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Jean-Noël Chatain (Traducteur)
ISBN : 2264039337
Éditeur : 10-18 (10/10/2006)

Note moyenne : 2.3/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Que s'est-il passé dans le cadre bucolique de l'opulente villa Torrini, à Florence ? Une romancière, Celia Forbes, y est retrouvée morte dans sa baignoire... Tandis que son mari, le premier suspect, gît ivre mais bien vivant dans la pièce à côté...

Appelé sur les lieux, l'adjudant Guarnaccia flaire immédiatement une histoire bien moins simple qu'il n'y paraît. Querelle de couple ? Overdose de somnifères ?

L'inimitable et l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Colchik
  10 septembre 2017
L'adjudant Guarnaccia se rend à la villa Torrini après un appel de sa riche et distinguée propriétaire : Eugenia Torrini est sans nouvelles de sa voisine avec qui elle avait rendez-vous, l'écrivain Celia Carter qui occupe avec son époux la grange aménagée se trouvant sur la propriété. Lorsque la police pénètre dans le logement de cette dernière, elle découvre la jeune femme sans vie dans sa baignoire et son époux ivre mort dans la chambre. Quelles sont les causes du décès de cette auteure réputée ? Après avoir éliminé la noyade, le suicide médicamenteux, la crise cardiaque, le médecin légiste ne peut donner d'explication. Les circonstances mêmes de la mort de Celia Carter sont difficiles à cerner car son mari, le très égocentrique Julian Forbes, se montre peu loquace.
Dans une Florence glacée par le souffle de la tramontane, le carabinier sicilien Guarnaccia est très embarrassé, non seulement il ne dispose d'aucune piste pour faire avancer son enquête, mais le régime qu'il s'impose l'empêche de réfléchir correctement. Certes, Julian Forbes a tout du coupable, cependant il n'avait pas de réel mobile pour tuer une femme qui lui fournissait ses moyens d'existence, supportait son égoïsme forcené et ne semblait pas s'offusquer de ses tentatives de séduction auprès des femmes de son entourage. L'arrivée de Jenny, la fille de Celia, n'éclaire pas davantage l'affaire. La jeune fille qui poursuit ses études à Londres n'est guère bavarde, se montre fuyante et assez perturbée, sans manifester beaucoup de chagrin devant la disparition de sa mère.
Magdalen Nabb installe très lentement son intrigue. Les principaux personnages ne disent quasiment rien, Guarnaccia, Julian Forbes, Jenny Carter. Les personnages secondaires parlent pour ne rien dire : la signora Eugenia Torrini, la vieille Elizabeth Müller ou encore le substitut Fussari. Sur l'histoire se greffe les audiences d'une affaire criminelle qu'a suivie l'adjudant et qui révèle la misère sociale d'une famille disloquée. Par ailleurs, le carabinier est tourmenté par des souvenirs d'enfance qui concernent l'un de ses camarades de classe, Vittorio, enfant pauvre et souffre-douleur de l'institutrice.
J'avoue avoir trouvé bien peu d'intérêt à ce roman où les principaux protagonistes ne soulèvent ni compassion, ni empathie, ni véritable curiosité. L'intrigue poussive piétine au rythme du pachydermique Guarnaccia aussi lent qu'un brise-glace pris dans la banquise.
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5Arabella
  03 août 2016
Appelé par une vieille dame inquiète, Guarnaccia découvre un cadavre de femme dans la baignoire. le mari gît ivre dans la pièce à côté. Suicide ? Meurtre ? Que s'est-il passé entre Celia Forbes et son mari ? Cette mort est d'autant plus difficile à élucider que l'autopsie ne révèle pas vraiment la cause du décès. Et Guarnaccia est perturbé par le substitut du procureur Fusarri, qui a la charge de l'affaire, ainsi que par le régime imposé par sa femme pour son bien. 
La trame policière est quand même un peu mince dans cet opus, mais le volume est plus drôle que les précédents, l'opposition entre Fusarri et Guarnaccia donne des épisodes vraiment amusants, ainsi d'ailleurs que deux vieilles dames voisines de la défunte. Sans oublier le régime de l'adjudant. Un volume plaisant.
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melina1965
  01 septembre 2013
A Florence, l'adjudant Guarnaccia, corpulent, gastronome, effacé, lugubre et complexé, mène ses enquêtes à sa manière, avec calme et obstination.
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KACHA
  01 novembre 2011
Une jolie surprise !
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   09 janvier 2016
- Je l'ai peut-être poussée, je suppose.
- Vous supposez que l'avez peut-être poussée ? répliqua le procureur de la République.
Puis il se tut. Une toux nerveuse résonna dans le tri­bunal comme entre deux mouvements, au concert. Le silence s'étira. La sueur se mit à perler sur le front osseux du prisonnier. Le magistrat retroussa ses man­ches de soie noire et attaqua :
- L'avez-vous ou ne l'avez-vous pas poussée ?
- Oui, je l'ai poussée ! Enfin, je suppose...
- Et supposez-vous aussi que vous l'avez poussée assez fort pour l'assommer en la jetant à terre ?
Il était si chétif qu'on avait peine à l'imaginer en train de renverser quiconque. Il avait des cheveux gras, des vêtements qui semblaient trop grands, comme s'ils lui venaient de quelqu'un d'autre, cependant il avait sans doute maigri en prison. Il accusait une bonne trentaine, mais ses frêles épaules et ses yeux vides, meurtris, lui donnaient l'allure d'un enfant battu, famélique. Les mains jointes, il serrait les genoux, comme pour garder l'équilibre sur sa chaise en plastique, placée à l'écart. Toutefois, il tremblait, alors peut-être luttait-il contre cela. Ce n'était pas la culpabilité ni le souvenir de cette nuit-là qui l'agitaient. Il avait seulement peur de ce qui lui arrivait en ce moment.
- Elle est tombée, en effet...
Ses yeux s'égarèrent vers la cage sur la gauche, où un détenu plus robuste pleurait en silence dans ses mains, tout en se balançant doucement.
- Veuillez répondre, je vous prie !
- Elle...
Son regard s'arracha à la cage mais, à l'évidence, il avait oublié la question.
- Elle est tombée... mais elle était saoule.
- Elle était saoule.
Cette manie que le procureur avait de répéter tout ce que l'autre disait aurait dérangé le plus innocent des témoins, mais cet homme était à l'abri de ce genre d'agacements. De nouveau, ses yeux se tournèrent vers la cage. Il n'écoutait qu'à moitié les questions du procureur.
- Donc elle était ivre, vous l'avez poussée et elle est tombée. C'est tout ?
Bredouillement incompréhensible.
- Veuillez parler plus fort, afin que la cour entende vos réponses !
- Elle s'est peut-être cognée contre quelque chose.
- Cognée, dites-vous ? Contre un mur ? par terre ? un meuble ? Qu'est-ce qu'elle aurait pu heurter ?
- Il y avait une commode dans l'entrée, près de l'endroit où elle est tombée.
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ColchikColchik   10 septembre 2017
Je me demande à présent si je ne me suis pas montré trop cruel, trop brusque... mais, bien sûr, je pensais que je risquais de ne plus jamais la revoir, ce qui fut le cas,en effet. Il faut ajouter que c'était une femme intelligente, sinon je n'aurais pas pris un tel risque. C'est un problème si courant, adjudant, la manière dont nous nous consolons à travers autrui, vous ne trouvez pas ? La plupart des gens se servent de leurs enfants, ne l'avez-vous jamais remarqué ? Vous-même, en avez-vous ?
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rkhettaouirkhettaoui   05 janvier 2016
Le monde est rempli de femmes en adoration, fières du succès de leur époux, mais il semble que ça ne marche pas dans l’autre sens.
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rkhettaouirkhettaoui   05 janvier 2016
Les femmes qui adulent leur mari ne réussissent pas. Elles savourent simplement les éloges.
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rkhettaouirkhettaoui   05 janvier 2016
Avoir des aventures, cela arrivait à la plupart des hommes qui avaient la chance d’attirer les femmes, mais négliger son épouse, c’était différent.
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