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ISBN : 2757836951
Éditeur : Points (24/10/2013)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.78/5 (sur 171 notes)
Résumé :
Nice, 1922. Deux prostituées sont assassinées, le crâne rasé et le corps recouvert d'étranges symboles. Bientôt, ce sont des enfants qui disparaissent et qui sont retrouvés égorgés aux quatre coins de la ville dans une mise en scène macabre. Louis Forestier, un commissaire des brigades mobiles créées par Clemenceau, se lance sur les traces de celui que les journaux ont surnommé " l'ogre ". Il est épaulé par Frédéric Berthellon, un spécialiste des pathologies mentale... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (55) Voir plus Ajouter une critique
argali
  01 novembre 2012
Dès les premières lignes, nous plongeons dans l'innommable : le meurtre d'un enfant. Puis, ce seront des prostituées que l'on retrouvera égorgées, et encore des enfants. Aucun lien ne semble relier ces affaires mais l'inspecteur Forestier est convaincu du contraire. Une enquête difficile et douloureuse commence alors.
Nous sommes au début des années 20. Les principes de Bertillon à propos de la police d'identification criminelle ne sont pas encore généralisés mais donnent déjà de bons résultats. Les brigades mobiles, créées par Clemenceau, sont constituées d'agents expérimentés qui appliquent et développent les méthodes d'Alphonse Bertillon et utilisent la psychanalyse pour tenter de définir le profil des tueurs. Pas d'informatique pour centraliser les données, ni de mobiles pour se contacter rapidement, ce sont les prémices de la police scientifique.
L'enquête, orchestrée avec minutie, se suit avec plaisir malgré l'horreur des crimes perpétrés. le meurtrier nargue la police, laissant volontairement des indices derrière lui et tuant ses victimes selon un calendrier précis et des rites organisés. le récit des événements est chronologique, émaillé à l'occasion de flashbacks permettant de comprendre le passé du criminel. L'écriture de Valentin Musso est agréable, précise et ses propos très documentés. Ainsi, les enquêtes auxquelles il est fait référence.
Pour les besoins du roman, il prend quelques libertés avec la vérité historique (Nice n'a jamais eu de Brigade mobile. Elle était installée à Marseille) mais sa description de la ville à l'entre deux guerres (son atmosphère, ses habitudes…) est précise et très intéressante : richissimes villas, résidences secondaires de quelques nantis ; fous volants rivalisant dans le ciel de Nice ; vieux quartiers miséreux peuplés d'émigrés italiens… On s'y croirait.
Un polar historique bien ficelé, de la littérature populaire comme l'aurait aimé Gaston Leroux.

Lien : http://argali.eklablog.fr
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emi13
  27 juin 2015
Très bon suspense, qui nous plonge au début du XXème siècle. Georges Clemenceau va former la fameuse brigade spéciale des tigres .Pour pouvoir rentrer dans ce corps de police tout-à-fait spécial, il ne faut pas mesurer plus d'un mètre soixante-sept comme ça ils ressemblent à tout le monde. Quoi de plus naturel que de se fondre dans la foule sans inquiéter les voleurs et surtout les assassins .Cette histoire nous amène dans le vieux Nice ou deux prostituées ont été assassinées .Bien que la brigade est sur l'affaire c'est au tour d'enfants de disparaître et de les retrouver morts. le commissaire Louis Forestier va faire appel à son ami le docteur Frédéric Berthellon spécialisé dans les maladies pathologiques mentales de l'hôpital Sainte – Anne qui se trouve à Paris. Ils mettent leurs efforts en commun, avec l'équipe du commissaire ils vont tout entreprendre pour que ce cauchemar finisse .
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indira95
  18 janvier 2014
Double intérêt de ce roman policier : un titre accrocheur qui fait d'emblée frissonner (réminiscence du petit Poucet sûrement) et un auteur dont le nom de famille me rappelle vaguement un autre auteur français très prolifique... Dans le mil, Valentin Musso est le frère (oserais-je dire plus talentueux, oui je l'assume !) de Guillaume Musso et son truc c'est le roman policier. Pari réussi j'adhère.
Valentin Musso nous sert donc une intrigue macabre dans le Nice des années folles : le corps de deux prostituées et des enfants égorgés sont retrouvés un peu partout, mettant en branle le commissaire Louis Forestier, assisté de son ami, un psychiatre parisien appelé en renfort pour « profiler » ce monstre qui sème la terreur. Assez vite, ces fins limiers déduisent que notre tueur en série suit un rituel s'inspirant de l'Odyssée. Résultat combiné de la psychologie et du travail de terrain, l'enquête mènera les protagonistes à affronter un monstre intelligent, dont le passé explique bon nombre de choses. Mais chut je n'en dévoile pas plus.
Aux amateurs de policiers historiques, je ne peux que recommander ce roman, bien ficelé et documenté, d'un style précis, qui sait installer progressivement une atmosphère oppressante jusqu'au dénouement final qui laisse perplexe (mais dans le bon sens du terme cette fois). Personnellement je suis fan des approches psychologiques dans la littérature policière, d'autant plus quand l'auteur (ce qui est le cas ici), alterne enquête et point de vue du tueur, ce monstre dont on comprend peu à peu les motivations. Ce qui est original est que de tous les personnages, c'est encore le Monstre que j'ai le plus apprécié, ou du moins dont je trouve le portrait le plus juste et sensible. J'avoue ne pas avoir particulièrement accroché avec les forces du bien :) (mon côté dark sans doute). J'aurais quasiment préféré que le roman se centre plus sur ce tueur en série mais bon… Il est aussi intéressant d'un point de vue historique d'assister aux prémices de la police scientifique, la science des empreintes notamment ; Valentin Musso s'est bien documenté.
Pour autant, je reconnais que le murmure de l'ogre s'attarde trop à certains passages et aurait mérité bien 100 pages en moins selon moi. Certains moments m'ont lassée et je trépignais sur mon séant pour que Valentin Musso accélère le rythme et donne plus d'entrain et de punch, cette petite touche qui fait la différence encore un bon et un TRES bon roman policier.
Mais dans l'ensemble cela reste un roman policier plus qu'honorable , d'un genre particulier qui ravira les amateurs d'histoire et donnera quelques frissons. C'est garanti !
Lien : http://livreetcompagnie.over..
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Sharon
  05 août 2015
Je peux désormais le dire : j'adore Musso ! Je suis une grande fan ! Il faut juste que les ardentes fans de Guillaume ne me demandent pas de préciser le prénom – même si je me dis qu'elles ignorent, la plupart du temps, l'existence de ce petit frère et son talent. Moins médiatisé, moins connu, moins vendeur (je ne l'ai jamais vu en tête des ventes), Valentin est cependant un grand auteur de romans policiers, que j'ai vraiment envie de suivre et de continuer à lire.
Revenons à ce murmure de l'ogre, qui démontre déjà la culture de son auteur. Attention ! Ce livre n'est pas un pensum ennuyeux, dans lequel un auteur nous rase littéralement avec ses connaissances en oubliant d'écrire une intrigue. Non ! Nous sommes plongées littéralement dans cette France de l'après-guerre, avec aussi beaucoup d'étonnement. le XXIe siècle n'a pas inventé les serial killers, ils étaient simplement pas médiatisés, pas connus, peu identifiables. Imaginez une série actuelle sans ADN, sans profiler. Inimaginable pour un scénariste ! Et pourtant, les policiers, les juges ont longtemps travaillé ainsi. Regardez à nouveau la série Les brigades du Tigre, ou lisez ce roman, qui n'est pas sans les évoquer.
Deux prostitués ont été assassinés, deux enfants ont été kidnappés et assassinés à leur tour, avec une « logique » sous-jacente, que détecte Louis, vaillant enquêteur à Nice. Il est marié, il a un fils, il a fait la guerre, comme son ami Frédéric, médecin à Sainte-Anne, qui se remet mal de l'agression qu'un de ses patients lui a fait subir. Aider son ami est une bonne chose, du moins, je le dis du bout des lèvres : il n'est jamais simple d'évaluer la « folie » d'un homme, encore moins de l'empêcher d'agir. « le drame, conclut Frédéric, c'est que le seul moyen que nous ayons de l'arrêter est d'attendre qu'il agisse à nouveau. » Je ne saurai mieux dire.
S'il est un personnage qui apporte une bouffée d'oxygène, c'est Raphaël. Riche, cultivé, gay (et envisageant le mariage), il est un aviateur émérite et ne manque pas d'humour : Si je mourais dans mon lit, vous seriez encore capable de me reprocher mon intrépidité …. dit-il à sa gouvernante, toujours inquiète pour son maître, qu'elle connaît sans doute depuis qu'il est tout petit.
Bien que le roman mesure 442 pages, le rythme est vraiment enlevé, nous sommes avec les policiers dans leur course contre la montre pour identifier le coupable et sauver le troisième enfant qu'il a enlevé… à moins qu'il n'y en ait plus d'un. Il faut, toujours, se méfier des apparences, même si l'auteur se garde bien de sombrer dans les clichés, ce que j'avais craint un instant. Ainsi, parfois, nous sommes dans la tête du tueur, ou plutôt dans son passé, ce qui nous permet de découvrir comment il s'est construit, ou plutôt comment sa personnalité s'est désagrégée petit à petit, face aux épreuves qu'il a endurées. Attention ! Jamais un des personnages ne justifie l'horreur de ses actes par le passé de cet homme, comprendre ne signifie pas excuser, et le chemin est long qui mène (ou pas) à la connaissance.
Je ne peux que vous recommander chaudement cette plongée dans le Nice des années 20.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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ingridfasquelle
  17 juin 2013
Le Murmure de L'Ogre est un très bon suspense qui rend un bel hommage à la littérature policière et populaire de la fin du XIXème et du début du XXème siècle. Les amateurs de polars historiques ne pourront que tomber sous le charme de l'écriture coulée et de l'intrigue passionnante de Valentin Musso. Entre méthodes classiques et avènement de la police scientifique, son enquête chez les Mobilards mêle habilement scènes d'action et réflexion psychologique.
Il plane sur ce livre un parfum de nostalgie que j'ai beaucoup apprécié. Les horreurs vécues par les personnages pendant la Première Guerre mondiale sont très présentes. L'auteur a toutefois insufflé à son histoire un rythme et des techniques narratives propres au thriller moderne. L'intrigue se passe à Nice, en 1922, à une période charnière pour la ville. On n'est plus ici dans l'esprit de la Belle Epoque, les familles nobiliaires et les grandes fortunes européennes ont déjà déserté la Riviera, mais on ne se situe pas encore tout à fait dans l'extravagance et l'exubérance des Années Folles. C'est cette modernité de l'époque qui est intéressante dans le roman de Valentin Musso, notamment d'un point de vue des investigations policières. On y suit le parcours de plusieurs enquêteurs essayant de résoudre une série de meurtres ritualisés. Celui de deux prostituées d'abord, puis ceux d'enfants, que l'on retrouve aux quatre coins de la ville dans des mises en scène macabres.
Pour son personnage de l'Ogre, qui donne son titre au livre, Valentin Musso s'est inspiré de Goethe et de son Roi des Aulnes. La créature maléfique évoquée dans ce poème n'est autre qu'une personnification de la mort. Avant même le premier chapitre, l'auteur donne le ton de son roman. Il introduit l'ambiguïté, le doute et la peur.
Le tueur, cet Ogre, comme le surnomme rapidement la presse, concentre toute une série de problématiques qui traverse les milieux policier, judiciaire et psychiatrique de l'époque. L'auteur aborde notamment les questions de la délinquance juvénile, de la récidive, de la responsabilité pénale, du libre arbitre, de la part de déterminisme social dans les comportements criminels. Comment un enfant, par essence innocent, peut devenir un monstre ? Est-il d'ailleurs un monstre ? Faut-il considérer ces individus comme des criminels à parquer à l'extérieur du champ de l'humanité ou au contraire, faut-il plutôt essayer de les comprendre et de dépasser l'effroi qu'ils nous inspirent ? C'est ce questionnement, passionnant, qui est au centre du roman de Valentin Musso. En se servant des années 20 comme d'une caisse de résonnance, il tend au lecteur un miroir dans lequel il pourra voir et réfléchir aux peurs, aux angoisses profondes et aux problèmes sociétaux de notre époque.
Si j'ai tellement apprécié ce polar historique, c'est avant tout pour la richesse, la justesse de son écriture et la linéarité de sa narration. Valentin Musso ne fait pas dans la surenchère et n'utilise pas d'effets spéciaux comme on en voit dans les thrillers américains. Son histoire, si elle comporte des péripéties et des rebondissements, ne se résout pas à coup de recette miracle ! Tout est centré sur l'enquête, parfois laborieuse, menée par le duo Louis Forestier et Frédéric Berthellon. Il y a bien quelques flash-backs qui éclairent le lecteur sur le passé du tueur, mais ceux-ci sont toujours mesurés. Ils renseignent le lecteur sur la personnalité et le profil psychologique du tueur et contribuent aussi à faire monter le suspense et la pression. le lecteur partagera le désarroi des enquêteurs devant le sadisme du tueur et apprendra, au passage, quelques informations intéressantes concernant les techniques d'identification criminelle de l'époque et sur les pathologies mentales qui peuvent conduire au meurtre. En clair, on se régale !
Le Murmure de l'Ogre est un roman policier prenant, différent, qui n'abuse pas des recettes faciles ni des coups de théâtre. L'ambiance de l'époque est bien retranscrite et le livre bien documenté. le vocabulaire employé par l'auteur ne souffre d'aucun anachronisme et les anecdotes et faits divers évoqués apportent la juste touche d'authenticité au récit. Tout est parfaitement maîtrisé, sans aucune longueur ni digression, on prend véritablement plaisir à suivre cette enquête au sein des "Brigades du Tigre". C'est intelligent, formidablement bien écrit. Tout à fait le genre de polar qu'auraient pu écrire Gaston Leroux ou Maurice Leblanc. Un coup de coeur !
Lien : http://histoiredusoir.canalb..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
Lectrice32Lectrice32   11 novembre 2014
En réalité, il ne voyait pas trop quels honneurs il pouvait tirer de cette affaire. La brigade n'avait pas mis la main sur le tueur et elle n'avait pas plus délivré le petit Kendall. C'était plutôt la chance qu'il fallait invoquer. Mais Louis savait que pour ses supérieurs seuls les résultats comptaient. Les méandres d'une enquête n'intéressaient personne. Ce qu'on voulait, c'étaient des chiffres positifs dans les statistiques ministérielles.
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MediathequeSaintPaulienMediathequeSaintPaulien   08 avril 2014
Au chant VI de cette épopée, Énée voit son père mort lui apparaître en songe : le vieillard l'incite à aller trouver la sibylle de Cumes, en Campanie. Grâce à elle, il pourra descendre aux Enfers et visiter le royaume des morts...
La prêtresse y fit amener deux jeunes taureaux à la noire échine et versa sur leur front des libations de vin ; puis, entre leurs cornes, elle coupa tous les poils et jeta sur les flammes sacrées cette première offrande en appelant à voix haute Hécate qui règne dans le ciel et sur l'Erèbe. D'autres plongèrent le couteau dans le cou baissé des victimes et recueillirent dans des patères le sang tiède.
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MyrabelleMyrabelle   08 avril 2014
Vous avez dit le mot tout à l'heure : il s'agit pour lui d'un "sacrifice", mais, selon moi, d'un sacrifice symbolique. Cette race de tueurs, qui n'agissent pas pour des motifs de délinquance classiques, ont quasiment toujours été marqués par une extrême souffrance précoce. C'est pourquoi, si l'on veut comprendre quelque chose à leur motivation, il faut relier leurs actes criminels présents à leurs souffrance identitaires passées...
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brinvilliersbrinvilliers   14 juillet 2015
- On dirait que leur apparence, qui aurait dû être un point essentiel de son choix, capable de lui procurer du plaisir et de remplacer éventuellement le coït qui n'a pas eu lieu, n'a été pour lui que secondaire, comme si les corps de ces femmes n'étaient qu'un prétexte à la mise en scène. Cet homme, si fou qu'il puisse nous sembler, essaie de nous parler, de nous transmettre quelque chose.
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emi13emi13   26 juin 2015
Cet homme a entrepris de jouer un jeu sadique avec nous , se lamenta le policier . Il est impensable qu'il ait remis la chaîne autour du cou de ce gosse par erreur .
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