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ISBN : 201215588X
Éditeur : Hachette Livre BNF (01/04/2013)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Oeuvres complètes de Alfred de Musset.... Poésies
Date de l'édition originale : 1889-1891

Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Aurel82
  04 mai 2017
Je connaissais pas la poésie De Musset avant. Je le connais surtout pour son théâtre, Lorenzaccio avant tout. Ce fut une très belle découverte. Il n'est pas dans la lignée de Voltaire ou Baudelaire mais je dirais plutôt dans celle de Ronsard dans sa vision (libre) de l'amour. Ses poèmes sont moins dramatiques que ses pièces de théâtre. Il ne donne pas l'image du poète torturé, qu'il désacralise d'ailleurs! Sa poésie est vraiment à découvrir (je vais en poster quelques uns pour vous en donner une petite idée!). Il mériterait d'être un peu plus connu pour ses vers.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
Aurel82Aurel82   14 mai 2017
À une fleur

Que me veux-tu, chère fleurette,
Aimable et charmant souvenir ?
Demi-morte et demi-coquette,
Jusqu'à moi qui te fait venir ?

Sous ce cachet enveloppée,
Tu viens de faire un long chemin.
Qu'as-tu vu ? que t'a dit la main
Qui sur le buisson t'a coupée ?

N'es-tu qu'une herbe desséchée
Qui vient achever de mourir ?
Ou ton sein, prêt à refleurir,
Renferme-t-il une pensée ?

Ta fleur, hélas ! a la blancheur
De la désolante innocence ;
Mais de la craintive espérance
Ta feuille porte la couleur.

As-tu pour moi quelque message ?
Tu peux parler, je suis discret.
Ta verdure est-elle un secret ?
Ton parfum est-il un langage ?

S'il en est ainsi, parle bas,
Mystérieuse messagère ;
S'il n'en est rien, ne réponds pas ;
Dors sur mon coeur, fraîche et légère.

Je connais trop bien cette main,
Pleine de grâce et de caprice,
Qui d'un brin de fil souple et fin
A noué ton pâle calice.

Cette main-là, petite fleur,
Ni Phidias ni Praxitèle
N'en auraient pu trouver la soeur
Qu'en prenant Vénus pour modèle.

Elle est blanche, elle est douce et belle,
Franche, dit-on, et plus encor ;
A qui saurait s'emparer d'elle
Elle peut ouvrir un trésor.

Mais elle est sage, elle est sévère ;
Quelque mal pourrait m'arriver.
Fleurette, craignons sa colère.
Ne dis rien, laisse-moi rêver.
+ Lire la suite
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Aurel82Aurel82   27 juin 2019
cœur

Poète : Alfred de Musset (1810-1857)

Recueil : Premières poésies (1829).

J'ai dit à mon cœur, à mon faible cœur : 
N'est-ce point assez d'aimer sa maîtresse ? 
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, 
C'est perdre en désirs le temps du bonheur ?

Il m'a répondu : Ce n'est point assez, 
Ce n'est point assez d'aimer sa maîtresse ; 
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse 
Nous rend doux et chers les plaisirs passés ?

J'ai dit à mon cœur, à mon faible cœur : 
N'est-ce point assez de tant de tristesse ? 
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse, 
C'est à chaque pas trouver la douleur ?

Il m'a répondu : Ce n'est point assez, 
Ce n'est point assez de tant de tristesse ; 
Et ne vois-tu pas que changer sans cesse 
Nous rend doux et chers les chagrins passés ?
+ Lire la suite
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Aurel82Aurel82   04 mai 2017
Le coeur d'un homme vierge est un vase profond.
Lorsque la première eau qu'on y verse est impure,
La mer y passerait sans laver la souillure,
Car l'abîme est immense, et la tache est au fond.
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Aurel82Aurel82   19 mai 2017
Vous les regrettiez presque en me les envoyant,
Ces vers, beaux comme un rêve et purs comme l’aurore.
Ce malheureux garçon, disiez-vous en riant,
Va se croire obligé de me répondre encore.

Bonjour, ami sonnet, si doux, si bienveillant,
Poésie, amitié que le vulgaire ignore,
Gentil bouquet de fleurs, de larmes tout brillant,
Que dans un noble coeur un soupir fait éclore.

Oui, nous avons ensemble, à peu près, commencé
À songer ce grand songe où le monde est bercé.
J’ai perdu des procès très chers, et j’en appelle.

Mais en vous écoutant tout regret a cessé.
Meure mon triste coeur, quand ma pauvre cervelle
Ne saura plus sentir le charme du passé.
+ Lire la suite
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Aurel82Aurel82   14 mai 2017
À la Pologne

Jusqu'au jour, ô Pologne ! où tu nous montreras
Quelque désastre affreux, comme ceux de la Grèce,
Quelque Missolonghi d'une nouvelle espèce,
Quoi que tu puisses faire, on ne te croira pas.
Battez-vous et mourez, braves gens. — L'heure arrive.
Battez-vous ; la pitié de l'Europe est tardive ;
Il lui faut des levains qui ne soient point usés.
Battez-vous et mourez, car nous sommes blasés !
+ Lire la suite
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Se voir le plus possible..., Alfred de Musset dit par Claude Laydu
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