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ISBN : 2845639619
Éditeur : Xo Editions (30/03/2017)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 160 notes)
Résumé :
Le nouveau thriller de Guillaume Musso !

« L’art est un mensonge qui dit la vérité… »
Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L’at... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (74) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
05 avril 2017

Je vais essayer de faire abstraction du nom de l'auteur. Guillaume Musso a de nombreux adeptes et tout autant de détracteurs. Je ne fais partie ni des uns ni des autres mais j'ai quand même lu la majorité de ses romans, tantôt avec un plaisir coupable, tantôt en restant très dubitatif.
En particulier lorsque l'auteur écrit des thrillers policiers. C'est ce que je lis la majorité du temps et quand je suis amené à lire du Musso, le but est plutôt de me détendre de façon sympathique entre deux polars, pas d'en lire un troisième.
Mais depuis 7 ans après ..., le genre policier est devenu récurrent dans sa bibliographie.
Donc je vais faire comme si cet écrivain était un nouveau venu, un petit jeune qui essaye de se faire un nom avec ce premier livre censé concurrencer Harlan Coben, et je vais rester le plus impartial possible en évoquant les qualités et défauts de ce soit-disant "roman de la maturité."
Gaspard Coutances et Madeline Greene arrivent à Paris. le premier est un auteur de théâtre qui a fait le voyage depuis Seattle ; il est venu s'isoler pour écrire. La seconde est policière. Elle vient d'Angleterre et est venue passer quelques jours de congés pendant les fêtes de fin d'année. Un bien pratique bug informatique va les réunir : ils ont inexplicablement loué le même appartement, où se situe l'ancien atelier du peintre Sean Lorenz. Et il n'est pas question pour eux de cohabiter. Vous la voyez arriver leur histoire d'amour ? Eh bien non, pas du tout, et même si le livre comporte quelques doses de bons sentiments, il est néanmoins assez sombre dans ses évènements et thèmes, et ça n'est pas la scène de suicide introductive qui dira le contraire. Aucun échange de portable par mégarde à l'aéroport n'est à signaler. Oui, Madeline avait eu le tour dans "l'appel de l'ange", mais Musso prend cette fois à contrepied ses manigances amoureuses habituelles.
Les deux ne se supportent donc pas mais enterreront rapidement la hache de guerre en se découvrant un intérêt commun pour ce peintre, décédé d'une crise cardiaque l'année précédente. Chacun découvrira la biographie de Sean Lorenz de son côté, ils mettront en commun leurs informations et se passionneront pour la vie tourmentée de l'artiste et ses fabuleux tableaux.
"Ils se vivaient physiquement, vous prenaient aux tripes, au coeur, vous faisaient perdre pied, vous hypnotisaient et vous renvoyaient à des sentiments contraires : la nostalgie, la joie, l'apaisement, la colère."
Lorenz est d'ailleurs le véritable personnage principal. Sa vie entière est décortiquée, qu'il s'agisse de ses débuts avec les artificiers ( une bande de trois tagueurs, avec Nightshift et Ladybird, deux noms qu'on retrouvera très vite dans le roman ) à New York, de son arrivée en France par amour pour Pénélope ou de sa notoriété grandissante notamment au travers des vingt-et-un portraits qu'il réalisera de cette femme. Ils auront un enfant, Julian, qui deviendra l'unique priorité de Lorenz, au détriment de son art. le jeune fils mourra cependant dans des circonstances atroces et, le peintre, submergé de douleur, finira par brûler ses toiles.
Benedick, l'agent et galeriste du peintre, chargera Madeline de retrouver les trois dernières oeuvres du peintre, qu'il aurait réalisées peu avant sa fatale crise cardiaque.
"Sa peinture était cannibale. Elle se nourrissait de votre vie et de votre éclat. Elle vous tuait pour pouvoir exister."
S'en suivra donc une enquête qui sera également une quête personnelle pour nos deux héros. Ils devront retrouver ces toiles perdues, avant que le roman ne prenne à mi-chemin une toute autre tournure, beaucoup plus sombre et bien plus sérieuse au niveau des enjeux.
Un livre en deux temps, en quatre parties, qui se déroule sur six jours, du 20 au 25 décembre. le miracle de Noël aura-t-il lieu ?
Pas forcément pour tout le monde.
En essayant de rester objectif, voilà ce qui m'a plu :
- En dépit d'une écriture très moyenne, le livre se lit bien. Faut peut-être pas exagérer en le comparant à Harlan Coben mais l'ensemble demeure fluide, et les rebondissements amènent à vouloir connaître la suite. de bonnes idées permettent de maintenir un peu de suspense, de créer la surprise. On ne s'ennuie pas, c'est déjà important.
- Pas d'amourette téléphonée ici mais en revanche il est question du suicide à plusieurs reprises ("C'est surtout que le seul endroit où je désire aller, c'est "n'importe où hors du monde.""), des enfants y sont torturés dans des conditions épouvantables, le sort réservé à certains protagonistes est plutôt funeste ... Bref une noirceur inhabituelle imprègne les pages, ce qui contribue à créer une tension.
- J'ai beaucoup aimé le personnage de Gaspard Coutances, cet alcoolique aux abords peu sympathiques : "Un misanthrope qui prétendait détester l'humanité, mais qui aimait plutôt les gens et qui n'avait pas été long à se sentir bouleversé par l'histoire d'un père brisé par la mort de son fils." Un personnage qui voit noël comme "un simple dégueulis commercial et vulgaire" mais qui gagne vraiment à être connu derrière son maque hautain et méprisant.
Le peintre maudit Sean Lorenz est quant à lui un peu tiré par les cheveux mais arrive à tirer son épingle du jeu en raison de ses tourments, de ses expériences de mort imminente.
Seule Madeline n'a jamais suscité de réel intérêt à mes yeux, jouant un simple rôle de faire-valoir féminin.
- Quelques réflexions intéressantes sur la parentalité - et notamment la paternité - parsèment toute l'histoire. L'amour envers son enfant est-il toujours inné ? Ca n'est en tout le cas pas le cas ici. Vous ferez la connaissance d'un fils battu par son père, et les mères ne  sont pas spécialement tendres quand elles parlent de leurs enfants ( "Tantôt lent et rêveur, tantôt agressif et pleurnichard. Egoïste comme ce n'est pas permis. Jamais reconnaissant de ce qu'on fait pour lui." ) ( "J'ai sincèrement essayé d'aimer mon fils, mais cela n'a jamais été une évidence" ). Au-delà, il y a une dualité entre les deux principaux personnages : Gaspard ne veut surtout pas d'enfant et juge totalement irresponsable de laisser grandir un être dans ce monde pollué et dangereux. Avoir un enfant c'est être sûr de pouvoir en prendre soin, et aucune certitude n'est possible dans le contexte actuel ( "Je refuse d'infliger à quiconque le fracas du monde dans lequel nous sommes obligés de vivre." ). Madeline quant à elle veut à tout prix devenir mère tant qu'il en est encore temps et faute d'homme dans sa vie elle est résolue à tenter une fécondation in vitro.
Passons maintenant aux quelques imperfections ( et c'est un euphémisme ) :
- le style est médiocre. Musso alourdit trop souvent son récit avec un étalage de culture inapproprié. Il continue à faire prononcer des citations à ses protagonistes de la façon la moins naturelle qui soit et nous inonde bien souvent de détails et de références, rarement à bon escient . En peinture bien sûr mais aussi en littérature, en musique, en cuisine, en vins et même en parfums ( "une giclée de Pour un homme millésime 1992" ... ). Les métaphores sont malheureuses, les adjectifs se juxtaposent trop souvent à grand renfort de virgules lors de longues descriptions et cette succession ne paraît jamais naturelle.
- C'est un détail mais une petite réplique m'a choqué :
"- Et quand est-il mort ?
- Il y a un peu moins de deux ans. Je m'en souviens parce que c'était le jour de la Saint-Valentin."
Sachant que la personne interrogée parle de son frère ... Je crois que quand un proche meurt, on n'a besoin d'aucun moyen mnémotechnique pour se souvenir d'une date qui restera gravée au fer rouge.
- Et puis il y a toutes ces grosses ficelles : l'histoire est cousue de fils blancs. Je ne suis pourtant pas très regardant sur la crédibilité d'habitude, plutôt bon public et pas à tout prix à la recherche de la petite bête rendant une partie d'un roman inconcevable. Mais là, c'est trop. Pour avancer dans son histoire, Musso a la finesse d'un bulldozer. Déjà, il y a la façon grossière dont Benedick attribue l'enquête à Madeline, juste parce qu'elle est flic, sans plus de cérémonie. Ensuite, les investigations pour retrouver les trois peintures emmènent Madeline et Gaspard d'interlocuteurs en interlocuteurs qui vont livrer progressivement des informations, des pistes que nos deux compères vont mettre en commun. Mais dans quel monde une voisine que vous commencez par engueuler à cause de son black metal tonitruant va ensuite vous faire rentrer chez elle, confier sa vie personnelle et vous montrer des photos relatives à l'art du bondage japonais ? Comment concevoir que lors d'une première visite dérangeante, vous allez confier à votre intrus que par le passé vous avez bu, que vous vous êtes drogué, que vous avez essayé l'héroïne et la cocaïne ? Ou encore que votre oncle tabassait sa femme et son fils ? Alors oui, ça apporte parfois des éléments à l'intrigue principale mais même une phrase comme "Se confier à un inconnu avait des vertus : une parole plus libre, débarrassée des barrières et du jugement" ne justifie pas qu'on livre sur un plateau son intimité ou ses plus noirs secrets au premier venu parce qu'il a une bonne bouille. Ca sonne faux. Il n'y a quasiment aucune subtilité.
Ce jeune auteur a donc de bonnes idées mais doit encore s'affirmer : le style est maladroit et les réactions de certains personnages totalement inconcevables. Difficile de croire qu'il a fallu des années pour parvenir à ce résultat qui sent à l'inverse le "vite fait". Mais on ne peut pas non plus enlever à Un appartement à Paris ses bonnes idées, une psychologie partiellement travaillée, une intrigue malgré tout prenante.
Le problème c'est qu'il ne s'agit pas d'un jeune auteur mais de l'auteur le plus lu en France. Et que ce thriller fait quand même très pâle figure comparé à mes lectures habituelles, impression déjà confirmée par La fille de Brooklyn l'an passé qui m'avait également laissé un arrière-goût amer.
Encore une lecture en demi-teinte donc, à moins que je ne sois simplement devenu un lecteur plus exigeant que par le passé.

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ladesiderienne
15 mai 2017
Décidément, ma relation avec Guillaume Musso est en dents de scie. Après avoir accordé 5 étoiles à "La fille de Brooklyn", voilà que j'ai failli stopper la lecture de son dernier roman, présenté pourtant comme un thriller, au bout d'une centaine de pages. le style très "mussolien" de ce qui s'annonçait comme une romance à deux balles m'irritait. Et puis j'ai persisté... tout en prenant une sage décision que je vous révèlerai à la fin de cette critique.
J'ai donc eu de grosses difficultés à accrocher à la rencontre parisienne et explosive entre Madeline, la flic venue d'Angleterre pour se remettre d'une tentative de suicide et Gaspard, l'auteur américain alcoolique et asocial venu s'exiler pour trouver l'inspiration. Leur cohabitation forcée dans l'ancien appartement d'un artiste-peintre, Sean Lorenz, décédé il y a un an tout juste va les entraîner dans une enquête à multiples facettes. Tombés sous le charme de ses oeuvres, ils vont d'abord partir à la recherche de ses trois derniers tableaux qui se sont évaporés dans la nature. Madeline et Gaspard vont tenter également de lever le voile sur les dernières années du peintre qui ne s'était jamais remis de la disparition de son jeune fils après un enlèvement.
Je vais être franche, ce n'est pas l'intrigue dans le milieu de l'art, si souvent utilisé de nos jours, qui m'a motivée. Elle est d'ailleurs plutôt improbable, même si elle a le mérite de ne pas faire appel au surnaturel (fait habituel chez Musso pour ouvrir le maximum de possibilités). Ce que j'ai aimé, c'est la construction de tout le roman autour de la relation parents-enfants. Gaspard est catégorique, il ne veut pas laisser sa descendance affronter la laideur du monde et la bêtise humaine. Il souffre encore du suicide de son père alors qu'il était enfant. Madeline, n'ayant pas trouvé le compagnon idéal et voyant son horloge biologique tourner, a choisi l'option de la FIV en Espagne. La disparition de son fils a également causé la mort prématurée de Sean Lorenz, le peintre. La plupart des personnages vivent avec des blessures qui trouvent leur origine dans le passé, ils agissent et réagissent en fonction de ces traumatismes de l'enfance.
Même si j'accorde un 12/20 à ce roman, ma décision est prise. J'ai décidé d'arrêter là ma lecture des romans de Guillaume Musso. Je n'en peux plus de ce style dit "populaire", reconnaissable entre mille. Il y a peu, j'appréciais encore les citations diverses en début de chaque chapitre. Maintenant, on a droit à une référence littéraire ou cinématographique toutes les 3 pages du récit comme si l'auteur ressentait le besoin d'étaler son inépuisable culture. Je comprends tout à fait qu'il puisse y avoir des inconditionnels mais moi, je suis désormais écoeurée par son style qui reste sirupeux même dans la version thriller.
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Chrichrilecture
05 avril 2017
Bof
Un peu mieux que La fille de Brooklyn. Monsieur Guillaume Musso devrait retourner à ces premières plumes. Encore une fois dans cette histoire beaucoup d'incohérences et d'invraisemblances. Une fin complètement loufoque et bâclée.
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Gaoulette
16 avril 2017
Note : 4.5/5
Un très bon retour de Maitre Musso et franchement je ne l'ai pas vu venir. Une surprise de taille où son thriller partait dans des sentiers faciles et se termine par un super happy end et message… Merci Anne pour cette proposition LC groupe avec Marie et Maribel.
On retrouve Maddie héroïne de L'appel de l'ange où je me souviens avoir écrit en critique que j'aurais aimé connaitre le retour de Jonathan et Maddie auprès de leur conjoint respectif. Et voilà que nous avons une réponse et Guillaume Musso nous offre une histoire loin d'être romanesque et des nouvelles aventures pour Madeline.
Gaspard alors lui c'est l'anti-héros par excellence. On est loin du dramaturge pseudo-excentrique ou un zest sexy. Oh non c'est une tête de con dans toute sa splendeur. Mais on l'aime ce couple atypique qui se sont retrouvés dans une enquête malgré eux. Une enquête qui va bouleverser leur vie.
On plonge dans le monde de l'art, de l'amour fou, de l'excentricité, dans la vie parisienne. On fait la connaissance de Sean Lorenz à travers les yeux des protagonistes et surtout on découvre l'amour inconditionnel d'un père pour son fils. Cela commence par une chasse aux tableaux pour se terminer à une chasse à l'homme. On court dans Paris pour terminer son chemin à New York.
Ce n'est pas du grand Musso mais un très bon. Une prise de risque pour son dernier chapitre que je n'ai pas vu venir. Un thriller qui au départ je trouvais farfelu, mais qui devient passionnante quand les histoires se recoupent et pour terminer sur un avant dernier chapitre que j'ai adoré. Je partais mitigée au départ et puis le récit a pris de l'ampleur. Elle est devenue addictive et bouleversante et a pris un virage à 180° degrés pour mon plus grand bonheur. Ça peut paraitre tiré par les cheveux mais c'est la pâte Musso et j'adore. On revient un peu sur la période Je reviens te chercher mon préféré par excellence.
Le roman est rythmé avec des chapitres et sous chapitres courts. On bascule un coup chez Maddie et puis Gaspard. Et de temps en temps des personnages secondaires apparaissent pour relancer le roman. On ne voit pas les pages se tourner et le suspense devient prenant. Au cours de ma lecture, j'élaborais tous les plans possibles et toutes les fins. Je voulais des réponses !
Ce n'est pas un coup de coeur certes d'ailleurs je ne sais pas pourquoi mais un réel engouement. Il me manque ce petit papillon dans le ventre quand j'ai un réel coup de coeur.
Un très bon Guillaume Musso.
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MissCroqBook
02 avril 2017
Enorme coup de coeur pour ce nouveau roman de Musso. En quelques lignes, je me suis retrouvée happée par l'histoire que j'ai été incapable de lâcher avant la fin.
Madeline Greene a besoin de souffler. Pour cela, elle a décidé de louer un magnifique appartement isolé dans Paris. Ancien atelier d'artiste, ce logement clair et verdoyant a toutes les qualités que Madeline recherche. Sauf que, surprise ! Suite à un bug informatique, elle a le déplaisir de voir débarquer Gaspard Coutances, un écrivain américain aussi sombre que désagréable.
Les deux vont donc devoir cohabiter. Très vite, ils vont se prendre d'admiration pour la vie de l'ancien propriétaire. Un artiste de renommée mondiale, Sean Lorenz, qui a connu la gloire avant de sombrer dans la déchéance artistique après l'assassinat de son fils. Mais avant de mourir, Sean Lorenz a laissé derrière lui, trois oeuvres aujourd'hui introuvables.
Fascinés par le travail de l'artiste et intrigués par l'histoire de ces toiles, Madeline et Gaspard vont unir leurs forces pour les retrouver. Mais la quête ne sera pas aisée. Elle va les confronter à leurs propres difficultés et les conduire dans une traque à la fois tragique et bouleversante.
Fait nouveau pour un romande Musso, son personnage féminin principal n'est autre que Madeline Greene dont nous avions déjà suivi les aventures dans son précédent roman, L'appel de l'Ange paru en 2011. Si Musso a pour habitude de faire des clins d'oeil à d'anciens protagonistes, il n'avait jusque-là jamais « recyclé » l'un de ses héros. Et c'est avec grand plaisir que l'on retrouve Madeline.
Hormis cette particularité, ce livre n'échappe pas aux habitudes de Musso. Au cours des péripéties de Madeline et Gaspard, on croise la route de Takumi, fleuriste et ancien collègue de Madeline, celle d'Anna, La fille de Brooklyn et de sa tante Angela. Mais il évoque aussi Arthur Costello de L'Instant Présent ou Jonathan Lempereur, le célèbre restaurateur déjà évoqué dans d'autres romans. C'est comme toujours avec joie que l'on se remémore ces personnages et leurs histoires.
Madeline est une femme fragilisée. Elle a traversée de nombreuses épreuves qui n'ont fait qu'entacher sa joie de vivre et sa force passée. Pourtant sa curiosité, son instinct de flic, son impertinence vont la pousser à passer outre sa fragilité pour partir à la découverte de la vérité.
Gaspard Coutances est un dramaturge taciturne, alcoolique, renfermé, exécrable et excédé. Il ne supporte rien ni personne. Il se complait dans sa solitude et son addiction pour la boisson. Même son travail, pourtant souvent couronné de succès, ne lui procure plus autant de plaisir qu'avant. Il sombre progressivement. Néanmoins, contre toute attente, il va trouver un nouveau souffle avec l'histoire de Sean Lorenz. C'est lui qui sera à l'initiative de l'enquête entreprise avec Madeline. A son contact, il va progressivement sortir la tête de l'eau et reprendre goût aux choses simples de la vie.
Comme toujours, l'écriture de Musso a ce petit quelque chose d'addictif, de tellement captivant qu'il est impossible de mettre sa lecture en standby (même pour dormir). Les chapitres courts, l'alternance de point de vue, les passages narrés par les protagonistes (Gaspard, Pénélope…) apportent leur dose de mystère et donnent du rythme au texte. Ils vous happent, vous transcendent au point de laisser tout le reste de côté. Son écriture m'a fait passer du rire aux larmes tout en me prenant aux tripes. J'avais hâte de découvrir le dénouement. J'ai ressenti de la peur, de l'angoisse mais aussi de la joie et de l'engouement. Bref, comme toujours, Musso a su créer une histoire prenante à la fin inattendue et inespérée.
Le plus dur maintenant ? Attendre l'an prochain pour découvrir son prochain roman. L'attente va être longue mais à chaque fois, elle en vaut largement le coup.
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Les critiques presse (1)
LeJournaldeQuebec03 avril 2017
Guillaume Musso s’est surpassé cette année pour offrir un thriller où l’art, la lumière et la beauté côtoient le côté le plus sombre de l’être humain.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations & extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
HimeSama01HimeSama0127 mai 2017
-Fondamentalement, qu'elle est la différence entre la peinture synthétique et les pigments naturels?

-La même différence qu'entre baiser et faire l'amour, entre le son d'un fichier mp3 et celui d'un vinyle, entre un vin californien et un bourgogne...You got it?

-Vous voulez dire que les pigments naturels sont plus authentiques?

-Ils donnent des couleurs plus profondes, plus intenses et, surtout, ils sont uniques, car ils véhiculent une histoire souvent millénaire.
+ Lire la suite
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hibou_caillou_chouhibou_caillou_chou19 mai 2017
Le monde était rempli de casse-couilles, d'emmerdeurs de tout poil, de chieurs en tout genre. Les fâcheux, les gêneurs, les enquiquineurs faisaient la loi. Ils étaient trop nombreux, se reproduisaient trop vite. Leur victoire était totale et définitive.
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hibou_caillou_chouhibou_caillou_chou19 mai 2017
Il se rappela la phrase d'Hemingway : "Un homme intelligent est parfois forcé de boire pour pouvoir passer du temps parmi les imbéciles."
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hibou_caillou_chouhibou_caillou_chou19 mai 2017
Roissy-Charles-de-Gaulle, zone des arrivées.
Une certaine définition de l'enfer sur terre.
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ladesiderienneladesiderienne14 mai 2017
Je m'appelle Gaspard Coutances et je suis alcoolique.
L'alcool faisait son effet. Et Gaspard se sentait mieux. C'était le meilleur moment : après deux ou trois verres, lorsque vous étiez déjà désinhibé, délesté de la laideur du monde, mais que vous n'étiez pas encore complétement torché. C'est d'ailleurs dans cet état qu'il avait écrit ses meilleurs répliques. Les idées presque claires. Au bout d'un moment néanmoins, la compagnie des soûlards commença à l'indisposer. Trop d'éclats de voix, trop de machisme, d'homophobie, trop de conneries débitées à la minute. Et puis il avait toujours préféré se soûler en solo. Se biturer était un acte intime et tragique : quelque part entre la branlette et le shoot d'héro.
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