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ISBN : 2081347288
Éditeur : Flammarion (09/09/2015)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 21 notes)
Résumé :
« Si l’on ne peut trouver de jouissance à lire et à relire un livre, il n’est d’aucune utilité de le lire ne serait-ce qu’une seule fois », déclarait Oscar Wilde, qui faisait de la relecture « le critère élémentaire de ce qui est ou n’est pas de la littérature ». Mais que nous apprend au juste une deuxième lecture que la première n’avait pas révélé ? Pour quelle raison les enfants veulent-ils entendre chaque soir la même histoire ? Au fond, pourquoi relit-on ?Voici ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
fanfanouche24
14 février 2016
"Patrick Chamoiseau
Relire c'est l'âme du lire, son accomplissement. "(p. 139)
Si on m'avait dit que je me plongerai avec délice dans cet essai sur la relecture, j'aurais "ricané"... tant l'idée de la relecture durant des années a été dans ma tête un gâchis de temps...tant de livres nouveaux et classiques non lus... m'attendaient !
Il aura fallu un einième déménagement... des bouleversements de vie... et puis mon inscription pour Babelio... qui m'ont franchement incitée à "reparcourir" ou "relire" les textes qui étaient fortement restés dans mon souvenir, et que j'avais envie de partager ou de faire découvrir ....
Et devinez !! eh bien j'y ai trouvé de nouvelles saveurs et parfois j'ai re-découvert véritablement le texte, l'ayant lu trop superficiellement, ou dans une disponibilité médiocre,
sans oublier les changements , les évolution de pensée de tout un chacun.
Une première partie d'analyse sur la relecture, et la présentation des auteurs les plus relus... s'ensuit la partie la plus conséquente et la plus vivante du livre qui présente les réponses de dizaine d'auteurs à cette enquête sur la "relecture"...
Parmi ceux-ci: - Marianne Alphant , Christine Angot, Stéphane Audeguy, Patrick Chamoiseau, Eric Chevillard, julia Deck, Agnès Desarthe, Jean Echenoz, Annie Ernaux, Philippe Forest,
Cécile Guilbert, Bernard Hoepffner, Luc Lang, Linda Lê, Céline Minard, Dominique Noguez, Olivier Rolin, Thiphaine Samoyault, Philippe Sollers, Cécile Wajsbrot.
Un ouvrage épatant que l'on peut lire d'une traite, ou piocher selon l'envie, l'humeur et l'attirance du jour... et ne vous affolez pas. Votre PAL augmentera inévitablement !!!
Par contre, parmi les incontournables des relus et relus..il y a "La recherche"..... et j'avoue humblement ...que ce monument de la littérature... me reste à découvrir...
J'ai un mal fou à comprendre mes "résistances"...J'espère , un jour, parvenir à les dépasser... Mais d'autres oeuvres m'attendent, comme celle de Faulkner... jamais
abordée !
Par contre un petit mouvement d'humeur de ne pas voir cité Albert Camus !!!(ou trop peu; 3 malheureuses fois) un cruel manque, à mes yeux ! Cela n'enlève rien à la qualité de cette enquête ...
"Montrez-moi votre bibliothèque, et je vous dirai qui vous êtes. Dites-moi ce que vous relisez, et je recueillerai vos secrets" (p. 274)
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Fifrildi
14 mars 2017
Je suis allée faire un tour inopiné à la bibliothèque et j'ai trouvé ce livre sur le présentoir des nouveautés. C'est surtout l'accroche qui m'a convaincue : " Pourquoi garde-t-on ses livres, sinon pour les relire un jour?"
Cet essai est basé sur une enquête auprès de 200 personnes (écrivains et gens du livre pour la majorité) sur la relecture.
Dans la première partie intitulée "La relecture en question" l'auteure analyse les résultats de l'enquête (données chiffrées).
La deuxième partie, beaucoup plus intéressante, nous offre le "témoignage" de 20 auteurs (j'en connais un ou deux de nom, j'ai lu un livre d'Agnès Desarthe).
C'est un peu difficile de résumer tous les avis en quelques lignes. J'ai bien envie d'aller l'acheter pour le relire ^^ . Ce serait bien pratique d'avoir mon exemplaire, car pas question de faire des petites notes dans les marges dans un livre de la bibliothèque!
J'ai bien aimé ce qu'a écrit Agnès Desarthe : "Quand j'ai terminé un livre qui m'a plu, je n'ose pas en entamer un nouveau, de peur que ce nouveau livre ne pâtisse de mon enthousiasme." C'est souvent le cas, surtout quand j'ai terminé un David Gemmell :-)
Bref, j'ai passé un bon moment de lecture qui m'a donné envie de quelques relectures.
Challenge multi-défis (62)
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Takalirsa
11 juin 2016
M'étant récemment mise à relire certains livres découverts dans ma jeunesse, j'étais curieuse de découvrir cet essai.
La première partie est très intéressante. A partir des réponses reçues à son questionnaire, l'auteur analyse les motivations, plus ou moins conscientes, qui poussent à se replonger dans une lecture déjà effectuée. Certains cherchent à « retrouver leur émotion première », à ressentir à nouveau le « choc de la première lecture ». Parfois même, on va « ressusciter la mémoire corporelle », lorsque la lecture est associée à un lieu ou une sensation. La relecture est alors une sorte de « parcours intérieur », qui permet de « revenir sur soi et en soi ». Cependant la réminiscence ne fonctionne pas toujours, car « cherche-t-on dans la relecture la personne qu'on était, ou celle qu'on est devenue ? »... Dès lors c'est la déception : « Lâcher un livre en cours, même déjà lu, laisse toujours un goût de défaite ».
Et puis il y a ceux qui aiment « la répétition et son pouvoir de griserie », allant jusqu'à relire plusieurs fois un livre au cours de leur vie, parfois toujours le même. La relecture devient alors une sorte de refuge rassurant. Comme les enfants qui réclament en boucle la même histoire, on apprécie d'être en territoire connu, ressentant une certaine délectation à anticiper certains passages voire certaines phrases entièrement mémorisées. Là encore, on est dans une relation à la lecture relevant de l'intime. L'impact d'un livre sur une vie dépend de critères tout personnels.
Cette répétition rassurante se double souvent d'une « redécouverte stimulante » : la « plasticité » de certains textes, notamment les grands classiques, fait que non seulement ils sont « indéfiniment recontextualisables », mais aussi qu'ils permettent de nouvelles interprétations. D'ailleurs, « c'est à la relecture qu'on reconnaît le vrai génie littéraire ».
L'ensemble de cette réflexion s'appuie sur de nombreuses données chiffrées issues du décorticage de l'enquête. L'auteur présente également les auteurs les plus relus, par siècle, par nationalité et par genre littéraire. On n'échappe pas à quelques digressions, au jargon universitaire par-ci par-là, et aussi à un passage sur Proust jugé un peu long quand on n'est jamais venu à bout de « A la recherche du temps perdu » (alors le relire !..). Mais c'est globalement pertinent, et l'on se retrouve forcément dans l'un des profils évoqués.
La seconde partie, je l'ai par contre vite abandonnée. L'auteur y propose l'intégralité des réponses d'une vingtaine de grands lecteurs interrogés : des témoignages intimes, qui plus est de personnes inconnues... c'est un peu fastidieux à lire ! J'aurais préféré que l'auteur en dégage les grandes idées. Les enquêtes n'ont d'intérêt que pour les analyses qu'on en tire. Cette deuxième moitié donne une impression de « remplissage » et laisse au lecteur un sentiment de superficialité alors qu'il y avait matière à approfondir le sujet. C'est dommage.
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keisha
12 décembre 2015
"C'est peu dire que ce livre s'inscrit à contre-courant. A l'heure où les réseaux sociaux imposent une vitesse supersonique à nos échanges, de préférence limités à cent quarante caractères, où l'on n'entend que cris et lamentations à propos de la disparition des librairies et de l'érosion du lectorat, un essai sur la relecture, éloge inévitable de la lenteur et hommage à la récidive, passera pour une provocation. Disons plutôt : un défi. Celui d'accéder au noyau dur de la passion littéraire, dont la relecture est à la fois le symbole et la métaphore."
En 2013 Laure Murat envoya un questionnaire sur la relecture à deux cents "grands lecteurs" (écrivains ou gens du livre, français ou francophones). La moitié ont répondu, elle a dépouillé les questionnaires, écrit une intéressante synthèse, et choisi de reproduire les réponses de vingt d'entre eux.
Parmi les auteurs cités comme relus, 93% d'hommes et 7% de femmes. Aucun homme (à une exception près), n'a cité de femmes. 59% des auteurs cités sont francophones et parmi le reste, 45% d'anglophones. Proust arrive largement premier et fait l'objet d'une question particulière, d'ailleurs.
Dans son billet Cuné s'est intéressée plus fortement que moi aux réponses aux questionnaires, assez dissemblables, certaines longues et/ou amusantes, contradictoires entre elles parfois, passionnées pour certaines, assez sèches pour d'autres. Allez voir chez elle pour les passages cités!
Bien évidemment il est difficile de lire ce "relire" sans interroger nos propres pratiques (et j'en ai profité pour ajouter sur mon blog une rubrique "relecture", qui d'ailleurs était en projet). On y trouve pas mal de relectures à l'occasion de lectures communes (pour entraîner une blogueuse rétive ou non), ou du Blogoclub, ou la Chaîne des livres. Mais aussi quelques choix sans pression extérieure aucune. de toute façon, pour relire, il faut déjà que je sache que le plaisir sera là! Quitte à ce qu'il le soit moins que prévu...
"Une bibliothèque, ce serait donc d'abord cela: un réservoir à relectures potentielles. Selon ce principe : je veux pouvoir être sûr, même si l'occasion ne se présentera jamais, de pouvoir un jour accéder à telle oeuvre, dans telle édition annotée, et retrouver l'émotion de ma première lecture."
Lien : http://enlisantenvoyageant.b..
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ivredelivres
07 décembre 2015
Relire est-ce faire une nouvelle lecture ou simplement répéter la lecture précédente s’interroge l’auteur.
« j’ai décidé de relire la Recherche » ou encore « j’ai relu les Rougon-Macquart » ou encore une lectrice qui plonge dans Shakespeare
Laure Murat note avec humour que l’on ne parle que de relecture de GRANDS livres et plus rarement de pécadilles (comme moi)
Son enquête, car enquête il y a, porte donc sur la pratique de la relecture. Elle a adressé à 200 intellectuels français un questionnaire, elle a reçu 100 textes en réponse.
J’aurai bien aimé être interviewé, pourquoi toujours les intellos célèbres ? et jamais nous pauvres lecteurs ? Car pour moi comme pour beaucoup des lecteurs interviewés relire est « une passion littéraire ».
Pourquoi relire demande Laure Murat ? Les réponses vont de l’addiction pure et simple de celle qui relit chaque année les 8 volumes de la Petite maison dans la prairie, à ceux qui relisent pour des raisons professionnelles, ou pour répondre à la demande d’un professeur, c’est ce que martèle Laure Murat à ses étudiants « la relecture (d'un poème, d'un roman, d'un essai, d'une pièce) est essentielle pour se saisir soi-même du sens d'un texte. »
Mais viennent ceux et celles pour qui la relecture est un refuge ou une façon de lire une oeuvre commencée et jamais terminée.( pour moi c’est Ulysse de Joyce...)
Certains redoutent la relecture c’est J Echenoz qui dit qu’il veut « garder intact l'éblouissement de la première lecture.»
Un auteur domine les autres par le nombre de ses relecteurs. Vous ne serez pas étonnés car il était déjà celui qu’on emportait prioritairement sur une île déserte : Il s'agit de Marcel Proust.
J’ai été heureuse de constater que je n’étais pas la seule à aimer relire dans une édition particulière, j’ai beaucoup de mal à relire le Journal d’Anne Franck autrement que dans mon livre de poche portant le n°287 ou Vipère au poing n° 58 ou les Années d’illusion n° 198 ou enfin Le Grand Meaulnes n°1000. Ils sont plus qu’écornés car ils sont passés de mains en mains et de mère en filles.
Dans les livres un peu anciens les plus relus par les lecteurs de Laure Murat sont Montaigne, à moi toute seule j’aurai fait pencher la balance, mais aussi Mme de Lafayette ou les Liaisons dangereuses. Virginia Woolf est en bonne position mais cité essentiellement par des femmes
« Je relis maintenant Don Quichotte [...]. J'en suis ébloui, j'en ai la maladie de l'Espagne. Quel livre! Quel livre! » c’est Flaubert qui le dit dans son journal, du coup le relecteur se sent en bonne compagnie.


Lien : http://asautsetagambades.hau..
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Les critiques presse (1)
NonFiction02 novembre 2015
Ce que relire veut dire : l’historienne iconoclaste propose une étude alerte sur un phénomène marginal mais constitutif de la passion littéraire.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Citations & extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche2412 février 2016
Jean Echenoz-

On invente un peu le livre qu'on lit. Un jour, un lecteur m'a parlé d'une scène dans un de mes livres. Je ne reconnaissais rien. Et puis j'ai fini par comprendre de quoi il s'agissait: il avait changé les sexes des personnages, les situations, les dialogues, les lieux, à peu près tout. J'ai trouvé ça formidable. Il avait entièrement reconstruit le livre-pour lui- C'était magnifique, c'était cette idée que le lecteur écrit le livre qu'il lit.

Je ne perçois pas du tout la dimension régressive de la relecture. La relecture me fait toujours avancer. Je ne suis pas dans une répétition vaine. Ce sont soit des redécouvertes, soit des retrouvailles selon d'autres angles. (p. 166)
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fanfanouche24fanfanouche2413 février 2016
Cherchez-vous, dans la relecture, la lectrice que vous étiez ?

c'est même cette recherche qui motive le plus mon désir de relire. Mesurer la distance entre la lectrice d'autrefois ou/et retrouver celle que j'étais au moment où j'ai lu le livre pour la première fois. Double plaisir, par exemple, d'avoir relu (en diagonale tout de même !) -Les Misérables-: d'une part, m'éprouver dans la fille de seize ans, touchée par l'écriture lyrique de Victor Hugo, ce souffle généreux, vibrant au sort des humiliés ( Fantine, qui n'a plus de dents, insultée), , célébrant l'amour physique de Marius et Cosette avec des accents religieux. d'autre part, émotion mélancolique de considérer cette fraîcheur, cette naïveté, dont je suis aujourd'hui incapable en lisant n'importe quel livre ...(p. 177-178)
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fanfanouche24fanfanouche2403 novembre 2015
Linda Lê

En relisant Jules Verne, je me rappelais tout ce que je ressentais alors: la joie d'entrer dans un monde inconnu, la joie d'apprendre des mots nouveaux, la joie aussi aussi d'établir des passerelles entre la France et le Vietnam. Quand je relis des livres plus tard, en France, c'est la joie de reconnaître ma dette d'amour envers certains créateurs. Les réminiscences livresques sont essentielles pour qui n'oublie pas, comme je l'ai dit dans un de mes essais, qu'avant d'être un débiteur d'histoires, l'écrivain est un débiteur, redevable aux intercesseurs hantés. (p.224)
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fanfanouche24fanfanouche2402 novembre 2015
Annie Ernaux

A priori, j'ai une réticence à relire. J'ai l'impression, un peu, de perdre mon temps. Il y a tant de livres que je n'ai pas lus encore à découvrir ! Il me semble toujours qu'il y a un, des textes, qui vont m'ouvrir des pensées, des sensations, je ne sais quoi d'inconnu encore tandis que je n'attends rien de spécial des livres déjà lus, comme si je les avais digérés. Pour tout dire, j'ai peur de ne rien éprouver, genre ancien amour qu'on revoit et qui vous laisse de glace. (p. 170)
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fanfanouche24fanfanouche2403 novembre 2015
Agnès Desarthe-

Je relis pour arriver à comprendre le mystère, le secret de fabrication.
je relis dans des périodes de chagrin, parce que la lecture serait trop exigeante, trop difficile.
Je relis pour y croire ( à la littérature, à l'écriture)
je relis en cherchant l'étrangeté dans la langue.
je relis systématiquement avant d'écrire. C'est ce que j'appelle ma méthode de parrainage- marrainage. J'ai besoin d'élire un parrain ou une marraine, qui sera ma boussole. (p. 159)
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