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Corinne Atlan (Traducteur)Kat Menschik (Illustrateur)
ISBN : 2714448208
Éditeur : Belfond (04/11/2010)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 505 notes)
Résumé :
Une des nouvelles les plus énigmatiques de Haruki Murakami, superbement illustrée aux couleurs de nuit par Kat Menschik.
Dans un style pur et cristallin, une plongée obsédante dans les dix-sept nuits sans sommeil d'une femme, pour pénétrer tout le mystère et la magie de l'univers du maître.
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Critiques, Analyses et Avis (102) Voir plus Ajouter une critique
Nastasia-B
  08 mars 2016
Aujourd'hui je vois : journée de la femme. Il est même précisé quelque part, journée " internationale " de la femme. Va pour l'internationale. Japonaise, ça pourrait aller ? Haruki Murakami aux commandes, ça va toujours ? Ok, c'est parti.
Une femme. Comme des milliers — millions peut-être — d'autres femmes. Asservie plus ou moins volontaire à un rythme métro-boulot-dodo mais sans le métro et sans le boulot. Un mari magnanime. C'est pire encore parce qu'on se sent redevable de quelque chose quand on ne nous impose rien. Il va rentrer, vite, vite préparer le repas. Aïe ! c'est bientôt l'heure d'aller chercher le fiston à l'école, faut encore se dépêcher.
La maison est tout en bazar, qui va devoir ranger ? Il n'y a plus rien à manger, qui va devoir faire les courses ? Plus personne n'a quoi que ce soit à se mettre, qui va se coller à la lessive ? Et c'est ainsi que des milliers — des millions peut-être — de femmes Sisyphe roulent le rocher de leur quotidien du matin jusqu'au soir en haut de cette colline sans horizon qu'on nomme pompeusement leur vie. Des femmes rendues petites et noires par cette existence, comparable à des milliers — des millions peut-être — de bousiers laborieux qui roulent leur pilule de merde en marche arrière sans oublier d'y déposer leurs oeufs afin de les inscrire dans la danse comme dans un tambour de machine à laver et dont on ressortira toute propre, prête à salir avant un nouvel usage…
Cette vie, des milliers — des millions peut-être — de femmes la connaissent de par le monde. Pas de statut officiel sinon " femme de ", " mère de ", préposée aux corvées quotidiennes et inintéressantes au possible. Mais cette femme, là, celle de Murakami, va connaître une déveine : l'insomnie. La nuit blanche, blanche de chez blanche. Pas moyen de fermer l'oeil. Que faire ? Ouvrir un livre ? Pourquoi pas ?
Anna Karénine, un gros pavé, dans l'espoir qu'il vous assomme. Mais non, ma p'tite dame, c'est bien mal connaître notre bon vieux Tolstoï car loin de vous endormir, il va vous happer, vous extraire, vous sublimer. N'espérez pas dormir ma p'tite dame. Tiens ! c'est bizarre, la nuit est passée, et l'on n'a rien senti. Si au contraire, on s'est senti très bien, on voudrait que cela dure toujours.
La journée s'écoule comme toutes les autres. On se dit qu'on va sombrer, qu'on va tomber de fatigue. Mais non, tout va très bien. On a même méchamment envie de poursuivre la lecture qui s'avère captivante au-delà de toutes espérances. Le soir arrive et l'on n'a toujours pas sommeil. Et on continue à lire, et personne ne se rend compte de rien. Sauf que la bonniche vient d'avoir quelques heures de vie à elle, rien qu'à elle, et ça lui fait un bien fou de se sentir " elle ", et non juste " femme de ", " mère de ".
Cette déveine qu'est l'insomnie pour ceux qui vivent le jour devient une sorte de paradis pour ceux qui justement n'ont pas de vie le jour. Voilà une femme qui s'ouvre à la vie, qui fendille un petit peu la coquille dans laquelle elle est enfermée quand la vie des autres s'assoupit. Dix-sept jours que ça dure. Est-ce que ça durera toujours ? Ça, ce sera à vous d'aller le lire, la nuit, quand tout le monde dort, mesdames.
En somme, une grande nouvelle de Murakami pas inintéressante, pas non plus spécialement captivante de mon point de vue mais qui pose certaines questions essentielles et laisse à chacun le soin d'y trouver sa propre réponse ou sa propre interprétation en se gardant bien de trop orienter le lecteur. le tout joliment illustré par Kat Menschlik dans un livre à la présentation soignée des éditions 10/18. Ça vaut sans doute le coup de s'offrir une nuit blanche pour le lire, mais ce n'est qu'un avis, qui bâille avant d'aller se coucher, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Malaura
  21 mars 2012
Au-delà d'être un texte d'Haruki Murakami, c'est en premier lieu l'objet livre qui est attirant dans « Sommeil ».
Les éditions 10/18 ont en effet orné cette nouvelle du grand auteur japonais, d'un très bel écrin aux couleurs nocturnes. Sur un support de papier glacé épais, doux et lisse, l'histoire s'inscrit à l'encre bleue et se pare de très belles illustrations signées par la dessinatrice indépendante allemande Kat Menschik.
Celle-ci, peu connue en France mais célèbre en Allemagne pour ses prouesses en arts graphiques et sa maison d'édition « Millionen », a cerné à merveille l'univers trouble et insolite de Murakami, illustrant lumineusement, par des dessins élégants déclinés dans les tons de bleu-nuit et d'argent, cette histoire ensorcelante de vie et d'insomnie.
La narratrice de « Sommeil » est une trentenaire à la vie bien ordonnée. Femme de dentiste, mère d'un petit garçon, ses journées se déroulent selon un schéma des plus répétitifs : tâches ménagères, préparation des repas, courses au supermarché, un peu de natation, quelques sorties…
Une existence confortable, sans heurt ni anicroche, qui la satisfait sans toutefois la combler pleinement. Une vie dont elle aurait pu « intervertir sans aucun inconvénient la veille et l'avant-veille. »
Un incident troublant va cependant changer radicalement les choses.
Une nuit, au terme d'un cauchemar extrêmement terrifiant, la jeune femme cesse de dormir.
Le besoin vital de sommeil et d'endormissement propre à tout être humain, a chez elle complètement disparu.
Mais loin de ressentir les affres de l'insomnie, elle se sent au contraire au mieux de sa forme, n'est nullement fatiguée, ni l'esprit somnolent.
Nuits sans repos qu'elle s'emploie à combler tout d'abord par la lecture, une activité dont elle était fervente mais qu'elle avait abandonnée en se mariant. La redécouverte des oeuvres classiques russes de Tolstoï, de Dostoïevski, lui procure un état de bonheur et d'excitation qu'elle n'avait plus ressenti depuis longtemps.
Cette période sans sommeil va durer 17 nuits.
17 nuits pendant lesquelles sa conscience s'éveille, se clarifie, son esprit navigant entre les obligations que lui impose la réalité et qu'elle accomplit mécaniquement, et la liberté - la seconde vie - que lui offre ce temps remporté sur la nuit.
Elle s'aperçoit enfin du vide de son existence, son mari et son fils lui deviennent de plus en plus étrangers…le changement d'abord subtil qui s'opérait en elle, s'amplifie au fil des jours.
Mais une vie sans sommeil ne risque-t-elle pas de détruire les fondements même de l'existence ? A trop vouloir scruter « les ténèbres éveillées », ne risque-t-on pas de s'y laisser engloutir?
Avec « Sommeil », une nouvelle datant des années 1990, Haruki Murakami nous ouvre une fois encore les portes de son imaginaire si fécond et subtil.
Et de nouveau, l'auteur japonais nous fait sortir du cadre de la normalité par ce petit quelque chose qui vient hanter le réel, s'inviter dans le tangible et se loger tout au bord du concret et du matériel.
L'emploi du fantastique (le mystère entourant l'insomnie de la narratrice) se fait ici de façon beaucoup plus ténue que dans les autres fictions de l'auteur. Il ne sert qu'à dégager la conscience des habitudes quotidiennes qui l'ont jusque-là étouffée et bridée. La narratrice, grâce à cette expérience de nuits sans sommeil, va ainsi être amenée à désentraver son esprit de toutes les chaînes que le réel lui avait jusqu'ici imposé. « C'était mon vrai moi qui se révélait. En arrêtant de dormir, j'avais élargi ma conscience ». Comme souvent chez Murakami, l'éveil de la conscience est essentiel et cette quête de soi passe avant tout par l'attention portée à la lecture.
Mais cette révélation d'un nouveau moi est généralement liée à l'idée de mort. Mort effective, physique, ou mort spirituelle, « l'éveil » ne s'épanouit que dans une forme de trépas, au monde et à soi, un adieu à la réalité telle qu'elle était conçue auparavant.
Cette jeune femme dont Murakami ne dévoile pas le nom, représentée volontairement avec un certain détachement dans ses actions et dans ses émotions afin de permettre l'identification du lecteur, symbolise avant tout notre propre rapport à ce réel prosaïque qui nous sangle dans les tendances comportementales de nos vies étroites, un vide existentiel duquel la littérature, fort heureusement, parvient bien souvent à nous libérer.
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joedi
  19 juin 2016
Esthétiquement, ce livre est un bijou : papier glacé et magnifiques illustrations dans les tons bleu nuit, argent et blanc. Haruki Murakami m'a fait vivre les dix-sept nuits de totale insomnie d'une femme de trente ans, épouse d'un dentiste et mère d'un petit garçon tous deux inconscients de ce qu'elle ne dort plus du tout, une fois endormis, rien de peut les réveiller. C'est un cauchemar qui déclenche sa première nuit sans sommeil. Une histoire dont j'était impatiente de connaître le dénouement mais Haruki Murakami m'a surpris par une fin inachevée, à moi de l'imaginer.
Challenge Petits plaisirs 2016
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Alexein
  10 août 2017
Mon premier Murakami. C'est l'histoire d'une femme qui arrête de dormir et redécouvre sa passion pour la littérature russe, le cognac et le chocolat. Ce dernier a un goût d'interdit pour une femme mariée à un dentiste.
Au fil de ses journées et de ses nuits sans dormir, elle nous dévoile sa routine qu'elle agrémente de réflexions sur sa vie, son mari, son fils. le manque de sommeil, bien loin de la fatiguer, semble doper sa conscience et l'aiguiser au plus haut point. Dans un style simple et délicat, sans prétention ni affectation, Murakami dresse un cheminement mental, à la première personne, de cette mère de famille, brillant, au ton juste, avec des réflexions sur lesquelles n'importe qui peut être amené à cogiter au moins une fois dans sa vie. Il me semble néanmoins que cette femme de trente ans ressent ce que beaucoup éprouveraient plutôt vers quarante.
Les dessins approfondissent et magnifient l'histoire, lui confèrent un côté onirique. C'est étrange, d'ailleurs : une sorte d'atmosphère d'onirisme de l'insomnie chez une femme qui éprouve un état de pleine conscience. L'auteur et l'illustrateur ont concouru ici à une belle oeuvre : rendre palpable un état d'esprit difficile à cerner et à définir.
Si vous ne l'avez pas lu, ne dévoilez pas ce qui suit : cela pourrait gâter votre lecture.

C'est donc mon premier Murakami et ce ne sera pas le dernier. Qui plus est, il me rappelle à quel point il est urgent que je découvre Anna Karénine. J'ai le sentiment de m'être laissé envelopper par cette histoire et de n'en avoir pris conscience qu'au moment d'en sortir. Elle ne me lâche pas, comme si elle s'était incorporée en moi. C'est à la fois très étrange, un peu effrayant, mais agréable et engourdissant.
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andman
  11 juillet 2013
Ni une somnolence, ni un sommeil léger et encore moins un sommeil profond ou paradoxal, « Sommeil » d'Haruki Murakami est bien étrange.
Une nuit de pleine lune où habituellement Morphée n'est pas très accueillant, ce petit livre très agréable au toucher est une aubaine, un excellent dérivatif à des bâillements sans fin.
Une jeune maman au foyer perd le sommeil à la suite d'un cauchemar et raconte son insomnie de 17 jours que l'on à peine à imaginer tant la durée dépasse l'entendement. Personne, pas même son mari, ne s'aperçoit qu'elle ne dort plus d'autant qu'elle se garde bien de consulter un médecin.
Sa vie au quotidien, jusque là routinière, est bien sûr profondément perturbée.
Le lecteur, tout d'abord intrigué puis peu à peu captivé par la chronologie de cet état d'éveil permanent, se demande au fil des pages si une telle insomnie n'est pas le signe avant coureur de la folie.
Cette nouvelle très courte se lit en à peine plus d'une heure, l'auteur a bien fait les choses, comme s'il voulait éviter le moindre bâillement à ses lecteurs.
Souvent chez Murakami le réel et l'imaginaire se chevauchent, le rêve n'est jamais bien loin…
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Citations et extraits (91) Voir plus Ajouter une citation
Nastasia-BNastasia-B   05 mars 2016
— Je me demande si ce n'est pas parce que tu es bel homme que tu as tant de clients, disais-je.
C'était ma plaisanterie favorite. Parce que, en réalité, il n'était pas beau du tout. Il avait plutôt un drôle de visage. Aujourd'hui encore, il m'arrive de me demander pourquoi j'ai choisi un mari avec un visage si étrange. Alors que mon petit ami était si mignon…
Je ne sais comment décrire l'étrangeté du visage de mon mari. Il n'est pas beau, mais pas d'une laideur repoussante non plus. Franchement, le seul qualificatif qui convienne est " étrange ". Ou peut-être " insaisissable ".
[…]
Évidemment, en le voyant, je le reconnaîtrais tout de suite. Et je peux évoquer son visage mentalement, mais quand j'essaie de le dessiner, je m'aperçois que rien ne vient. C'est comme se heurter à un mur invisible. Je n'en reviens pas. J'arrive seulement à me souvenir qu'il a un visage étrange.
De temps en temps, cela m'inquiète.

Chapitre 1.
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Nastasia-BNastasia-B   09 mars 2016
Je n'avais envie de fréquenter personne. Je n'avais pas de temps à perdre en bavardage inutiles. Après avoir nagé tout mon soûl, je n'avais qu'une hâte : rentrer chez moi et lire.
Par devoir, je faisais les courses, le ménage, préparais à manger, tenais compagnie à mon fils. Par devoir, je faisais l'amour avec mon mari. Quand on est habitué, ce n'est pas bien compliqué. C'est même plutôt simple. Il suffit de couper toute connexion entre mental et physique. Pendant que mon corps s'agitait de son côté, mon esprit flottait dans un espace réservé à lui seul. Je rangeais la maison sans penser à rien. Je donnais à goûter à mon fils, parlais avec mon mari.
Depuis que je ne dormais plus, je me rendais compte à quel point la réalité est simple, à quel point il est facile de la faire fonctionner.

Chapitre 4.
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Nastasia-BNastasia-B   10 mars 2016
En fin de compte le temps qui nous est imparti et le temps que nous empruntons en plus s'équilibrent. Mais, à franchement parler, cela m'était bien égal. Le fait que je doive mourir plus jeune à cause de ça ne me faisait ni chaud ni froid. Les hypothèses pouvaient suivre leur cours. Il n'en restait pas moins qu'en ce moment j'agrandissais ma vie. Et c'était merveilleux. Enfin, il se passait quelque chose, je me sentais vivre. Je ne m'usais pas. En tout cas, il existait une partie de moi qui ne se consumait pas. Et c'est pour ça que je me sentais réellement vivre. Je trouve qu'une existence humaine, même si elle dure très longtemps, n'a aucun sens si l'on n'a pas le sentiment de vivre.

Chapitre 5.
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Nastasia-BNastasia-B   07 mars 2016
Je me mis donc à lire la suite d'Anna Karénine. Je m'apercevais en le relisant que je n'avais gardé aucun souvenir de ce roman. Je ne me rappelais ni des personnages ni des scènes. Il me semblait que je lisais ce livre pour la première fois. C'était étrange. Ç'avait pourtant dû me toucher à l'époque où je l'avais lu ; or rien ne m'en était resté. Toutes ces émotions qui étaient montées en moi et m'avaient fait trembler s'étaient évaporées en un rien de temps, sans laisser la moindre trace. Et l'énorme quantité de temps que je passais à cette époque à lire des livres, qu'est-ce que cela représentait pour moi ?

Chapitre 3.
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Nastasia-BNastasia-B   11 mars 2016
Mon mari était gentil avec moi, sans aucun doute. Il était tendre, attentionné. Il ne me trompait pas, travaillait beaucoup. Il était sérieux, aimable avec tout le monde. Toutes mes amies me chantaient ses louanges. Rien à dire, il était parfait. Mais ce qui m'irritait c'était justement cette perfection. Dans cette totale absence de défauts, il y a une étrange rigidité qui ne laisse aucune place à l'imagination. Et c'est cela qui me gêne.

Chapitre 5.
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Videos de Haruki Murakami (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Haruki Murakami
Roman traduit du suédois par Esther Sermage Lu par Bernard Gabay **La Fille qui devait mourir** ? le grand finale de David Lagercrantz dans la série Millénium ? est un cocktail redoutable de scandales politiques, jeux de pouvoir à l?échelle internationale, technologies génétiques, expéditions en Himalaya et incitations à la haine qui polluent l?Internet et qui trouvent leurs origines dans des usines à trolls en Russie.
L?interprète Bernard Gabay a débuté au cinéma et joué dans de nombreux films et téléfilms ainsi que dans une trentaine de pièces de théâtre, avec une prédilection pour les auteurs contemporains. Il est aussi la voix française de Robert Downey Jr, Viggo Mortensen, Daniel Day-Lewis. Il a participé à de nombreuses lectures publiques et prêté sa voix, dans de nombreux livres audio, à des auteurs tels que Serge Joncour, Tahar Ben Jelloun, Haruki Murakami, Philip K. Dick?
FORMAT : 13,7 x 18,8 / DURÉE D?ÉCOUTE : 12H / 2 CD / MEV : 22 AOÛT 2019
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