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Corinne Atlan (Traducteur)
ISBN : 2877305058
Éditeur : Editions Philippe Picquier (31/08/2000)

Note moyenne : 3.72/5 (sur 135 notes)
Résumé :
Dans ce roman, au ton volontairement plus léger que celui des Bébés de la consigne automatique, Murakami a voulu écrire, selon ses propres termes, un "roman sans drogue, sans violence et sans sexe, sur la renaissance et l'espoir".
Kyoko a vingt et un ans. Elle est venue à New York à la recherche d'un souvenir d'enfance. Dans cette histoire d'un voyage à travers les Etats-Unis, l'auteur donne tour à tour la parole aux différents personnages qu'elle croise. Obs... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Sachenka
  05 novembre 2016
Petit roman bien sympathique que ce Kyoko. Dans tous les cas, assez différent de ce à quoi nous a habitué Ryû Murakami. En effet, on est très loin du Japon désolant et vulgaire et trash de ses autres romans comme «Bleu presque transparent» ou « Les bébés de la consigne automatique». Non, loin de là. Dans ce roman, l'auteur nous amène dans un univers moins glauque et plus joli. Et il nous transporte ailleurs, dans un autre continent. Quand elle était jeune et orpheline, Kyoko est allée vivre chez son oncle et sa tante, qui habitaient près d'une base militaire américaine en sol nippon. Là, un soldat d'origine cubaine, José Fernando Cortés, l'a initié à la danse. Ça l'a libérée, transformée. Danser permettait à cette jeune fille d'oublier un moment ses soucis, ne serait-ce que pour mieux s'y attaquer par la suite. Et, par extension, il lui apprendra à gérer sa vie, à ne jamais abandonner. Cette initiation était le plus beau cadeau qu'on pouvait lui faire. Quelques années plus tard, à l'âge de vingt-et-un ans, Kyoko décide de se rendre à New York, aux Etats-Unis, retrouver l'ex-G.I. C'est le début d'un périple (qui l'amènera plus loin que ce à quoi elle s'attendait) mais rempli d'émotions.
Plus haut, je disais qu'on était loin de l'univers glauque de Murakami. C'est vrai (pas de sexe ni de drogue !) mais pas tout à fait non plus. Évidemment, José Fernando n'est pas resté à l'adresse qu'il avait laissée à son admiratrice japonaise. Kyoko doit se débrouiller dans un New York qu'elle ne connaît pas, aidée de Ralph Biggs, entre autres. Pour retrouver Cortés, ils passent d'un immeuble de paumés à un club de danse suspect, en passant par un centre pour sidéens en phase terminale. C'est pas toujours la joie, quoi ! Et ce long voyage de New York à Miami… mais bon, je ne veux pas trop dévoiler le reste de l'intrigue. Ce voyage était intéressant mais pas de là à dire que j'ai adoré. C'est probablement dû au fait qu'il s'agit d'un roman choral. La narration est donnée aux gens qui croisent la route de la jeune femme. de temps à autre, pour de brefs intermèdes, elle reprenait la parole mais c'était tout. Pourtant, c'est elle qui est dépaysée, qui entreprend ce parcours incroyable. J'aurais souhaité connaître davantage son point de vue. Mais bon, c'était peut-être ça aussi, l'histoire : une Japonaise en terrain inconnu trouve le moyen d'ensoleiller la vie des gens qui la croisent.
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cicou45
  19 février 2012
En fait, si j'ai découvert ce livre, c'est complètement par hasard. Mon mari, croyant me faire plaisir et sachant que j'aimais Murakami, me l'a offert. Cependant, ce qu'il ignorait, c'est que c'était Haruki Murakami que j'aimais énormément et non pas Ryû Murakami que je ne connaissais pas du tout. Toujours est-il que je lui en suis reconnaissante car j'ai vraiment beaucoup aimé ce roman qui m'a beaucoup touchée et que sans lui, je ne serais sans doute pas aller le chercher.
Il s'agit ici de l'histoire d'une jeune japonaise, Kyoko, conductrice de poids lourds, qui décide un jour d'entreprendre une chose incroyable. Après avoir mis assez d'argent de côté, elle s'envole pour New-York à la recherche de José Fernando Cortès, un ancien G.I. qu'elle a rencontré étant enfant et qui lui a appris la danse. C'était peut-être peu de choses me direz-vous, si ce n'est que le lien qui s'est créé entre ce soldat de fortune et cette fillette de 8 ans, orpheline élevée par son oncle et sa tante était bien plus qu'un simple cours de danse. Sans le savoir, José lui a enseigné à ne jamais abandonner, à toujours aller de l'avant et surtout, à croire en ses rêves car, lorsqu'on ne rêve plus, on meurt. Lorsqu'il dût quitter le Japon, il lui remis son adresse à New-York ainsi qu'une petite paire de chaussons de danse avec son nom marqué dessus : K.Y.O.T.O.
Ce n'est que douze ans plus tard que cette dernière décidera de se rendre à New-York pour revoir José et par-dessus tout, lui dire Merci, merci de l'avoir sauvée. Cependant, ce qu'elle était loin d'imaginer, c'est que son parcours serait parsemé d'embûches mais elle était bien décidée à aller jusqu'au bout.
Roman bouleversant, très dur en raison de la réaction absolument fausse en raison du manque d'informations, qui existe encore et toujours, dans le monde d'aujourd'hui, des gens envers les personnes séropositives. Pourquoi ai-je été si touchée par ce livre ? Tout simplement parce que j'ai moi-même connue une personne très proche atteinte du Sida, qui est malheureusement décédée depuis, et que les gens, avaient peur d'approcher, comme si ils le considéraient comme un pestiféré.
Bon, je ne vais pas vous raconter ma vie mais l'écriture de Murakami a fait revivre en moi des expériences douloureuses, ce qui prouve la justesse de ses dires et son incroyable talent à les retranscrire.
Je sais que cet ouvrage est l'un de ses livres les plus légers puisque, comme il le dit lui-même dans la postface, il n'y a ici ni sadomasochisme, ni drogue, ni guerre et pourtant, je dirais presque que ce livre est plus dur que si ces trois thèmes y étaient réunis. En tout cas, cela m'a donné envie de pousser un peu plus en profondeur la découverte de cet auteur mais, si possible, et si ce dernier a réellement écrit un livre léger (contrairement à ce qu'indique ici la quatrième de couverture), je le lirais avec le plus grand des plaisir. A découvrir !
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joedi
  05 juin 2013
Kyoko, Japonaise de vingt et un ans prend un long congé pour se rendre aux Etats-Unis à la recherche de José, GI, qui, lorsqu'elle avait huit ans, lui a appris à danser le mambo, le cha-cha-cha et la rumba ; il y avait une caserne de soldats américains, près de chez elle, au Japon. Orpheline, en lui apprenant à danser, il lui a fait le plus beau des cadeaux, la danse portoricaine qui est porteuse de joie et d'espoir.
A New-York, Kyoko retrouve José, il est atteint du sida, il est en stade terminal. José qui a occulté la partie de sa vie de GI et son amie Kyoko. Malgré cela, reconnaissante de l'immense service qu'il lui a rendu en lui apprenant la danse, elle va l'emmener, par la route, à Miami où vit la maman de José ignorante de sa maladie.
Ce roman est un superbe conte moderne que raconte Murakami Riû. Une histoire qui maintient le lecteur dans un perpétuel état d'alerte et d'émotion.
A lire !
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jovidalens
  03 juin 2013
Sur une base militaire au Japon, un GI apprend à une petite fille à danser, et surtout, il lui transmet ce qui lui tient le plus à coeur à lui, ce qui est son essence même. Treize ans plus tard, devenue adulte, et consciente de cette richesse offerte par ce José, elle part pour le retrouver. Et ce périple, de New York à Miami est un voyage lumineux, porté par la musique latino cubaine.
Court roman, bien structuré, composé d'une succession de monologues : celui de chacune des personnes rencontrées par Kyoko, contre-balancés par ceux de Kyoko. Ralph, Pablo Cortés, Sergio et tous les autres ne sont pas des « battants », pas tout à fait les « losers » mais pas loin ; et tous sont éblouis, transportés, enchantés par cette jeune femme. Tous sont séduits et cette séduction ne s'explique pas uniquement par sa beauté mais réellement par LA Grâce, cette étincelle qui semble briller plus fort chez certains.
Et si ce roman était une réflexion sur le charisme ? Comment expliquer ce phénomène ? Pourquoi certains êtres emportent-ils l'adhésion de plusieurs autres ?
Sans l'expliquer, le processus est juste décrit ; aux monologues de ceux qui la rencontrent, la côtoient quelques instants de leur vie, font comme une sorte d'écho en négatif, les « intermèdes » où Kyoko parle de sa fatigue, de son désarroi dans ce voyage, intermèdes d'une petite musique, temps de distanciation par rapport à l'enthousiasme du ressenti des autres.
Mais qu'est ce qui donne cet envol, cette capacité de s'arracher à la glèbe de la Terre que possède Kyoko ? Ce que lui a appris José. Quelques pas de danse, certes ! Mais aussi et surtout que le corps devient transmetteur d'allégresse par le geste, le rythme, la légèreté. José lui a transmis son trésor, son moteur de survie et/ou son âme ?
C'est donc aussi un roman sur la transmission : connaissance, savoirs qui ne s'enrichissent que s'ils sont partagés, magnifiés. Parce que José lui a appris à danser, ce plaisir la transcende, et d'autant plus qu'elle en reconnaît la valeur et la chérit comme telle. C'est ce bien si précieux, bien impalpable, qui lui permet d'aller vers son objectif avec une force, une grâce, une joie qui entraînent tous ceux qui croisent sa route, et qui vont l'aider, lui ouvrir, lui faciliter le chemin.
C'est une ode à la richesse des rencontres. Sans la rencontre avec l'autre, celui qui vit différemment, comment avancerions-nous ? Comment ferions-nous tomber les barrières : les sociales, les réelles, les secrètes , celles qu'on a dans la tête? Déjà dans « Love and Pop », ce sont ses rencontres dangereuses qui ouvraient les yeux de la jeune fille.
Fable sur l'espoir et la renaissance, où les rencontres sont indispensables à la vie. Et surtout, merveilleux voyage vers et pour un malade du sida, accompagné de tant d'amour et d'amitié. Voyage vers un futur plein d'inconnu, si souvent évoqué dans ce livre et dont quelques chamans ont le secret. Et quand un chaman inuit lui dira que « le futur est déjà là, entre (ses) mains » elle sourira, en route vers celui-ci.
Ce voyage, initié par José, c'est elle qui le continuera vers Cuba, berceau de cette musique qui la porte, de cette danse qui vit dans son corps. Et le voyage continuera avec sérénité, ouverte vers le futur puisqu'elle aura appris, en croisant tous ces gens, qu'il n'y a pas de barbelés pour la tenir éloignée d'elle-même. le futur c'est aussi un voyage.
Merci à lansougourmer dont la critique m'a donné l'envie de « rencontrer » Kyoko.
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edwige31
  01 avril 2013
Si je pouvais définir ce roman en un mot ce serait la grâce. Il se dégage de ce roman de la bienveillance, de la compassion, de la tendresse et beaucoup d'espérance. C'est d'un style tout à fait différent des autres oeuvres de Murakami Ryû, mais c'est une vraie réussite.
Kyoko, jeune et jolie japonaise de vingt ans, veut retrouver José. Celui ci était G.I et il lui a appris à danser durant quelques mois, alors qu'elle n'était qu'une petite fille de 8 ans. C'est vital pour elle de le retrouver pour le remercier, car elle dit qu'il l'a sauvé. Elle va le retrouver en phase terminale du sida, la mémoire en déroute et le corps ravagé par la douleur. Pourtant, elle l'accompagnera dans son dernier voyage pour le ramener à sa famille. José mourra dans la dignité et heureux, tandis que Kyoko, trouvera le moyen de se débarrasser de sa souffrance. Durant ce voyage, elle transformera la vie d'un certain nombres de personnes, qui seront touchés par sa personnalité et sa bienveillance.
C'est un road movie initiatique où Kyoko rencontrera tous les exclus des Etats-Unis : noir, latinos, gay, toxico, voleur, sidéen... C'est une fée, douce et fragile mais dotée d'un fort caractère. Sa personnalité unique détonne dans la société traditionnelle américaine, pourtant elle fera de riches rencontres, voire des amis. Sa douceur, son innocence et sa bienveillance désarmeront au sens figuré les âmes les plus corrompus par la société contemporaine. Ce récit se déroule comme un conte mais il n'a rien d'un conte de fée : la société est implacablement décrite avec ses insuffisances et ses injustices. La fin n'est pas à proprement heureuse mais l'espoir domine.
Le récit à plusieurs voix où chacun des personnages racontent sa rencontre avec Kyoko donne du rythme, et permettent de comprendre la psychologie, le passé et la vie de chacun des nombreux personnages secondaires. Il se dégage de ses reflexions personnelles beaucoup de chaleur, et d'émotions. Murakami a un style très précis, exhaustif, facile à lire mais ce qui est marquant c'est cette grâce qui se dégage de chaque page. Un gros coup de coeur pour ce roman qui m'a enchanté.
Lien : http://toshoedwige.blogspot...
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   03 novembre 2016
Quelque part au fond de mon coeur, dans un recoin inconnu de moi-même, il y a cette pensée : le monde peut s'écrouler tout d'un coup.
Si je ne suis pas capable de déterminer quelle est la chose la plus importante pour moi maintenant, je ne peux pas me défendre contre les soucis.
Si je ne m'occupe pas de mes soucis, ils se développent à l'infini, et en un clin d'œil, détruisent le monde.
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joedijoedi   04 juin 2013
Elle ignorait que le futur, c'est perdre ce qu'on a maintenant, et voir naître quelque chose que l'on n'a pas encore.
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jovidalensjovidalens   02 juin 2013
En général un homme est heureux quand une jeune et jolie fille, quelle que soit sa nationalité, lui fait un sourire mais dans le cas de Kyoko, c'était différent. Il me semble que ce n'était pas juste à cause de son visage aux traits réguliers, ni de l'éclat perçant de ses yeux. C'était quelque chose de grand qui la poussait en avant, la faisait réfléchir, agir. Mais pas quelque chose de vague comme le destin. Dans la santéria, la religion primitive de Cuba, il y a un dieu du tonnerre nommé Chango. Sa danse repose sur des gestes uniques qui consistent à attraper de ses mains dans l'atmosphère la puissante énergie de Chango pour la rassembler dans le bas-ventre. A travers Chango le danseur essaie de s'approprier les forces cosmiques et d'entrer dans le flux de l'univers et il me semblait que ce que poursuivait Kyoko ressemblait à ça. Elle sentait, pensait et agissait en suivant un courant puissant et naturel. Et elle transmettait cette énergie à son entourage.
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joedijoedi   05 juin 2013
Pour vivre, les illusions et les mensonges sont nécessaire, soit, mais pour mourir ?
Personne n'a la solution à cette question. Tous ceux qui connaissent la réponse sont morts.
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cicou45cicou45   18 février 2012
"Je ne veux pas dire que les gens qui ont été élevés normalement par leurs parents ne peuvent pas comprendre la condition d'enfants comme nous, mais, ce qui est sûr, c'est qu'en grandissant les gens oublient à quel point on est faible et impuissant quand on est enfant."
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