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Corinne Atlan (Traducteur)
EAN : 9782264039323
272 pages
Éditeur : 10-18 (07/10/2004)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.73/5 (sur 920 notes)
Résumé :
K. est amoureux de Sumire, mais celle-ci n'a que deux passions : la littérature et Miu, une mystérieuse femme mariée. Au sein de ce triangle amoureux, chaque amant est un satellite autonome et triste, et gravite sur l'orbite de la solitude. Jusqu'au jour où Sumire disparaît... Les Amants du Spoutnik bascule alors dans une atmosphère proprement fantastique où l'extrême concision de Murakami cisèle, de façon toujours plus profonde, le mystère insondable de l'amour... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (107) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  22 janvier 2019
Les amants du Spoutnik est le second livre que j'ai lu de Murakami Haruki, juste après mon coup de coeur découverte pour Kafka sur le rivage, en 2006. Je viens de le relire en ce début d'année. Toujours aussi magique.
L'auteur focalise son histoire sur un trio :
- K. le narrateur, instituteur de 24 ans
- Sumire, 21 ans, sa meilleure amie et dont K est amoureux, sans réciproque. Elle écrit sans relâche pour devenir romancière
- Miu, approchant des 40 ans, femme élégante et financièrement aisée dont Sumire est éperdument tombée amoureuse lors de leur rencontre.
Le roman traite donc beaucoup d'amour. Murakami observe comment les sentiments naissent et peuvent perdurer même s'ils ne rencontrent pas de réciprocité. de Tokyo à une petite île grecque, en passant par Rome et la Bourgogne, il nous entraîne dans les méandres des rapports humains. Bien sûr, on retrouve ici aussi ce réalisme magique propre à l'auteur, onirisme à la fois enchanteur et inquiétant qui encadre et induit le comportement des personnages.
De K, on pourrait dire qu'il représente l'homme murakamien par excellence. En effet, il est très solitaire et profondément détaché du reste de la société, en dehors de sa relation avec Sumire. Bon instituteur, il reste néanmoins sur les marges. Avec les femmes, s'il ressent du désir et couche avec certaines, ça ne va pas plus loin que l'acte sexuel. Pas d'engagement de sa part, bien qu'il réfléchisse beaucoup à son cas et à sa solitude, sans pouvoir ou être capable de changer les choses. Seule Sumire a percé sa carapace et lui permet de ressentir de vrais sentiments. D'une certaine façon, K préfigure le Tengo de 1Q84, également enseignant et se contentant de rapports sexuels bimensuels avec une femme mariée plus âgée.
Quant à Sumire, son personnage offre un point de vue intéressant sur le travail d'écrivain en devenir. Des trois, c'est elle la plus "vivante", K étant dans sa carapace et Miu ayant subi un traumatisme qui l'a laissée diminuée.
Les amants du Spoutnik est un des plus courts romans de Murakami mais où se posent plusieurs éléments qui deviendront les caractéristiques de son écriture. Cette relecture m'a permis de mieux apprécié l'histoire et de savourer la poésie qui s'en dégage.
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cicou45
  30 septembre 2012
Une fois de plus, je n'ai pas été déçue par l'écriture de Haruki Murakami. Je crois d'ailleurs que ce dernier est l'auteur japonais que je préfère et c'est d'ailleurs pour cette raison que j'achète ses ouvrages sans même prendre le temps de lire la quatrième de couverture.
Ici, l'histoire est celle d'un jeune homme, K., le narrateur, professeur des écoles et de celle qui l'aime plus que tout secrètement (sans pour autant que celle-ci lui rende en retour bien qu'elle le considère comme un être très cher mais vers lequel elle ne ressent aucune attirance physique), Sumire, de deux ans sa cadette et qui a abandonné l'université afin de se consacrer pleinement à sa passion et à son rêve : écrire des romans ! le narrateur est l'ami le plus proche de celle-ci et son confident également. Aussi va-t-il être blessé lorsque Sumire se confiera à lui en lui apprenant qu'elle est tombée éperdument amoureuse...d'une autre femme, de dix-sept ans son aînée, Miu.
Miu est très riche et mène à bien l'entreprise familiale depuis la mort de son père et décide un beau jour, d'engager Sumire pour en faire sa secrétaire particulière. Cette dernière est d'abord réticente car elle n'a jamais travaillé de sa vie et ne s'estime pas à la hauteur puis se laisse facilement convaincre. C'est ainsi que les deux nouvelles associées se rendent un jour en Italie pour affaires (Miu travaille en effet dans l'importation de vins de afin de les revendre par la suite à des restaurants japonais), puis en France et enfin dans une petite île grecque mais cette fois-ci, il ne s'agit pas d'un voyage d'affaire mais de véritables vacances...enfin vacances qui ne vont pas être de tout repos puisque c'est au cours de celles-ci que Sumire va subitement disparaître sans raison apparente et sans laisser aucune trace. Étrange mystère pour une île aussi petite. Miu, désespérée, décide alors de faire appel à K.
Un roman bien étrange et pourtant tellement prenant où toutes les conditions sont réunies pour tenir le lecteur en haleine jusqu'à la dernière page : intrigue amoureuse, existence d'un possible monde parallèle, disparition mystérieuse...enfin bref, tous les ingrédients que l'on retrouve généralement dans les livres de Murakami et qui, à mon goût, les rendent extraordinaire (mot à double sens et à prendre au pied de le lettre). A découvrir !
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Krout
  19 juillet 2016
K. est amoureux de Sumire. Mais qui est K. ? Qui est Sumire ? Et qui est Miu cet être étrange venu d'ailleurs ? Où est le centre de gravité dans cette fable aux attractions multiples ? Des poussières d'étoiles dansent et se tournent autour, leurs orbites s'entrecroisent, les rapprochent et les éloignent tour à tour. Trois êtres se cherchent tout en se cherchant eux-mêmes. Jusqu'où leur quête les mènera-t-elle ? Et chacun change chemin faisant. Déjà Miu n'est plus elle-même. Sumire se perd ou au contraire se trouve. Qu'en dis-tu, toi K. qui attend ?
Magnifique écriture qui porte cette exploration de Murakami sur la construction du moi au sortir de l'adolescence, ainsi qu'un beau questionnement sur le travail de l'écrivain. Je me suis laissé emporter aux confins du vide sidéral. Et continue ma route bip, bip, bip ... avec comme une intuition qu'elle croisera d'autres romans de cet auteur dont le style me plaît tant.
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marina53
  25 février 2013
Sumire est une jeune fille heureuse de 21 ans qui a un très bon ami, Monsieur K., le narrateur de cette histoire. Il nous raconte les aventures extraordinaires de cette jeune femme.
Epris d'elle en secret mais jeune homme un peu solitaire et timide, il n'osera jamais lui avouer son amour et c'est avec une certaine amertume qu'il apprend que celle-ci est tombée amoureuse de Miu, du moins le croit-elle. Car elle ne s'est jamais vraiment intéressée à l'amour, sa seule passion étant l'écriture, à laquelle elle consacre beaucoup de temps. Miu, jeune femme mariée, et Sumire se sont rencontrées lors d'un mariage et se sont senties étrangement attirées l'une vers l'autre. Miu décide même de l'engager en tant que secrétaire particulière. Elles s'envolent ainsi pour l'Europe sans prévenir Mr K., d'abord pour le travail , puis pour y passer quelques jours de vacances en Grèce. C'est dans ce pays que Sumire s'est évaporée , une nuit , laissant alors Miu totalement désemparée au point d'appeler Mr K à la rescousse pour l'aider à la retrouver...
C'est encore une fois de très belles histoires d'amour que nous raconte Murakami, l'amour entre deux femmes et l'amour secret d'un homme pour l'une d'entre elles. Ces 3 personnes, au centre de ce roman , sont particulièrement attachantes, vives, aimantes et chaleureuses.
Avec de superbes descriptions gorgées de soleil des îles grecques, l'on est plongé, avec Mr K., dans un univers totalement dépaysant, bien loin des contrées japonaises.
C'est à la fois un roman triste et plein d'espoir, entre rêves et réalité. On frémit, on a peur, on rêve ou on garde espoir. Murakami a une façon bien particulière de nous emmener dans son monde et partout où l'on va avec lui, on reste émerveillé devant sa plume si poétique, enivrante, profonde et fantastique.
Les amants du Spoutnik m'ont mise en orbite...
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bilodoh
  30 septembre 2015
Un roman d'amour, dans l'univers toujours un peu étrange de Murakami.

Lui, c'est K. et il est amoureux d'une bizarre jeune fille qui ne veut que son amitié.
Elle, c'est Sumire et elle tombe amoureuse de Miu, la femme pour qui elle accepte de travailler. Pour lui plaire, elle se transforme, porte des vêtements différents, change ses habitudes.

Sumire part même en voyage avec sa patronne, mais en Grèce, la jeune Japonaise disparait mystérieusement. Désespéré, K. fera tout pour la retrouver.

Obsessions, sentiments et mystères, c'est une atmosphère psychologique particulière, une ambiance que les fans de Murakami reconnaîtront avec plaisir.
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Citations et extraits (119) Voir plus Ajouter une citation
clarinetteclarinette   30 juin 2008
Au printemps de sa vingt-deuxième année, Sumire tomba amoureuse pour la premièe fois de sa vie. Cet amour aussi dévastateur qu'une tornade dans une vaste plaine ravagea tout sur son passage, lançant des choses dans les airs, les réduisant en menus morceaux, les écrabouillant sans ménagement. Avec une violence qui ne connait pas un instant de relâchement, la tornade souffla sur les océans, réduisit sans pitié le site d'Angkor Vat à néant, incendia la jungle indienne et les malheureux tigres qui y vivaient encore, se mua au-dessus des déserts de Perse en une tempête de sable qui engloutit toute une ville fortifiée au charme exotique. L'objet de amour absolument mémorable était marié, avait dix-sept ans de plus que Sumire et, surtout, était une femme. C'est de là que partit toute cette histoire, et là aussi qu'elle s'acheva (ou presque).
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marina53marina53   25 février 2013
Chacun d'entre nous a connu un événement particulier destiné à se dérouler à une certaine période de son existence, et une seule fois, comme une petite flamme venue l'éclairer. Ceux qui sont attentifs et qui ont de la chance gardent précieusement ces moments en eux, les font grandir, les utilisent telles des torches pour illuminer leur vie tout entière. Mais, une fois perdue, cette flamme ne peut plus jamais être retrouvée.
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kuroinekokuroineko   13 janvier 2019
Nous nous ressemblions, Sumire et moi : nous partagions la même passion pour la lecture. Lire nous était aussi naturel que respirer. Au moindre moment libre, il nous fallait nous asseoir seuls dans un coin tranquille et tourner les pages d'un livre. Des romans japonais, étrangers, modernes, classiques, d'avant-garde ou des best-sellers, tout ce qui pouvait être source de stimulation intellectuelle nous était bon. Nous dévorions tout ce qui nous tombait sous la main. Il nous suffisait d'entrer dans une bibliothèque ou à Kanda, le quartier des librairies d'occasion, pour être sûrs de passer une journée agréable. Je n'avais encore jamais rencontré quelqu'un qui éprouvât une passion aussi vaste et profonde que la mienne pour la lecture, et je suis sûr qu'il en allait de même pour Sumire.
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tamara29tamara29   13 mai 2017
Bien sûr, il n’était pas facile pour moi d’accepter qu’elle n’éprouvât presque aucun (pour ne pas dire aucun) intérêt pour moi en tant que représentant du sexe masculin. En sa présence, je ressentais parfois une souffrance aussi aigüe que si une lame de sabre avait pénétré dans mes chairs. Pourtant, en dépit de cette souffrance, les moments passés en sa compagnie étaient plus précieux que tout à mes yeux. C’était seulement auprès d’elle que je parvenais à oublier le sentiment de solitude inscrit en filigrane dans ma vie. Elle élargissait les limites du monde où je vivais, m’aidais à respirer plus profondément. Personne d’autre ne me faisait cet effet.
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vdavda   04 février 2011
Demain, un avion me ramènera à Tokyo. Les vacances d'été seront finies, et je me replongerai dans un quotidien qui se répétera sans fin. Là-bas se trouve ma place. Mon appartement, mon bureau, ma salle de classe, mes élèves m'attendent.
Des jours paisibles, des romans à lire, des aventures occasionnelles aussi.
Pourtant, je ne serai plus jamais le même. Mon entourage ne s'en rendra pas compte, parce que rien dans mon apparence n'aura changé. Mais quelque chose en moi aura disparu, se sera consumé. Du sang a été versé. Quelqu'un, quelque chose, a quitté l'intérieur de mon être. En baissant la tête, sans un mot. Une porte s'est ouverte, une porte s'est refermée. Une lumière s'est éteinte. Aujourd'hui, celui que j'étais vit son dernier jour. Il contemple son dernier crépuscule. Quand l'aube se lèvera, celui que je suis maintenant aura disparu et un autre habitera ce corps.
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