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Critiques sur L'éléphant s'évapore (28)
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missmolko1
  01 décembre 2014
La plume de Murakami est toujours aussi agréable a lire mais je reste sur ma faim concernant ce recueil que j'ai trouve quelque peu inégal.
Certaines nouvelles m'ont plu mais pour d'autre, je pense ne pas avoir réellement compris ou l'auteur voulait en venir, vers ou il souhaitait emmener ses lecteurs.

Mon coup de coeur de l'auteur reste et restera "La balade de l'impossible" même si je ne désespère pas d'avoir un autre coup de coeur pour un de ses livres.
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ATOS
  22 janvier 2015
L'écriture, le récit en lui même, a la capacité de porter, déporter, transformer l'événement. Aussi extravagant que puisse être le déroulement de l'instant sous la plume de Murakami rien n'est jamais déroutant. Élégance, aisance, légèreté, magnifique liberté.
L'esprit du conte respire. Les passages s'ouvrent, basculent les uns vers les autres et restent ouverts. Vers d'autres mondes, d'autres perceptions. Rien ne se clôt ou plus exactement tout s'évapore dans l'annonce, la rupture, ou le non achèvement de l'instant. Disparu, évanoui, comme un flocon de neige venu se poser sur la pierre d'un volcan. L'étrangeté du quotidien se mêle à la quotidienneté de l'étrange. Comme si il existait toujours deux faces, deux angles, comme si le monde était pourvu de deux ailes, s'ouvrant et se refermant, lui donnant le rythme d'une respiration profonde. Ici et pourtant hors de notre vue. Là bas et pourtant si proche encore. 17 nouvelles. 17 mouvements. 17 fantaisies fantastiques dont nous sommes tous les personnages. Ce n'est pas une question de langage, de temps, d'espace ou de niveau, juste la question de l'angle que nous choisissons. Une lettre peut contenir toute l'évanescence du monde non pas parce qu'elle en est l'esprit mais parce que c'est l'esprit qui l'a construite. Nous sommes la perception de ce que nous créons. le monde n'est il pas l'écho de tout ce qui naît, vit, demeure, ressurgit, souffre et meurt parfois en nous ?
C'est cette liberté de langage, cet angle de vie, cette redécouverte de l'esprit, qui, chez Haruki Murakami me réjouit.
Nouvelles traduites du japonais par Corinne Atlan, et pour la nouvelle, TV people, par véronique Brindeau.
A noter : « Nuits blanches » (d'après Sommeil, nouvelle faisant partie du présent recueil) d' Haruki Murakami , adaptation et mise en scène de Hervé Falloux, avec Nathalie Richard, est à l'affiche de Théâtre de l'Oeuvre, 55 rue de Clichy, 75009 Paris et ce, jusqu'au..25 janvier 2015.

Astrid Shriqui Garain
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MissSugarTown
  03 novembre 2012
Haruki Murakami c'est tout un monde ! En achetant ce livre, je ne savais pas que c'était un recueil de nouvelles, 17 plus exactement, et c'est donc le second recueil de nouvelles de cet auteur que je lis, et mon 5ème roman Murakami en 18 mois.

Lorsqu'on lit plusieurs livres d'un même auteur, il nous arrive souvent d'arriver à un stade où l'on commence à nous ennuyer, à trouver tout ça redondant et à souffrir d'une certaine répétition des mêmes pensées de l'auteur. Mais c'est aussi comme ça qu'on apprend à le connaître de plus en plus, et qu'on commence à nous créer nos propres repères dans son propre monde. Mais j'imagine qu'on n'accepte de faire cet effort et d'y trouver du plaisir que lorsqu'on apprécie vraiment l'auteur. Je veux dire, profondément.

C'est mon cas avec Murakami. J'apprécie tellement sa philosophie et sa façon de penser qu'il a beau se répéter, ça m'apprend toujours quelque chose. C'est pour cette raison que je continuerai de le lire et que je ne l'abandonnerai pas, comme je l'ai fait avec d'autres auteurs une fois arrivée à ce même stade.

Après avoir lu 5 livres de Murakami, voici ce que je peux dire sur lui :

1. Il adore les spaghettis
2. Il boit beaucoup de café et de bière
3. Il prend des toast grillés au petit déjeuner
4. Il a une relation spéciale avec les chats
5. Il parle souvent de disparitions... Un chat, une fille, un éléphant...
6. Je crois que pour lui la trahison ou l'adultère est une chose tellement courante que ça ne sert à rien de se voiler la face en faisant semblant que ça ne l'est pas, tellement il en parle dans quasi chacune de ses histoires où on a affaire à un couple...

Ce sont les premiers éléments qui me viennent en tête et qui se répètent très souvent dans ses histoires, il y a toujours au moins un de ces éléments dans ses romans et nouvelles.

J'adore sa plume, il écrit comme il pense, ou plutôt comme il médite. Ses pensées sont fluides, claires, précises, chaque mot est soigneusement pensé, rien n'est dit à la légère ou sans le penser à 1000%. Il arrive à exprimer ses idées avec une précision propre aux japonais. Tout en laissant libre cours à son imagination...
Lien : http://laculturehajarienne.b..
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VALENTYNE
  11 janvier 2015

« L'éléphant s'évapore » est un recueil de 17 nouvelles de Haruki Murakami. Ces 17 nouvelles m'ont toutes plu, même si certaines n'ont pas de réelle chute (j'aime les nouvelle à chute) et où je suis restée sur ma faim. Ce que j'ai aimé est la façon de Murakami de décrire le comportement de ces personnages sans forcément dire tout ce qu'ils pensent : le lecteur a connaissance des actes mais pas des sentiments. A lui de combler les trous ou d'imaginer.
Le recueil de nouvelles est un genre qui se prête bien à la lecture le soir, une petite nouvelle et hop au dodo !!!

L'oiseau à ressort et les femmes du mardi (3*) : un homme, la trentaine, marié, a démissionné, il nous parle de sa femme, il cherche son chat et rencontre une des ses voisines un peu étrange ….pas de réelle chute.

La deuxième attaque de la boulangerie (4*) : Un jeune marié (depuis 15 jours) décide d'attaquer une boulangerie avec son épouse. Les deux amants sont littéralement affamés et ne trouvent rien de comestible dans les placards ….L'homme se remémore une attaque de boulangerie 10 ans auparavant, attaque qui avait changé sa vie ( sans que Murakami explique pourquoi). la jeune épousée se révèle elle-aussi bien étrange (où comment vivre à côté de quelqu'un sans vraiment le connaître)

Le communiqué du kangourou (5*) : longue digression par cassette d'un jeune homme employé au rayon « réclamation » d'un grand magasin. Il parle à une cliente pour lui expliquer pourquoi sa réclamation est refusée.Le lecteur en apprend beaucoup sur le jeune homme (y compris sur ses fantasmes), un nouvelle très drôle ! J'ai beaucoup aimé suivre les méandres de son esprit et les 36 coïncidences qui le font aller du zoo de la fosse au kangourou à cette lettre :-)

À propos de ma rencontre avec la fille cent pour cent parfaite par un beau matin d'avril où comment rater une rencontre (3*) : le titre dit tout ;-)

Sommeil (4*): une jeune femme d'une trentaine d'années, mariée, un enfant, ne dort plus depuis 17 nuits, elle en profite pour lire Anna Karenine et s'interroger sur sa vie de femme au foyer. Une fin étrange et très inquiétante

La chute de l'empire romain (4*) : Un homme, 30 ans, écrit son journal de façon très étrange. Chaque jour, il note trois faits significatifs de sa journée et écrit son journal de la semaine le dimanche suivant. Voici ce qu'il note pour une journée (Page 148)

1 chute de l'empire romain
2 révolte indienne de 1881
3 invasion de la Pologne par Hitler

Et avec ses trois notes il va se rappeler exactement ce qu'il a fait ce dimanche particulier…..


Les lederhosen (5*) : Une fille raconte un épisode de la vie de sa mère : où comment des lederhosen (pantalon de cuir pour ceux qui n'ont pas fait allemand) lui ont fait comprendre que la vie de femme au foyer qu'elle menait depuis 30 ans n'avait aucun sens.

Les granges brûlées (2*) : un homme qui se vante de brûler des granges à un ami écrivain, une jeune femme qui disparaît : meurtre ? En tout cas très étrange … sans chute….

Le monstre vert (3*): une jeune femme au foyer voit un monstre vert, griffu et couvert d'écailles sortir de sa pelouse comme une taupe et toquer à sa porte : effrayant et inattendu !

Family affair (4*) : un frère (27 ans) qui raconte le changement des relations qu'il a avec sa soeur cadette (22 ans) quand celle ci se fiance : Murakami décrit des faits et des comportements bruts …au lecteur d'imaginer les émotions et sentiments de ce trio (le frère, la soeur et le fiancé).

Tv people (5*) : le quotidien d'un trentenaire qui voit surgir dans sa vue des TV people (êtres humains de taille réduite, mais pas des nains) qui installent une drôle de Tv chez lui : à la fois drôle et inquiétant : il est le seul à voir ses êtres : début de folie ? une des deux nouvelles que j'ai préférée.

Un cargo pour la Chine (2*): un japonais rencontre au cours de sa vie trois chinois qui le marquent , un professeur, une jeune fille de 19 ans…seule la rencontre avec la jeune fille m'a marquée.

Le nain qui danse (5*) : un jeune homme fait un pacte avec le diable (le fameux nain) pour séduire une jeune femme : une nouvelle qui commence de façon comique et finit en semi-horreur !


La dernière pelouse de l'après midi (3*) Un jeune homme d'une trentaine d'année se rappelle l'été de ses 19 ans où son job d'été était de tondre les pelouses. Sa petite amie le quitte, sa dernière cliente est étrange ..
Un récit à la fois très humain et sans chute (j'aurais aimé en savoir plus sur l'étrange cliente)

Le silence (4 *) : un homme mûr raconte à un collègue plus jeune comment il a survécu au harcèlement moral dont il a été victime lors de sa dernière année de lycée ..très réaliste et prenant !

L'éléphant s'évapore (2*) : Un éléphant disparaît avec son gardien : un homme raconte la dernière fous qu'ils les a vus : une nouvelle étrange là aussi : un peu déçue par cette nouvelle qui donne le titre au recueil, j'en attendais plus ….



Il ne vous aura pas échappé que je parle de 15 nouvelles et non pas 17 (les deux autres se sont évaporées…..)



En conclusion : un bon recueil mêlant fantastique, humour et interrogations…..



Lien : https://lajumentverte.wordpr..
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ShannaAspirot
  09 août 2015
Recueil de nouvelles d'un de mes auteurs favoris. Malheureusement, je suis un peu déçue. Je n'ai pas vu l'intérêt de certains récits. J'aime l'univers réaliste-magique de Murakami et l'egocentricite de ses personnages mais dans ce cas-ci, je ne comprenais pas où il voulait en venir. Peut-être à cause de la traduction? J'ai tout de même apprécié plusieurs récits, spécialement 'Le nain qui danse' et 'sommeil' qui m'ont donné un petit frisson, ainsi que 'la deuxième attaque de la boulangerie' et 'La fille cent pour cent parfaite...' qui m'ont bien fait rire!
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BrunoA
  25 mars 2013
Un des premiers Murakami que j'ai lu, et qui m'a d'emblée emporté dans cet univers que l'on retrouve par la suite dans des formes toujours renouvelées en lisant ses autres romans.
Un recueil qui donne envie d'en découvrir davantage et qui pousse, comme je l'ai fait, à parcourir toute la bibliographie de l'auteur.
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identifiantidentifiant
  12 juin 2013
Petites nouvelles bien sympathiques. Toujours dur de critiquer des nouvelles mais on retrouve parfaitement le style épuré, calme et descriptif de Murakami. J'adore sa manière de toujours décrire les repas que ses personnages préparent. Il arrive même à nous donner envie en décrivant la vapeur de cuisson des spaghettis. C'est vraiment paisible. On a l'impression d'être dans un autre monde un peu irréel mais pourtant très normal et tranquille. J'ai moins aimé ses nouvelles qui se terminent mal, je trouve que Murakami est fort pour décrire différents mondes et de jolis histoires mais moins les histoires plus noires. Enfin c'est ma vision et mes attentes de cet auteur.
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gielair
  16 octobre 2018
La lecture de l'oeuvre de Haruki Murakami me comble toujours. Son écriture simple a, sans nul doute, un pouvoir d'enchantement, d'envoûtement. On se sent immédiatement interpellé par sa prose directe, par son style rationnel bien qu'il emprunte plus d'une fois des chemins menant vers le fantastique, mais un fantastique tellement ancré dans le réel.

Le recueil de nouvelles L'éléphant s'évapore ne fait pas exception. J'y ai retrouvé à dose réduite (il s'agit de nouvelles) les éléments qui me séduisent chez Murakami. On a donc droit à dix-sept nouvelles (ou contes) nous transportant dans des univers personnels totalement disparates, qui nous déstabilisent, qui nous nous font rêver. À l'occasion d'un détail, d'une description, d'un élément de décor ou d'une attitude, Murakami nous rappelle que l'on est au Japon, sinon et la plupart du temps, cela se passe à la porte d'à côté, chez le voisin, dans notre rue, dans le village au-delà du pont... avec un je-ne-sais-quoi d'étrange.

La lecture de chacune de ces nouvelles m'a conquis. J'y ai pris part et j'ai avancé lentement mais investi dans le nouvel univers que me proposait Murakami. J'en ressors content et enrichi de nouveaux et heureux souvenirs de lecture. Je me rappelle particulièrement L'oiseau à ressort et les femmes du mardi, La seconde attaque de la boulangerie et TV People.
Lien : http://rivesderives.blogspot..
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DidierLarepe
  01 novembre 2016
Petits résumés des nouvelles :
A propos de ma rencontre avec la fille cent pour cent parfaite par un beau matin d'avril (1981) – recueil volume 5
L'auteur croise un matin dans la rue la fille 100% parfaite mais n'ose lui adresser la parole ; elle disparaît dans la foule, il le regrette. Il invente alors ce qu'il aurait pu lui dire, l'histoire de ces deux jeunes gens qui se trouvèrent 100 % parfaits tout de suite mais voulurent se mettre à l'épreuve et ne se retrouvèrent pas, eux ce fameux matin d'avril.
En 1983, la nouvelle fut adaptée au cinéma par Naoto Yamakawa.

Family Affair (1985) – recueil volume 8
L'auteur vit avec sa soeur qui va se marier. Il n'aime pas le fiancé de sa soeur qui semble trop rangé. Lui il est plutôt du genre blagues, filles et alcool et le fossé se creuse entre le frère et la soeur.

L'éléphant s'évapore (1985) Zo no shometsu – recueil volume 8
A la fermeture d'un zoo, un vieil éléphant, trop vieux pour être transférer ailleurs, est cédé à une ville. Un matin, il a disparu sans laisser aucune trace, avec son vieux gardien. le narrateur, sait quelque chose et se confie un jour à une jeune femme qu'il a rencontré lors d'un cocktail pour son travail : fasciné par l'éléphant, il allait souvent l'observer depuis une colline un peu dissimulé ;

L'oiseau à ressort et les femmes du mardi (1986) Nejimakidori to kayôbi no onna tachi – recueil volume 8
Le narrateur, au chômage reçoit un étrange coup de téléphone d'une femme qui veut qu'il lui consacre 10 minutes. Il refuse. Plus tard dans la journée la femme appelle à nouveau, le narrateur laisse faire : la femme qui dit le connaître commence à décrire une scène porno avec elle comme sujet. le narrateur raccroche et part à la recherche de son chat disparu depuis 4 jours que sa femme, qui lui a téléphoné entre-temps, lui demande de retrouver. A la recherche du chat, il rencontre une étrange jeune fille qui l'invite chez elle pour attendre son chat. Etendu au soleil sur un transat, il laisse la fille parler : elle imagine ce que ce serait que de disséquer un cadavre à la recherche de son noyau dur. Finalement le soir arrive, le narrateur rentre chez lui ; sa femme le soir l'accuse d'avoir tué le chat comme il tue tant de monde d'un simple regard.

La chute de l'Empire romain, la révolte indienne de 1881, l'invasion de la Pologne par Hitler, et le monde des vents violents (1986) – recueil volume 8
Le narrateur écrit son journal de la semaine un jour de très grand vent en attendant que sa copine ne le rejoigne. Toute la semaine il a jeté une phrase sur son calepin pour se rappeler le dimanche ce qui s'est passé pour son journal ; ces phrases ce sont celles du titre.

La dernière pelouse de l'après-midi (1982) – recueil volume 3
L'auteur tond des pelouses, méticuleusement, pour mettre de l'argent de côté et offrir un voyage à sa petite amie qu'il voit deux fois par an ; celle-ci lui écrit qu'elle le quitte. Il décide d'arrêter de tondre les pelouses, n'ayant plus besoin d'argent. Il raconte sa dernière pelouse avec cette femme d'une cinquantaine d'année étrange, qui boit beaucoup et lui fait visiter sa maison, spécialement la chambre de sa fille absente.

La fenêtre Mado – recueil volume 5
Un étudiant corrige des essais d'écriture de différentes personnes qui se sont abonnés à ce service d'un nouveau genre. Bien que ce ne soit pas permis, il rencontre l'un des écrivains, dîne avec elle et goûte son fameux hamburger puis prend congé. Plusieurs années après, passant en métro devant l'immeuble de la femme il essaie de reconnaître sa fenêtre. Et bien sûr il se demande s'il n'aurait pas dû coucher avec elle.

La seconde attaque de la boulangerie (1986) Panya saishûgeki – recueil volume 8
Le narrateur et sa femme sont réveillés en pleine nuit par une faim de loup, mais ils ne trouvent rien à manger dans leur cuisine. Tiraillé par la faim le narrateur repense à une autre faim qu'il avait eu avec un ami dix ans plus tôt et qui les avait poussé à attaquer une boulangerie. Malheureusement l'attaque c'était terminée bizarrement : le boulanger leur avait offert de prendre tous les pains qu'ils voulaient gratuitement si ils acceptaient d'écouter avec lui un disque de Wagner. Cette action a été le début de la rupture des deux amis et du changement de vie du narrateur. Quand sa femme entend ça elle pense qu'une malédiction s'est alors abattu sur lui, ce qui explique leur faim de cette nuit. Elle décide qu'il leur faut attaquer une nouvelle boulangerie, mais cette fois pour de bon.

Le communiqué du kangourou (1981) – recueil volume 3
L'auteur est préposé aux réclamations dans un grand magasin. Là, il va répondre à une lettre qui l'a frappé alors qu'elle n'est rien d'autre qu'une lettre de réclamation sur une erreur de disque. Il le fait via une cassette qu'il enregistre pour révéler à l'auteur de la lettre qu'il aimerait bien coucher avec elle, c'est ce qu'il a déduit du courrier de réclamation. C'est tout. Au même moment il a été voir des kangourous au zoo, ce qui ne lui paraît pas plus ni moins absurde.

Le monstre vert (1991) Midori no Kedamono – recueil Kenshinton no yûrei
Une femme qui s'ennuie chez elle regarde par la fenêtre et voit surgir un monstre de sous la terre. Celui-ci vient lui avouer son amour. La femme n'en veut pas et le torture mentalement pour qu'il disparaisse ; il disparaît. Une allégorie un peu simpliste des idées noires qui peuvent trotter dans l'esprit d'une personne qui s'ennuie.

Le nain qui danse (1984) – recueil volume 3
Le narrateur rêve d'un nain qui est la danse personnifiée. le lendemain matin, dans son usine de fabrication d'éléphants, il raconte son rêve à son co-équipier. Celui-ci lui dit qu'il a déjà entendu parlé de ce nain et qu'il devrait aller poser la question à un vieil ouvrier. Celui-ci lui confirme tout, cette histoire de nain qui aurait séduit la famille impériale avant la révolution et qui peut être leur aurait fait subir des maléfices. Depuis la révolution le nain est recherché partout. le narrateur tombe ensuite amoureux d'une très belle fille très hautaine. Fort à propos le nain réapparaît dans un rêve et lui propose de l'aider à conquérir la fille en entrant dans son corps et en dansant pour elle, mais à condition que pas une parole ne soit échangée sinon, le nain garderait le corps à tout jamais.

Le silence (1991) – recueil volume 5
Un homme raconte comment après avoir frapper un camarade de classe « trop parfait », sa vie devient un enfer au collège où il se retrouve accuser de harcèlement sur un autre élève qui s'est suicidé. Tout le monde le fuit et il vit ses derniers mois de lycée dans le silence et le mépris.

Les granges brûlées (1983) – recueil volume 3
L'auteur, il est écrivain, a rencontré une fille, une amie qui, après un voyage revient avec un nouveau petit copain. Tous trois se rencontrent quelques fois. Un jour, le petit copain raconte à l'auteur qu'il brûle des granges, comme ça, des granges qui n'attendent que ça. Il lui avoue que s'il est venu chez lui, c'est qu'il est en repérage.

Les Lederhosen (1985) – recueil volume 5
Le narrateur s'entend raconter une histoire absurde de divorce pour l'achat d'un lederhosen, short allemand en cuir à bretelles : la femme, en l'achetant lors d'un voyage en Allemagne, se rend compte qu'elle n'a pu rien à faire avec son mari et abandonne en même temps sa fille. Point !

Sommeil (1989) Nemuri – recueil volume 8
L'auteur est une femme ; mariée, elle vit une vie simple et sans soucis. Un jour elle s'aperçoit qu'elle n'a plus besoin de dormir sans que cela ne se ressente en terme de fatigue ou autre. Elle profite de ce temps ainsi gagné à lire. La nuit, il lui arrive aussi de se promener. L'obscurité la met mal à l'aise : et si la mort c'était voir l'obscurité sans ne plus rien pouvoir faire d'autre. Une nuit qu'elle est partie se promener en voiture elle est agressée ou semble l'être 

TV People (1989) TV pîpulu – recueil TV People
Un homme voit entrer chez lui de petits hommes qui installent chez lui un téléviseur. Il semble être le seul à s'en apercevoir, sa femme ne remarque rien. La même chose se passe à son bureau. Ceci se passe alors que l'auteur a une de ses migraines du dimanche soir. C'est tout, rien d'autre ne se passe. La nouvelle a été écrite à la suite du visionnage du clip d'un morceau de Lou Reed, Original Wrapper.

Un cargo pour la Chine (1980) Chûgoku yuki no surô bôto - recueil volume 3
L'auteur a une peur presque atavique des Chinois, comme semble-t-il la plupart des Japonais. Cette nouvelle raconte ses premières rencontres avec des Chinois, comme si c'était des aventures extraordinaires alors qu'il se révèle que ce sont des gens comme les autres. La première fois c'est un examinateur pour une épreuve qui se déroule précisément dans un collège Chinois ; la seconde, c'est une fille qui travaille avec lui avec laquelle va se nouer une relation étrange jusqu'au jour où il va la raccompagner chez elle en lui indiquant la mauvaise direction de métro puis en oubliant son adresse et son numéro ; le troisième est un ancien collègue de lycée qu'il rencontre de nombreuses années plus tard et auquel il n'a rien à dire. Rien que de banal.
Le titre est la reprise du titre d'un morceau de Sonny Rollins que l'auteur aime particulièrement, On a slow boat to China.
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asn83
  23 juin 2014
Il y a dans le style de Haruki Murakami, une récurrence de l'absurde. Enfin non ce n'est pas tout à fait ça, car ses personnages semblent au contraire extrêmement logiques. C'est juste que cette logique prend souvent des chemins tortueux, des raisonnements qui ne tiendrait pas la route s'ils étaient présentés autrement. Et une sorte de frustration aussi au terme de ces récits qui semblent toujours s'arrêter abruptement.
Lire la suite : http://www.bizzetmiel.com/2014/06/haruki-murakami-lelephant-sevapore-zo.html
Lien : http://www.bizzetmiel.com/20..
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