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ISBN : 2702163637
Éditeur : Calmann-Lévy (24/04/2018)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.77/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Un campus prestigieux figé sous la neige
Trois amis liés par un secret tragique
Une jeune fille emportée par la nuit

Côte d’Azur - Hiver 1992
Une nuit glaciale, alors que le campus de son lycée est paralysé par une tempête de neige, Vinca Rockwell, 19 ans, l’une des plus brillantes élèves de classes prépas, s’enfuit avec son professeur de philo avec qui elle entretenait une relation secrète. Pour la jeune fille, « l’amour es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (47) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  26 avril 2018

Souvent comparé au transfert de Neymar du FC Barcelone vers le Paris Saint Germain, Guillaume Musso a donc finalement quitté les éditions XO pour rejoindre Calmann-Levy.
Les raisons officieuses sont nombreuses : Des couvertures laides imposées par l'ancien éditeur, l'obligation de devoir publier un roman par an, des titres un peu niais qui n'étaient pas le premier choix du romancier ( Parce que je t'aime, Que serais-je sans toi ? ). Et quelques millions de plus à ajouter à un patrimoine déjà conséquent doit également avoir eu son importance.
Musso, souvent moqué par les critiques, espère sans doute également pouvoir redorer son blason d'écrivain à part entière en signant avec cet éditeur qui, en son temps, publia Victor Hugo, Honoré de Balzac ou Lamartine.
"Le roman le plus médiocre a sans doute plus de valeur que la critique qui le dénonce comme tel."
Et il nous délivre donc aujourd'hui le premier fruit de ce nouveau partenariat.
Pour le titre, on a déjà fait moins mièvre quand même que "La jeune fille et la nuit", ou que sa phrase d'accroche, "L'amour est tout ou il n'est rien"...
La quatrième de couverture est un échec. Oh, certes, elle parvient à intriguer mais le résumé, en plus d'être trompeur, révèle des évènements qui ne sont dévoilés qu'à mi-livre. Gâchant une partie du suspense qui est le grand point fort de ce nouveau roman, ce qui est toujours un peu dommage.
Quant au style, il ressemble toujours davantage à celui de Guillaume Musso qu'à celui de Gustave Flaubert ( qui fut également publié chez Calmann-Levy ), et si j'ai trouvé un peu moins de maladresses dans l'écriture que dans ses derniers romans, certains clichés l'excluent cependant d'office des hautes sphères de la littérature.
Pour autant, j'ai davantage apprécié ce roman que les précédents thrillers policiers de l'auteur. Alors que j'étais à la limite de l'ennui avec La fille de Brooklyn ou Central Park, je dois bien avouer que ça faisait longtemps que je n'avais pas lu un Musso aussi rapidement, avec cette volonté d'y revenir à chaque fois que j'avais quelques minutes devant moi.
Thomas Degalais, le narrateur de la jeune fille et la nuit, a de nombreux points communs avec l'auteur . Ils ont tous les deux approximativement le même âge, le même métier de romancier, et ils se sont tous les deux expatriés aux Etats-Unis.
Et surtout, ils ont tous les deux passé leur enfance sur la Côte d'Azur, la région dans laquelle se situera toute l'intrigue, sans course-poursuite agaçante cette fois entre Paris et les USA.
On a même droit à une mise en abîme flagrante :
"J'ai trouvé un titre pour le livre que vous finirez par écrire sur Vinca : La jeune fille et la nuit."
Musso s'est donc identifié plus que jamais à son personnage principal, même si l'histoire n'a évidemment rien d'autobiographique.
Thomas Degalais est donc de retour en France, et plus précisément dans son ancien lycée, le plus prestigieux d'Antibes : l'établissement Saint Exupery.
Mais la principale raison de sa venue est toute autre : Il a été appelé d'urgence par son ami Maxime. En effet, le lourd secret qu'ils cachent tous les deux depuis 1992 risque de refaire surface aujourd'hui.
Un secret qui a un lien avec la prochaine rénovation du gymnase de leur lycée ...
"Le début des travaux était imminent et, avec lui, le début de notre chute."
Tous deux ont d'ailleurs reçu une menace explicite : Quelqu'un est au courant de leur forfait et a bien l'intention de se venger.
Vingt-cinq ans plus tard, les élèves de la promotion 1992 sont donc conviés à une réunion de retrouvailles avec certains de leurs anciens professeurs. Outre Thomas et Maxime, d'autres personnages viendront jouer un rôle plus ou moins important.
Le roman s'ouvre avec Manon Agostini, devenue policière, et qui dès le prologue trouve le cadavre d'une femme abandonnée sur les rochers, le visage pulvérisé. Qui est-elle ? Il faudra longtemps patienter pour le savoir.
Stéphane Pianelli est quant à lui devenu journaliste et sera le "fouille-merde" de circonstances. Ami ou ennemi ?
Fanny Brahimi est quant à elle devenue cardiologue et a eu son rôle à jouer dans la tragédie passée.
Les parents de Thomas, Annabelle et Richard Degalais, qui ont tous deux été proviseurs de l'établissement jusqu'à la fin des années 90 seront également de la partie.
Manqueront en revanche à l'appel Vinca Rockwell et Alexis Clément. L'élève et le professeur de philosophie partageaient en effet une folle passion et se seraient enfuis jusqu'à Paris lors de cette fameuse année 1992, date après laquelle ils disparaîtront purement et simplement de la circulation.
"Ils s'étaient littéralement évaporés."
Et c'est autour de cette double disparition que s'articulera le roman, qui démêlera le vrai du faux à grand renfort de rebondissements et de révélations bien souvent imprévisibles.
Un genre de thriller psychologique qui s'appuie davantage sur la multitude de retournements de situation que sur la profondeur des personnages.
"Un retournement de situation un peu éventé dans un roman policier."
Avec de réguliers retours dans le passé, vingt-cinq ans plus tôt, La jeune fille et la nuit livrera progressivement tous ses secrets, y compris les plus inattendus. Musso détient les ficelles et nous mène en bateau, faisant presque penser parfois à Michel Bussi.
Vinca Rockwell sera au centre de l'intrigue. A dix-neuf ans, en hypokhâgne, elle déchaînait en effet toutes les passions.
"Une fille dont tous les garçons étaient amoureux à l'époque."
Les professeurs comme les élèves étaient fascinés par cette mystérieuse jeune femme qui dégageait sensualité, charme et magnétisme.
Ce n'était donc pas son physique qui ensorcelait à ce point son entourage masculin - auquel Thomas était le premier à appartenir - mais son apparence ne semblait quand même pas particulièrement repoussante.
"Elle personnifiait une sorte de chic français, quelque part entre Brigitte Bardot et Laetitia Casta."
Mais qui était-elle réellement à cette époque ?
Thomas avait-il raison de l'admirer autant, d'avoir été si totalement envoûté par cette sirène ? Ou était-il aveugle ?
En tout cas, sans elle, il n'est jamais parvenu à se construire totalement. Vingt-cinq après, elle lui manque toujours.
"Vinca était-elle une victime ou une manipulatrice diabolique ?"
Principalement par l'intermédiaire de cette énigmatique jeune femme, Musso nous livre de nombreux clichés sentimentaux.
"La seule et unique personne capable de nous guérir à tout jamais de la solitude."
Il en abuse un peu trop dans ce roman qui exacerbe les sentiments amoureux au point de leur donner un côté un peu ridicule.
"Vivre avec elle me faisait souffrir, mais vivre sans elle m'aurait tué."
Mais bon, évoquer la passion fait partie de la marque de fabrique de l'auteur.
Plus incorrigible, cet étalage de culture auquel on a droit désormais systématiquement. Autant je trouve les citations en début de chapitre particulièrement intéressantes et appropriées, autant quand les personnages s'expriment en citant Stendhal, Malherbe ou Juliette Drouet ... ça ne fait jamais très naturel.
Je ne doute pas que Musso soit quelqu'un d'extrèmement instruit, mais à mon sens il ne parvient pas à distiller ses nombreuses connaissances de façon à donner une plus-value à ses livres.
Il abuse des listes de livres, de films, de chansons, d'artistes ayant séjourné sur la Côte d'Azur ( avec un petit clin d'oeil au passage à Sean Florenz, le célèbre peintre de son précédent roman ) et même de marques de montres Suisses, avec ou sans rapport avec son intrigue.
Toujours est-il que ces digressions ont d'autant moins d'utilité qu'elles créent souvent des dissonances dans les dialogues.
Le petit clin d'oeil à Maxime Chattam était quand même sympa.
Ancré dans l'actualité ( terrorisme, Trump ), Musso évoque aussi un peu la politique, et notamment le gouvernement Macron dont il semblerait être un fervent partisan.
"Si quelque chose devait changer dans ce pays, ce serait maintenant ou ce ne serait jamais."

Rien de bien nouveau sous le soleil de la côte d'Azur donc.
Si on peut regretter une écriture toujours aussi reconnaissable - et ça n'est pas un compliment - il s'agit en revanche à mes yeux du meilleur Musso dans le genre du thriller policier et l'intrigue reste très prenante de la première à la dernière page tant elle ne laisse pas deviner grand chose de la suite et tant elle fourmille de révélations et de rebondissements inattendus, nous entraînant dans sa toile machiavélique qu'on le veuille ou non.
A condition de ne pas être trop exigeant et de ne pas rechercher davantage qu'un moment de détente tout en suspense, ce nouveau cru demeure donc tout à fait honorable et accomplit pleinement son rôle.
Je demeure cependant curieux de lire un jour un polar qui serait coécrit par les deux frères, Valentin et Guillaume, tant avec le style du premier et les idées du second on pourrait aboutir à un très beau résultat. Mais cette idée est probablement utopique.

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Franckync
  20 mai 2018
Titre : La jeune fille et la nuit
Auteur : Guillaume Musso
Année : 2018
Editeur : Calmann Levy
Résumé : Thomas Degalais est de retour sur la côte d'azur. Devenu un écrivain à succès celui qui a fréquenté le prestigieux lycée St Exupéry dans les années 90 revient dans l'établissement à l'occasion d'une réunion d'anciens élèves. Fraîchement débarqué de New-York Thomas doit faire face à son passé alors que des travaux d'agrandissement d'une aile du lycée risquent de mettre à jour des secrets enfouis depuis près de vingt ans. Alors commence une quête personnelle et familiale où les masques tombent et où les certitudes de Thomas vont s'écrouler au fil de l'enquête.
Mon humble avis : Guillaume Musso : un nom synonyme de succès hors-normes, de ventes faramineuses, de littérature populaire, d'une mécanique bien huilée, de parutions millimétrées. Les chiffres font tourner la tête : plus de trente millions de romans vendus, traduit dans près de 40 langues, l'auteur le plus vendu dans l'hexagone, bref un véritable phénomène d'édition et un auteur dont le nom symbolise à lui seul ce que l'intelligentsia littéraire exècre. Car on ne lit pas Musso comme on lit d'autres auteurs, difficile de ne pas avoir d'à-priori sur l'écrivain Antibois, difficile de chroniquer un roman déchainant autant de passions. Je vais pourtant tenter de m'y atteler en étant le plus honnête possible, en oubliant les avis contrastés glanés ici et là ces dernières semaines. Tout d'abord je tenais à vous préciser le contexte dans lequel j'entamais ce roman: je venais de finir la lecture de deux romans français encensés par la critique : dos au mur de Nicolas Rey puis centre de Philippe Sollers. le premier cité fut une lecture touchante bien qu'éminemment nombriliste dans la veine des précédentes productions de l'auteur. Pour le deuxième (c'était mon premier Sollers) je serais bien incapable de donner un avis tant ce texte m'a laissé de marbre. Beaucoup crieront au génie je n'y ai pour ma part trouvé qu'ennui et incompréhension. Tous les goûts sont dans la nature j'en conviens et il n'est pas rare que votre humble serviteur passe complètement à côté d'un roman dit intellectuel. Je finissais donc ce Sollers avec soulagement avant de m'attaquer au nouveau pavé de Musso. Pour ceux qui ne sont pas lecteurs assidus de mes modestes chroniques je tiens tout d'abord à préciser deux choses : la première est que je suis plutôt enclin à soutenir la littérature populaire et mon expérience personnelle tend à prouver que des auteurs méprisés comme Sulitzer ou Bellemare peuvent être un bon marche-pied pour accéder à des textes plus ambitieux quelques années plus tard. La deuxième chose est qu'il est primordial de faire rentrer les gens dans les librairies et qu'à cet égard les auteurs comme Levy ou Musso sont des locomotives indispensables au devenir de toute une industrie. Ceci étant dit il serait peut-être temps que je me concentre sur le texte au lieu de digresser mais peut-être n'ai-je tout simplement pas grand chose à dire sur ce bouquin....La jeune fille et la nuit est d'abord un livre d'enquête à priori le style de prédilection de l'auteur. le style est simple, truffé de références littéraires, musicales ou générationnelles. Autant l'avouer d'emblée j'ai été gêné par beaucoup de tournures de phrases, Musso empile les clichés comme d'autres avant lui mais cette accumulation finit par devenir très gênante au fil de la lecture. A contrario la mécanique est brillante, léchée et les rebondissements incessants, cela en fait un objet tout a fait addictif. Surement l'une des clés de son succès d'ailleurs...La jeune fille et la nuit est donc un roman au rythme haletant, un bouquin à tiroirs, une oeuvre hautement estimable même si la perfection de la mécanique prime sur le texte lui-même. A aucun moment je ne m'y suis ennuyé, j'ai été charmé, parfois irrité par certains personnages caricaturaux, mais je reconnais à l'auteur un savoir-faire certain et un sens du rythme et de la construction évident. Pour être franc, il me semble que je pourrais citer des dizaines d'auteurs aussi doué que Musso pour ce type d'entreprise mais force est de constater que lui seul a su trouver les clés pour toucher toute une génération de lecteur et à cet égard je ne peux que m'incliner devant le succès de Monsieur  Musso.
J'achète ? : Cette section est-elle bien utile dans ce cas précis ?
Lien : https://francksbooks.wordpre..
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audelagandre
  08 mai 2018
Alors ? il est comment le dernier Musso ?
Question rituelle et récurrente ...
Avant, lorsque je ne chroniquais pas les livres que je lisais, on me faisait souvent ressentir une espèce de honte latente lorsque je disais le lire...
Tu lis Musso toi ?? Oh lala, c'est pas un peu de la daube ce truc là ? (et oui, tout le monde lisait invariablement le dernier Nothomb, qui chaque année devenait de plus en plus fin, coûtait le même prix et me sortait par les trous de nez depuis que je l'avais vue à la télé, chapeautée entrain de bouffer des fruits pourris)
Qu'est ce que j'en ai entendu !!!
C'est pas de la" bonne" littérature... c'est trop "simpliste"... trop "simplet".... les ficelles sont trop grosses.... ça manque de tout : de jolis mots, d'idées, d'une histoire qui tienne la route.
Bref lire Musso, c'était pas politiquement correct, le bas de l'échelle en littérature, la loose quoi.
A ce jour, le gars a vendu 30 millions de romans mais personne ne le lit (officiellement).
D'ailleurs, avez-vous lu beaucoup de chroniques sur son dernier livre ? A part dans la presse je veux dire ?? Cherchez l'erreur...
Le miracle de l'édition : il a vendu 30 millions de bouquins à sa famille et le reste est dans sa cave.( hiver, neige, cheminée, feu ??)
Trente millions selon les autorités: 3 pelés, 4 tondus selon la police.
En gros, on le lit sous le manteau, ( comme "Lui " dans les années 90), et on cache bien la couverture derrière un bon bouquin de philo, genre Hannah Arendt qui a l'air d'être super à la mode, elle !
Ca me fait penser à la remise des césars : les films dits "populaires" qui ne sont jamais récompensés, pas assez bien pour l'intelligentsia bobo.
On nous gave le mou avec des trucs imbitables genre festival de Cannes où personne ne comprend rien. Y a qu'à lire Télérama, tu tombes de ta chaise quand tu regardes un film qu'ils ont encensé ou un livre qu'ils ont porté aux nues. Je vais me faire des copains ;-)
Vous l'aurez compris, ça m'énerve. Et chaque année, je m'énerve.
Les auteurs qui réussissent ont mon admiration, réussite intelligible ou non, ils ont un peu bossé, écrire un roman c'est quand même pas l'équivalent d'une promenade sur la plage.
A ceux qui n'en sont pas encore là, je souhaite le même succès grâce à des lecteurs lambda, dans mon genre, pour leur faire une petite mise sous le projecteur.
Guillaume Musso a su conquérir son lectorat, avoir ses fidèles et tous les auteurs voudraient bien pourvoir jouir de cette fidélité et de ce succès là!
Ne nous mentons pas, et cessons une fois pour toute d'avoir honte de ce que nous lisons, ou d'aimer ce que nous aimons. C'est stupide et complètement puéril.
Bref, je passe aussi sur la polémique gonflante du changement d'éditeur.
Il fait encore ce qu'il veut. Il a eu un gros chèque. Et alors ??? Il l'a volé ??
Est-ce qu'on s'en fout pas un peu de connaitre les arcanes du changement, personnellement je m'en fous comme de l'an 40.
Bref, 16ème roman donc, 1 par an à peu près, attendu comme le Messie, par moi notamment la pelée des 3 pelés et 4 tondus.
Pourquoi donc ? Parce que je dévore ses romans en moins de 24 heures. Que je suis totalement embarquée... que je ne pense plus à grand chose d'autre... que je rentre complètement dans son univers et quand j'en sors, et bien je suis un peu triste.
Un an à attendre le suivant c'est long.
Je dis qu'il fait le job, celui que j'attends d'un bouquin, c'est à dire de vous emporter dans une autre réalité, avec des personnages dont on se sent proche, qui vous procurent des émotions et qui pourraient être vos voisins de pallier.
On dira oui mais l'écriture alors ? Ben quoi l'écriture ? C'est pas Sartre ! Je ne crois pas que se soit vraiment son but !
Et puis, son style progresse de livres en livres, on est quand même à des années lumière de "Et après ", son premier roman.
C'est ma petite pause, entre 2 polars, un très bel échappatoire que je ne renie plus.
Il est comment donc le nouveau Musso ?
Il est bien, et même très bien. Il est prenant ! Voilà !
Cette fois-ci, il nous embarque à Antibes ( il a abandonné New-York terre de prédilection de ses romans). L'action se déroule en 2 temps :
- Hiver 1992
- Printemps 2017
En 1992, Vinca, brillante élève de prépa s'enfuit avec son prof de philo. On ne les reverra jamais.
En 2017, les meilleurs amis de Vinca se retrouvent lors d'une réunion d'anciens élèves. Certains savent que quelque chose de terrible est arrivé lors de cette soirée de 1992 : un meurtre a été commis, le corps de la victime a été emmuré dans le mur du gymnase et ce mur, justement, menace d'être détruit.
L'action développée en 1992 est truffée de références culturelles (musique, cinéma, littérature).
J'avais alors 18 ans et j'ai retrouvé avec nostalgie quelques références qui m'ont replongée dans ce temps là, temps de l'insouciance, et ça m'a fait du bien, tout simplement.
C'est un thriller plutôt intime, voir intimiste, qui se boit comme du petit lait.
Ne vous laissez pas influencer par ce qu'on pensera de vous si vous lisez le dernier Musso, faites-vous simplement du bien ! Les coupeurs de tête ou préleveurs d'organes en tout genre vous attendront ;-)

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Valmyvoyou_lit
  25 mai 2018
Il y a des signes qui ne trompent pas. Jusqu'à il y a deux ans, j'ai toujours dévoré les livres de Guillaume Musso en vingt-quatre heures. J'ai mis plusieurs jours à lire La jeune fille et la nuit.

Comme j'ai toujours adoré les livres de cet auteur, hormis Un appartement à Paris qui m'a moins plu, j'ai beaucoup d'attentes au sujet de ses romans.

Au départ, cela partait bien, j'ai souri à certaines phrases concernant Thomas, le personnage principal. Ce dernier est écrivain et des éléments le concernant m'ont fait penser à Guillaume Musso. Ces petits clins d'oeil m'ont amusée.

Cependant, je ne sais pas si c'est moi qui suis devenue plus exigeante ou si c'est l'écriture de l'auteur qui a changé, j'ai été, par moments, agacée par les références littéraires citées. J'ai eu la sensation d'un étalage de culture. À la fin du livre, je me suis demandé s'il n'y avait pas une intention plus louable. Je m'explique : Guillaume Musso fait partie de ces écrivains qui amènent des non-lecteurs aux livres. Est-ce pour titiller leur curiosité ? Cependant, je l'ai vécu comme un déballage qui n'apportait rien à l'histoire.

Une autre chose que j'ai regrettée est que je ne me suis pas attachée aux personnages. Je suis restée à distance.

Cela fait aussi deux livres dans lesquels il me manque la « magie Musso ». L'élément qui bouleverse, qui nous colle au fauteuil et nous fait dire « waouh ». Celui qui fait que l'on reprend le livre au début, car il donne une autre lecture de l'histoire.

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LeParfumdesMots
  19 mai 2018
Guillaume Musso :
Après avoir terminé ce roman, j'avais la ferme intention de citer l'un après l'autre les points négatifs de ce dernier, qui furent très nombreux. Ma conclusion était d'ailleurs toute tracée : « Roman à oublier'. Néanmoins, j'ai apprécié cette lecture, au point de l'avoir terminée en deux petites séances à peine. Je prends donc le parti de faire une distinction objective entre mon appréciation concernant l'auteur, son écriture et l'intrigue.
Dès la première de couverture, on remarque un grand changement, la maison d'édition. N'étant pas très intéressé par Musso en tant qu'homme, je n'étais pas au courant de cette actualité. Cette dernière méritait quelques petites vérifications.
Après ces dernières, les soupçons sont confirmés, Guillaume est en train de surfer sur la vague du moment : « Les auteurs méritent plus de pognon », dont de nombreux youtubeurs (ceux qui ne lisent plus vraiment de bouquins et pensent davantage aux nombre d'abonnés) se sont nommés ambassadeurs.
Alors que cette « mauvaise impression » (Musso est quand même le seul auteur a réclamer 20% de droits d'auteur, lui qui proclame ne pas écrire pour cet argent) aurait pu être écartée après cette première de couverture, l'auteur parvient à nous faire passer un message clair concernant son rapport avec l'argent.
L'écriture :
Musso n'a jamais caché son amour pour New-York. Ces romans prennent d'ailleurs souvent place sur le continent américain. Malheureusement pour lui, ses romans ne se vendent pas aux USA (contrairement à Marc Lévy auprès duquel Musso a pourtant demandé des conseils).
La jeune fille et la nuit a été écrit pour cibler un public bien précis, les américains (ou anglophones en général). Sa plume évolue rapidement pour se rapprocher au plus près des codes de la littérature anglophone. Cela a d'ailleurs un double avantage.
Les romans pourront être plus facilement vendus sur le marché américain.
Les français (francophones) raffolent énormément des romans « étrangers », bien plus que les écrits en langue française.
Finalement, son choix de changer de maison d'éditions (ouverte au marché américain, contrairement à Xo) lui permettra peut-être de s'épanouir financièrement. Espérons que cela ne se fasse pas au détriment du lecteur.
Mon avis :
Ayant une grande attirance pour les romans « étrangers », Guillaume Musso a immédiatement capté mon attention et m'a ainsi permis de m'immerger totalement dans cette culture américaine que j'apprécie énormément. C'est néanmoins triste que ce choix résulte d'une volonté à s'ouvrir aux USA plutôt que de satisfaire les lecteurs francophones.
Contrairement à ce qu'on reproché de nombreux lecteurs à ces deux derniers romans (moins psychodramatique), le genre policier du roman est parfaitement maitrisé. L'auteur nous propose une intrigue bien posée, où de nombreuses questions restent en suspens. le lecteur est alors submergé par les nombreuses pistes évoquées et s'implique alors totalement dans l'enquête menée par Thomas, personnage principal.
Ce dernier semble sortir d'une « usine à héros » où toutes ses caractéristiques font de lui un personnage que l'on ne peut qu'apprécier. Malgré son passé (dont un acte en particulier, nous sommes prêts à lui pardonner immédiatement. C'est un peu comme si le lecteur ne trouvait à ses côtés au moment de l'histoire. Les émotions sont ainsi vécues simultanément avec les événements qui se déroulent sous nos yeux.
Malgré une écriture calculée (voir ci-dessus), le roman se lit très facilement, où les allusions intellectuelles de l'auteur ne gêneront pas les incultes. Ces dernières relèvent le niveau d'écriture du roman, les citations se rapportant à d'autres oeuvres permettra aux passionnés de se remémorer des lectures passées et lointaines.
Malgré un suspens haletant en fin de lecture, le dénouement final est celui auquel l'on pouvait s'attendre. Tout ne se termine pas comme dans un conte de fée. Au contraire, Guillaume Musso a veillé à proposer une fin atypique, qui sort des sentiers battus. Un peu trop d'ailleurs, en nous mettant face à un dénouement très immoral.
Les points positifs

- Une véritable intrigue policière, menée parfaitement par le personnage principal.
- Un roman qui se lit en toute simplicité (merci l'inspiration américaine)
- Une immersion facile

Les points négatifs

- Manque de continuité dans le format de ces romans.
- Une écriture calculée, dont l'objectif est de s'ouvrir au marché américain. Au détriment des francophones ?

Ma note pour cette lecture : 12/20

Malgré un bon moment passé en compagnie de ce roman, je suis relativement blessé par la volonté de l'auteur de penser davantage à son portefeuille. Cette impression de plagier le « style américain » ne m'aura pas quitté une seule seconde pendant cette lecture.
Lien : https://leparfumdesmots.blog..
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critiques presse (6)
Lexpress   04 mai 2018
Pour écrire son roman, un de ses plus maîtrisés, l'écrivain a expliqué à l'AFP s'être inspiré des "Campus Novels", un genre littéraire popularisé notamment par le Britannique David Lodge ou l'Américain Michael Chabon.

Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint   02 mai 2018
Guillaume Musso, le plus gros vendeur de livres de l'Hexagone, imagine un polar dans la France d'Emmanuel Macron. Tout pour marcher.
Lire la critique sur le site : LePoint
Lexpress   25 avril 2018
Avec La Jeune Fille et la nuit, Guillaume Musso devrait conforter son statut d'écrivain à (très gros) succès.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress   24 avril 2018
Guillaume Musso maîtrise son sujet et embarque ses lecteurs sur un chemin parsemé de chausse-trapes. La lecture achevée, on s'aperçoit (trop tard) que le romancier avait pourtant parsemé son récit d'indices.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Culturebox   24 avril 2018
Ce roman ce pourrait être "Twin Peaks au pays de Pagnol", s'amuse Guillaume Musso, l'écrivain préféré des Français qui publie mardi son 15e titre, "La jeune fille et la nuit", son premier thriller se déroulant entièrement sur la Côte d'Azur, où il est né il y a 43 ans.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LeJournaldeQuebec   23 avril 2018
Angoissant, très rythmé, ce nouveau suspense explore le destin de trois amis d’enfance liés par des secrets tragiques.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
manon08440manon08440   24 mai 2018
Si la vie est une guerre, je ne viens pas seulement d'encaisser un assaut. Dans les tranchées de l'existence, je viens de me faire cisailler le ventre à la baÏonnette. Obligé de capituler sans condition dans la plus douloureuse des batailles.
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AmbereAmbere   15 mai 2018
Derrière son sourire, derrière le masque teinté d’une légère arrogance, je devinais une souffrance que je n’avais pas perçue à l’époque. Tout au moins une insécurité qui me confirmait ce que j’avais expérimenté plus tard en côtoyant d’autres femmes : la beauté était aussi une expérience intellectuelle, un pouvoir fragile dont on ne savait parfois plus très bien si on était en train de l’exercer ou de le subir.
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AmbereAmbere   15 mai 2018
Elle répondit comme une évidence :

— Je vous plais, vous me plaisez, c’est un début, non ?

— Ça ne marche pas comme ça.

— Ça fait des siècles que ça marche comme ça.
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AmbereAmbere   15 mai 2018
" Je voudrais n'être qu'une âme sans corps

pour ne te quitter jamais.

T'aimer, c'est vivre."
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ChrichrilectureChrichrilecture   04 mai 2018
Dans une ambiance de carnaval, des chars multicolores se mettaient en branle pour la traditionnelle bataille de fleurs. Une foule dense et joyeuse se massait derrière les barrières en acier : des mômes avec leurs parents, des ados déguisés, de vieux Antibois qui avaient délaissé leur terrain de pétanque. Quand j’étais enfant, la bataille de fleurs traversait toute la ville. Désormais, sécurité oblige, il y avait un flic tous les dix mètres et les chars tournaient en rond avenue de Verdun. L’air était chargé d’un mélange de joie et de tension. On aurait voulu s’amuser et se lâcher, mais le souvenir de l’attentat du 14 juillet à Nice était dans toutes les mémoires. J’éprouvais de la peine et de la rage en regardant les enfants qui agitaient des bouquets d’œillets parqués derrière les barricades. La menace d’attentat avait tué chez nous la spontanéité et l’insouciance. Nous avions beau prétendre le contraire, la peur ne nous quittait jamais vraiment et faisait planer sur toutes nos joies une ombre indélébile.
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Videos de Guillaume Musso (81) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Guillaume Musso
https://www.librairiedialogues.fr/livre/13574637-la-jeune-fille-et-la-nuit-guillaume-musso-calmann-levy Rencontre avec Guillaume Musso, qui a eu lieu le 17 mai 2018 à la librairie dialogues à Brest, à l'occasion de la parution du livre "La jeune fille et la nuit", (Calmann-Lévy). Entretien mené par Constance Lecat. Réalisation : Ronan Loup.
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1984

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Thème : Guillaume MussoCréer un quiz sur ce livre
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