AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070439178
Éditeur : Gallimard (02/09/2010)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 38 notes)
Résumé :
" Ah. George. quel amour ! jamais homme n'a aimé comme je t'aime, je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d'amour ; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je marche, si je respire, si je parle ; je sais que j'aime, je meurs d'amour, d'un amour sans fin, sans nom, insensé, désespéré, perdu, tu es aimée, adorée. idolâtrée jusqu'à mourir ! Et non : je ne guérirai pas. Et non, je n'essaierai pas de vivre ; et j'aime mieux cela, et mourir en t'aimant vaut mieux ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Zazette97
  28 avril 2011
"Ô mon George, ma belle maîtresse" est un recueil regroupant la majorité des lettres échangées entre les écrivains George Sand et Alfred de Musset.
Juin 1833. A 29 ans, forte de ses succès littéraires "Indiana" et "Valentine", George Sand a le vent en poupe. Malheureusement, les amours ne suivent pas.
Mais lors d'un dîner, elle fait la rencontre du vicomte Alfred de Musset, de 6 ans son cadet, qu'elle invite à venir lui rendre visite.
Une correspondance débute alors mais s'interrompt rapidement car les deux écrivains, devenus amants, ne se quittent plus.
Lorsque George Sand contracte une dysenterie qui l'oblige à garder le lit, Musset préfère aller voir ailleurs que de rester au chevet de sa bien-aimée.
Alors qu'il tombe malade à son tour, elle se réfugie dans les bras de son médecin, Pietro Pagello.
Les échanges épistolaires reprennent de plus belle, les amants se rabibochent, se séparent à nouveau et remettent le couvert jusqu'au début de l'année 1835 où George Sand décide de quitter définitivement Musset.
La première lettre de ce recueil date du 23 juillet 1833 mais les archives attestent de l'existence de lettres datant du mois de juin. J'ignore pour quelle raison l'éditeur a jugé bon de sucrer ces premiers échanges...
Dans cette lettre, Musset témoigne à George Sand sa profonde admiration pour son roman "Lélia" et lui déclare ses sentiments dès le lendemain tout en appréhendant sa réaction.
La correspondance reprend à Venise le 27 mars 1834 lorsque Musset, guéri, regagne Paris sans George Sand.
Il reconnaît lui avoir fait beaucoup de mal mais se dit heureux de ne pas l'avoir détournée de l'amour puisqu'elle peut compter sur un homme qui l'aime.
Restée sans nouvelles de sa part, George Sand s'inquiète de son état de santé et affirme ne rien regretter de leur histoire puisque c'était là leur destinée que de ne jamais se comporter en amants ordinaires.
Elle lui fait part de ses tendances au spleen, de ses soucis financiers (son orgueil lui fera d'ailleurs toujours refuser son aide), lui soumet des manuscrits et le charge de certaines courses (la fin de chacune de ses lettres se veut d'ailleurs étonnamment pragmatique).
De son côté, Musset tente péniblement de reprendre goût à la vie et à l'amour.
Malgré leur séparation, tous deux continuent à maintenir cette amitié singulière qui les unit tendrement.
Ces lettres sont cependant pleines de contradictions ! Tous deux se souhaitent l'un à l'autre d'être heureux et de trouver l'amour mais pleurent à l'idée d'en être exclus.
Sand requiert la présence de Pagello pour prendre soin d'elle mais éprouve tout autant le besoin de materner un homme, en l'occurrence Musset qu'elle se plaît à appeler son "enfant".
Quant à Musset qui se dit heureux de la savoir comblée par un autre, ses dernières lettres montrent bien que leur amitié ne lui a jamais suffi.
La correspondance s'achève d'ailleurs brutalement, lorsque George Sand comprend que leur bonheur à tous les deux exige qu'ils rompent tout contact.
J'ai passé quelques heures dans l'intimité de deux êtres très doués pour parler d'amour, beaucoup moins pour le vivre sans se déchirer...
Comme le dit très justement George Sand, "L'amour c'est le bonheur qu'on se donne mutuellement". A l'évidence, ces deux-là ne savaient pas s'aimer sans se faire souffrir l'un et l'autre.
Dommage pour eux, mais tant mieux pour le lecteur qui peut se délecter de cette prose passionnée et délicieusement surannée.
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          101
jeeves_wilt
  14 août 2018
Pour les amoureux épistolaire de toute évidence, le charme désuet de la correspondance quel régal. Ils font montrent de leur relation à un point tel qu'on n'a l'impression de rêver nos vies, la citation de M. Wilde prend tout son sens; La vie est une chose rare, la plupart des gens ne font qu'exister... C'est exactement ce que j'ai ressenti en lisant leurs lettres, ils vivaient, nous? J'en doute...
On hésite, on calcule, surtout la retraite... Et en définitive on reste devant l'écran, navrant!
Commenter  J’apprécie          70
Entournantlespages
  03 novembre 2014
Une correspondance sur deux auteurs français du XIXème siècle, trouvée par hasard en librairie. Je n'ai pas hésité longtemps pour l'acheter étant sûre d'être agréablement transportée par la beauté des mots de ces deux amants.
Dans ce livre nous est dévoilé une partie de la correspondance amoureuse entre Alfred de Musset et George Sand, après leur première histoire. Oui car au moment de ces nombreuses lettres, ils sont séparés, ce qui ne diminue en rien l'intérêt de leurs écrits.
Ayant adoré La confession d'un enfant du siècle grâce à la plume magnifique d'Alfred de Musset, j'ai voulu en savoir davantage sur la vie de ces deux auteurs (La confession d'un enfant du siècle relatant sans le dire l'histoire de l'auteur avec George Sand).
Donc je me suis plongée dans ces lettres, très belles, parfois poétiques, et remplis d'émotions.
Le XIXème siècle est marqué par le réalisme et le naturalisme, et les auteurs de cette époque essayent de relater avec réalisme une fiction. Ici les personnages sont réels, tout comme l'histoire, ce qui fait qu'on peut s'attacher encore plus à ces deux personnes.
Bon, j'ai trouvé néanmoins des choses qui m'ont embêtée dans ma lecture. Les lettres parfois assez longues (bon, d'accord, tout est relatif), et qui sont, de mon point de vue, les moins intéressantes (problèmes d'argent, parlent de la vie de leurs amis respectifs). L'écart entre certaines lettres qui m'a donné l'impression parfois d'avoir manqué un épisode (même si au final c'est assez facile de suivre). Et aussi la lettre qui clôture ce livre. Non mais qu'est-ce que c'est que cette dernière lettre ? J'ai envie de savoir la suite moi ! Mais, ce n'est pas un roman feuilleton, ici c'est la vraie vie et avec du recul, cette fin m'a amusé.
Lien : http://entournantlespages.bl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
sandraboop
  19 juin 2018
quel amour passionné et surprenant ! on ne sait s il est amoureux, filial, amical, passion ou tout ça à la fois. c est beau c'est bien écrit. on se demande si c'est spontané tant c est bien construit mais quand on découvre les dates ça ne peut que l être.
entre sentiment et tracasseries quotidiennes on est plongé dans l histoire d amour entre écrivains qui me passionne.
parfois gênée par les mots manquants suite aux souhaits des protagonistes mais souvent emportée par leur lyrisme... qui a déjà commandé des oeuvres de l'un et l autre et surtout la confession d un enfant du siècle et Elle et lui ?
emportée ce petit recueil de lettres se lit rapidement et avidemment.
Commenter  J’apprécie          40
lelivredapres
  22 août 2013
C'est en ces termes qu'Alfred de Musset s'adressait à George Sand dans l'une des lettres qu'il lui envoya en 1834, au cours d'une relation brève et mouvementée, mais qui compta et laissa des traces...
Voir la suite sur le livre d'après
http://lelivredaprès.com/
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (50) Voir plus Ajouter une citation
Nath2440Nath2440   12 février 2012
Qu'elle est la plus belle de ces deux époques de la vie morale... Peut-être est-ce la première...C'est un sentier dans la montagne; dangereux et pénible mais qui mène à des hauteurs sublimes et qui domine toujours le monde plat et monotone où végètent les hommes sans énergie. Tu n'es pas de ceux qu'une fatigue vaine doit décourager ni qu'une chute peut briser. Tu n'es pas destiné à ramper sur la boue de la réalité. Tu es fait pour créer ta réalité toi-même dans un monde plus élevé, et pour trouver tes joies dans le plus noble exercice des facultés de ton âme. Va, espère, et que ta vie soit un poème aussi beau que ceux qu'a rêvés ton intelligence. Un jour tu les reliras avec les saintes joies de l'orgueil. Tu verras peut-être derrière toi bien des débris. Mais tu seras debout et sans tache au milieu des trahisons, des bassesses et des turpitudes d'autrui. Celui qui s'est toujours livré loyalement et généreusement peut avoir à souffrir mais à rougir jamais, et peut-être que la récompense est là tout entière.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
Solex-NoirSolex-Noir   13 juin 2015
Ne crois pas, ne crois pas, Alfred, que je puisse être heureuse avec la pensée d'avoir perdu ton coeur. Que j'aie été ta maîtresse ou ta mère, peu importe. Que je t'aie inspiré de l'amour ou de l'amitié, que j'aie été heureuse ou malheureuse avec toi, tout cela ne change rien à l'état de mon âme à présent. Je sais que je t'aime, et c'est tout. Mais non pas avec cette soif [douloureuse] de t'embrasser sans te donner la mort. Mais avec une force toute virile et aussi avec toutes les tendresses de l'amour féminin. Veiller sur toi, te préserver de tout mal, de toute contrariété, t'entourer de distractions et de plaisirs, voilà le besoin et le regret que je sens depuis que je t'ai perdu...pourquoi cette tâche si douce et que j'aurais remplie avec tant de joie est-elle devenue peu à peu si amère et puis tout à coup impossible ? Quelle fatalité a changé en poison les remèdes que je t'offrais ? Pourquoi, moi qui aurais donné tout mon sang, pour te donner une nuit de repos et de calme, suis-je devenue pour toi, un tourment, un fléau, un spectre ? Quand ces affreux souvenirs m'assiègent ( et à quelle heure me laissent-ils en paix ? ) je deviens presque folle. Je couvre mon oreiller de larmes. J'entends ta voix m'appeler dans le silence de la nuit. Qu'est-ce qui m'appellera à présent ? Qui est-ce qui aura besoin de mes veilles ? à quoi emploierai-je la force que j'ai amassé pour toi, et qui maintenant se tourne contre moi-même ? oh ! mon enfant, mon enfant ! que j'ai besoin de ta tendresse et de ton pardon ! Ne parle pas du mien, ne dis jamais que tu as eu des torts envers moi. Qu'en sais-je ? Je ne me souviens plus de rien, sinon que nous aurons été bien malheureux et que nous nous sommes quittés. Mais je sais, je sens que nous nous aimerons toute la vie avec le coeur, avec l'intelligence, que nous tâcherons par une affection sainte de nous guérir mutuellement du mal que nous avons souffert l'un pour l'autre,, hélas non ! Ce n'était pas notre faute, nous suivions notre destinée, et nos caractères plus âpres, plus violents que ceux des autres, nous empêchaient d'accepter la vie des amants ordinaires. Mais nous sommes nés pour nous connaître et pour nous aimer, sois-en sûr. Sans ta jeunesse et ta faiblesse que tes larmes m'ont causée, un matin, nous serions restés frère et soeur. [...]Tu m'as reproché dans un jour de fièvre et de délire de n'avoir jamais su te donner les plaisirs de l'amour. J'en ai pleuré alors, et maintenant je suis bien aise qu'il y ait quelque chose de vrai dans ce reproche. Je suis bien aise que ces plaisirs aient été plus austères, plus voilés que ceux que tu retrouveras ailleurs. Au moins tu ne te souviendras pas de moi dans les bras des autres femmes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
manonsmnmanonsmn   01 juin 2013
Quelle que soit ta haine ou ton indifférence pour moi, si le baiser d'adieu que je t'ai donné aujourd'hui est le dernier de ma vie, il faut que tu saches qu'au premier pas que j'ai fait dehors avec la pensée que je t'avais perdue pour toujours, j'ai senti que j'avais mérité de te perdre, et que rien n'est trop dur pour moi. S'il t'importe peu de savoir si ton souvenir me reste ou non, il m'importe à moi, aujourd'hui que ton spectre s'efface déjà et s'éloigne devant moi, de te dire que rien d'impur ne restera dans le sillon de ma vie où tu as passé, et que celui qui n'a pas su t'honorer quand il te possédait, peut encore y voir clair à travers ses larmes, et t'honorer dans son coeur, où ton image ne mourra jamais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          91
mandarine43mandarine43   04 août 2011
[ George Sand : ]

Je ne me souviens plus de rien, sinon que nous aurons été bien malheureux et que nous nous sommes quittés. Mais je sais, je sens que nous nous aimerons toute la vie avec le coeur, avec l'intelligence, que nous tâcherons par une affection sainte de nous guérir mutuellement du mal que nous avons souffert l'un pour l'autre, hélas non ! ce n'était pas notre faute, nous suivions notre destinée, et nos caractères plus âpres, plus violents que ceux des autres, nous empêchaient d'accepter la vie des amants ordinaires. Mais nous sommes nés pour nous connaitre et nous aimer, sois-en sûr.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90
Solex-NoirSolex-Noir   13 juin 2015
Adieu mon enfant [...] quelle que soit ta haine ou ton indifférence pour moi, si le baiser d'adieu que je t'ai donné aujourd'hui est le dernier de ma vie, il faut que tu saches qu'au premier pas que j'ai fait dehors avec la pensée que je t'avais perdue pour toujours, j'ai senti que j'avais mérité de te perdre, et que rien n'est trop dur [pour] moi. S'il t'importe peu de savoir si ton souvenir me reste ou non, il m'importe à moi, aujourd'hui que ton spectre s'efface déjà et s'éloigne devant moi, de te dire que rien d'impur ne restera dans le sillon de ma vie où tu as passé, et que celui qui n'a pas su t'honorer quand il te possédait, peut encore y voir à travers ses larmes, et t'honorer dans son coeur, où ton image ne mourra jamais.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Videos de Alfred de Musset (63) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Alfred de Musset
Se voir le plus possible..., Alfred de Musset dit par Claude Laydu
autres livres classés : correspondanceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Alfred de Musset

C'était, dans la nuit brune,/Sur le clocher jauni,/La lune/Comme un point sur un i. Ces vers de Musset très célèbres sont extraits de quel poème?

Lune brune
Ode à la lune
Ballade à la lune

10 questions
26 lecteurs ont répondu
Thème : Alfred de MussetCréer un quiz sur ce livre