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Critiques sur Ecoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973 (43)
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joedi
  27 février 2016
À la lecture des deux premiers romans de Haruki Murakami, édités en français, en un seul volume, trente-sept ans après leur parution au Japon, j'éprouve la sensation d'assister à la naissance de l'écrivain. La préface qu'a écrite Haruki Murakami en juin 2014 m'a fait pénétrer un peu plus son intimité. Dans Écoute le chant du vent ainsi que dans Flipper, 1973, je retrouve, avec plaisir, le Rat personnage dans La course au mouton sauvage et Danse, danse, danse. Que du bonheur lorsque je lis un livre de Haruki Murakami !
Je choisis de ne rien écrire sur ces deux histoires, j'ai exprimé mon ressenti et encourage les lecteurs à découvrir ce grand Écrivain. J'ajoute une impression : la couverture est magnifique
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le_Bison
  04 janvier 2017
Combien d'années attendais-je ce moment ? Plusieurs décennies, facilement. Je me souviens de ce premier achat murakamiesque. Un titre intrigant, une histoire de mouton sauvage, une course à travers le Japon. Je l'ai relu trois fois. A minima. Alors c'est dire mon attente et mon impatience à lire, à découvrir, les deux premiers volets de la trilogie dite du « Rat ».

Je ne parlerai pas de premiers romans pour cette histoire mais d'un premier pied à mettre dans l'univers de Haruki Murakami. Deux nouvelles, que certains trouveront sans intérêt. C'est vrai ça, quel intérêt peut-on trouver à lire les histoires de cul d'un gars avec deux soeurs jumelles ensemble dans un même lit. Et cette passion pour le flipper – pour les plus jeunes d'entre vous, il s'agit d'une grosse machine qui fait un bruit dingue et que l'on s'évertue de remuer dans tous les sens pour pas que la boule d'acier ne tombe dans le trou. Aucun intérêt. Sauf pour un bison.

Je suis du genre à tout lire de Haruki Murakami (comme de Paul Auster). Et le pire, c'est que je prends mon pied à chacune de mes lectures. Et si j'écoute le chant du flipper au milieu du vent n'a pas la force et la puissance de ses écrits futurs, il a déjà la base onirique si chère à l'écrivain. J'ai lu, j'ai adoré, et je le lirai de nouveau. Pourquoi ? Je ne sais pas. Pourquoi est-ce que je bois des bières aussi ?

N'as-tu jamais rêvé de te trouver au pieu au milieu de deux jumelles, aussi belles que semblables, et que tu ne peux donc nommer de peur de te tromper. N'as-tu jamais rêvé de te trouver dans un hangar froid et blafard, l'oeil hagard et la main fébrile à caresser la cuirasse de ce flipper. Moi si. Cela doit être donc pour cette raison que je tournai furieusement les pages avant de ne faire TILT.

Mais entre les jumelles et ce flipper, tu te demandes ce que tu pourras bien y trouver ? En fait pas grand-chose d'autres, juste des coques de cacahuètes, des verres de bières, des shots de whisky. Et de la musique, un juke-box composé de jazz et de rock, de la fumée de cigarettes s'échappant dans les vapeurs d'une marmite de riz.

Ce livre est un rêve ouvert dans lequel mes pensées peuvent s'évader ; et moi quand on me sert une bière à chaque page, mon esprit s'évade dans des hauteurs abyssales de plaisir et de volupté, même littéraires. Pour peu que je croise le cul de deux soeurs jumelles, ce n'est plus mon âme qui s'élève mais mon sexe qui se dresse. Cela dit, comme tout est relié chez moi, j'atteins le nirvana.
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cicou45
  16 février 2016
Lorsque j'ai lu en fin d'année dernière sur le Magazine littéraire auquel ma belle-mère est abonnée que les deux premiers écrits de Haruki Murakami allaient être réédités en ce début d'année 2016, je savais déjà que je me laisserais tenter. Cependant, j'avoue que j'avais un peu d'appréhension car connaissant l'auteur actuellement, je ne savais pas à quoi m'attendre avec ses deux premiers écrits et j'avais extrêmement peur d'être déçue, sachant qu'ils ne ressemblaient en rien à ce qu'il a pu produire par la suite...quoique, on y retrouve quand même une légère dose de mysticisme lorsque le narrateur protagoniste communique avec le flipper qu'il a cherché à retrouver pendant trois années, une célèbre machine à trois leviers qui n'a été produite qu'à un nombre d'exemplaires limité. Mais là, n'est pas l'essentiel de ces deux écrits et encore une fois, je me trouve démunie, ne sachant pas trouver les mots exacts pour décrire ce que j'ai ressenti au cours de la lecture de ces deux écrits. C'est l'histoire de quelques hommes, trois en particulier : notre narrateur, celui que l'on appelle le Rat et enfin de J, le patron d'un club appelé à juste titre le J's Bar. le Rat et notre protagoniste s'y retrouvent souvent afin de boire des bières et de discuter, parlant des choses les plus banales jusqu'à l'envie d'écrire : celle du Rat qui, pour ses romans, ne voudraient ni scènes de sexe ni de mort de ses personnages (en ce sens, je me serais bien entendue avec lui, je pense), destinée qui, en un sens, se mêle étrangement à celle de notre auteur. Première partie dans lequel l'auteur se cherche, racontant les histoires d'amour que son héros a eu avec des femmes tout au long de sa jeune existence, à savoir ses vingt et une premières années, se remémorant par la même occasion sa vie passée. En seconde partie, dans le roman "Flipper", toujours une quête de recherche du passé : notre héros, cette fois-ci, vit avec des jumelles qu'il est incapable de différencier l'une de l'autre mais surtout, dans lequel il va partir à la recherche de ses années d'étudiant en se mettant en essayant de retrouver un vieux flipper qui a marqué sa jeunesse. Pour lui, ce flipper représente en quelque sorte sa "madeleine de Proust" et c'est en cela que les deux écrits sont extrêmement poignants.

A quoi peut-on se raccrocher afin de ne pas oublier ? Je crois que Haruki Murakami nous donne la réponse la plus plausible qui soit à ses yeux, et aux nôtres, mordus de lecture que nous sommes tous ici, à savoir : quel meilleur remède contre l'oubli que celui de l'écriture ? A cela, moi, je ne peux qu'approuver et remercier notre auteur de nous avoir fait rêver encore une fois en nous faisant découvrir son Japon à lui ! A découvrir !
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book-en-stock
  04 janvier 2017
Ecoute le chant du vent.
Ce récit se déroule du 8 au 26 août 1970. Deux jeunes gens boivent de la bière et partagent leurs idées le temps d'un été. Insouciance estudiantine mêlée d'ennui? le narrateur s'exprime à la première personne, nous faisant parfois part de ses souvenirs comme s'il cherchait un sens à l'existence. Il parle de la vie et de la mort, fait des allusions à la guerre, y ajoute des références littéraires et cinématographiques, ainsi que des réflexions sur l'écriture. Il semble assez soucieux du temps qui passe et du risque d'oubli.
Un certain onirisme se dégage lors de descriptions singulières.
Il s'agit du premier roman de l'auteur, premier volume d'une trilogie. Dans la préface l'auteur explique qu'il considère le 3e volume de cette trilogie (La course au mouton sauvage) comme le début de sa carrière de romancier .

Flipper 1973.
J'ai eu l'impression, au départ, de lire une suite d'associations d'idées comme si le récit s'enchaînait librement au fil de la pensée de l'auteur. Puis l'histoire devient plus liée.
Les personnages apparaissent nettement «flippés», apeurés par leur époque, l'avenir qui semble incertain et sans protection. Toujours ce soucis du temps qui fait son oeuvre et du non-sens de l'existence, ou du moins d'une existence qui tient à peu de choses.
J'ai noté plusieurs éléments qu'on retrouve dans les deux romans et ensuite dans l'écriture de Murakami: une femme aimée morte, un costume vert, le puits, la piscine, le chewing-gum donné aux animaux, des pièces dépouillées.

A travers ces deux romans, on découvre la genèse de l'écriture de Murakami. La préface en est d'ailleurs fort intéressante.
J'ai aimé plonger à sa suite dans une époque spécifique, au milieu des étudiants japonais et de leur quête d'un sens. On sent que le passé à un poids, les différents conflits ont laissés des traces. Cependant l'auteur parvient à nous livrer cela sans pathos, plutôt au moyen d'un certain onirisme touchant parfois au fantastique. le narrateur à la première personne semble nous faire une confession intime, se dévoiler à nous entièrement. Puis se mêlent des passages plus comiques, un peu délirants.
Je crois qu'on aime ou qu'on n'aime pas Murakami mais qu'il ne peut pas nous laisser indifférent. Pour ma part j'accroche entièrement, j'entre dans le récit et n'en ressors qu'à la dernière page. C'est assez inexplicable. C'est l'écriture qui me porte je pense. J'aime ses mots, ses phrases. Même dans les passages les plus délirants, je m'amuse. Alors que chez d'autres auteurs ça peut vite m'agacer.

Une belle lecture, assez émouvante quand je me dis qu'il s'agit vraiment de ses premiers écrits, le début d'une oeuvre.
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BrunoA
  11 février 2016
Les deux premiers romans de Murakami ont enfin été traduits et édités, nous permettant de découvrir la genèse de la trilogie du Rat en même temps que les premiers écrits de cet auteur.
On y trouve déjà le style, le rythme et les bases de nombre de ses oeuvres ultérieures.
Bien que ces deux courts romans soient les tout premiers, on se trouve en pays de connaissance et l'ambiance est déjà là, le décor déjà planté pour la suite que l'on connaît.
Chacun des lecteurs de Murakami y puisera des références à d'autres oeuvres. Ainsi des nombreuses évocations de puits qui réapparaîtront notamment dans les chroniques de l'oiseau à ressort.
La musique est omniprésente, comme elle l'est dans tout le corpus des romans de Murakami.
On découve aussi avec bonheur une préface de l'auteur ainsi que nombre de ses sources d'inspiration.
Une vraie découverte qui complète utilement la compréhension et l'appréhension de l'oeuvre en même temps que de belles retrouvailles avec un écrivain incomparable.
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traversay
  22 janvier 2016
Il était une fois un propriétaire de bar au Japon, grand amateur de jazz, dont les affaires marchaient plus ou moins bien. Un jour d'avril 1978, il eut une illumination : et s'il écrivait un roman ! Peu inspiré, il peina sur sa copie en japonais avant de passer à l'anglais dont sa connaissance loin d'être parfaite lui permit de trouver un rythme et une scansion qui lui convenaient. Il ne lui restait plus qu'à traduire son manuscrit dans sa langue natale. Et c'est ainsi que Haruki Murakami écrivit son premier roman, nuitamment, sur une table de cuisine. C'est ce que raconte l'auteur, près de 30 ans plus tard, dans la préface de ses deux premiers récits : Ecoute le chant du vent et Flipper 73, dont il a enfin autorisé une nouvelle publication et la traduction. A eux deux, ils forment une trilogie avec La course au mouton sauvage sauvage avec lequel les lecteurs français découvrirent Murakami en 1990. Les deux courts romans ont un parfum familier pour ceux qui ont suivi l'écrivain depuis 25 ans. Cette sensation de vide et d'évoluer dans un monde flottant à la lisière du fantastique, elle est bien présente et compense l'intérêt tout relatif des intrigues qui intéressent finalement peu Murakami. Mais le charme volatil de ses ouvrages à venir, bien qu'encore à l'état d'embryon, est bien présent. le personnage du Rat agit comme un contrepoint à celui du narrateur. Dans Ecoute le vent, ce dernier est un étudiant pendant les vacances d'été qu'il passe à écluser force bières avec son ami le Rat. Dans le second, ils sont moins proches, mais la consommation d'alcool n'a pas diminué pour autant. Simplement, le double de Murakami a un travail (traducteur) et il vit avec des jumelles avec lesquelles il dort (mais ne couche pas ?). Un temps, il recherche de façon obsessionnelle un type de flipper qui a disparu et qui symbolise ses plus jeunes années. Et c'est à peu près tout. le temps passe, la vie bégaie et l'on se demande avec l'auteur si elle a vraiment un sens. Quel bonheur de retrouver Murakami encore hésitant et commençant déjà à poser les jalons de ce qui constituera l'essence de son oeuvre future !
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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sabine59
  12 mai 2016
Ces deux textes, les deux premiers romans de l'auteur, " écrits sur une table de cuisine", comme il l'explique en introduction, et dont il avait jusqu'ici interdit la réédition, sont une bonne approche de ce qui deviendra, ensuite, l'univers si particulier d'Haruki Murakami .

Il est toujours intéressant de découvrir la genèse d'une écriture, d'un style.Et effectivement , tous les thèmes propres à l'auteur sont déjà là, en germe, prêts à jaillir de terre: la solitude intérieure et urbaine,la musique et les bars ( l'auteur en tenait un à cette époque) le suicide, le monde de l'écriture, l'humour,le versant onirique des évènements et même ce qui sera la pierre de touche essentielle de sa magnifique trilogie 1Q84, la distorsion du temps et les mondes parallèles.

Tout est prêt à éclore mais pas tout à fait , et c'est pour cela que je n'attribue que trois étoiles: c'est encore confus dans la construction, un peu maladroit.Mais on peut se dire justement que les quelques défauts de ces ébauches nous offrent un autre regard encore sur l'ensemble de l'oeuvre de cet auteur singulier .

J'ai particulièrement aimé le premier des deux, au si joli titre, où le vent a un aspect fantastique et poétique à la fois: " Il y eut un léger tremblement dans l'atmosphère, le vent se mit à rire."

le narrateur, ainsi que le personnage du " Rat"( qui d'ailleurs se mettent tous deux à écrire, et que l'on retrouve dans le deuxième roman et " La course au mouton sauvage"), étudiants d'une vingtaine d'années, symbolisent en quelque sorte l'auteur dans sa jeunesse, à l'aurore de sa création, comme une plante dont la sève va révéler au grand jour toute la force et la beauté...
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nounours36
  11 décembre 2014
Un volume très court d'une centaine de pages. Mais une bonne introduction à la suite de cette trilogie. L'action démarre en 1970, le narrateur, de retour dans une petite ville en bord de mer, trompe l'ennui en buvant de la bière avec son ami « le Rat », et fréquente une jeune fille libérée. Des souvenirs sont évoqués, des questions existentielles et métaphysiques également.

Dans ce volume le narrateur rencontre pour la première fois le Rat et se lie d'amitié avec lui. Il n'y aura pas plus d'explications sur ce surnom. Mais on connaitra les activités de son père plutôt louche qui l'ont rendu riche. Enfin les nombreuses rencontres du narrateur avec les femmes (il y a même une jumelle), les beuveries chez le barman chinois Jay avec bière et cacahuètes. le narrateur est étudiant en biologie !.

Tout au long de ce roman Murakami nous offre de nombreuses références musicales américaines pop et rock des années 60. Mais il ne s'en tient pas là, car les références et citations littéraires sont également nombreuses :Henry James, Ray Bradbury, Hemingway, Fitzgerald, Michelet, Tolstoi. Un seul nom d'écrivain « Dereck Heartfield » qui est plusieurs fois cité et semble le mentor du narrateur ne semble être qu'un pseudonyme.

C'est la part de fiction et de rêve que l'on retrouve dans Murakami, mais avec un aspect si réel que faire la part des choses devient ambigu. Un premier roman court mais très attachant, ou l'on retrouve bien des thèmes qui seront repris dans les autres romans de Murakami.
Je trouve que c'est une belle introduction à la course au mouton sauvage pour l'atmosphère et la rencontre de ce personnage mystérieux qui est le Rat.

Lien : http://nounours36.wordpress...
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ValerieLacaille
  25 avril 2017
Mon avis est des plus mitigé sur ce duo de textes. Autant j'ai retrouvé le Murakami que j'aime dans "Ecoute le chant du vent", autant les écrits balbutiants et sans grands intérêt de "Flipper 1973" m'ont ennuyée, voire agacée. Je ne comprenais pas où il venait en venir avec ce cafouillis d'idées narratives insuffisamment exploitées.
Bref, tout auteur débute un jour mais les brouillons des débuts n'ont peut-être pas vocation à être publiés...
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MadameFarfadet
  30 octobre 2016
Je n'ai jamais lu de romans de Murakami. Il y a des auteurs qui vous échappent, vous ne savez pas pourquoi. C'est grâce à l'opération masse critique que j'ai découvert cet auteur, et cette découverte passe par ses deux premières oeuvres, ça tombe plutôt bien ! Il serait difficile de résumer ces courts romans. On retient plutôt une atmosphère, une volonté de prendre son temps et d'observer de manière détachée, non sans tendresse, les événements et personnes croisées en chemin. L'humour n'est pas absent, saupoudré par petites touches subtiles.
J'ai beaucoup apprécié la préface de l'auteur qui raconte ses débuts d'écrivain, son besoin d'écrire avec une très étonnante simplicité.
Il est désormais évident que mon chemin de lectrice devrait croiser à nouveau les écrits de Haruki Murakami.
Merci à Babelio et aux éditions Thélème pour cette rencontre.
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