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EAN : 9782953487923
304 pages
Éditeur : Marc-Edouard Nabe (21/05/2012)

Note moyenne : 4/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Au Régal des vermines publié en 1985 et en 2006, épuisé deux fois, était introuvable depuis 6 ans.

Fin de la spéculation (600 euros sur PriceMinister). Le voici, tiré à 5000 exemplaires sur papier Munken, cousu, et vendu à 25 euros.

Beaucoup vont pouvoir découvrir ce livre culte, le pamphlet d'un jeune homme de 25 ans, révolté contre son époque et qui pourrait l'être encore aujourd'hui contre la nôtre. Fougue, flammes et folie.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
oiseaulire
  24 octobre 2019
Bon j'ai parcouru "Au régal des vermines" afin de me faire une idée sur le style de Nabe par rapport à celui de Moix ( puisque ça fait longtemps qu'on nous rebat les oreilles avec une soit-disant ressemblance).
Nabe est de la génération des Jean Cau, des Jean-Edern Hallier, son idolâtrie pour Céline perce sous sa phrase, ainsi que le cabotinage baroque de l'Albert Cohen de Mangeclous : c'était tonique dans les années 1970, avec un style tonitruant, et un tel parti pris d'originalité (se démarquer à tous prix de la masse qui est par définition «stupide"), que cela en devient étouffant. Il gueule, il vocifère, souvent brillamment, mais ça devient monotone, prévisible. Roboratif. L'excès tue l'excès et au delà de l'excès, survient le répétitif : "...et je vous emmerde», scande-t-il. C'est adolescent et acnéique. L'acmé de l'exploit anar. C'est éjaculatoire, certes, mais à force de gesticulations, l'éjaculation, qui aurait dû atteindre le cuistre en pleine figure, finit dans les orties. Et les cuistres sont nombreux qui rigolent sur la route (il y en a aussi qui se fâchent très fort, et ils ont raison aussi) : les éditeurs, les écrivains, les noirs, les blancs, les femmes, les juifs. Seuls trouvent grâce à ses yeux son père, la musique et le Grand Homme (Céline). Et les petits hommes géniaux et méconnus. Vous voyez qui.
Du coup, je n'ai pas envie de me lancer dans des écrits plus récents : son site et son torchon qui se veut journal le «Nabe's News» sont tellement aigres que je pense que l'animal s'est encroûté.
Raciste, antisémitisme, apologie du djihadisme : c'est bon, ça suffit.
En un mot, ça pue.
On m'a dit que "Lucette" et "l'âme de Billie Holliday" c'était génial. Je veux bien le croire : l'homme n'est pas un imbécile et il a de la sensibilité.
Mais c'est une machine grinçante, une ambulance folle lancée à toute allure vers une destination chimérique.
Rien à voir avec Moix qui n'est raciste, ni misogyne, qui aime aussi le jazz, bien qu'il n'ait pas eu la chance d'avoir un papa musicien ; qui s'investit dans les études juives et trace sa voie honnêtement à la force du mot, parfois excessif, souvent lancé très fort, mais maîtrisé. Car Moix vise bien. Lui.
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jcjc352
  17 mars 2020
Intéressant comme prose. Ce style est très fourni même un peu trop car a trop vouloir dire et faire du style on s'enferre dans des vociférations un tantinet lassantes.
L'art froid avec un ton ardant.
On sent l'oeuvre de jeunesse, de l' écorché vif qui cherche sa voie et qui brûle tout ce qu'il connait pour se faire une place
Tout y est: le style plutôt cru ,ordurier et agressif, l'idée plus que vile et provocatrice,l'amour du jazz, oasis de fraîcheur dans le texte (musique élitiste au possible car appréciée par les intellos: les autres préférant le rock et rap) et la haine des autres musiques, l'antisémitisme de bon ton car le judaïsme est à l'origine des religions monothéistes casse-bonbon, le "féminisme" qui tait son nom, le mythe du "fils perdu"
et j'en passe
Trop d'élitisme anticonformiste tue la sédition et cela tourne au caprice de petit garçon. Il faut bien que jeunesse se passe!
Comme pour beaucoup qui dégueulent sur les juifs tout en adorant l' "art nègre", en haïssant le blanc , soi-même, en encensant l'Arabe, en conchiant sur tout ce qui bouge ça fait quand même beaucoup .
Il en fait trop pour être honnête...intellectuellement c'est dommage il aurait du élaguer un peu mais son style ne laisse pas indifférant.
Si ce discours de jeunesse le classe dans les "rebelles malsains" "l'écrivain maudit par lui-même" (c'est bien dans le style des artistes d'être différents et en proie à d'affreux tourments existentiels) passé l'âge cela en devient quelque peu ridicule .
Mais bon cela nous sort de la guimauve ambiante, de la littérature gentillette et commerciale, la primée par ses pairs celle qui passe à la télé, celle cooptée par les biens pensants.Les torchons essuient aussi bien que les serviettes!
Un peu de provocation ne nuit pas au débat bien au contraire
A lire en faisant quelques pauses avec des oeuvres plus légères comme par exemple "La fée carabine" de Daniel Pennac .
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Dadinio5
  02 janvier 2018
Livre fabuleusement écrit. J'ai toujours du mal à comprendre comment tant de gens peuvent s'offusquer, crier au racisme ou à l'antisémitisme alors que Nabe dans son ouvrage n'épargne absolument personne de sa "gerbe d'or", en particulier lui-même.
C'est le seul ouvrage que j'ai lu de lui, je serais bien tenté d'en lire un autre mais je ne sais pas vers lequel me diriger. Vos conseils sont les bienvenus :-)
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tilly
  23 mai 2012
voir ma note de lecture sur l'édition précédente (ouvrage lu en bibliothèque)
Lien : http://tillybayardrichard.ty..
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
LuckyLukeLuckyLuke   02 décembre 2014
On crée dans l’instant où l’on swingue. On reconnaît le swing mais on ne peut pas l’expliquer : c’est inexplicable, comme la Foi, le Désir, la Faim, la Poésie, l’Orgasme. Qu’est-ce que le swing ? Est-ce que vous pouvez m’expliquer l’odeur de la lavande ?
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MirpointMirpoint   16 novembre 2015
Tout le monde s’en fout de quitter ce monde sans s’être connu soi -même. Né embryon bambin ignare qui s’ignore complètement s’en va mourir – si tout va bien – soixante-quinze ans après sans savoir qui il était !… Moi ? Connais pas ! Quel dérisoire paquet de merdes ! J’ai toujours été étonné de voir à quel point les hommes se désintéressent d’eux-mêmes.
Ils sont là, ne sachant jamais rien, sans aucune sensualité, handicapés épouvantables qui se permettent encore de rire, d’exister, de respirer, alors qu’ils ne méritent que la Crevaison totale dans leur petit abject nid d’aspics à tics où somnole avec eux et pour toujours une petite, toute petite humanité, trop humaine de ne l’être pas assez. À quand des camps d’extermination pour tous les hommes ?
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nikomooknikomook   24 novembre 2016
Se mouvoir entre les êtres sans communiquer. La communication, c'est la pauvreté de l'être humain autour d'une table, avec son wagon de tics et sa dizaine d'expressions autour de laquelle il tourne à vide. Des grimaces ornent en sutures ces visages sales. On peut discuter des heures, on en reviendra toujours à soi. Toujours sûr d'avoir raison, parce que entre soi et l'autre, on finit toujours par se choisir.
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MirpointMirpoint   01 novembre 2015
Ma raie est une forêt vierge en poils forgés. Plein d’accroche-fion autour de cet anus introuvable, très difficile d’accès. Quant à l’appareil génital, on dirait celui d’un greffé: des couilles de soixante-quinze ans sous l’aine d’un garçonnet .
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nikomooknikomook   24 novembre 2016
On se retrouve vite seul. C'est aussi le grand secret de la solitude enthousiasmante. Il ne faut pas se leurrer. On croit parler à des types : on veut se parler à soi-même. On croit échanger des regards, se comprendre à demi-mot : faux ! Alors que nous n'aimons bien que nous retrancher avec nos interlocuteurs dans notre superficialité : la sinistre collision de deux gramophones déglingués dès le premier mot échangé.
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Videos de Marc-Édouard Nabe (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marc-Édouard Nabe
Clip réalisé par Joaquim Merran pour annoncer la réédition du premier ouvrage de Marc-Edouard Nabe paru en 1985 : Au Régal des vermines
Exclusivement sur marcedouardnabe.com
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