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ISBN : 2072798558
Éditeur : Gallimard (25/04/2019)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 28 notes)
Résumé :
« Les gens perdent tout scrupule devant la singularité, convaincus qu’ils sont en droit d’exiger des explications. »

Trente-six ans et célibataire, Keiko travaille comme vendeuse dans un konbini, ces supérettes japonaises ouvertes 24 h/24. Elle n’envisage pas de quitter ce petit univers rassurant, au grand dam de son entourage qui désespère de la voir un jour fonder une famille. Son existence bascule à l’arrivée d’un nouvel employé, Shiraha, lui auss... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  08 juillet 2019
«  Cette boutique est remplie de minables ,c'est toujours pareil avec les Konbini, des ménagères dont le mari ne gagne pas assez......,, même les étudiants , ce sont les plus minables, ceux qui ne peuvent même pas décrocher un job de prof particulier, sans parler des travailleurs immigrés, tous des minables .... »
« Pour la société, un individu qui n'est ni marié ni salarié n'a aucune valeur , il n'est bon qu'à être banni de la communauté ... »
Deux extraits significatifs de ce court roman anticonformiste , une espèce de sushi littéraire : surprenant au début , réaliste , au coeur de la société japonaise, froid en apparence, ambigu, curieux en tout cas....
Keiko, trente- six ans , célibataire travaille dans un Konbini, supérette ouverte vingt- quatre heures sur vingt- quatre ....
Important , elle y travaille à temps partiel .
Depuis l'enfance elle s'est toujours singularisée :réaliste , à l'école , elle sépara deux enfants qui se battaient , elle pensait bien agir , on finit par convoquer sa mère , autre anecdote plutôt comique dans la salle de classe ou encore l'épisode de l'oiseau mort ....
Du coup Keiko décide de se fondre dans la masse, n'en finit pas de mettre en place des stratégies afin qu'on l'oublie , ne parle plus hors de la maison, abandonne toute initiative personnelle.
Au lycée , son mutisme continue à poser problème .
Diplômée de l'université, elle décroche un job étudiant dans un Konbini , ——-emploi et petit univers rassurant——-ne postule plus à aucun autre emploi , au grand dam de ses parents ....
L'arrivée d'un jeune homme , lui aussi célibataire ...fera basculer son existence ..
L'auteure se régale en faisant l'éloge des anticonformistes ....

Sayaka .M se livre à une critique à peine masquée et en règle de la société japonaise, ses diktats, ses devoirs et ses petitesses, sa rigidité et ses rituels désuets eu égard à notre société occidentale ...( qui n'est pas , elle non plus réjouissante, bien sûr )
L'humour noir, le cynisme dosé , infusé par petites touches , le final , quelque peu glaçant transforment cette Histoire en petit bijou dont on pourrait dire encore beaucoup de choses .....
Au Japon , pour être respecté , doit - on obéir à tout le monde ,?
La singularité a t- elle droit de cité ?
Doit- on donner des explications à tout?
Peut - on rêver ?
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CallieTourneLesPages
  24 août 2019
Une réalité croquée dans ce roman. À la fois tendre, cruelle et corrosive, cette histoire est teintée d'humour et d'humour noir.
On aime Keiko qui est un personnage sympathique et plein d'humour dans sa différence face au monde et son environnement, on déteste toutes ses copines pimbeches et surtout on a envie de donner des claques à Shiraha, le sortir de cette baignoire et qu'il aille voir ailleurs.
Même si les 2 personnages représentent une liberté différente rejetée par la norme sociétale, l'un est clairement arriviste, feinéant et menteur alors que l'autre est selon moi autiste de haut niveau. Rien n'est fait pour adapter l'environnement à la perception sensible de Keiko alors elle le fait elle même. Les habitudes: . Faire corps avec le konbini qui est sécurisant. le rapport avec sa cadette qui pour l'aider en société lui trouve des mensonges de circonstances est à la fois émouvant mais tellement pathétique dans sa réaction face à Shiraha.
Oula j'en ai déjà bien trop raconté.
Lisez le, vous serez en immersion dans la société japonaise.
Je m'interroge, l'avertissement au début du livre explicite que l'auteur est elle même vendeuse en konbini mais est-elle cette Keiko ?
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cathulu
  05 mai 2019
Depuis l'enfance, Keiko a conscience de sa singularité dans la société nipponne où elle est née. Pragmatique à l'excès, elle décide ainsi de séparer à coups de pelle deux enfants qui se battent à l'école primaire, au grand dam des adultes présents, bien évidemment ;(scène qui m'a fait hurler de rire , tant le contraste est grand entre le problème posé et la manière dont il est résolu !).
Intelligente, Keiko met en place très tôt des stratégies pour passer inaperçue (tant au niveau du langage que de l'habillement) et ne plus attirer l'attention sur elle.
Décrochant dans un job d'étudiant dans une kombini, supérette ouverte 24 h sur 24 , 365 jours par an, Keiko connaît enfin le bonheur, tant l'univers organisé de façons quasi militaire correspond à ses aspirations. Diplômée de l'université, elle ne postule pourtant pas à un autre emploi, au grand désespoir de ses parents, qui rêvent de la voir mariée et mère de famille.
L'arrivée au kombini d'un jeune homme atypique va peut être changer la donne.
Quel régal que ces 143 pages constellées de marque-pages ! de manière parfois crue, l'auteure se livre ici à une critique en règle de la société japonaise et de ses diktats. L'humour noir, hyper transgressif, qui apparaît par petites touches, la fin,glaçante, font en outre de ce roman une lecture hautement réjouissante.
Et zou sur l'étagère des indispensables !
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Hanta
  10 octobre 2019
Ca y est je crois que j'ai enfin trouvé des livres qui me plaisent dans la littérature japonaise, à moins que je saisisse mieux sa subtilité.
Ce livre raconte le quotidien de Keiko qui travaille dans une supérette depuis ses études. Ce travail lui plaît et elle y trouve son bonheur. Mais son entourage n'accepte pas ce choix et lui met la pression pour qu'elle se plie aux normes sociales c'est-à-dire être mariée, avoir des enfants et mener une vraie carrière au lieu de végéter dans cette boutique depuis plusieurs années.
Cette histoire met le doigt sur les souffrances que peut vivre une personne différente ou qui a fait des choix qui ne correspondent pas aux attentes des autres. Parce qu'elle n'entre pas dans le moule social de la société japonaise, Keiko est le mouton noir. Tout le monde a son avis à donner et souhaite régenter sa vie, donc que ne ferait-elle pas pour acheter la tranquillité ? Mais vit-on sa vie pour faire plaisir aux autres ?
Ce récit est un court, avec un ton assez froid et distant. Ce style d'écriture reflète la personnalité du personnage principal.
C'est un roman que je recommande aux amoureux de la littérature japonaise et à ceux qui souhaiteraient découvrir ce genre !
Lien : http://leslecturesdehanta.co..
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PostTenebrasLire
  25 août 2019
Est davantage un témoignage qu'on objet littéraire : le témoignage de la pression sociale au Japon, la pression de la normalité.
La narratrice :
- n'est pas mariée
- n'a pas d'enfant
- n'a qu'un travail temporaire dans un Konbini (le titre original du roman)
Elle n'a jamais réussi à comprendre les codes de la communication humaine.
Alors le konbini est pour elle le refuge parfait : tout est codifié y compris et surtout les interactions humaines.
Pas besoin de savoir comment saluer : le manuel, la formation, la répétition se chargent de vous l'inculquer.
Un travail aussi aliénant est pour elle un cadre structuré, rassurant.
Mais, mais la société, ses amies, ses proches ne peuvent accepter et comprendre.
Que lui reste-t-il alors comme solution ?
Le subterfuge, l'illusion, l'apparence de la normalité.
C'est un livre qui nous renvoie à nos propres comportements.
En lisant le récit, on est plein d'empathie pour la narratrice.
On se dit "mais accepter la telle quelle est !"
Mais somme-nous, suis-je, capables de laisser les autres, les différents vivre en paix ?

Lien : https://post-tenebras-lire.n..
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Annette55Annette55   08 juillet 2019
«  La supérette est un lieu régi par la communauté .
Dans ce monde régi par la normalité, tout intrus se voit discrètement éliminé .
Tout être non conforme doit être écarté . »
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   27 août 2019
Elle préfère de loin avoir une aînée « normale », même avec des problèmes, qu’une sœur d’une autre planète à qui il n’arrive rien de mauvais. Ainsi, j’appartiendrais au monde ordinaire, celui qu’elle comprend.
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AxelinouAxelinou   08 septembre 2019
- Shihara, lui, est vraiment un cas désespéré. Il lui arrive même de tripoter son téléphone à la caisse.
- Pendant le service ? demandé-je, interloquée.
Laisser le portable au vestiaire, c’est la base du règlement. Je ne comprends pas comment on peut violer un principe aussi élémentaire. – p. 62
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cathulucathulu   05 mai 2019
Ainsi donc le corps, éprouvé par le travail physique, finit par ne plus être "utile". Peu importent le sérieux et l'ardeur que je mets à l'ouvrage, avec les ans, moi aussi, je suis sans doute condamnée à devenir un produit inutile dans cette supérette.
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PostTenebrasLirePostTenebrasLire   27 août 2019
Le corps, éprouvé par le travail physique, finit par ne plus être « utile ». Peu importent le sérieux et l’ardeur que je mets à l’ouvrage, avec les ans, moi aussi, je suis sans doute condamnée à devenir un produit inutile
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