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EAN : 9782715807693
91 pages
Jacob-Duvernet (01/01/1989)
4/5   3 notes
Résumé :
On les dévore, on les entasse, on ne peut se résoudre à s'en débarrasser, ils provoquent parfois en nous des comportements excessifs .

Y eut-il jamais plus bel hymne au livre, plus belle Déclaration – même si l’Amant n’est pas toujours dupe – que son Ivre de livres ?

Le matériau du livre
« Un livre, ça n’a l’air de rien ; et c’est en effet peu de chose. Ça tient dans la main, on en fait ce qu’on veut, cela ne s’oppose ni ne rés... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
1ère critique sommaire déposée en 2013- Acquisition en 1989-
Relecture le 16 juin 2024, et déposé , pour une nouvelle vie, au kiosque des Livres voyageurs, au Square des Poètes...(Paris 16e )


Quel merveilleux titre pour un texte aussi épatant et passionné, bien qu'Alain Nadaud fasse souvent office de "stroumpf grognon", exagérant sa misanthropie...ses défauts, et ceux des autres, concernant leur caractère jaloux et possessif quant à leurs livres et leur bibliothèque...

Alain Nadaud n'épargne personne ni nous, pauvres lecteurs passionnés et "addicts", ni les libraires ni les bibliothécaires, ayant du mal à se dessaisir des livres qu'ils aiment et préfèrent !

Un hommage multiple au Livre et à ses "adorateurs", passionnés, exclusifs, partageurs ou non, etc. où nous nous retrouvons tous, à un moment ou à un autre , dans les descriptifs divers et variés de nos multiples manies , quant à nos livres, nos bibliothèques, nos rangements et nos classements !!!

"On ne touche pas comme cela à sa bibliothèque, telle est la loi.Je pressens qu'une force immobiliserait aussitôt mon bras s'il me prenait l'envie de saisir certains volumes qu'à la hâte j'aurais pu juger inutiles ou superflus.Feinte impassabilité et défiance des titres qui me toisent du haut des rayonnages: car la bibliothèque est un être vivant."

"Avec Ivre de livres, Alain Nadaud viole notre intimité en dévoilant la sienne. Passionné de livres, il effeuille sa marguerite séquence après séquence, et fait tant et si bien que ce joli texte nous renvoie comme un miroir l'image de notre propre bibliomanie. Si, d'un amateur à l'autre, il y a quelques variantes, notre rapport personnel à l'objet-livre, cette relation que nous voudrions rare et exquise, se révèle à l'analyse d'une grande universalité."
Agnès Vaquin, La Quinzaine littéraire

Un tout petit livre qui mériterait d'être découvert ou redécouvert..., qui n'a pas pris une ride. Je m'en suis défait à regret, mais justement il méritait d'aller "habiter " d'autres maisons attentives...

"Les livres retracent donc, parfois symboliquement, aussi bien le parcours d'une civilisation que l'histoire de leur propriétaire. Car chaque volume contient en fossile l'être même que nous étions à l'époque où nous l'avons lu, même s'il n'évoque pas, en raccourci, ce que l'on a soi-même vécu. Rien de tel que d'en articuler les titres pour passer en revue sa propre existence passée, puisque chacun a laissé en nous sa marque, encore vivace. (...) Voilà sans doute ce qui nous retient de les jeter : parce qu'ils sont une partie de nous-mêmes, et qu'on ne peut les arracher de soi sans se faire mal aussi un peu, dans les moments de plus grande détresse: là où justement on ne s'appartient plus. (...) A l'inverse, il y en qui ont gardé, comme une pierre blanche et diffuse en eux, la clarté de ce matin d'hiver où on les a acquis."
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Un livre, ça n'a l'air de rien, et c'est en effet peu de chose. Ca tient dans la main, on en fait ce qu'on veut, cela ne s'oppose ni ne résiste. On peut même le lancer au loin, par-dessus le mur, ou prendre le parti de le glisser dans sa poche, en attendant. Et pourtant, tout bien considéré, il n'est en aucune façon réductible à cet objet inerte qu'il donne l'impression d'être. Avec lui, on fera donc un bout de chemin, comme on accompagne un ami au caractère un peu fantasque, avec lequel on peut s'attendre à tout…
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On ne touche pas comme cela à sa bibliothèque, telle est la loi.Je pressens qu'une force immobiliserait aussitôt mon bras s'il me prenait l'envie de saisir certains volumes qu'à la hâte j'aurais pu juger inutiles ou superflus.Feinte impassabilité et défiance des titres qui me toisent du haut des rayonnages: car la bibliothèque est un être vivant.

( p.79)
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Les livres retracent donc, parfois symboliquement, aussi bien le parcours d'une civilisation que l'histoire de leur propriétaire. Car chaque volume contient en fossile l'être même que nous étions à l'époque où nous l'avons lu, même s'il n'évoque pas, en raccourci, ce que l'on a soi-même vécu. Rien de tel que d'en articuler les titres pour passer en revue sa propre existence passée, puisque chacun a laissé en nous sa marque, encore vivace. (...) Voilà sans doute ce qui nous retient de les jeter : parce qu'ils sont une partie de nous-mêmes, et qu'on ne peut les arracher de soi sans se faire mal aussi un peu, dans les moments de plus grande détresse: là où justement on ne s'appartient plus. (...) A l'inverse, il y en qui ont gardé, comme une pierre blanche et diffuse en eux, la clarté de ce matin d'hiver où on les a acquis.(p.86-87)
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Rien de plus décevant que de passer plusieurs jours en compagnie d'un livre qu'on vous a prêté, avec lequel on s'est plu, et dont on sait qu'il va falloir le rendre.On aura beau faire la sourde oreille aux demandes réitérées de son propriétaire, on ne pourra tenir longtemps, il faudra tôt ou tard se résoudre à s'en séparer. Par défaut, on s'empressera donc de l'acheter
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Une bibliothèque à l'image de ce que peuvent amasser derrière elles les civilisations; plus encore, elle est, en miniature, et par les strates qui la composent, elle-même une civilisation. Ainsi qu'alluvions accumulées au fil du temps, les livres contiennent tous une parcelle d'existence qui y a été mise " en dépôt ".Jeter un livre reviendrait à profaner une tombe, en soulever la dalle, disperser les ossements qui s'y trouvent.Lire, c'est faire, "idéellement", l'archéologie de cette histoire perdue; c'est refaire en pensée le trajet qui nous a conduits là où nous sommes et qui fut effectué par des hommes semblables à nous, dont ne restent plus que les voix muettes auxquelles, par la lecture justement, nous nous efforçons de prêter nos yeux, peut-être notre bouche, pour leur redonner corps.Il suffit pour cela de venir s'asseoir face à sa bibliothèque. (...) Il n'y a qu'à tirer un livre et l'ouvrir : l'humanité convoquée chez soi, à domicile.

( Buchet- Chastel, 2017, p.86)
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Video de Alain Nadaud (1) Voir plusAjouter une vidéo

Romans
La soirée d'Apostrophes est consacrée à six romans. - Alain NADAUD : "Archéologie du zéro". Professeur de philosophie, il a enseigné à l'étranger dont Bassora en Irak. Il s'est d'ailleurs inspiré de la salle des professeurs pour son roman. le livre démarre par la découverte d'une nécropole à Alexandrie où l'on trouve les archives d'une secte ancienne. Vrai et faux se mélangent...
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