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Philippe Jaccottet (Traducteur)
EAN : 9782020238144
238 pages
Éditeur : Seuil (03/02/1995)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Voici réunis en un seul volume les deux recueils de nouvelles publiés, le premier, Noces, en 1911, le second, Trois femmes, en 1924. Trois femmes font trois nouvelles portant chacune le nom d'une héroïne, énigmatique pour l'homme qui l'aime.

Noces comprend deux récits ayant pour personnages l'un Véronique, l'autre Claudine.

L'amour, la jalousie, le doute, l'union impossible, la solitude, tous les thèmes musiliens sont condensés dans c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Epictete
  30 décembre 2013
Un recueil de nouvelles du début du vingtième siècle, autour de personnages féminins, dans un quotidien qui pourrait être banal, et qui cache des désirs inavoués, bien cachés.par l'organisation de notre société, de nos familles et de nos positions sociales.
L'écriture de Robert Musil est agréable, même si le rythme est parfois un peu lent. Ça traîne, et on voudrait - lecteurs compulsifs - passer vite à la suite.
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meyeleb
  03 novembre 2011
1ère nouvelle, Grigia :
Homo a quitté sa femme et son fils pour mener une expédition géologique au milieu des Alpes italiennes. On saisit très vite que cette séparation va engendrer un effet de rupture avec sa vie passée. Plongé dans un « ailleurs » où la nature précède toute imprégnation morale, Homo cède à l'adultère sans aucune culpabilité, mu par un désir naturel presque mystique. Une belle écriture, des thèmes chers à Musil , dans le condensé d'une nouvelle.
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oustadnajib
  18 avril 2018
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
nelly76nelly76   27 mars 2020
LA PORTUGAISE

Nombre de pièces les désignaient sous le nom de Delle Catene ,d'autres sous celui de seigneurs von Ketten: venus du Nord,ils s'étaient arrêtés au seuil du midi,utilisant leur appartenance allemande ou latine selon que leur avantage le commandait ,ne se sentant liės à nul lieu qu'à eux -mêmes.( page 41).
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meyelebmeyeleb   03 novembre 2011
Il ne pouvait dissimuler que son coeur, quand il s'approchait d'elle, assise ainsi dans l'herbe, battait plus fort; comme il fait quand on entre dans le parfum des sapinières ou dans l'air aromatique qui s'élève du sol d'une forêt pleine de champignons. Il y avait néanmoins toujours, mêlé à cette émotion, un reste d'effroi devant la nature; on ne devrait jamais oublier que la nature n'est rien moins que naturelle, qu'elle est terreuse, raboteuse, vénéneuse et inhumaine partout où l'homme ne lui a pas imposé son joug. Probablement était-ce cela qui le liait à la paysanne et, pour une autre part, un étonnement toujours renouvelé à la trouver aussi semblable à une femme.
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nelly76nelly76   31 mars 2020
NOCES

--Vraiment ,tu ne peux venir?
--C'est impossible: tu sais que je dois m'efforcer d'en finir rapidement.
--Lili serait si heureuse....
--Bien sûr, bien sûr mais il n'y a pas moyen.
--Et partir sans toi ne me chante guère....(page 131)
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nelly76nelly76   26 mars 2020
GRIGIA

Pour tout homme,à une certaine période ,la vie ralentit visiblement, comme si elle hésitait à continuer ou songeait à changer de direction.C'est dans cette periode-là ,peut-être, que les accidents arrivent plus facilement.
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nelly76nelly76   31 mars 2020
TONKA ,Comme il jetait les yeux autour de lui ,il aperçut soudain ,dans un groupe d'enfants un visage par hasard en larmes, éclairé violemment par le soleil et se tordantde tous côtés comme un immonde ver,alors un souvenir l'envahit: Tonka !Tonka! Il sentit sa présence de la tête au pieds,et toute sa vie.Tout ce qu'il n'avait jamais pu savoir fut à ce moment-là devant lui ,comme si le bandeau de l'aveuglement était tombé de ses yeux;Mais peu de temps ,car l instant d'après il lui sembla seulement qu'une idée lui était passée rapidement par la tête. Cela lui arriva souvent dès lors et le rendit un peu meilleur que les autres ,à cause de cette chaude petite ombre sur le brillant de sa vie.A Tonka, cela ne servait plus de rien.Mais à lui ,si.Meme si la vie humaine s'écoule trop vite pour que l'on puisse en bien discerner chacune des voix,et lui répondre.( page 127)
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Video de Robert Musil (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Musil
Le désarroi du professeur Robert Musil (1981 / France Culture). Un documentaire d'Olivier Biegelmann et Mehdi El Hadj. Par Olivier Biegelmann. Avec Martin Flinker, Georges Schlosser, Jacques Bouveresse, Marie-Louise Roth, Pierre-Yves Pétillon. Réalisation : Mehdi El Hadj. Émission “Nuits magnétiques”, diffusée sur France Culture le 18 février 1981. Présentation des Nuits de France Culture : C'était en 1982, dans le numéro 363 de La Quinzaine littéraire, que Marguerite Duras écrivait que “L'Homme sans qualités” avait été une des plus grandes lectures qu'elle ait jamais faites, et qu'on n'en finirait pas d'écrire sur “ce fou de Musil”. « Il me semble qu'on peut dire que l'objet de l'écrivain Musil n'est pas seulement la littérature, écrivait Duras, qu'il est autre chose aussi qu'un écrivain, qu'il est autrement aussi qu'un écrivain, que ce n'est pas seulement la littérature qui le concerne : c'est ce qui semblerait irréductible à toute littérature qui le concerne ; par exemple : la vérité historique, l'incidence indéfinie d'une idée quelconque, qu'elle ait trait à l'aviation, aux mines de fer de l'Europe centrale ou à la reconsidération de l'essayisme au début du siècle. Musil, c'est ça aussi : la tentative de tout, du tout au monde. » En 1981, Olivier Biegelmann et Mehdi El Hadj consacraient une “Nuit magnétique” à celui dont Duras disait encore : « Musil porte à écrire, mais pas comme le printemps, pas comme la culture, l'instruction, mais comme soi-même, comme sa fatalité propre - de même que si tout le monde écrivait. »
Source : France Culture
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature des langues germaniques. Allemand>Romans, contes, nouvelles (879)
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