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EAN : 9782021470352
320 pages
Seuil (06/05/2021)
4.11/5   639 notes
Résumé :
Et si votre famille n'était pas celle qu'elle prétendait être ?

Nina Kircher, une sexagénaire, veuve d'un photographe mondialement célèbre, passe quelques jours dans un hôtel de luxe dans le sud de la France. Soudain, elle quitte la piscine où elle vient de se baigner pour suivre un homme jusqu'à son bungalow puis, sans raisons apparentes, elle le poignarde dans un enchaînement inouï de violence, avant de s'enfermer dans un mutisme complet.
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Critiques, Analyses et Avis (149) Voir plus Ajouter une critique
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« Parfois, on se sent coupable de crimes qu'on n'a pas commis : leur violence, leur laideur vous éclaboussent en pleine figure ».
Les non-dits peuvent-ils se transmettre de génération en génération ?
Tout semble le croire quand Nina, la veuve d'un photographe célèbre, poignarde un homme sans raison apparente dans un hôtel du sud de la France. Un acte insensé et d'une rare violence qui laisse place à un mutisme total.

Son fils Théo, photographe qui vit dans l'ombre de son père, sent sa vie basculer et décide de partir sur les traces du passé de cette mère secrète, à la beauté aussi exceptionnelle que la froideur et l'indifférence qu'elle a toujours eues à son égard.
Son demi-frère Camille n'est pas logé à meilleure enseigne. Celui qui se considère comme un artiste maudit a toujours été affecté par un mal-être qu'il noie dans l'alcool et la drogue.
Théo décide de faire toute la lumière sur les zones d'ombre de ce passé qui a refait surface avec force et fracas.
Une quête qui l'emmènera en Suisse d'où semble être originaire Nina et plus précisément vers l'Institut Sainte-Marie où elle fut internée à l'âge de 17 ans dans les années 60. le point de départ d'un raz-de-marée émotionnel.

Pas de rythme intense dans ce thriller psychologique de Valentin Musso mais une intrigue bien ficelée où les sentiments prennent une place prépondérante dans l'action et le suspense qui va crescendo. de par sa force de caractère, le personnage de Nina est particulièrement attachant. Les flash-back de son internement nous plongent dans l'enfer de cette « maison d'éducation » aux méthodes peu orthodoxes.

Je remercie Babelio pour la découverte de ce roman qui, bien qu'il soit une oeuvre de fiction, se repose malheureusement sur une terrible réalité historique.
Fugue, débauche, délinquance, tels étaient les prétextes qui ont servi à enfermer près de 60.000 adolescents suisses dans des foyers censés les remettre sur le droit chemin. Il faudra attendre 2014 pour que l'omerta qui entoure ce phénomène de grande ampleur soit enfin brisé.
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Dévoré en seulement deux jours, j'ai été conquise par l'histoire de Nina. Pourtant, j'ai eu une terrible peur lorsque j'ai commencé le livre. Pourquoi? Seuls ceux qui ont vu la première saison de la série américaine « The sinner » pourront comprendre. Sans spoiler ni le livre, ni la série, je craignais que les histoires ne soient trop similaires. Pourtant, ce n'est absolument pas le cas! Et heureusement d'ailleurs…

Dans ce dernier livre de Valentin Musso, l'intrigue débute aux bords de la piscine d'un hôtel luxueux d'Avignon. Alors que Nina se prélasse au soleil, elle va retourner à sa chambre chercher un couteau pour ensuite poignarder un homme dans son bungalow. Une fois perpétré son acte, elle plonge dans un état cathartique et reste muette quant à ses motivations. Son fils, Théo avec lequel sa relation est houleuse, va tout mettre en marche afin de découvrir les secrets longtemps enfouis de sa mère.

C'est un voyage entre le Sud de la France et la Suisse que Valentin Musso offre aux lecteurs, dans les tréfonds de la mémoire de Nina. On se rend compte qu'on ne connaît pas forcément au plus profond les êtres qui nous entourent et qui animent nos vies. L'histoire familiale prend une grande place ainsi que ce qui constituent nos racines dans ce livre, comme les autres de cet auteur d'ailleurs (voir ma chronique du livre « Un autre jour », disponible sur mon blog).

Les chapitres s'alternent entre l'enquête sur l'agression commise par Nina et le milieu des établissements d'internement administratif suisses. Je ne connaissais absolument pas l'existence de ces endroits et ai appris beaucoup de choses par cette lecture bouleversante.

Il est vraiment intéressant de lire un thriller qui se fonde sur des faits réels, ô combien hallucinants quand on y réfléchit à l'heure actuelle et qui pourtant, se sont déroulés jusqu'au début des années 80. Ce n'est pas dans un pays en voie de développement à l'autre bout de la planète mais bien à nos portes, en Suisse.

Finement construits, les rebondissements sont inattendus et arrivent à chaque fois au bon moment. Cela ne m'arrive finalement que très occasionnellement d'être touchée dans un roman noir mais c'est bien le cas dans « Qu'à jamais j'oublie ».

Comme vous l'aurez compris, mes lectures se passent vraiment très bien en ce moment et je ne peux que vivement vous conseiller ce thriller parfaitement maîtrisé qui vous tiendra en haleine durant ses 320 pages.

Lien : https://www.musemaniasbooks...
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Ce roman s'ouvre une scène particulièrement violente : une femme d'âge mûr, paisiblement en vacances dans un hôtel chic d'Avignon, s'arme soudain d'un couteau et va poignarder à de multiples reprises un homme dans son bungalow. Sa "tâche" accomplie, elle va tomber dans le mutisme, et personne n'arrivera à faire le lien entre cet homme et elle. J'ai cru à ce moment-là que j'allais lire un thriller sanglant....
Mais dès les pages suivantes, j'ai compris qu'on ne se dirigeait pas du tout vers ce genre-là, le rythme va devenir bien plus lent, et l'atmosphère, même si très glauque par moment, bien éloignée d'une enquête trépidante menée par des flics survoltés. D'ailleurs, la police on ne la verra quasiment pas tout au long du récit, ce n'est pas elle qui va résoudre le mystère...
C'est Théo, le fils de Nina qui va tenter de démêler les fils d'une histoire familiale bien plus complexe qu'il ne l'imaginait, et donner au roman une ampleur historique, puisque le crime commis par sa mère va l'amener à mettre au jour des horreurs bien réelles. Pour essayer de comprendre le geste de Nina, Théo va partir d'une simple photo retrouvée chez sa tante Maud, la soeur de son père décédé, photo qui va l'amener en Suisse, sur les traces d'un mystérieux institut Sainte-Marie. On y "accueillait" des jeunes filles posant problème pour diverses raisons jusqu'au début des années 70, sous prétexte "d'internement administratif", terme vague permettant de passer outre les réticences des personnes internées, et bien sûr sans avoir besoin de leur consentement.
Inutile d'en révéler davantage, vous aurez compris que ce roman met bien plus l'accent sur les secrets de famille et certaines maltraitances que sur une enquête policière trépidante. Oh, il y en aura des rebondissements, et jusqu'à la dernière page même, mais ce qui m'a marquée personnellement, c'est le travail de recherche d'un jeune homme qui ne va pas seulement tenter de comprendre le geste de sa mère, mais surtout remonter sa propre histoire, et élucider l'éternelle froideur à son égard de cette mère.
Certains personnages secondaires sont touchants, je pense en particulier à Camille, le demi-frère de Théo côté père, qui semble complètement paumé depuis l'adolescence, on finira par comprendre pourquoi. Marianne Dussault, chercheuse suisse qui s'intéresse de près à l'histoire de ces instituts, et notamment à Sainte-Marie, va tenir un rôle important par l'aide qu'elle va apporter à Théo.
La tante Maud, par contre, est plus ambiguë, liée par des promesses, elle ne va pas vraiment faire avancer les choses, alors même qu'elle pourrait dénouer la situation et faire sortir Nina de prison. Je n'ai pas vraiment compris l'intérêt de son rôle...
Et puis bien sûr il y a Nina elle-même, dont on fait connaissance alors qu'elle a une quinzaine d'années, et une position pas très enviable. Je me suis sentie une profonde sympathie pour elle, qui ne savait pas se défendre contre les adultes qui décidaient de son sort sans se soucier de son bien-être le moins du monde. Certaines situations ont fait écho en moi, qui suis née dans les années 60 où la parole d'une ado ne valait strictement rien, et où il était si facile de museler la moindre velléité de révolte. Combien de fois ai-je entendu cette menace : "Si tu ne te tiens pas tranquille, on te met en maison de redressement !" Car ces charmants établissements ont existé en France aussi, même s'ils étaient peut-être un peu plus encadrés qu'en Suisse.
Cette lecture a parfois été difficile pour moi, j'y ai trouvé certaines invraisemblances (c'est d'ailleurs ce que je reproche souvent à Valentin Musso), mais cependant j'ai apprécié les aspects psychologiques et le progression qui fait monter la tension jusqu'au retournement final, auquel je ne m'attendais pas du tout.
Coïncidence : je suis en train de lire un autre roman en LC, dont une des héroïnes, extrêmement attachante, s'appelle également Nina !
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Théo, le fils de Nina est informé d'une nouvelle incroyable.
Sa mère, Nina, vient de poignarder un homme non loin d'une piscine, près d'Avignon.
Nina était veuve depuis l'âge de vingt-cinq ans, ne s'était jamais remariée.
Son mari , photographe très célèbre, plus âgé qu'elle était aussi le père de Théo.
Le demi-frère, Camille, plus âgé, avait été élevé par la soeur du photographe.
Théo part sur les traces de sa mère en Suisse où elle avait passé une partie de sa pauvre jeunesse dans une ferme et ensuite dans une institution enfermant soi-disant des jeunes filles de mauvaise conduite.
Il prend un célèbre avocat qui fait penser, par sa stature décrite, à Éric Dupont - Moretti.
À Lausanne, il se fait aider dans ses recherches par une jeune femme , Marianne Dussaut, docteur en anthropologie sociale. L'institut où sa mère a été enfermée fait l'objet de sérieuses recherches quant aux mauvais traitements infligés aux pensionnaires dans les années 1960.
C'est à ce moment que l'aventure commence entre les recherches de Théo qui part à la découverte du calvaire que sa mère a dû subir et les périodes où Nina raconte son passage à la ferme et à l'institut.
Pour le fils et sa tante, il n'est pas possible que Nina ait tué sans raison cet homme au bord de la piscine.
Au départ, j'ai imaginé un scénario très vite ficelé et je suis allée de surprise en surprise avec ce fils avide de vérité pour lui, pour sa mère, pour ce qu'il lui reste de famille.
À la fin, l'auteur nous annonce que le roman se base sur des faits historiques, en tout cas , ceux liés aux incarcérations de jeunes filles qui n'avaient absolument commis aucun délit.
Un suspense très bien mené à la fin duquel il ne fallait lâcher aucun mot car chaque terme avait son importance et on apprend énormément d'éléments clés dans les dernières pages.
La plume de Valentin Musso est très belle, le roman parfaitement maîtrisé et captivant.
L'auteur est allé beaucoup plus loin dans son scénario que ce que j'aurais pu imaginer.
Une belle découverte car je n'avais encore lu que les romans de Guillaume, son frère.
Ils sont différents, chacun dans leur style mais côté surprise dans le déroulement et dans la fin, ils se valent bien.
Une certitude, c'est que vivre aux côtés des livres les a bien inspirés.
Ce roman ne sera pas le seul que je lirai de l'auteur.
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Dans le cadre d'une masse critique privilégiée (merci babelio et les éditions Seuil), j'ai eu le plaisir de lire : Qu'à jamais j'oublie de Valentin Musso.
Nina Kircher, une sexagénaire, veuve d'un photographe mondialement célèbre, passe quelques jours dans un hôtel de luxe dans le sud de la France. Soudain, elle quitte la piscine où elle vient de se baigner pour suivre un homme jusqu'à son bungalow puis, sans raisons apparentes, elle le poignarde dans un enchaînement inouï de violence, avant de s'enfermer dans un mutisme complet.
Pour tenter de comprendre cet acte insensé, son fils Théo, avec lequel elle a toujours entretenu des relations difficiles, n'a d'autre choix que de plonger dans le passé d'une mère dont il ne sait presque rien.
De Paris à la Suisse en passant par la Côte d'Azur, il va mener sa propre enquête, jusqu'à découvrir des secrets inavouables et voir toute sa vie remise en question...
Qu'à jamais j'oublie est un roman de Valentin Musso qui m'a marqué, et que je n'oublierais pas de sitôt.
Comment une femme bien sous tout rapport peut tout à coup tuer un homme, comme ça, sans raison ? Et surtout, être incapable d'expliquer son geste. Elle est coupable, tout l'accuse, mais pourquoi ??
Son fils Théo décide de mener l'enquête. Il faut dire qu'il n'a pas trop le choix car à part lui, personne n'a vraiment très envie de découvrir la vérité sur ce geste inexplicable. Nina est coupable, point à la ligne !
Et si votre famille n'était pas celle qu'elle prétendait être ? Voilà surtout ce que va découvrir ce fils un peu perdu qui se rend compte que sa mère n'est pas mais alors pas du tout la personne qu'il pensait être.
C'est troublant, et l'auteur aborde un sujet méconnu, quelque chose qui s'est déroulé pendant des années en Suisse. Je ne dirais pas ce que c'est car j'ai apprécié de lire ce roman sans en savoir plus et je pense qu'il n'est pas nécessaire de connaître le sujet principal pour apprécier le roman. Au contraire !
Qu'à jamais j'oublie est un roman bouleversant qui met en scène une femme décidée à prendre en main son destin. Il y a du suspense jusqu'à la dernière page et certains passages sont très touchants.
Quand aux personnages, ils sont très intéressants, souvent complexes et absolument pas lisses.
J'ai pris plaisir à retrouver la plume de Valentin Musso, que j'avais déjà lu à deux reprises, et c'est tout naturellement que je mets cinq étoiles à ce roman que je n'oublierais pas de sitôt.
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critiques presse (1)
LeSoir
07 juin 2021
Un nouveau thriller sur les traces d’une mère rattrapée par son passé, enfoui sous une chape de plomb suisse. De celui dont on fait des coffres-forts.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (57) Voir plus Ajouter une citation
Car, au fond, j'ai appris que la vérité faisait mal une bonne fois pour toutes, alors que la douleur du mensonge ne s'éteint qu'avec lui. [P.331]
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[...] et je me dis que, à tout prendre, il vaut mieux risquer de blesser les autres en parlant qu'en se taisant. [P.280]
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Les choses paraissent toujours impossibles tant qu'on a pas tenté de les accomplir. [P.199]
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Qu'est-ce qu'une famille si ce n'est ce qu'on décide qu'elle soit. [P.315]
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Au moins avait-elle là un endroit à elle ; au moins ne vivait-elle plus dans la peur de l'inconnu. Elle se rappela une parole que sa mère, la vraie, répétait souvent : "On sait ce qu'on perd, on ne sait jamais ce qu'on va trouver". Des mots de pauvres gens qui ne lui avaient jamais paru aussi vrais. [P.119]
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Videos de Valentin Musso (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Valentin Musso
"Une histoire de chambre close qui commence à la façon d'Agatha Christie et qui d'un coup bascule dans le thriller psychologique. du très grand Valentin Musso !" - Gérard Collard
À retrouver à La Griffe Noire et sur notre librairie en ligne : https://www.lagriffenoire.com/le-mystere-de-la-maison-aux-trois-ormes.html
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