AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Patrick Honnoré (Traducteur)
ISBN : 2877307670
Éditeur : Editions Philippe Picquier (03/02/2005)

Note moyenne : 3.59/5 (sur 71 notes)
Résumé :
Un photographe installé à Cuba est convoqué pour servir d'interprète auprès d'une compatriote japonaise suspectée par les services de l'immigration. Cette femme, Reiko, extrêmement belle, jadis actrice à Paris, lui raconte son histoire, sa rencontre avec Keiko Kataoka et celui qu'elle appelle " le maître ", et les relations intenses, fondées sur le plaisir et la soumission, qui se noueront entre eux. Elle ne parlait pas particulièrement fort, mais ses paroles étaien... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Clio1989
  16 janvier 2017
Thanatos est le troisième volet des Monologues sur le plaisir, la lassitude et la mort, après Ecstasy et Melancholia. Il n'est cependant pas nécessaire d'avoir lu les deux premiers opus pour apprécier.
Nous suivons ici Reiko, "l'actrice" réfugiée et/ou exilée à Paris, qui après avoir subi un dernier rejet de la part de son Maître, Yazaki, décide de tout plaquer pour partir sur l'île de Cuba.
Elle s'appuie alors sur un Japonais, appelé par la douane cubaine comme interprète (Reiko ne parle pas un mot d'espagnol), spectateur et victime tout à la fois de la descente aux enfers de cette femme fascinante, hypnotisante, dangereuse certainement, mais aussi une soumise (une esclave comme disent les anglo-saxons) sans réelle substance. Un "trou noir", comme disait le Maître.
Et nous assistons ainsi à un monologue à deux, haletant, prenant, avec des phrases extrêmement étirées, car elle s'accroche enfin à ses souvenirs comme à une dernière étincelle de raison (de vie ?), cet opus nous racontant à la fois la déchéance de cette femme et l'histoire du trio Yazaki-Keiko-Reiko, avant Ecstasy.
C'est aussi une réflexion et presque un essai sur ce qui fait le moi, sur le sens de la vie, de l'existence, et du plaisir, agrémenté des réflexions parfois hasardeuses mais toujours bien senties de Yazaki sur le monde, c'est-à-dire en vérité sur tout sujet qui lui viendrait à l'esprit.
Comme tous les Murakami, il secoue, on ne peut pourtant pas le lâcher. Cette troisième immersion dans le monde du sadomasochisme n'a pas pour fonction de satisfaire les fascinés du glauque et de l'horreur, mais bien de bousculer nos préjugés et de nous obliger à nous interroger sur nous-mêmes et notre rapport à l'autre. Une lecture salutaire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          142
malko
  29 juillet 2013
Fin de la trilogie. J'ai été un peu déçu de ce dernier opus même si l'auteur nous emmène dans une nouvelle aventure tout aussi passionnante mais différente .J'aurais aimé une fin un peu plus dans le même gout que la fin de ecstasy. le lecteur est comme hypnotisé par cette histoire, J'ai eu du mal à lire le roman, à rentrer dedans car le monologue est long, long, long et l'on se demande si certaines phrases vont se terminer un jour…Lecture un peu fatigante. Je n'ai pas retrouvé le coté malsain de deux premiers tomes, et je n'ai pas retrouvé ce gout amer ressentit après la lecture des autres romans. Cependant cette trilogie est magnifiquement bien écrite, les personnages et ce triolisme sont passionnants et complexe. Cela porte à réfléchir sur sa vie, ses agissements.
Commenter  J’apprécie          21
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde   13 juillet 2013
" Y a t-il quelque chose de plus terrible que de comprendre qu'on ne vaut rien ?" demanda t-elle. "Tu ne vaux rien, ça c'est bien vrai, dit Yazaki, Moi non plus, personne ne vaut rien, tout le monde est remplaçable, personne ne peux rien pour personne, et si l'on croit pouvoir prendre cela comme point de départ, on n'ira nulle part, il n'y a rien de plus mesquin que de se fixer pour but de valoir un jour quelque chose pour quelqu'un, sans compter que c'est inutile, il n'existe personne qui puisse se dire nécessaire à quelqu'un d'autre."
Puis il ajouta pour terminer : "Et c'est pour cela que nous sommes libres."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Clio1989Clio1989   16 janvier 2017
j'ai besoin de quelque chose pour supporter [ma haine], et ce quelque chose, je l'appelle tout simplement la beauté, j'ai besoin de quelque chose de beau susceptible de congeler ma haine, mais c'est stupide parce que la beauté n'existe pas, de façon éphémère peut-être, mais elle ne peut exister qu'au sein de la menace de sa propre destruction, dès qu'elle acquiert une stabilité elle disparaît
Commenter  J’apprécie          50
Clio1989Clio1989   26 juin 2017
Ils me voulaient en tant qu'être spécifique et stable. Alors nous nous découvrions mutuellement, ils m'obligeaient à me formater en un moi déterminé, en dehors duquel il n'était pas possible que je sois moi. Ils me disaient tu, toi. Et il fallait que ce toi soit différent de tous les autres. Et moi, je leur disais moi. Quand je leur disais moi, il fallait que je définisse qui j'étais. Et une fois que ce moi était fixé, je ne pouvais plus en changer.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Clio1989Clio1989   16 janvier 2017
qui donc a inventé le langage ? pour la chasse ou pour se chauffer autour du feu, il n'y a pas besoin de mots, alors qui est-ce ? moi je dis que ce sont les condamnés à mort et les esclaves, ou les infirmes de naissance qui ne pouvaient pas aller à la chasse, il leur fallait une justification, une excuse, il fallait qu'ils s'expliquent, ils avaient besoin de donner une explication pour échapper à la mort, c'est eux qui sont à l'origine du langage, c'est ça l'origine des contes, des monogatari, le langage, ça vient des masochistes, les sadiques, eux, ils foutent des bâtons de rouge à lèvres dans le cul en rigolant, ils se branlent en se fendant la gueule, c'est tout
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
IansougourmerIansougourmer   02 janvier 2013
-Il n'y a aucune possibilité que vous changiez, car vous ne pouvez vivre avec personne, ni humain, ni animal, ni plante, ni microbe, vous ne pouvez rien comprendre du monde extérieur, et il ne vous intéresse pas, n'est-ce pas vrai ?
-Si c'est ça , dit l'actrice au bout d'un moment en relevant la tête. Puisque je suis une actrice.
Commenter  J’apprécie          30
Videos de Ryû Murakami (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ryû Murakami
Payot - Marque Page - Ryù Murakami - Chansons populaires de l'ère Showa
autres livres classés : littérature japonaiseVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Murakami Ryû

Quel est le premier roman de Murakami paru au Japon ?

Le bleu du ciel
Une transparence de bleus
Bleu presque transparent
Les bébés de la consigne automatique
Thanatos

10 questions
31 lecteurs ont répondu
Thème : Ryû MurakamiCréer un quiz sur ce livre