant, quand il est encore temps".
J'ai fait ce rêve je ne sais pas combien de fois. Un très beau rêve. Toujours la même lune. Une épaisseur de vingt centimètres. La moitié inférieure immergée. Je suis appuyée contre Aki-kun, la lune brille, c'est magnifique, on est seuls tous les deux, on entend le clapotis des vagues. Mais quand je me réveille, je me sens toujours extrêmement triste. Je ne vois plus la lune de glace.
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Ichirin-No-HanaIchirin-No-Hana10 mai 2017
Un jour, soudain, vous êtes devenus des hommes sans femmes. Ce jour arrive sans qu'il y ait eu auparavant la moindre allusion ou le moindre avertissement, sans que vous ayez éprouvé de pressentiment ou de prémonition, sans toc-toc, sans petits toussotements. Vous avez tourné à un angle et vous savez déjà que c'est arrivé. Mais impossible de revenir en arrière. Dès ce tournant pris, voici le seul monde qui sera le vôtre désormais. Un monde que l'on appellera celui des "hommes sans femmes". Un pluriel froid et sans fin.
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joedijoedi14 mars 2017
— Mais peut-être que vivre ce genre d'expérience douloureuse – la solitude, par exemple –, c'est nécessaire quand on est jeune, non ? Ça aide à grandir ...
— Tu crois ?
— Comme les arbres qui doivent survivre à des hivers rigoureux pour devenir plus gros et plus puissants. Quand le climat est toujours doux et clément, ils ne peuvent pas développer d'anneaux de croissance.
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AgatheDAgatheD06 mai 2017
Pourtant , bien sûr, vint le temps où je la perdis. Tous les marins du monde se tenaient là en embuscade. Et moi, tout seul, j'étais incapable d'assurer sa garde. On est bien obligé, à certains instants, de regarder ailleurs. Il faut bien dormir, aller aux toilettes. Prendre un bain. Emincer des oignons, décortiquer des haricots. Vérifier la pression des pneus de la voiture. Et voilà comment nous avons été séparés. Ou plutôt, comment elle est partie. Il y avait certes les ombres des marins. Des ombres épaisses, autonomes, qui semblaient ramper le long du mur de l'immeuble, déliées de toute attache. Baignoire, oignons, pression des pneus, ces ombres n'étaient rien de plus que des fragments de métaphores punaisées un peu partout.
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joedijoedi12 mars 2017
Mais dans la vie, en toutes circonstances, il valait mieux savoir que ne pas savoir. Il en était convaincu. Quelles que soient les souffrances terribles qui s'ensuivraient, il fallait qu'il sache. Seul le savoir permettait de devenir plus fort.
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Videos de Haruki Murakami (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Haruki Murakami
"Kafka sur le rivage" de Haruki Murakami (Alchimie d'un roman, épisode n°16)
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